Notions et concepts clés

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Avancer avec les Plus Petits Pas Possibles (méthode des 4P)

Description de la ressource : Il y a deux types de projets :
Bâtir une barre d’immeuble / définir l’animation de l’après midi.
Dans les gros projets
  • • On se met d’accord, tous ou non, sur tout, et quand c’est décidé on le fait.
  • • Mais quand on commence à le faire, la situation a évoluée et on est plus dans le contexte du départ
Pour contrer cet effet : l’idée du petit pas qui va dans le sens de la valeur ajoutée définit. Ça permet d’avoir avancé de manière rationnelle, d’avoir acter quelque chose de concret, de visible.

https://www.reussite-personnelle.fr/kaizen-la-methode-des-petits-pas/
Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne, Organisation et gestion du temps
Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
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AvancerAvecLesPlusPetitsPasPossiblesMet (Notions et concepts clés), écrite par RomainLalande
créée le 06.10.2018 à 14:20, mise à jour le 06.10.2018 à 14:20.

Bâtir des architectures inclusives et conviviales

Description de la ressource : Pour chaque projet ou structure, nous avons intérêt à développer des formes d'organisation qui soient des outils inclusifs et conviviaux (qui ne suscitent ni maîtres ni esclaves ). L'architecture de nos projets doit être pensée pour favoriser la capacité de chacun à agir sans l'enfermer : c'est un espace fertile de libre accueil et circulation des idées, des personnes et de leurs contributions. C'est alors l'organisation qui s'adapte naturellement aux contributeurs et non l'inverse !

L'architecture d'une organisation est inclusive et conviviale lorsque chaque nouvel arrivant est en capacité d'en comprendre le fonctionnement, de contribuer à l'évolution de ses règles, de disposer de ses ressources et de les enrichir selon des modalités claires. Ainsi, si l'intégration de nouvelles personnes est facilitée à son maximum, leur sortie l'est également. Il n'y a plus de frein à partir car cela ne représente plus une charge ni émotionnelle ni économique tant pour le collectif (qui perd quelqu'un mais conserve ses apports) que pour l'individu (qui ne remet pas en cause le collectif par son départ et peut emporter ce qui lui est utile).

Une architecture conviviale s'adaptera ainsi mieux aux changements internes et externes et favorisera la contribution de tous à la structure. Elle sera résiliente, capable de muter, et ne s'acharnera pas à lutter contre les éléments pour survivre à tout prix.

Pour aller plus loin : « La Convivialité » Ivan Illitch

image CodeSocialorg768x442.jpg (20.5kB)
Illustration du #CodeSocial - cc by sa - ChezNous

La démarche #CodeSocial : pour formaliser les éléments fondateurs

D'abord imaginée par Mathieu Coste de ChezNous, cette méthode est désormais une marque collective dont chacun peut s'inspirer. Il s'agit d'une méthodologie de description de projet destinée aux membres qui souhaitent y contribuer. Le code social va reprendre et expliciter toutes les règles propres au fonctionnement de l'organisation : gouvernance, raison d'être, modalités de circulation des ressources, etc. En comprenant les engagements pris en rejoignant une organisation, il est ainsi plus simple d'y contribuer sereinement et en connaissance de cause.

* - Le #CodeSocial - toute comprendre !


image GareCentrale_orIntranet_20171006145616_20171006130022.png (0.2MB)
Le Yeswiki - gare centreale d'Outils Réseaux

La gare centrale, voie 9¾ d?une architecture inclusive

Développée dans le cadre de la formation Animacoop, la notion de « gare centrale » est un outil de gestion de projet interne qui capitalise l'ensemble des informations utiles aux membres du groupe. Il rend visible, transparente et accessible la gouvernance et la manière de s'y investir. Il s'agit généralement d'un espace en ligne, souvent sous forme de wiki, qui regroupe notamment :
  • Les éléments de définition et de gouvernance du projet,
  • Les dates de rendez-vous liés au projet,
  • La liste des ressources communes utiles au groupe (les « Communs »),
  • La liste des outils utilisés ainsi que leurs règles d'usage au sein du groupe (espaces de coécriture, services de stockage de document, listes de discussion mail, ...)
  • Un annuaire et une cartographie des membres du groupe
Thématique de la ressource : Compostabilité des projets
Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
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BatirDesArchitecturesInclusivesEtConvivial (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
créée le 16.09.2018 à 23:05, mise à jour le 14.02.2019 à 16:00.

Circulation de la parole

Description de la ressource : Il est important d'instaurer des règles et un cadre dès le début de la réunion qui sécurise les participants.

Outils :
  • Le Bâton de parole : un objet qui est placé au milieu du cercle à prendre pour prendre la parole et à reposer quand on a fini de parler ; pas d'intervention tant que l'objet n'est pas reposé (évite la surréaction et permet à l'intervenant d'aller au bout de son cheminement) ; si on souhaite intervenir, on prend des notes ; on peut aussi prendre l'objet de parole pour créer un silence.
  • Accords de groupe sur les prises de parole. Il s'agit de décider ensemble des règles de prise de parole (ou règles de vie en réunion) et les afficher ensuite au mur à chaque réunion (des Panneaux indicateurs de paroles). Ex : “Savoir lâcher prise et relativiser”, “Écouter de sorte de pouvoir parler”, “Parler de sorte de pouvoir Écouter”, “le silence est bon”, “Parole consciente”, “Parler avec élan”, “Parler en "Je"”, “Parler au centre” (s'adresser au collectif), “Suspendre ses jugements”, “Laisser de la place à l'autre” et “Savoir trouver sa place”. Il peut y avoir aussi des règles sur les horaires, la mise en place d'un quorum (=nombre minimum de personnes) et les modalités de prise de décision.
  • La Communication Non Violente.
  • Eventuellement prévoir des temps de parole précis pour chaque personne, pour éviter les débordements.
  • Les gestes de communication silencieuse :
Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives
Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
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CirculationDeLaParole (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
créée le 23.09.2018 à 13:56, mise à jour le 04.10.2018 à 16:49.

Clarifier les conditions d'utilisations

Description de la ressource : Lorsqu'on envisage un réseau coopératif, il est fort probable que les échanges fassent émerger des productions collectives communes.
Pour éviter tout problème ou malentendu, il vaut mieux envisager et discuter dès le début de la dynamique des conditions d'utilisations, et des droits qui s'appliquent aux productions communes :
  • Qui est propriétaire du contenu élaboré collectivement ?
  • Ce contenu pourra-t-il être vendu ?
  • Pourra-t-il être transformé ? ...
Les licences Créatives Commons (contrat flexible de droit d'auteur pour libérer ses oeuvres) permettront d'aider à réfléchir sur le sujet et à donner un cadre juridique à la création de biens communs.
Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
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ClarifierLesConditionsDUtilisations (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
créée le 16.09.2018 à 23:42, mise à jour le 30.01.2019 à 19:15.

