Mon Ebook à moi

Cette fonctionnalité est encore expérimentale.

Beekast

Est-ce un outil libre / Opensource ? : Non
Difficulté de prise en main : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
Description de l'outil : Beekast est un outil qui permet de faire des présentations interactives, de susciter et recueillir les réactions d'un public et de les restituer en direct à l'écran.

Suivi des tâches, évaluation, mur de "petits mots", beekast regroupe un certain nombre de fonctionnalités utiles.
Lien vers l'outil : https://www.beekast.com/
Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
Licence d'utilisation la ressource : CC 0
Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
Cette fiche est elle un brouillon ? : Non

Bataille de boules de papier

Objectif : Réguler l'énergie, Créer du lien
Type d'outil : Exercices corporels ou sensoriels
Taille du groupe : De 6 à 12 personnes, De 13 à 30 personnes, Plus de 30 personnes
Déroulé détaillé : Un jeu qu'on peut utiliser en energyser ou pour faire connaissance.
Chaque participant.e fait une boulette de papier avec une feuille sur laquelle il/elle a écrit deux choses qui la concernent, l'une physique, l'autre non visible. Puis, c'est la bataille de boules de papier ! Enfin, chacun ramasse une boule et doit retrouver son/sa propriétaire.

Pour voir le format en vidéo :
Variantes et bonifications : En mode energyser : les descriptions physiques sur les boules de papier doivent être assez précises pour que la recherche aille vite.
En mode interconnaissance : les descriptions physiques doivent être moins précises pour inciter les participant.e.s à se parler davantage.
Matériel nécessaire : Des feuilles et des stylos
Licence d'utilisation la ressource : CC 0
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions : Gatien Bataille l'inventeur, Sarah Gaucher la rédactrice
Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :

Jeu des chaises

Objectif : Réguler l'énergie
Type d'outil : Exercices corporels ou sensoriels
Taille du groupe : De 6 à 12 personnes
Déroulé détaillé : on forme 3 groupes, chacun a une consigne différente :
  • mettre les chaises en rond
  • mettre les chaises dans une autre pièce
  • S'asseoir sur les chaises

La règle qui complique tout : la communication verbale n'est pas permise ;-)

Remarques
  • aucune consigne n'est contradictoire
  • les groupes ne doivent pas savoir que les consignes sont différentes pour les autres groupes


Puis, prendre 5 minutes de débriefing suite au jeu. Parmi les analyses observées fréquemment :
  • les consignes opaques/secrètes font remonter des réflexes de concurrence parmi les participants
  • il est possible d'imaginer d'autres formes de communication non-verbale
  • ...
Variantes et bonifications : Possibilité de ne pas donner de consigne sur la communication verbale. On s'aperçoit que bien souvent les équipes n'en profitent pas pour communiquer entre elles :-)
Matériel nécessaire : 3 chaises
(marche aussi avec 3 coussins posés au sol)
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions : Nicolas Geiger
Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :

Jeu des attentes

Objectif : (co)-produire
Type d'outil : Exercices corporels ou sensoriels
Taille du groupe : De 6 à 12 personnes, De 13 à 30 personnes, Plus de 30 personnes
Déroulé détaillé : Cet outil permet de récolter les attentes des participant.e.s (pour une formation, un événement, une réunion...), d'identifier collectivement celles qui sont partagées par le groupe et d'instaurer une dynamique de groupe.
Après une première phase individuelle où chacun.e prend le temps de noter ses attentes, les participant.e.s se retrouvent debout en cercle, puis viennent au centre du cercle, à tour de rôle, énoncer une de leurs attentes : les personnes du cercle vont alors se rapprocher plus ou moins de la personne au centre, selon qu'elles partagent un peu, beaucoup ou complètement cette attente.
Matériel nécessaire : Des petits papiers qui collent ;)
Idéalement : une grande feuille avec un thermomètre dessiné sur toute la hauteur, sur laquelle coller les petits papiers selon le degrés de partage des attentes.
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions : Alter Ego
Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
Préparation : Dessiner le thermomètre sur la feuille et se munir d'un nombre suffisant de petits papiers qui collent (environ 4 à 5 par personne).

Jeux de positionnements / Visualisation de données avec les pieds

Objectif : Réguler l'énergie, Créer du lien
Type d'outil : Exercices corporels ou sensoriels
Taille du groupe : De 6 à 12 personnes, De 13 à 30 personnes, Plus de 30 personnes, Participants volatiles
Déroulé détaillé : Ce jeu d'inclusion spécial "données ouvertes" permet de démarrer une réunion tout en restant sur le terrain de jeu de la journée... Le principe est simple. Les personnes d'un groupe se répartissent dans l'espace de manière à représenter visuellement des données. Idéalement un animateur donne les consignes, aide les personnes à se placer et donne quelques commentaires de chaque figure.

L'animation dure 10-15 minutes et nécessite un groupe d'au moins une douzaine de personnes.

1ère figure
Le groupe est invité à se répartir dans un espace défini. Il lui est expliqué à quoi peut servir une donnée (mesurer la répartition socio professionnelle d'un groupe, l'âge des individus...). Une des premières formes permettant de faire ce type de mesure est le camembert : l'animateur invite alors le groupe à former un cercle pour représenter le camembert et demande ce qu'il est possible de mesurer avec. En fonction des réponses (exemple : parité), on invite alors les personnes à se répartir dans le cercle par catégorie (H/F)...ce qui permet de réaliser la mesure et la commenter.
jeudepostionnement1

2ème figure
Pour la deuxième figure, on peut choisir les histogrammes qui, par exemple, peuvent mesurer par tranche d'âge. Le groupe est alors invité à se mettre en rang en fonctions de repères qu'aura fixé l'animateur et selon leur tranche d'âge. Il est alors possible de commenter la répartition.
jeudepostionnement2

3ème figure
Le groupe est invité à se répartir sur une cartographie fictive (NORD-EST-SUD-OUEST) définie dans l'espace, en fonction, par exemple, de son lieu de naissance. Dans un second temps, on lui demande de se répartir sur cette cartographie en fonction de son lieu de travail. On peut aussi commenter les flux migratoires ;-) . La fin peut se faire de manière festive en demandant à toutes et à tous de se rejoindre sur le lieu de la manifestation en cours...
jeudepostionnement3
Matériel nécessaire : De l'espace pour que les personnes puisse circuler et se positionner
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions : Vincent Kober (infolabs.io)
Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
Préparation : Le jeu en lui-même est simple.
Le secret réside dans les questions : trouver les questions puissantes, pertinentes. Trouver les questions qui feront se découvrir un peu plus les participant⋅es entre eux/elles. Varier des questions sur les aspects professionnelles et des questions plutôt perso.

Utiliser les gestes de communication non verbale

Objectif : Décider ensemble et s'aligner
Type d'outil : Exercices corporels ou sensoriels
Taille du groupe : De 2 à 5 personnes, De 6 à 12 personnes, De 13 à 30 personnes, Plus de 30 personnes, Participants volatiles
Déroulé détaillé : Les gestes de communication silencieux permettent à chacun d'exprimer un ressenti immédiat sans avoir besoin de s'exprimer oralement, et donc sans empêcher l'autre de s'exprimer. Cela évite également le prises de parole parasites sans frustrer par impossibilité de s'exprimer.

Parmi les signes les plus utilisés :

  • pouce en l'air pour montrer qu'on partage ce qui est dit
  • le "Bravo" des sourds-muets pour célébrer
  • la main repoussant devant soit figure un stop : montre, à l'inverse, notre désaccord ou le fait qu'on ne partage pas ce qui est en train d'être dit
  • la main qui tourne près de sa tête pour figurer que ce que j'entends me fait réfléchir
  • raccourcis!" en faisant comme un entonnoir avec les mains (pour dire qu'on manque de temps, il faut conclure)
  • le doigt qui fait "non" pour signaler qu'on n'a pas compris le terme ou pour demander des éclaircissements
  • les bras qui moulinent pour signaler "je décroche, passons à autre chose !"
  • la main en forme de renard : demande le retour au silence ...


Attention aux gestes trop appuyés qui, à l'inverse, peuvent couper la parole à celui qui s'exprime. Commencer au début avec juste 2 ou 3 gestes pour ne pas tout mélanger. Ne pas hésiter à reformuler une intervention ou une question pour vérifier qu'on a bien compris, sans interpréter.

illustration
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Romain lalande, Cré-sol
Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :

Umap | Framacarte - Les cartes thématiques

Pour quel usage utiliser cet outil ? : Cartographier, positionner des points ou des ressources
Est-ce un outil libre / Opensource ? : Oui
Difficulté de prise en main : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
Description de l'outil : Umap permet de dessiner, marquer, colorier, annoter à partir des données et fonds de carte d'Openstreetmap mais aussi avec vos propres données pour les afficher ensuite dans votre site web ou les imprimer.
image PageFormations_umap.png (0.5MB)

Intérêts principaux et limites

Particulièrement adaptées aux projets de territoires, cartographier collaborativement permet de réunir plusieurs acteurs pour réaliser et afficher des cartes géographiques thématisées autour d'un projet.

Les utilisations peuvent être multiples :
  • valoriser un projet
  • présenter différents acteurs
  • définir les contours géographiques
  • affirmer la territorialité
  • afficher la complexité sur le terrain
  • révéler une problématique

Basé sur les données d'Openstreetmap, les données utilisées par Umap peut être mises à jour par chacun en temps réel.

Limite : si les cartes créées sont facilement modifiables par tous sans grande compétence numérique, il est préférable d'accompagner en présentiel les personnes dans leur premier pas. Une carte Umap demande donc une dose minimale d'animation pour vivre sur la durée.

Framasoft propose le service Framacarte, un autre instance de UMAP.

Mode d'emploi

Un tutoriel en 12 leçons est mis à disposition par Carto Cité : https://frama.link/tuto_cartocite
Pour mettre à jour les données de la carte, un tutoriel dédié à Openstreetmap proposé par Tiriad : https://frama.link/tuto_osm
Lien vers l'outil : http://umap.openstreetmap.fr/fr/
Lien vers le mode d'emploi : https://frama.link/tuto_cartocite
Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
Licence d'utilisation la ressource : CC 0
Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
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OpenAgenda : agendas collaboratifs ouverts

Pour quel usage utiliser cet outil ? : Synchroniser nos actions (Agendas, Partage et diffusion d'événements)
Est-ce un outil libre / Opensource ? : Non
Difficulté de prise en main : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
Description de l'outil : Un agenda collaboratif et ouvert en ligne, avec beaucoup de fonctionnalité pour l'intégrer à son site web, diffuser sur les réseaux sociaux, etc.
Lien vers l'outil : https://openagenda.com/
Lien vers le mode d'emploi : http://savoirscommuns.comptoir.net/openagenda
Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
Cette fiche est elle un brouillon ? : Non

Vous ne le savez pas, mais vous aidez à la numérisation des ouvrages anciens !

Témoignage : Grâce au reCapcha, projet créé par l'université américaine Carnegie-Mellon, chaque fois que vous vous crevez les yeux pour décrypter un texte tout tordu afin de valider une inscription ou poster un commentaire, vous participez à l'amélioration d'un programme de numérisation des livres anciens.

On reprends depuis le début : les capchas c'est quoi ?

Les capchas se sont ces mots tous déformés que l'on vous demande de recopier afin de valider une inscription ou une action sur un site internet. Le principe du capcha c'est de trouver une opération plus facile à effectuer par un être humain que par un robot, l'objectif étant d'éviter que l'on puisse effectuer automatiquement (via des programme-robots) l'action que vous êtes en train de réaliser. Notamment pour éviter que l'on puisse créer automatiquement des milliers de comptes mail ou Facebook ou submerger de commentaires un blog afin de vendre du faux Viagra. En retapant le texte déformé, vous prouvez ainsi que vous êtes un être humain (uniquement d'un point de vue biologique, hein).