Commencer en présence

Description de la ressource : Lorsqu'on parle "réseau coopératif" on envisage une communauté qui n'est pas toujours sur le même espace-temps : il y a du travail à distance, des échanges synchrones et asynchrones. A l'inverse, rares sont les communautés virtuelles qui fonctionnent uniquement à distance : les regroupements, les rencontres sont des temps forts de la dynamique de réseau.
Lorsqu'on démarre un réseau, il est judicieux d'exploiter ce temps "en présence" pour tester et expérimenter des outils et méthodes qui pourront perdurer à distance : mettre en oeuvre en présence ce que l'on veut mettre en oeuvre à distance.
Ceci permettra de se familiariser, de se former et d'assurer une continuité entre présence et distance.
Par exemple, lors d'une rencontre d'un réseau, l'un des membres pose une question à l'assemblée. Tout le monde peut proposer une ou plusieurs réponses sur des petits papiers et en indiquant bien ses coordonnées. Les réponses sont synthétisées et rendues visibles à tous. Puis la personne qui a posé la question récupère les contacts des personnes ayant répondu et créée une liste de discussion pour continuer à échanger à distance.
Par exemple, on peut mettre en place des outils pour travailler à distance qui vont du coup soulever des questions sur les modes de fonctionnement en présence : les règles de prise de parole, de prise de décisions, car souvent ces éléments sont implicites. Dans un groupe, la rédaction des compte-rendus de réunion est souvent assumée par une personne. Si on met en place un outil de co-rédaction pour prendre des notes, du coup cela soulève des questions : tout le monde peut écrire ? qui valide ? On voit bien que ce n'est pas l'outil qui pose des problèmes, il soulève juste les questions.
Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
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CommencerEnPresence (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
créée le 16.09.2018 à 23:38, mise à jour le 16.09.2018 à 23:38.

Commencer par soi même

Description de la ressource : Charité bien ordonnée commence par soi-même. ou Pour changer le monde, il faut commencer par se changer soi-même.
Beaucoup de structures ont le projet de faire coopérer un groupe, un réseau. Mais avant toute chose, il faut commencer par pratiquer méthodes et outils coopératifs : il s'agit de s'appliquer en interne ce que l'on souhaite mettre en place en externe.
cf. la stratégie ITPTS , "Interactions Transformation Personnelle, Transformation Sociale" : ne pas opposer les volontés de changer le monde et le travail sur soi, les deux sont liés et doivent s'articuler.
Un constat : une structure qui ne coopère pas en son sein et n'utilise pas les outils qui vont avec peinera à faire coopérer autour d'elle.
Mais comment faire lorsqu'on est dans un contexte très figé, très contraint difficilement perméable à ce type de pratiques ? Il faut partir du plus petit lieu sur lequel on a prise pour coopérer, quelques collègues de confiance, un petit groupe de travail audacieux... On trouvera toujours deux ou trois personnes prêtes à jouer le jeu !
Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
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CommencerParSoiMeme (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
créée le 16.09.2018 à 23:39, mise à jour le 16.09.2018 à 23:39.

Commencer simple

Description de la ressource : Proposer des outils faciles à prendre en main par les utilisateurs
Lorsqu'on aborde l'utilisation d'outils informatiques, la première marche est la plus importante à passer. Si la première manipulation est simple, les contributeurs, rassurés auront envie de s'investir un peu plus et d'accepter qu'il y ait besoin d'un petit temps de formation ou de prise en main.
On peut même envisager de cacher des fonctionnalités dans un premier temps et attendre que le groupe grandisse en maturité avant d'ajouter des briques progressivement. Ou attendre que la demande soit exprimée et faire évoluer le dispositif technique en fonction des propositions du groupe.
Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
CommencerSimple (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
créée le 16.09.2018 à 23:39, mise à jour le 16.09.2018 à 23:39.

Dans cette section créer des fiches pour :

Description de la ressource :
  • Notion d'outil convivial / phramakon / pas d'outil miracle
  • Accords de groupe autour de l'outil / Un outil = un usage / il existe forcément déjà un outil qui réponde à notre usage
  • Les gares centrales pour ne pas se perdre / rendre visible
Thématique de la ressource : L'outil au service du projet
Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
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Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
DansCetteSectionCreerDesFichesPour (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
créée le 24.09.2018 à 14:26, mise à jour le 18.04.2019 à 15:48.

Différents espaces-temps (synchrone, asynchrone, présence, distance)

Description de la ressource : Nous pouvons travailler à plusieurs en même temps (synchrone) ou en décalé (asynchrone), dans les mêmes lieux (en présence) ou dans des lieux différents (à distance).
Savoir combiner ces modalités nous donne de la souplesse, encore faut-il bien connaître les avantages et les inconvénients de ces différents couples : voici l'objet de cette fiche.
Nous prendrons ici l'illustration d'une réunion d'équipe.

En présence en synchrone : le grand luxe !

Être ensemble en même temps au même endroit est bien sûr la configuration la plus confortable pour travailler ensemble. Réaliser que c'est un luxe permet de profiter pleinement de ce moment, de le consacrer à des choses que l'on ne peut faire que dans ce contexte et donc de ne pas le gâcher à des tâches qui pourraient être réalisées à distance et/ou en asynchrone.
Qu'est-ce que l'on réserve pour ces temps partagés en présence ?
  • discuter ou décider des sujets sensibles
  • travailler ensemble pour la première fois : il est toujours bon de commencer une collaboration en présence
  • découvrir de nouvelles méthodes ou de nouveaux outils (exemples : première expérience collective de l'animation des 6 chapeaux de Bono, première co-écriture dans un pad ...)
  • la convivialité ! Il est possible de mettre de la convivialité dans nos temps à distance mais il y a une qualité de rencontre et de partage qui n'est possible qu'en présence. Partager un repas, boire un verre, jouer à un jeu ... c'est mieux autour d'une même table !
Qu'est-ce que l'on peut préparer en amont pour gagner du temps ?
  • l'ordre du jour : les sujets mais aussi les méthodes d'animation et la configuration de la salle, le temps dédié à chaque point ...
  • les attentes des participant.e.s
Qu'est-ce que l'on peut reporter à l'après-rencontre ?
  • peaufiner le compte-rendu. L'essentiel en fin de réunion est d'avoir un relevé de décisions synthétique pour que chacun.e sache à quoi il/elle s'est engagé.e

A distance en synchrone : la réunion en visioconférence

Il est important de penser à la fois les enjeux d'animation et les enjeux techniques.
Au delà d'une heure, la visio-conférence est très fatigante. Mieux vaut se donner des rdv réguliers que faire 3h de réunions où les participant.e.s vont décrocher.
Des gens qui ne se connaissent pas ou peu ne reconnaîtront pas les voix, il faudra donc demander aux participant.e.s de rappeler leur nom en début de réunion...
Notre conseil : avoir un support de co-écriture sous les yeux qui permettent de suivre l'avancée de la réunion type framapad.
De nombreux contenus sont accessibles sur l'animation de réunion ou de formation à distance :

A distance en asynchrone : chacun.e selon ses disponibilités

Certaines tâches peuvent faites en ligne quand chacun.e le souhaite.
Par exemple, la co-construction d'un ordre du jour : un pad est ouvert avec cette intention, il est communiqué aux participant.e.s de la réunion avec les règles du jeu (comment j'indique que c'est mon idée, dans quel délai je peux participer, qui tranchera s'il y a trop de sujets ...) et chacun.e y travaille quand c'est le bon moment pour lui/elle, voire en plusieurs fois.
Autre exemple : le choix de la prochaine date de réunion avec un framadate que chacun.e remplit à son rythme (encore une fois les règles du jeu sont à expliciter : délai, mode de décision finale ...).