La problématique de numérisation des livres anciens

Les livres anciens, tombés dans le domaine public, pourraient facilement être mis à disposition du plus grand monde sur internet mais pour faciliter la recherche parmi ces ouvrages, il faut transformer le scan de la page (qui est une photographie) en texte numérisé dans lequel on peut rechercher. Ce sont les logiciels de reconnaissance de caractères (OCR) qui s'en chargent mais ils rencontrent des difficultés particulières avec ces ouvrages. En effet, ceux-ci sont imprimés avec des caractères typographiques particuliers et le temps a souvent abîmé les pages. Pour améliorer leur taux de reconnaissance, les logiciels de reconnaissance de caractère (OCR) ont besoin "d'apprendre". C'est-à-dire qu'ils ont besoin que leurs résultats soient confrontés à des résultats obtenus par des humains pour augmenter peu à peu le nombre de signes qu'ils peuvent reconnaître. Or la transcription par les humains est longue et rébarbative.

Et si on joignait l'utile à ... l'utile ?

Luis Van Ham est professeur à l'université Carnegie-Mellon à Pittsburgh, il travaille sur l'human computation, c'est-à-dire sur des programmes faisant intervenir la puissance de raisonnement humain et la vitesse de calcul des ordinateurs pour résoudre des problèmes que ni les humains, ni les machines ne pourraient résoudre seuls (le cas des logiciels OCR est un exemple typique). Il a développé le concept de jeux à objectifs, où tout en jouant les êtres humains effectuent des opérations utiles. Même s'il ne s'agit pas d'un jeu, le reCapcha qu'il a développé, reprend ce principe. A chaque fois que vous décodez des mots déformés, issu de la numérisation de livres anciens, pour prouvez au site internet que vous êtes bien un être humain, vous augmentez la base de données utilisée par les logiciels de reconnaissance de caractères et donc leur efficacité à reconnaître les caractères numérisés des livres anciens.

reCapcha, ça marche comment ?

Les scans des livres anciens sont lus par deux logiciels de reconnaissance de caractères différents. Dès qu'un mot est lu différemment par les deux logiciels, il est noté comme suspicieux et ajouté à la base de reCapcha.
Quand on vous demande de prouver le fait que vous êtes un être humain et non une machine via un reCapcha, il y a toujours 2 termes, l'un plus déformé que les autres. L'un deux a déjà été identifié avec certitude avec le logiciel OCR (c'est celui qui sert effectivement à vérifier que vous êtes un humain) et l'autre non (c'est celui que vous allez aider à identifier). À partir du moment où un certain nombre d'internautes ont identifié de la même façon un mot suspicieux, il est validé. Il est intégré dans la base de données des mots validés de reCapcha et dans la base de données que le logiciel d'OCR utilise pour reconnaître les caractères des livres numérisés. Actuellement le logiciel de reconnaissance de caractère de reCapcha a atteint un niveau d'erreur semblable à celui de l'être humain.

C'est une bonne oeuvre alors ?

Google a racheté reCapcha en 2009 et l'a installé sur ses pages demandant ce type de validation. Vu la puissance de Google cela a donné une très grande visibilité au projet et un nombre accru de participants. L'objectif premier de Google est la numérisation des livres de Google Books afin de faciliter leur référencement et la recherche plein texte parmi les pages. Mais il semblerait que Google adapte reCapcha à d'autres projets, on a ainsi vu apparaître sur certains reCapcha des numéros de plaques de rue provenant de Google Street View.
Auteur de la fiche : Hélène Laxenaire - SupAgro Florac
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Histoires de coopération

Témoignage : Histoires de coopération : une cinquantaine d'interviews ( d'ici 2019) donnant à voir ce qui nous motive à coopérer
Auteur de la fiche : Michel Briand
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
Cette fiche est elle un brouillon ? : Non

Infobésité : je m'appelle Gatien, je suis infobèse mais je me soigne

Témoignage :
Infobesité
Eric Grelet - CC By Sa

Hier soir, dans le local à l'arrière du centre culturel

  • Moi : Bonjour à tous, je m'appelle Gatien et je suis infobèse
  • En coeur : Bonjour Gatien !
  • L'animateur : Gatien peux-tu nous raconter ton parcours ?
  • Moi, reprenant une respiration profonde : Je suis un passionné inconscient... Je suis terriblement frustré de ne pouvoir suivre le flux d'informations qui émanent du monde chaque jour, chaque heure, chaque seconde. Impliqué dans de nombreux réseaux et curieux de nature, je lisais les revues, les derniers ouvrages, j'écoutais la radio... Jusqu'à il y a peu, je gérais... puis est arrivé internet, Twitter, les podcast, les webzines, les newsletters, les alertes Google, les flux RSS... la palette des possibles s'est élargie et les sujets passionnants se sont multipliés. C'était euphorique au début mais rapidement la frustration a gagné du terrain... Trop d'informations intéressantes m'échappaient, je papillonnais sans jamais approfondir. La joie d'être baigné en permanence dans le flux culturel s'est transformé en noyade :
  • L'animateur : Gatien quel était ton sentiment à ce moment ?
  • D'une voix tremblotante : J'étais très frustré... En colère aussi contre moi-même de ne pas pouvoir suivre le rythme.
  • L'animateur : Tu penses vraiment que c'eut été possible ?
  • Me reprenant : Non, rapidement j'ai compris que même en sollicitant tous mes neurones, il me serait impossible de faire face à cette vague tous les jours un peu plus grande. C'est un sentiment désagréable... J'avais secrètement espéré en être capable.
  • L'animateur : Qu'est-ce que tu as fait à ce moment là ?
  • Moi : Dans un premier temps, j'ai cherché à m'organiser. J'étais certain que ce petit passage à vide pouvait être résolu par une meilleure organisation. J'ai automatisé le tri des mails dans ma boîte mail. Je me suis désabonné à diverses newsletters, j'ai organisé mes flux RSS et me suis astreint à n'ouvrir que les articles qui paraissaient vraiment pertinents, j'ai réduit mon utilisation de Twitter...
  • L'animateur : Et ?
  • Moi : Bon comment dire, oui il y a eu quelques effets positifs à cette organisation. C'est redevenu, disons, gérable.
  • L'animateur : Tu n'as pas l'air plus satisfait que ça ?
  • Moi : Je finis par me demander si l'infobésité n'est pas en fait un trait de caractère...
  • L'animateur : Ah bon ? tu nous expliques ça ?
  • Moi : Plus j'y réfléchis, plus je me dis que j'étais déjà infobèse et ce même avant internet. Vous savez les livres qui s'accumulent à côté de votre lit plus vite qu'il ne vous est possible de les lire... Ça c'était déjà avant internet. Je crois que la curiosité, l'envie d'apprendre rend infobèse. Après on essaie juste de limiter cette infobésité pour que le niveau de frustration reste raisonnable. Et là internet ne rend franchement pas les choses faciles. Bien sûr, l'information y est abondante mais l'information est aussi abondante dans les bibliothèques... Ce qui pour moi fait la différence, c'est la sérendipité...
  • L'animateur : La sérendipité, là, je vois pas...
  • Moi : Quand je suis sur internet à la recherche d'une info sur un sujet précis qui m'intéresse, il est trop facile, beaucoup trop facile de tomber par hasard sur un nouveau sujet peu connu, voire inconnu, et qui, nom de dieu, mérite votre attention... Et voilà... Le piège se referme, d'un sujet intéressant, je passe à deux... D'une personne à suivre sur Twitter, je passe à deux, d'un flux RSS à suivre je passe à deux... J'ai beau trier et trier encore en aval, c'est en amont que doit se faire le travail.... Et là c'est terriblement compliqué. Surtout quand on est curieux de nature.
  • L'animateur : Et donc ?
  • Moi, de nouveau la voix tremblante : Et bien je suis toujours infobèse... Je crois que j'ai pu limiter les dégâts mais mon niveau de frustration reste élevé. J'ai quand même appris à relativiser, à "fermer la boutique" de temps à autre, à me dire que si l'info est vraiment importante elle repassera, à me placer dans le flux plutôt que de chercher à le capter... Je crois que c'est un bon début. J'ai encore des progrès à faire mais vous allez m'aider ? N'est ce pas ?
  • En coeur : Bravo Gatien, tu peux compter sur nous.


Quelques trucs pour gérer l'infobésité

  • Faire un tri dans ses abonnements newsletters... Celles que vous ne lisez pas vraiment = au bac.
  • Organiser sa boîte mail et mettre en place un tri automatique pour ne garder "visible" que les mails importants ou urgents
  • Limiter ses abonnements flux RSS aux sujets qui vous intéressent vraiment
  • Ne pas chercher à être à tout prix à jour dans la gestion de ses flux RSS, ce qui est vieux de plus de 5 jours n'est plus "important" (en tout cas dans de nombreux sujets... Á vous de voir lesquels)
  • Prévoyez un moment précis dans la journée pour gérer votre infobésité... Le reste de la journée, organisez-vous pour ne plus être "dérangé" par l'afflux d'infos.
  • Ne créez pas vous même d'infobésité chez les autres. Ne re-scoopez, re-twittez, relayez que ce qui est vraiment opportun
  • Partagez votre infobésité et appuyez-vous sur des amis-collègues pour diminuer votre infobésité personnelle. Si chacun veille sur un sujet et fait le tri dans le bruit, et que ce travail est partagé, c'est tous les membres du groupe qui voient leur infobésité diminuer.


Crédits photo : Dylan Roscover on Flickr - CC-BY-SA
Dessin : Éric Grelet - CC-BY-SA
Auteur de la fiche : Gatien Bataille
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Ingrédients d'une expérimentation politique collaborative : MaVoix

Témoignage : Dans le cadre de l'expérimentation politique collaborative # MAVOIX visant à introduire une dose de démocratie directe en "hackant" l'assemblée nationale, différents ingrédients ont été testés et sont mis en partage sous licence Creative Commons by sa.

Les principaux ingrédients sont :
- une signature qui fédère : Nous sommes celles et ceux que nous attendions
- une démarche ouverte et respectueuse des individus : respecter l’intégrité et les convictions de chacun.e avec un objectif commun : devenir actrices et acteurs des lois
- une organisation horizontale sur tout le territoire nationale avec émergence spontanée de groupes locaux
- des outils et méthodes collaboratifs de circulation de l'information, d'échanges et de prise de décision pour articuler national et local
- une posture médiatique inflexible : pas de personnification
- des modes d'expressions florissant et très divers
- un collectif construit sans structure juridique
- une attention particulière pour que le financement soit responsable
- l'investiture des candidat.e.s par un tirage au sort national
- le choix du logiciel libre pour tous les outils numériques créés (et une grande partie de ceux utilisés)
- la formation entre pairs et l'intelligence collective
- le choix de suivre une démarche expérimentale

Le texte complet mis en forme sur le site internet co-écrit et mis en ligne en décembre 2018 : https://www.mavoix.info/decouvrir/les-ingredients-mavoix/
Le texte brut sur le wiki de # MAVOIX : http://wiki.mavoix.info/index.php/MaVoixCommentReX
Compte-rendu de l'atelier "Retour d’expériences des ingrédients de la gouvernance expérimentée avec # MAVOIX " lors de la rencontre de décembre 2017 à St Ouen : http://wiki.mavoix.info/index.php/Retour_d%E2%80%99exp%C3%A9riences_des_ingr%C3%A9dients_de_la_gouvernance_exp%C3%A9riment%C3%A9e_avec_MaVoix
Auteur de la fiche : Manuel Ibanez
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
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Avancer avec les Plus Petits Précieux Pas Possibles (méthode des 5P)

Description de la ressource : Il y a deux types de projets : ceux de longue haleine (bâtir une barre d’immeuble) et ceux qui sont quasi immédiats (organiser la prochaine réunion).