L'expérience et la maturité du groupe

Ce jonglage d'une modalité à une autre évoluera en fonction de l'habitude et de la maturité d'un groupe. Des gens qui ne se connaissent pas, qui démarrent un projet, qui n'ont pas encore de culture collaborative commune, auront besoin de beaucoup se voir "en vrai", avant d'envisager d'autres modes de travail.
Thématique de la ressource : L'outil au service du projet, Organisation et gestion du temps
Auteur.trice(s) de la ressource : Louise Didier
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui, Non
DifferentsEspacesTempsSynschroneAsynchron (Notions et concepts clés)
créée le 14.02.2019 à 16:13, mise à jour le 18.04.2019 à 15:48.

Disjoindre l'apprentissage de la coopération...

Description de la ressource : ...de son utilisation sur des sujets brûlants !
Il est judicieux d'éviter les sujets polémiques pour s'initier à la coopération. Il vaut mieux tester méthodes et outils coopératifs sur de petits projets avec peu d'enjeux que sur des chantiers vitaux pour le réseau.

Par exemple, la mise en commun de fiches pédagogiques pour un réseau d'éducation à l'environnement, alors que ce qui est vital pour les membres du réseau c'est de trouver des moyens de se financer. Quand les membres du réseau auront acquis un peu d'expérience en matière de pratiques coopératives et auront développé un vécu commun, un chantier sur la mutualisation des moyens pourra être envisagé.
Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
    DisjoindreLApprentissageDeLaCooperation (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
    créée le 16.09.2018 à 23:37, mise à jour le 16.09.2018 à 23:37.

    Distribuer des rôles

    Description de la ressource : L'animation de la réunion peut être “distribuée” à plusieurs personnes pour des rôles tels que :
    • un animateur, qui gère le déroulement de l'ordre du jour
    • un facilitateur qui facilite le passage de parole de l'un à l'autre, qui s'assure que les participants s'écoutent et ne se coupent pas la parole et qui est attentif à ce que chacun puissent parler
    • un maître du temps qui garantit le “timing” pour chaque point à l'ordre du jour et qui prévient des débordements de temps => "combien de temps pour ce point ?", "il reste X min"...
    • un scribe pour prendre des notes et/ou garder une trace, réaliser un compte-rendu, un relevé de décisions

    Il existe d'autres rôles potentiels, selon les besoins :
    • un accueilleur, qui accueille les personnes en retard (à voix basse, sans intérrompre la réunion) et leur précise où en est la réunion. Les personnes se sentent ainsi intégrées à la réunion sans que le déroulement s'en trouve interrompu.
    • un scrutateur d'ambiance ou responsable de la convivialité ou garant de la bienveillance ou dynamiseur, qui s'attache à repérer les signes non verbaux des participants et fait des propositions à l'animateur pour adapter le rythme de la réunion.
    • un scrutateur de la circulation de la parole qui note, sous forme d'un schéma, les personnes qui ont pris la parole et à qui elles se sont adressées (au collectif ? à une personne en particulier ?) et qui le montre en fin de réunion par exemple.

    Il peut être intéressant de faire tourner les rôles pour que les personnes du groupe partagent les
    responsabilités.
    Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives
    Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
    DistribuerDesRoles (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
    créée le 23.09.2018 à 13:52, mise à jour le 23.09.2018 à 13:52.

    Du beau, du beau, du...

    Description de la ressource : Contrairement à ce que pourrait penser, l'aspect esthétique, graphique est très important : il a un pouvoir motivant pour les membres du groupe et il valorise les productions collectives.
    On pourra même aller jusqu'à utiliser du Bling-Bling très apprécié par certains :
    • Animations en flash,
    • Effets au survol et fonctionnalités de glissé-déposé avec des technologies Jquery, ou Mootools, - Rolex...
    Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
    Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
    Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
    DuBeauDuBeauDu (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
    créée le 16.09.2018 à 23:41, mise à jour le 16.09.2018 à 23:41.

    Décontextualiser et choisir des formats réutilisables

    Description de la ressource : Si la loi permet la réutilisation d'un contenu de par sa licence, il ne sera pas nécessairement appropriable par d'autre s'il est trop contextualisé ou s'il est mis à disposition sous des formats rendant difficile sa modification. Nous devons prendre soin d'utiliser des formats sincèrement réutilisables tant sur la forme que sur le fond.

    Concernant la forme, il s'agit de privilégier des formats ouverts : les PDF sont adaptés à la diffusion mais rendent complexes la reprise du texte et l'export des images. Prenons donc l'habitude de partager aussi nos fichiers source en dissociant fichier de texte et sources multimédia par exemple, tant pour les PDF que pour d'autres services de diffusion (prezi, youtube,...).

    Concernant le fond, il s'agit surtout de décontextualiser nos ressources. Si nous préparons un support de formation sur l'animation de réunion par exemple, nous devons isoler les éléments type « méthodes d'animation » des éléments type « théories du fonctionnement des groupes ». Ainsi, chaque sujet pourra être repris indépendamment.

    Toutes ces opérations peuvent prendre du temps, mais si elles sont intégrées dés le début, il suffit de penser à conserver des traces du contenu avant sa version finale. Par exemple, conserver les illustration et le texte relatif à un article, même si nous choisissons ensuite d'en faire un PDF pour sa diffusion. Cela évite d'avoir à « dégrader » nos ressources a posteriori pour les rendre réutilisables par d'autres. Gardons en tête que si nous investissons du temps pour mettre à disposition des contenus, cela n'aura servit à rien s'ils sont trop contextualisés ou partagés sous de mauvais formats.

    image termitiereexemplestigmergie.jpg (0.2MB)
    Illustration - Lilian Ricaud - cc by sa

    La compostabilité correspond à des logiques d'organisation de type stigmergique : la réutilisation doit pouvoir se faire naturellement sans demander d"effort supplémentaire. Chaque élément partagé a pour mission de laisser une trace que l'autre pourra comprendre et utiliser sans peine.

    Pour aller plus loin : Lilian Ricaud ? « La stigmergie, un nouveau modèle de gouvernance collaborative »

    Les "récits-recettes" : pour partager des projets entiers !

    Si c'est un projet complet que nous souhaitons partager, certains modèles de description peuvent nous aider. Les « récits-recettes »* développés par l'association Collporterre par exemple extraient le « code source » (l'ADN) d'un projet en analysant son parcours : « Un code source n'est ni un historique, ni un diagnostic associatif. Il vise à rendre intelligible un projet, de son origine à son fonctionnement actuel, en passant par les échecs, réussites et moyens mis en oeuvre ». Cette méthode est aussi efficace pour faire le point en interne que pour rendre compte de votre modèle à l'extérieur et en permettre la réplication.

    * - Le récit-recette du réseau Bruded par Collporterre
    Thématique de la ressource : Compostabilité des projets
    Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
      DecontextualiserEtChoisirDesFormatsReutili (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
      créée le 16.09.2018 à 23:04, mise à jour le 16.09.2018 à 23:04.

      Définir des accords de groupe

      Description de la ressource : Les accords de groupes peuvent se définir comme la formalisation d'un cadre collectif qui sécurise la participation des individus à un temps de réunion et qui permet ainsi de remplir les besoins individuels de chacun des participants.

      Il est l'aboutissement de l’expression des besoins de chaque participant et, si nécessaire, d'une négociation entre besoins contradictoires. Les accords de groupe prennent souvent la forme d'un nuage de mots ou de petites phrases qui permettent de rendre visible au groupe l'ensemble des besoins de ses membres afin de permettre leur prise en compte par chacun.
      image 20180919_095255.jpg (1.3MB)
      Exemple des accords de groupe d'une quinzaine de personnes

      Le but des accords de groupe, c'est qu'à travers l'expression des besoins de tous, le temps collectif ne rencontre les limites de personnes. On parle donc bien a priori ici de besoins profonds sur et non de simples préférences, que les participants peuvent formuler à travers une phrase commençant par "Pour que ce moment passé ensemble ne rencontre pas mes limites, j'ai besoin de...". On valide donc généralement les accords de groupe au consentement, en ce sens qu’ils ne remplissent pas nécessairement les préférences de chacun, mais qu'ils ne percutent les limites de personne.