Dans les gros projets si l'on se met tous d’accord sur tout et qu'on n'agit que quand c’est décidé, quand on commence à agir, la situation a évoluée et on est plus dans le contexte du départ.

Pour contrer cet effet : l’idée du petit pas qui va dans le sens de la valeur ajoutée définit. Ça permet d’avoir avancé de manière rationnelle, d’avoir acter quelque chose de concret, de visible.

Pour aller plus loin : https://www.reussite-personnelle.fr/kaizen-la-methode-des-petits-pas/
Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne, Organisation et gestion du temps
Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
Cette fiche est elle un brouillon ? : Non

Communiquer par mail : de l'art de la (in)compréhension écrite

Description de la ressource : Qui n'a jamais connu de tensions générées uniquement par des communications écrites ? L’absence d'intonation, le non-verbal et toute interprétation qu'on en fait sont autant de biais, humains certes mais inutiles voire néfastes : un mail ne sera jamais qu'une information, jamais une "relation".
La Netiquette regroupe l'ensemble des règles de "savoir-vivre" dans la communication écrite sur le web. Nous vous proposons de la découvrir via l'article dédié sur Wikipédia .

"Trucs et astuces" pour une communication écrite apaisée et efficace


Un objet clair. Soyez explicites dans l'objet de vos mails, il est important pour vos destinataires de pouvoir se faire une idée du contenu de votre message. Vous facilitez ainsi à chacun la gestion de ses mails. Évitez donc les objets tels que « une question », « un truc chouette », « urgent ». Vous pouvez en revanche mettre entre crochet la nature du mail suivit de son objet précis comme ceci par exemple « [Urgent] Décision concernant l'avenir du collectif ».

Je prends le temps avant de répondre. Répondre de manière épidermique par courriel peut-être source de conflits (qui n'a jamais vécu la chose ?...). Sur une liste de discussion cela peut s'avérer destructeur pour le groupe, et votre projet...

Éviter l'usage des majuscules. Utiliser les majuscules est souvent assimilé au fait de CRIER même si vous CHUCHOTEZ ! Ce code de lecture est d'ailleurs utilisé dans la bande dessinée, manga !

Un mail = un sujet. Si votre mail contient plusieurs sujets, préférez plusieurs mails distincts qui favoriseront les échanges et la capacité des destinataires à s'y retrouver. Il est aussi plus simple de faire en sorte que l'objet de son mail soit explicite s'il ne concerne qu'un sujet.

Un sujet en rapport avec le Schmilblick. Avant d'envoyer un mail, assurez vous qu'il est en lien direct avec le sujet qui intéresse la liste de discussion. Vous pourriez être tenté d'y communiquer vos newsletter ou autres informations… mais retenez-vous !

Le contenu doit être concis et cadencé par des titres. Plutôt qu'un long mail, préférez un court paragraphe, si l'information ne tient pas en quelques lignes, préférez les pièces jointes ou les liens vers des documents en ligne. Vous pouvez par exemple joindre un article, faire un lien vers un espace d'écriture partagé comme un pad ou tout autre support cohérent. Si besoin cadencez votre texte avec des titres. Les mails longs sont fastidieux à lire, les titres permettent de clarifier l'ensemble des points abordés. Ils structurent votre propos et permettront sûrement une réponse structurée.

Évitez les destinataires multiples. Lorsque vous envoyez un mail, vous pouvez être tenté de mettre en copie une personne qui n'y est pas abonnée ou une autre liste de discussion, il faut absolument vous l'interdire et effectuer des envois séparés. D'une part il se peut que ceux qui répondront oublieront de le mettre en copie, et d'autre part les personnes non-inscrites ne pourront pas répondre ; et même si c'est le cas elle ne sauront pas à qui elles s'adressent.

Externalisez les débats. Souvent, un sujet de discussion va provoquer des débats assez rapides, mais s'ils s'éternisent, n'hésitez pas à y couper court en proposant d'autres supports plus constructifs. Vous pouvez par exemple utiliser des outils de prise de décision comme Loomio, envoyer un sondage pour provoquer un temps d'échange spécifique (à distance ou en présence) avec Framadate, ou créez un document d’écriture collaborative et inviter chacun à y contribuer avec les Pads.

Si le sujet change, faites un nouveau mail. Souvent quand le sujet d'un message évolue au fil de la discussion on a tendance à laisser faire ou à simplement modifier l'objet, ce qui n'est pas une bonne solution. En effet, mieux vaut créer un nouveau mail et un nouvel objet en synthétisant les précédents éléments de la discussion. Vous contenter de modifier l'objet rendra complexe à vos destinataires de s'y retrouver en particulier s'ils trient leurs mails par discussion groupée (ou fil de discussion).

Utilisez les pièces jointes avec parcimonie. Les pièces jointes légères ne posent pas de soucis, mais préservez l'espace de stockage des messageries de vos destinataires en limitant la taille de vos pièces jointes. C'est également un geste pour la planète : avec une liste de discussion l'espace de stockage utilisé par vos pièces jointes est multiplié par le nombre de destinataires. Vous pouvez par exemple envoyer des pièces jointes volumineuses par des services comme wetranfer.

Vide de sens = Rempli de désagréments. N'envoyer pas de mail à la liste qui n'ai pas de vrai contenus ou qui ne concerne pas tout le monde (« merci didier ») : vous seriez assimilé à un Troll, et en plus tout le monde s'en fiche ! Si vous vous sentez un besoin irrépressible de faire une blague ou de remercier, contentez vous de répondre uniquement à votre destinataire.
Thématique de la ressource : L'outil au service du projet, Autre
Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande, Nicolas Geiger
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
Cette fiche est elle un brouillon ? : Non

Coopération ou collaboration : quelles différences ?

Description de la ressource : F. Henri et K. Lundgren-Cayrol analysent de manière très éclairante la différence entre ces deux notions. Nous nous servons ici de leurs analyse.