      Puisqu'ils sont garants d'un cadre collectif sécurisant, c'est au collectif dans sa globalité qu'il incombe de veiller au respect des accords de groupe. Un rôle peut-être attribué pour dédier à quelqu'un la tâche d'être en attention du respect du cadre à une personne en particulier, mais il ne dédouane personne de sa responsabilité quand à son respect individuel des besoins et limites des autres.

      Les accords de groupe doivent

      • Être co-créés par chaque participant : puisque aucune personne ne peut formuler les besoins ou les limites du moment d'une autre. Une petite méthode d'animation pour co-créer vos accords de groupe. Le temps de formulation des besoins du collectif doit être sanctuarisé et être suffisamment accueillant /serein pour permettre à chacun d'exprimer ses besoins en toute liberté et authenticité,
      • Être redéfinis dés lors que la composition du groupe change : puisqu'ils sont liés aux individus, dés que la composition du groupe évolue, il faut faire évoluer les accords qui s'adaptent aux besoins des personnes présentes;
      • Être re-validés à chaque nouveau regroupement : puisque si la composition d'un groupe ne change pas, les besoins et limites de chacun évoluent chaque jour. La re-validation des accords de groupe peut donc être rapide mais elle est nécessaire (à travers un tour de consentement par exemple);
      • Être rendus visibles : puisqu'ils doivent être respectés tout le temps, ils doivent être visibles et accessibles en permanence, d'autant plus que c'est le groupe dans sa globalité qui est garant du respect de ces accords.

      Les accords de groupe ne permettent pas

      • De sécuriser de manière globale les échanges au sein d'un projet collectif ou d'une organisation : ils sont à privilégier pour les moments de rencontres physiques ou distants de type réunion, mais doivent être complétés par des architectures plus fines à l'échelle d'une organisation (moments dédiés à l'apaisement des tensions, rituels de gestion des conflits, etc...).
      • De sécuriser les échanges sur des sujets trop brûlants ou dans l'urgence : les accords de groupe reposent principalement sur la capacité de chacun à exprimer avec authenticité ses besoins à respecter les besoins des autres. En situation de conflit interpersonnels ou dans des contextes trop chargés émotionnellement, les accords de groupe doivent être remplacés par des dispositifs de médiation plus complet et pertinents.

      Et si nos besoins se marchent sur les pieds ?

      Il arrive parfois que les besoins de deux personnes ou plus se percutent, s'opposent. On ne peut pas commencer à travailler sereinement dans ces conditions, les concernés ne pouvant être sereins à ce moment. Dans ce cas, trois petites étapes permettent de débloquer la situation :
      • Clarifier : inviter chaque concerné à reformuler son besoin pour vérifier qu'il y a vraiment une opposition et bien comprendre ce qu'il y a derrière les mots;
      • Effectuer une nouvelle proposition : une fois bien compris les besoins exprimés, une reformulation peut-être proposée et passée au consentement auprès des deux intéressés. Exemple :"J'ai besoin de calme VS j'ai besoin de bouger" deviendrait "j'ai besoin de moments de calme ET j'ai besoin de moments pour bouger"

      Retrouvez une méthode d'animation de co-construction d'accords de groupe dans cette fiche outil : https://interpole.xyz/?CoDefinitionDAccordsDeGroupes
      Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives, Gouvernance, prise de décision et gestion de conflits
      Auteur.trice(s) de la ressource : Audrey Auriault, Louise Didier, Romain Lalande
      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
      DefinirDesAccordsDeGroupe (Notions et concepts clés), écrite par RomainLalande
      créée le 06.10.2018 à 10:11, mise à jour le 25.10.2018 à 09:56.

      Définir la valeur ajoutée

      Description de la ressource : Dans les projets, il y a une idée de projection, on est tourné vers l’avenir, on réinvente quelque chose qui n'existe pas encore.

      Pour que ça fonctionne, il vaut donc mieux savoir « pourquoi on fait le projet ». C’est une question qu’on doit avoir en tête tout le temps, et en 360, avec chaque membre du groupe.

      On définit la valeur ajoutée du projet : qu’est-ce que ça aura apporté ou changé dans notre environnement quand on aura fini. Cette VA est la ligne directrice qu’on va avoir en tête tout le temps, à chaque fois que l’on prend une décision.

      C'est l'endroit où l'on donne corps à l'ambition collective du projet. Cela permet à chacun de savoir positionner ses ambitions individuelles et de définir : à quels endroits il s'agit de sa propre volonté, et à quels endroits il s'agit de la volonté commune du groupe. On évite ainsi les potentiels rancœurs vécues lorsque l'on a l'impression de devoir tout faire à la place du groupe alors qu'il s'agit d'une envie individuelle.


      Ce n’est pas un dogme immodifiable, mais si on le change c’est tous ensemble.
      Thématique de la ressource : Gouvernance, prise de décision et gestion de conflits
      Auteur.trice(s) de la ressource : Romain lalande, Sylvain boyer
      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
      Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
      Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
      DefinirLaValeurAjoutee (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
      créée le 21.10.2018 à 14:10, mise à jour le 14.02.2019 à 15:58.

      Définir la valeur ajoutée, l'objectif de changement

      Description de la ressource : Dans les projets, il y a une idée de projection, on est tourné vers l’avenir, on réinvente quelque chose qui n'existe pas encore.

      Pour que ça fonctionne, il vaut donc mieux savoir « pourquoi on fait le projet ». C’est une question qu’on doit avoir en tête tout le temps, et en 360, avec chaque membre du groupe.

      On définit la valeur ajoutée du projet : qu’est-ce que ça aura apporté ou changé dans notre environnement quand on aura finit ? Cette Valeur Ajoutée est la ligne directrice qu’on va avoir en tête tout le temps, à chaque fois que l’on prend une décision. Ce n’est pas un dogme immodifiable, mais si on le change c’est tous ensemble.
      Thématique de la ressource : Gouvernance, prise de décision et gestion de conflits
      Auteur.trice(s) de la ressource : Romain lalande, Sylvain boyer
      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
      Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
      Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
      DefinirLaValeurAjouteeLObjectifDeChange (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
      créée le 05.10.2018 à 09:30, mise à jour le 01.02.2019 à 09:56.

      Encourager les contributions

      Description de la ressource : Pour initier une dynamique coopérative (et même la prolonger) qui s'appuie sur des participations volontaires, il est important de valoriser la moindre contribution. Par exemple citer tous les contributeurs du projet, même ceux qui n'ont eu qu'une participation très minime (apologie du renforcement positif).
      Il n'y a pas de mal à se faire plaisir !
      Par ailleurs, il peut être très utile pour un animateur de réseau de bien connaître les contributeurs éventuels pour repérer le chemin entre leurs préoccupations et le projet.
      Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
      Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
      Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
      EncouragerLesContributions (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
      créée le 16.09.2018 à 23:42, mise à jour le 16.09.2018 à 23:42.

      Faire l'effort d'améliorer et prendre en compte le monde réel

      Description de la ressource : Une des limites au partage des richesses d'un groupe et leur réutilisation, c'est leur fragmentation. Si chaque effort de partage se limite à la mise à disposition de ressources déjà existantes ailleurs, alors ce partage n'a que peu d'impact. Mieux vaut dès que possible prendre le temps de d'améliorer des contenus mis à disposition par d'autre en y mêlant ses ressources propres.

      Deux éléments viennent limiter l'amélioration de contenus existants : l'ego et le flemme. Il est toujours moins évident de satisfaire son besoin de reconnaissance lorsque l'on ne crée pas quelque chose de nouveau mais que l'on se contente d'améliorer à la marge quelque chose d'existant. Pour favoriser la contribution à de l'existant, nous devons veiller à bien garder trace des contributeurs (auteurs) afin que chacun puisse bénéficier de la notoriété de la ressources produites. Il est également plus complexe de repartir d'un contenu existant, puisqu'il sera organisée selon la pensée de son auteur. Repartir d'une base existante nécessitera donc nécessairement un effort supplémentaire pour s'imprégner de la ressource avant de pouvoir y contribuer.

      Si la contribution à de l'existant peut paraître difficile, c'est à ce niveau que l'intérêt du partage se fait réellement sentir. C'est lorsque plusieurs sources de contenus s'assemblent que la ressource devient réellement réutilisable. Plus il y a de sources, plus la richesse partagée est dé-contextualisée et plus elle est largement ré-appropriable par d'autres.

      Arrivé ici et malgré tout ce qui a été dit sur la compostabilité, revenons à la nature et rappelons nous qu'avant de penser ré-emploi, l'enjeu est d'abord de ne pas surproduire. Si c'est grâce au numérique et au partage de connaissance rendu possible par ce biais que nous pouvons transposer la notion de compost vivant à l'univers des projets; il ne faut pas oublier que nous vivons avant tout sur une planète vivante elle aussi. Cela nous amène nécessairement à considérer l'impact du partage de connaissance sur l'écosystème naturel qui nous permet de vivre. La partage numérique de connaissance a des externalités négatives colossales en terme de consommation d'énergie et de ressources naturelles (minerais notamment).

      La prise en compte de l'impact du partage de connaissance immatériel sur le monde physique qui nous entoure rend encore plus indispensable nos capacités :
      • A adopter une culture commune du partage à même de constituer des réseaux de connaissances interconnectés qui ne nécessite pas de les dupliquer (interopérabilité)
      • A constituer des communauté thématiques pour contribuer à des bases de connaissance communes (sur des sujets non-émergeant notamment)

      Pour aller plus loin : « Technologie numériques et environnement » par Cédric Gossart et René Garello
      Thématique de la ressource : Compostabilité des projets
      Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
      Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
        Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
        FaireLEffortDAmeliorerEtPrendreEnCompte (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
        créée le 16.09.2018 à 23:11, mise à jour le 16.09.2018 à 23:11.

        Faire vivre de petites expériences irréversibles de coopération

        Description de la ressource : Un grand voyage commence par de tous petits pas.
        Même s'il semble que la coopération soit une composante majeure de l'animal humain, quelques siècles de "saine concurrence", de "il ne faut pas copier", de "pour exister, ne doit rien à personne"... handicapent les humains qui s'y frottent. Il convient donc de, petit à petit, ré-instiller la dimension coopérative.
        Tout changement est un processus de rupture qui demande un basculement dans les représentations, les idées, les méthodes des individus.
        Pour qu'un réseau se mette à coopérer, il faut provoquer ces ruptures, ces basculements qui sont souvent irréversibles : nous proposons pour cela de faire vivre de petites expériences irréversibles de coopération :
        • Lever un menhir, 340 bonshommes qui tirent dans des sens différents mais pas trop fort : super comme expérience mais il faut avoir l'occasion.
        • Prendre des notes à plusieurs en même temps et sur une même page (avec Etherpad, Google doc ou Gobby : outils qui permettent de co-rédiger en ligne un texte), plus simple que lever un menhir mais bien efficace.
        • Animer un débat en utilisant des cartes heuristiques (Freeplane, Freemind, Xmind...) vidéo-projetées en direct, technique qui permet de visualiser d'un coup d'oeil toutes les idées du groupe et on passe d'une logique linéaire à une navigation par idées qui peut s'adapter au public (on peut facilement ajouter de nouvelles idées).
        • Faire faire et valoriser la rédaction de synthèses de listes de discussions (par exemple, au sein du réseau Tela Botanica , les membres du réseau discutent parfois sur les listes et forums de sujets très pointus. Celui qui a initié la discussion doit réaliser la synthèse. Il y a un classement des synthèses des listes de discussion suivant qu'il s'agit d'un simple copié-collé, ou d'une rédaction plus organisée).
        • Mettre du contenu imparfait, à corriger : n'écoutant que leur bravoure pour défendre la pureté de la Langue, ceux qui hier encore freinaient des quatre fers à l'idée de participer sur un outil informatique passent la barrière technique et corrige les fautes ! (cette astuce est encore plus efficace quand la faute porte sur le nom d'une personne : au souci de l'orthographe irréprochable, s'ajoute l'aiguillon de l'ego...).
        • Faire des jeux coopératifs : par exemple le jeu du Tao , ou jeux coopératifs en animation collective sur un site sur la non-violence .
          • ...
        Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
        Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
        Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
        Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          FaireVivreDePetitesExperiencesIrreversible (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 16.09.2018 à 23:38, mise à jour le 16.09.2018 à 23:38.

          Instaurer une gouvernance partagée

          Description de la ressource : Partager les responsabilités pour éviter la concentration du pouvoir et l’essoufflement des forces vives.

          Expérimenter des outils d'animation sociocratiques par ex :
          • décision par consentement
          • élection sans candidat

          Prendre le poul régulièrement : requestionner l'engagement et les attentes de chacun.e.
          Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives
          Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
          InstaurerUneGouvernancePartagee (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 23.09.2018 à 21:18, mise à jour le 23.09.2018 à 21:18.

          L'importance de l'interconnaissance

          Description de la ressource : Ne pas oublier que prendre le temps de faire connaissance (par des présentations, des jeux ou des temps informels – repas, balades, ateliers de création...) est un préalable indispensable à la coopération.

          L'interconnaissance pourra ensuite mener à la confiance et à la créativité.

          Les jeux de coopération et/ou d'interconnaissance permettent de mieux connaître les fonctionnements des autres membres du groupe :
          • le jeu des "bonjour"
          • le So Speed dating
          • le jeu du noeud
          • la mouche muette
          • les chaises qui tombent
          • E.T. (jeu des baguettes)
          • la balade aveugle
          • le comptage collectif
          • Petites histoires – Grande histoire
          • la ligne muette
          • Bopbilibop Bop Bop
          • Tous ceux qui
          • Web humain
          • Zip Zap

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          Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives
          Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          LImportanceDeLInterconnaissance (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 23.09.2018 à 13:45, mise à jour le 21.10.2018 à 14:04.

          L'outil collaboratif n'existe pas

          Description de la ressource : Lorsque l'on souhaite mener un projet de manière collaboratif, on peut être tenté de rechercher l'outil idéal, déjà pensé par d'autre et calqué sur nos besoins. Voici quelques éléments pour vous expliquer pourquoi l'outil collaboratif par essence n'existe pas et en quoi effectuer un choix éclairé en la matière est indispensable pour éviter les déconvenues.