La première différence : comment partage-t-on le travail ?

De manière générale, les groupes collaboratifs et coopératifs travaillent ensemble sur un but commun ou partagé.
C'est dans la manière de partager le travail que la différence est la plus visible :

En coopérant

schéma différence coopérarion-collaboration
Le groupe est divisé en équipes spécialisées qui réalisent une partie de tâche. Les membres de chaque équipe ont des responsabilités spécifiques. L'ensemble est réalisé seulement quand tous les membres ont fait leur part de travail.

En collaborant

schéma différence coopérarion-collaboration
Les membres du groupe travaillent pour un but commun. Mais chacun, individuellement, cherche à atteindre par lui-même le but consensuel. Deux productions se font en parallèle : une production collective et les productions individuelles de chaque participant.

Un choix qui dépend aussi de la maturité du groupe

  • La démarche coopérative est plus structurée et encadrante. L'animateur organise et "contrôle" le travail. Ce type de travail convient davantage au "groupe-enfant";
  • La démarche collaborative est plus souple et les membres du groupe disposent de plus de liberté, Elle convient davantage au "groupe-adulte".
schéma autonomie et maturité des groupes
  • On peut voir la démarche coopérative comme une méthode d'initiation et de préparation à une réelle collaboration.

Les impacts sur les interactions entre les personnes

  • En coopérant la complémentarité des tâches crée un sentiment de dépendance réciproque, les interactions sont de ce fait très fortes mais "hiérarchisées".
  • En collaborant c'est la mise en commun des idées qui prime, les interactions ont plutôt un caractère "associatif", elles sont donc plus riches et plus intenses.


En conclusion

Ces deux notions ne sont pas encore "stabilisées" bien qu'on s'accorde sur le fait que la collaboration implique un processus plus "démocratique" : les rapports sont plus égalitaires.

En réalité la différence entre ces deux manières de faire n'est pas si tranchée : on passe facilement d'une démarche à l'autre.

Coopération et collaboration
Eric Grelet - CC By Sa



Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne, Organisation et gestion du temps
Auteur.trice(s) de la ressource : Equipe d'Outils-réseaux
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
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Disjoindre l'apprentissage de la coopération...

Description de la ressource : ...de son utilisation sur des sujets brûlants !
Il est judicieux d'éviter les sujets polémiques pour s'initier à la coopération. Il vaut mieux tester méthodes et outils coopératifs sur de petits projets avec peu d'enjeux que sur des chantiers vitaux pour le réseau.

Par exemple, la mise en commun de fiches pédagogiques pour un réseau d'éducation à l'environnement, alors que ce qui est vital pour les membres du réseau c'est de trouver des moyens de se financer. Quand les membres du réseau auront acquis un peu d'expérience en matière de pratiques coopératives et auront développé un vécu commun, un chantier sur la mutualisation des moyens pourra être envisagé.
Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
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    Les Gares centrales - pour organiser et rendre visible l'information

    Description de la ressource : La gare centrale est un espace de partage d'information, physique ou virtuel, qui rend visible tous les éléments utiles aux membres d'un collectif pour y agir en collaboration.

    Une gare centrale : des usages multiples


    En fonction de la manière dont elle est conçue, et selon la nature du collectif, la gare centrale peut être à la fois :
    • Un outil de gestion de projet qui rend visible les actions menées par chacun
    • Un moyen de favoriser l'implication de nouveaux membres car il permet de comprendre le fonctionnement et les modalités de contribution au projet commun
    • Un gage de transparence de la gouvernance lorsque l'on y partage les règles et relevé de décision
    • Un aide mémoire qui joue un rôle d'aiguillage vers toutes les ressources utiles au quotidien
    • Un tableau de bord : qui spécifie la liste des outils utilisés par le collectif ainsi que leurs usages
    • Un régulateur d'infobésité qui limite le flux d'information nécessaire et capitalise un grand nombre de ressources au même endroit,

    Que trouve t-on dans une gare centrale ?

    Pour rendre concret l'intérêt d'une gare centrale, voici quelques exemples d'éléments que nous pouvons y trouver.

    Pour favoriser une gouvernance collective

    • Les éléments de définition du collectif et dans lesquels s'inscrit l'action (valeurs, finalité, objet, raison d'être, projet associatif...)
    • Les règles de prise de décision afin de permettre à chacun de contribuer selon les modalités définies collectivement
    • Les modalités de gouvernance et les rôles de chacun qui rend lisible les différents organes qui rythment la vie du collectif et leurs fonctions (groupes de travail, conseil d?administration, comité de pilotage, etc.)
    • L'agenda qui met en avant les prochains temps de rencontre et permet à chacun de savoir quand rencontrer le collectif (réunions formelles, événements,...)
    • L'annuaire ou la cartographie des contributeurs afin de visualiser qui compose le collectif et de prendre contact avec chacun


    Pour conserver la mémoire

    • L'historique du collectif afin de pouvoir s'imprégner de sa culture et des grandes étapes de son développement afin d'ancrer le projet
    • Les différents comptes-rendus, en guise de restitution des actions de chacun et en tant que mémoire vivante de l'action
    • Les relevés de décision qui évitent de se reposer plusieurs fois les même questions et de rendre effectifs les choix effectués

    Pour agir collectivement

    • La liste des différents outils utilisés par le collectif, leurs règles d'usage utilisés par le collectif. Il peut s'agir des outils numériques ou physiques (forums, listes de discussion, mur des projets, affichage de l'agenda, espace de stockage de documents, etc...) et ce peut-être complété par des liens vers des tutoriels.
    • Les modalité de d'implication dans les actions qui permettent à chacun de savoir comment contribuer sur tout ou partie du projet porté par le collectif (référents, fréquence de réunion, prochaine rencontre, modalités de contribution,etc.).
    • La liste des actions menées en cours ou passées afin de rendre visible ce qui se fait et ce qui s'est fait par le passé afin d'agir en ayant une vision d'ensemble.
    • Les ressources partagées par le collectif (bases de données, fiches méthodologiques, rapports d'activités,...)

    Tout cet ensemble n'est pas nécessairement intégré DANS la gare centrale, mais on trouve au moins le lien vers ces informations, qui peuvent utiliser des outils externes.

    La gare centrale est le guichet unique qui nous permettra de retrouver une ressource.


    Avec quels outils créer une gare centrale ?


    Dans certains cas il est pertinent d'avoir une gare centrale physique : un grand tableau devant lequel on passe souvent et facile à mettre à jour. Pour en savoir plus : https://formations.osons.cc/POPGareCentrale

    De nombreux outilsnumériques peuvent être utilisés pour des gares centrales, en fonction de la complexité du collectif concerné, de sa taille, du nombre d'éléments à partager et des compétences disponibles.

    En voici quelques exemples classés du plus simple (mais limité en fonctionnalité) au plus complexe (mais pleins de possibles) :
    • Un simple affichage physique : avec des feutres et du scotch. Lorsque le groupe dispose d'un espace physique accessible régulièrement à tous les membres, un simple support physique peut largement suffire.
    Illustration :

    • Une pauvre page oueb : avec le html. Quand le nombre d'informations à transmettre est limité, une simple page html est largement suffisante !
    Illustration : http://osons.cc/lelieucommun/
    Créer un pad : https://framapad.org/

    • Les Pads : avec les papapad. Le PapaPad est la papa de tous les pads, il est bien utile pour ne pas perdre les liens vers ses pads de comptes-rendu, mais vite limité !
    Illustration : https://partage.osons.cc/s/MphMWRcXhiGTYpX
    Créer un pad : https://framapad.org/

    • Padlet : c'est un principe de "tableau blanc" sur lequel on va pouvoir coller un certain nombre d'éléments. Il deviendra peu lisible dés lors que l'on aura trop de choses à y mettre.
    Illustration de gare sous padlet :
    Créer un padlet : https://padlet.com/

    • Wekan / Trello : ce sont des tableaux de bords adaptés à agencer un plus grand nombre d'éléments que Padlet, notamment car l'outil permet d'organiser plusieurs tableau dédié à une équipe.
    Illustration de gare sous trello : https://partage.osons.cc/s/goFb5XJsHS69sGo
    Créer un tableau Trello : https://trello.com/

    • Agorakit : un outil qui permet de créer une sorte de minisite avec un certain nombre d'outils déjà intégrés (agendas, annuaire, cartographie des membres, etc. Il s'agit 'un logiciel libre. il rencontre une limite dés lors que nos besoins sortent du cadre déjà prévu.
    Illustration de gare sous agorakit :
    Créer un espace agorakit : https://agorakit.org/fr/

    • Yeswiki : c'est un logiciel de création de site webs collaboratifs, facilement modifiable par chacun. Il demande une prise en main plus importante que les autres outil mais s'adapte à tous les besoins du collectif. YesWiki a été conçu pour rester simple, mais il a été aussi pensé pour que des fonctionnalités cachées, installées par défaut, puissent être activées au fur et à mesure de l'émergence des besoins du groupe.
    Illustration de gare centrale sous yeswiki : http://aiguillage.artefacts.coop/?PagePrincipale
    Créer un wiki : https://colibris-wiki.org/?PagePrincipale


    Sources:
    Thématique de la ressource : L'outil au service du projet, Organisation et gestion du temps
    Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
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    La posture de l'animateur.rice

    Description de la ressource :

    Du dictateur bienveillant au fondateur-fossoyeur


    Du risque de ne pas travailler sur l'implication et le renouvellement

    S'il est normal que l'animateur assume un côté "dictateur bienveillant" lorsque le groupe/projet est au stade "enfant (voir la fiche "maturité des groupes"), cette posture doit s'atténuer au fil du temps sous peine de se transformer en "fondateur-fossoyeur" : c'est à dire la personne, souvent charismatique et visionnaire, qui a rendu le groupe/projet tellement dépendante d'elle que tout s'écroule le jour où cette personne part.


    Le flair de l'animateur-ice


    Ou l'art de résoudre les problèmes avant qu'ils ne surgissent

    En tant qu'animateur, nous avons tendance à voir arriver les problèmes de loin, et il nous est naturel de vouloir les résoudre. Le problème est que les membres du groupe ne voient rien et ont l'impression que tout va bien, alors l'animateur sue sang et eau.
    Laisser quelques problèmes survenir, lâcher-prise sur quelques sujets permet de rendre visible l'activité, les tâches et ainsi de rendre le groupe plus autonome et plus conscient.

    Passer d'une logique d'intention à une posture d'attention


    En intention, le coordonnateur-ice prévoit dès le début les objectifs, les résultats à atteindre, le déroulement du projet, le calendrier, le budget... c'est la méthodologie de projet traditionnelle.

    En attention, l'animateur-ice
    • crée des situations coopératives (faire se rencontrer les personnes, faire en sorte qu'elles se présentent, qu'elles puissent échanger...),
    • doit faire émerger les besoins collectifs
    • doit être ensuite réactif pour que ce qui a émergé de la situation coopérative puisse déboucher sur des projets, des actions, du travail coopératif
    C'est la méthodologie de projet coopératif
    Pour résumer : l'animateur-rice doit apprendre à...
    • mettre ses idées de côté
    • privilégier l'écoute et l'observation
    • être concentré-e sur le processus plutôt que sur le résultat
    Thématique de la ressource : Animation de réunions présentielles, Animation de réunions à distance, Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne, Gouvernance et gestion de conflits
    Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux, retravaillé par Nicolas Geiger
    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
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    Procatinator

    Description de la ressource : Un site qui a du chat : http://www.procatinator.com/ .