          L'outil, un pharmakon

          La première chose à toujours avoir en tête, c'est que l'outil n'est qu'un outil. Il faut comprendre par là qu'il n'est pas animé d'une énergie propre : le stylo sur la table est une nature morte.

          Dans des mains humaines, il va transmettre l'intention de son utilisateur.ice et pourra faire :
          • ce pourqoi il a été conçu - le stylo écrit
          • ce pour quoi il a été détourné dans un sens - le stylo devient le tuteur d'une plante
          • ce pourquoi il a été détourné dans un autre sens - le stylo est démonté pour servir de sarbacane afin de mitrailler les formateur.ices

          Bernard Stiegler (Ars Industrialis) décrit ainsi l'outil comme un pharmakon portant en lui trois propriétés faisant de l'outil à la fois :
          • Un remède vecteur d'émancipation,
          • Un poison source d'asservissement et
          • Un bouc émissaire qui camoufle les causes réelles de potentiels dysfonctionnements


          L'exemple de Trello

          Trello est un service en ligne de gestion des tâches. Il permet par exemple de liste certaines tâches en les rendant visibles à d'autres personnes, d'affecter des tâches à soi et aux autres, etc. A priori ses fonctionnalités peuvent en faire l'outil idéal pour mener un projet de manière collaborative.

          Reprenons la notion de pharmakon avec cette exemple :
          • Trello le remêde : dans une association d'éducation populaire, chacun a vu sur l'ensemble du tableur, chacun va voir ce qu'il reste à faire le matin, s'attribue lui même une tâche pour la journée, signale aux autres lorsque c'est fat et leur communique où retrouver toutes les information. Personne n'imagine fonctionner autrement tellement c'est idéal !
          • Trello le poison : un nouveau manager débarque dans l'entrepôt logistique. Afin de mieux asseoir son autorité et de contrôler chaque minute de temps des salariés il utilise Trello. Le matin les salariés doivent s'y connecter pour consulter les tâches qui leurs sont assignées. Seul le manager peut agir sur l'outil, les salariés ne pouvant que regarder les tâches qui leurs sont attribuées. Tout le mone peut voir ce que les autres font ce qui est générateur de jalousie, de conflit et de sentiment de surveillance permanent.
          • Trello le bouc émissaire : dans une grande entreprise coopérative, Trello est utilisé pour se répartir les tâches sauf que tout le monde ne prend pas le temps d'y aller. Michel n'a pas réussir à s'inscrire puisque les mails vont dans les spams. Yves trouve que le fond d'écran vert c'est pas super génial niveau karma spectral. Au final rien ne va plus mais c'est la faute de l'outil. Pas de l'incapacité du collectif à accompagner Michel sur sa boite mail. Pas dans l'incapacité du collectif à valider leurs besoins et à faire des concessions sur le fond d'écran.Pas dans l'incapacité du collectif à poursuivre l'usage de son tableau blanc mis à jour à chaque pause café, parce que franchement c'est pas assez chouettos quand on fait d'ans l'innovation sociale coopérative et disruptive.


          Faire le deuil de l'outil qui collabore

          l'outil ne collabore pas, c'est un groupe humain qui décide de collaborer, qui apprend à le faire et qui finalement choisit ses en outils. Seulement alors, les outils deviennent collaboratifs, mais ne le sont jamais par essence.

          Cela pourrait paraître décevant, mais c'est finalement rassurant car l'outil que nous souhaitons pour collaborer sereinement est convivial : c'est l'outil qui nous permet de travailler au gré de nos envies dont nous voulons, pas celui qui travaille à notre place sans nous consulter et encore moins celui qui nous travaille. Pour aller plus loin sur la notion de convivialité (au sens d'Illitch), consultez la fiche dédiée .

          Co-élaborer le cadre d'usage des outils

          Formuler les usages

          L'outil collaboratif est donc à construire, et il est le fruit d'un choix négocié entre les différents univers culturels de ses utilisateurs. Utilisateurs, financeurs, webmaster et autres parties prenantes vont devoir se mettre d'accord et faire chacun des compromis entre la situation idéale et celle que chacun est à même d'accepter.

          Pour que l'outil s'approche au mieux des besoins réels, il est conseillé d'en décrire le plus précisément possible les usages attendus. Cela permet de formaliser précisément la nature du besoin sans se laisser influencer par des possibilité techniques déjà connues, des vieux codeurs qui rechignent à changer leurs habitudes ou des peurs irrationnelles d'utilisateurs qui pourraient peut-être être formés. Pour faciliter la définition des usages liés outils, trois choses peuvent aider :
          • Se mettre en tête qu'il existe une solution technique pour quasiment tout usage. la technique est en effet souvent un faux problème.
          • Formuler son usage à l'aide de la phrase "En tant que... je souhaite que... afin que..."
          • Définir les contextes de ces usages à l'aide d'un tableau à quatre entrées : Synchrone / Asynchrone et Présentiel / Distanciel. un tableau blanc peut parfois suffire alors même qu'on y aurait pas pensé !

          image ccbysa_cyrillegiquello_espacetemps.png (59.6kB)
          Illustration des contextes d'usages liés à différents outils - CC by SA - Cyrille Giquello

          Choisir l'outil correspondant à ses usages

          Une fois les usages attendus formalisé, l'outil peut enfin être choisis. Vous en trouverez un certain nombre parmi ces fiches , que vous pouvez trier par usages.
          Vous devriez alors pouvoir effectuer des choix éclairés en la matière pour placer l'outil au service de vos usages.


          Définir des règles d'usage

          Il s'agit ici de traduire les usages formulés pour l'outil en des termes concrets qui correspondent à ses conditions d'usage optimales dans le contexte. On peut ici préciser un certains nombres d'éléments :
          • Les rôles associés à l'outil : qui l'administre ? qui l'utilise ? qui y a accès ?
          • Les éléments liés à la confidentialité : comment sont utilisés les données ? Qui peut consulter les informations qui y transitent ?
          • Comment l'utiliser efficacement : à quel moment notifier par mail ? Combien de message ais-je droit d'y poster ? A quelle fréquence dois-je m'y connecter ?

          Ces règles d'usage sont indispensable car c'est à travers elles que l'outil, s'il est convivial, s'adaptera réellement aux usages formulés par le collectif. Sans ces règles d'usage, impossible de paramétrer de manière adaptée l'utilisation de l'outil.

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          Je veux un exemple !

          Ritualiser la remise en question du cadre d'usage

          Le cadre d'usage fixé un moment donné va nécessairement devenir obsolète avec le temps aussi, et afin de ne laisser nos fonctionnement être immobilisés par les usages du passé, il faut ritualiser des temps de remise en cause de ces règles. Il s'agira dés lors d'un processus itératif qui s'améliorera et s'adaptera en continue en s'appuyant sur chaque nouvelle expérience positive ou négative.

          Pour réinterroger, certains moments peuvent être particulièrement adaptés : les assemblées générales, les premières réunions de conseils d'administrations, les réunions d'équipes, la rentrée scolaire, etc. Lors de ces moments il convient de ré-itérer le processus d'outillage dés la phase d'expression des usages, ce qui peut potentiellement nous amener à changer d'outil. Il ne faut en effet pas hésitez à faire un bilan des vécus des uns et des autres vis à vis des outils expérimentés ou de besoin non remplis par les outils en places.

          Rendre visible le cadre d'usage

          Une fois définit, le cadre d'usage ne sera utile que s'il est communiqué, lisible et facilement accessible. Cela peut se faire en l'affichant dans l'espace commun, en l'intégrant à la page d'accueil ou à travers la mise en place d'une gare centrale (voir la fiche dédiée ).