    A chaque rafraîchissement, un nouveau gif et une nouvelle musique :)

    Clairement un site indispensable en compléments de la méthode dite du pomodoro
    Thématique de la ressource : Autre
    Auteur.trice(s) de la ressource : Un geek
    Licence d'utilisation la ressource : Licence non-libre
    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
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    Sanctuariser l'interdépendance par l'interopérabilité

    Description de la ressource : Afin de favoriser la réutilisation efficiente de nos ressources, nous devons nous évertuer à les rendre inter-opérables. Vaste sujet dans une société du numérique, l'interopérabilité tient en fait de la décontextualisation maximale de la ressource : il s'agit de respecter des standard communément admis. Cette standardisation permettra à d'autres, dans d'autres contextes, de pouvoir faire usage de nos ressources le plus simplement possible... tout comme nous aurons accès à celles des autres si nous intégrons ces standards à nos habitudes.

    On peut ainsi relever trois natures d'interopérabilité :
    • Sémantiques : s'accorder sur un vocabulaire commun (thésaurus, mots-clés,...)
    • Numérique : s'accorder sur un format commun (xml, json,...)
    • Juridiques : s'accorder sur un droit de réutilisation commun (licences CC, GNU/GPL,..)
    image 37966190781_a8e1e41f45_o.jpg (2.6MB)
    L'interopérabilité - cc by Leandro Cluffo

    Rendre interopérables les richesses mises à disposition sur le web est un enjeu aussi primordial que laborieux. Il faut se mettre d'accord au-delà des frontières linguistiques et culturelles puisque les standards doivent s'appliquer à des communautés éparses. Les enjeux sont aussi d'ordre politique, puisque les choix opérés sur chacune des trois natures d'interopérabilité auront des conséquences directes sur les usages. C'est notamment pour cette raison que l'intégration des DRM aux standards du web a fait tant de débat : cela remettait en cause le fondement politique historique d'un internet du partage sans condition.

    Pour comprendre les fondements du web : « Aux sources de l'utopie numérique - De la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand, un homme d'influence » Fred Turner, 2012

    Prendre le temps de construire l'interopérabilité, c'est assumer que nous sommes tous interdépendants, que rien de censé ne peut naître d'un seul individu. Si l'humain croit pouvoir agir seul, c'est qu'il se connaît mal lui-même : pour que son corps fonctionne il héberge un nombre de bactéries supérieur à celui de ses propres cellules et constitue ainsi un écosystème interdépendant. Une fois brisé le mythe de la solution providentielle, nous n'avons d'autres choix que de fonctionner sur des logiques d'archipels : chaque communauté a un sens, mais ne peut survivre sans être reliée aux autres, ce qui suppose nécessairement un langage commun.

    L'interopérabilité dépasse donc le numérique. Le mouvement « Osons les jours heureux » fait par exemple vivre cette pratique à travers son groupe de travail « voilier atelier », qui a pour seule mission de voguer d'un archipel de projet à l'autre pour leur permettre de dialoguer plus facilement.

    En permettant à des projets différents de suivre des voies variées tout en continuant à communiquer autour de ce qui leur est commun, l'interopérabilité crée des organisations plus décentralisées. En décentralisant les organisations tout en renforçant le lien qui les relie, l'interopérabilité génère des « effets de lisière » : ce sont ces rencontres entre les mondes différents qui rendent possible l'expérimentation et favorise l'invention de réponses nouvelles à des problématiques communes.

    image same.png (0.3MB)

    De l'importance de construire un langage commun

    Si elle n'est jamais pleinement fonctionnelle puisque très mouvante, l'interopérabilité est très certainement l'avenir de la structuration du web, charge à chacun de s'en approprier la responsabilité et de la faire émerger. Ainsi, un agenda événementiel publiant ses événements en OpenData en respectant et en prenant le temps de faire évoluer les standards événementiels du web comme OpenAgenda (quand bien même le code source de son service reste fermé) restera toujours plus compostable qu'une plateforme totalement OpenSource qui partagerait ses données événementielles dans un format qui lui est propre comme l'agenda du libre.
    Thématique de la ressource : Compostabilité des projets
    Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
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    Savoir pourquoi coopérer

    Description de la ressource :

    Coopérateur humanum est

    La coopération est une singularité de l'espèce humaine, notre moteur principal, outil de survie. Trois siècles de concurrence ne doivent pas faire oublier que nous sommes issus de plusieurs millénaires de coopération et de collaboration.

    Trois chantiers

    Notre époque devra relever trois défis en matière de coopération :
    • Apprendre à coopérer entre êtres humains : pays du sud / pays du nord, riches / pauvres, entre religions, hommes / femmes...
    • Faire en sorte que l'humanité coopère avec son environnement : moins de pollution, de nuisances, ...
    • Permettre à chaque individu de mieux coopérer avec lui-même : réconcilier humanité et animalité, côté féminin et masculin...

    trucetastuce
    Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
    Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
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    Utiliser le PQQCOQP

    Description de la ressource : Le PQQCOQP est un outil qui permet de questionner avec un groupe les composantes essentielles d'un projet.

    Il est simple à mettre en oeuvre car il suffit de répondre à sept questions :
    • Pourquoi ? Pour clarifier le but poursuivi à travers le projet, sa finalité.
    • Qui ? Pour préciser à qui s'adresse ce projet, qui va le mettre en œuvre et sur la base de quels besoins.
    • Quoi ? Pour délimiter la forme prise par le projet, l'objectif de production de l'action.
    • Comment ? Pour formaliser les moyens humains, matériels et financiers nécessaires à la mise en œuvre du projet.
    • Où ? Pour donner le lieu ou le territoire où prendra corps le projet.
    • Quand ? Pour caler une date ou une durée de mise en œuvre.
    • Pourquoi ? Au regard de l'ensemble des autres questions, on boucle sur la question initiale afin de valider que le but était correctement exprimé au départ, ou bien vérifier que les réponses faites aux questions précédentes rentrent toujours dans l'objectif formulé au départ.
    Thématique de la ressource : Gouvernance et gestion de conflits
    Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
    Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui

    FIN

    Contenu en ligne sur la page : https://interpole.xyz/?EbookLapprentissageDeLaCooperation .pdf