          On peut alors espérer...

          Si l'on prend le soin de rendre conviviaux les outils que l'on utilise, notamment lorsqu'ils sont numériques, nous pouvons espérer sans trop nous tromper qu'ils nous permettent :
          • De rester en lien même à distance
          • De produire localement des connaissances rendues disponibles mondialement
          • Nous organiser collectivement à un très grand nombre
          • Générer des metissages à même de relever de manière non violente les défis qui se posent à l'humanité
          • De bien vivre, dés maintenant

          Mais n'oublions pas...

          Nous finirons sur les outils comme nous avons commencé : l'outil collaboratif n'existe pas, c'est un groupe humain qui décide de collaborer. Si nous souhaitons mieux agir collectivement, c'est donc nos capacités individuelles et collectives à le faire qu'il faut développer.

          Source de cette mise en mots : carte mentale de Laurent Marseault.
          Thématique de la ressource : L'outil au service du projet
          Auteur.trice(s) de la ressource : Outil réseau, laurent Marseault, Romain Lalande
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          LOutilCollaboratifNExistePas2 (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 01.02.2019 à 09:39, mise à jour le 01.02.2019 à 09:39.

          La compostabilité 1 : pour un écosystème de projets vivaces

          Description de la ressource : Emballages, meubles, téléphones, ordinateurs, gadgets... chaque objet qui nous entoure est consommateur de ressources naturelles. Le temps où nos créations donnaient lieu à des déchets capables de se décomposer est maintenant loin derrière nous. Problème : lorsque l'on produit des objets trop complexes pour se recomposer d'eux-mêmes, nous accumulons une dette technique qu'il nous faudra un jour assumer.

          Pour limiter l'impact et le nombre de ces déchets, de nombreuses solutions se développent et une multitude d'expérimentations sont en cours : mouvement zéro déchet, bacs à compost, repair cafés, ressourceries, etc.

          Qu'en est-il lorsque l'on aborde une autre des productions humaines, omniprésente à l'ère du numérique : celle des connaissances ? La seconde vie des idées, de l'immatériel, de nos projets reste un impensé alors même qu'ils sont le fruit de notre énergie vitale, ressource irremplaçable s'il en est.

          Mais alors, à quoi ressemblerait une ressourcerie des idées ? Ce texte propose une réponse exploratoire à travers la notion de « compostabilité » développée par Laurent Marseault.

          image piano.jpg (0.2MB)
          piano en berry - cc by sa - Romain Lalande
          Parce qu'elle part de l'observation de la nature et qu'elle vise à en étendre les enseignements à tous nos projets, cette petite allégorie s'adresse à tous. . . pourvu d'être capable d'un peu d'abstraction !

          Ce qui vit est compostable


          Nous vivons sur une planète vivante (et donc limitée) qui obéit au moins à deux règles fondamentales :
          • 1. Tout n'est que poussières d'étoiles : la matière qui constitue toute chose est composée de petits atomes, fabriqués au moment du Bing Bang il y a 13 milliard d'années ;
          • 2. La nature se réorganise en permanence : chaque brique qui compose chaque chose se décompose à un moment donné, puis va se réassembler pour redonner de la matière.

          Partant de ce principe, toute chose vivante est nécessairement compostable. Une feuille peut s'envoler sur 200km, se décomposer puis se recomposer sous l'effet de petits organismes qui recréent du vivant ; le vivant porte ainsi en lui les conditions de sa propre compostabilité.

          Parlons de nous et faisons l'hypothèse qu'en tant qu'êtres humains vivants nous soyons mortels. Convenons qu'il est alors possible qu'en tant qu'individu, qu'en tant que bénévole ou qu'en tant que salarié l'aventure s'arrête un jour. Pour chaque projet auquel nous contribuons le constat est le même : un concours de circonstances a provoqué le début d'un processus qui tend invariablement à s'éteindre.

          C'est cette mort programmée et inéluctable qui doit nous pousser à travailler très en amont sur les conditions de compostabilité des projets. . . au risque de fabriquer des agrégats qui ne puissent se recomposer ! C'est là tout l'enjeu du principe de compostabilité : préparer la mort des projets et permettre à chacune de leurs composantes de se réassembler à d'autres endroits et potentiellement avec d'autres personnes.

          Partager sincèrement pour pouvoir re-composer

          Bien souvent, on ne réfléchit pas à la compostabilité des projets lors de leur conception (quels éléments méritent d'être réutilisés, sous quelle forme, où les mettre à disposition,...). Même lorsque l'on décide de rendre disponible ces ressources auprès des autres, cela ne suffit généralement pas à leur assurer une seconde vie. Il faut dès lors réfléchir à la meilleure méthode pour permettre à la matière produite (les contenus, les données, l'expérience due à nos échecs et réussites,...) d'être réutilisée indépendamment de tout contexte d'usage.

          Si l'on souhaite continuer à vivre sur une planète vivante il faut incontestablement respecter les règles fondamentales du vivant. Si l'on accepte de fabriquer petit à petit des organisations humaines non-compostables, nous acceptons de facto la création de matière inerte, non utilisable voire polluante à l'échelle de l'existence humaine. Utiliser notre énergie vitale pour produire des éléments qui ne vivent pas au-delà de nous-même, ce serait alors se couper du vivant.
          Prenons pour exemple un grand mouvement d'éducation populaire, qui relève un défi impressionnant avec la création de son MOOC (cours collectif en ligne) sur la gouvernance partagée qui totalise 26 000 inscrits en 2015. De nombreux contenus vidéos sont alors placées sous des licences qui en permettent légalement la réutilisation une fois la formation terminée (CC BY SA). Malheureusement ces contenus sont trop contextualisés et ne peuvent pas servir d'autres usages. Trop d'éléments de contenus liés au MOOC ne permettent pas de bien profiter de la vidéo en dehors de ce cadre. Toute l'énergie investie dans la création de ces ressources est donc perdue puisque le partage est « légal » (grâce aux licences) mais pas « sincère » (du fait de la contextualisation des contenus).
          Il aurait fallu séparer dès le montage les éléments propres à l'organisation du cours en ligne de ceux traitant simplement du sujet. A l'instar de l'adage « écrire pour être lu », une ressource sincèrement mise à disposition est « partagée pour être utilisée » !

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          Agrégat de sol archéologique - vue au microscope - cc by sa - NATON Henri-Georges

          Le vivant commence là où la mort se prépare



          Une fois assimilée, la compostabilité des projets permet d'envisager très en amont nos actions et de développer des automatismes fertiles. C'est une manière de se dire « ce que je crée va mourir, je vais mourir, alors comment faire pour que cette énergie que je pose là puisse être utilisée par tout le monde ? ». Se poser cette question, c'est préparer la mort des projets. Pas dans le sens d'un délire paranoïaque et morbide, mais en prenant conscience que notre seule contribution au monde, c'est ce que nous aurons réussi à sincèrement partager.

          En écho, le risque d'une mort non-préparée, c'est de s'obliger à continuer à agir, à vivre des expériences, à rassembler des choses, à agréger, sans jamais prendre le temps de penser la transmission de cet héritage. On crée alors une chimère, un projet que l'on va sans cesse persister à nourrir sans jamais en remettre en question le sens et sans accepter qu'il ne s'arrête. Il est donc indispensable de ritualiser le traitement de ce que l'on souhaite transmettre au jour le jour pour s'autoriser à mettre fin à un projet au moment opportun. Capitaliser ses ressources permet d'accepter la fin d'un projet pour redémarrer ailleurs ou différemment sur des bases déjà acquises. C'est aussi permettre en temps réel à ce qui est expérimenté quelque part et jugé efficace d'être répliqué ailleurs.

          Instaurer une périodicité minimale de rendez-vous et y intégrer des temps de capitalisation (de mise en forme partageable) des productions est indispensable. Ce cycle peut ensuite se répéter indéfiniment ou ne se réaliser qu'une fois, il suffit à rendre réutilisable par soi et par d'autre l'intégralité de l'énergie investie. La mise en place de cycles récurrents permet aussi d'assurer la vie du projet : la durée de ce cycle correspond à la fréquence minimale de rencontres nécessaires à la vitalité du projet. En dessous de ce seuil, le projet ne peut survivre et c'est le signal qu'il faut y mettre fin - ce qui n'est pas si grave si tout ce qui a été produit est réutilisable immédiatement par tous !

          De la compostabilité, il faut donc retenir trois choses :
          • 1. elle se pense et se prépare très en amont,
          • 2. elle permet de mettre fin aux projets lorsque nécessaire tout en leur assurant un nouveau départ,
          • 3. elle nécessite le partage sincère de l'ensemble des ressources produites.
          Rendre son projet compostable, c'est fertiliser les idées en les partageant et tendre vers des organisations plus vivantes, vivaces et vivables.

          Extrait audio -Laurent Marseault sur la compostabilité - 2015 - 10mn


          Crédits - Licence

          Contenu placé sous licence CC by SA,
          Contenus agrégés par Romain Lalande sur la base d'un récit-concept de Laurent Marseault, agrémenté d'échanges fertiles au sein du réseau francophone des Communs, de VECAM et de Remix the Commons.
          Nourri des expérimentations menées par le collectif Animacoop et Outils-Réseaux depuis 15 ans.
          Un grand merci à Maïa Dereva et Sarah Gaucher pour leurs relectures attentionnées.
          Thématique de la ressource : Compostabilité des projets, Communs et partage de connaissance
          Auteur.trice(s) de la ressource : Laurent Marseault, Romain lalande
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          LaCompostabilite1PourUnEcosystemeDePro (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 01.02.2019 à 09:42, mise à jour le 01.02.2019 à 09:46.

          La compostabilité 2 : mais pour quoi faire ?

          Description de la ressource :

          La compostabilité comme pré-requis à la création de valeur ajoutée


          Le premier des intérêts de la compostabilité, c'est de favoriser la création de richesses humaines. On peut expliquer ce principe en dissociant trois niveaux de richesse d'un groupe humain (cf article de Gatien Bataille) :
          • Les richesses de niveau 1 : c'est la juxtaposition des richesses individuelles apportées par chacun des membres ;
          • Les richesses de niveau 2 : Ce sont les productions dérivées et coproduites par le groupe à partir des richesse individuelles de ses membres ;
          • Les richesses de niveau 3 : Ce sont les productions dérivées et coproduites par le groupe ET les groupes avec qui il échange en mutualisant leurs richesses de niveau 2 respectives.

          Ici les richesses ne sont ni marchandes ni monétaires, ce sont les connaissances, les modes d'organisation, les habitudes collectives, les compétences transverses développées, les contenus de formation, les ressources pédagogiques,etc. On considère qu'elles ne peuvent être valorisées économiquement qu'à partir du second niveau.

          Simple empilement d'apports individuels, les richesses de niveau 1 n'ont pas grand intérêt en tant que telles, mais c'est cette « mise en commun » des richesses de chacun qui permet au groupe humain d'en produire des dérivés à forte valeur ajoutée. On ne parvient ainsi à des richesses de niveau supérieur qu'en partageant sincèrement ses richesses individuelles ou les richesses de son groupe.

          La recherche est un bon exemple de ce principe : pour parvenir à produire des connaissances utiles, la communauté scientifique publie ses découvertes, les partage. . . et chacun s'appuie sur les travaux des autres pour avancer plus vite et plus loin. Toutefois, le monde de la recherche n'est juridiquement pas compostable : la plupart des publications scientifiques (même financées sur des fonds publics) est protégée en accès ce qui limite la capacité des chercheurs à en disposer. En revanche, dans l'usage, on constate que le piratage occupe aujourd'hui une place incontournable qui pourrait même finir par rendre obsolète le régime des droits d'usage de la recherche, notamment avec la mise à disposition gratuite de la quasi totalité des publications sur des plate-formes illégales comme Sci- Hub.

          En partant du constat que, contrairement à la règle établie, le piratage fait du partage sincère un usage extrêmement répandu, l'argument selon lequel la privatisation des richesses d'un groupe stimulerait la création de richesses nouvelles ne tient plus. Chaque barrière au partage de nos richesses individuelles et collectives remet en cause nos capacités à créer. Imaginer des solutions inédites aux grands défis de l'humanité nécessite la rencontre fertile entre les mondes et son pré-requis est le partage de nos richesses humaines, sans conditions.

          La compostabilité permet donc la création de richesses inédites grâce au réagencement de richesses existantes ; Cela est rendu possible par leur partage sincère.

          Pour aller plus loin :
          >> Les réseaux qui durent sont sous licence CC BY SA» de Gatien Bataille

          >> VIDÉO Privés de savoirs» de DATAGUEULE
          >> Repenser la recherche scientifique au-delà de la propriété» de Lionel Maurel


          La compostabilité comme architecture du buen vivir

          Autour de projets ou de structures, se créent des architectures qui peuvent tout autant libérer qu'enfermer les humains qui y agissent. Une architecture compostable permettra à chacune de ses composantes d'y entrer, d'en sortir, d'y contribuer et d'en tirer profit à travers des « accords de travail » clairs.

          La possibilité d'un ou plusieurs départs est ici pleinement intégré à l'architecture de la structure ou du projet : personne n'est indispensable puisque chacun porte en lui des parties de la richesse du groupe qu'il peut à tout moment recomposer ailleurs avec d'autres. Les richesses ainsi disponibles, l'action et le déplacement des individus au sein des groupes peut aussi se faire de façon plus naturelle. C'est une vision écosystémique et biomimétique du fonctionnement des organisations qui implique de considérer le projet ou la structure comme un système vivant dont la mort constitue une étape incontournable.

          Pour mieux comprendre, il suffit d'observer le comportement des virus. Chez les virus, chaque individu est dépositaire d'une partie seulement du patrimoine génétique de sa communauté. C'est seulement lorsque plusieurs individus se trouvent réunis qu'un patrimoine génétique de niveau combiné peut exister. Ainsi, le résultat de l'assemblage des patrimoines génétiques de chacun sera différent pour chaque groupe d'individu. Chacun est alors utile au groupe, mais personne ne lui est indispensable. Si les sortants emportent une partie du patrimoine collectif pour le recomposer ailleurs, le groupe peut lui aussi continuer à profiter du patrimoine de l'individu sortant !

          La compostabilité favorise donc une architecture profitable tant à la structure qu'à l'individu, en limitant les impacts négatifs de la mort de l'un ou l'autre.

          Pour aller plus loin :
          >> Construire une architecture de coopération » de Lilian Ricaud

          >> La stigmergie, un nouveau modèle de gouvernance » de Lilian Ricaud
          >> pour exemple Lancement de l?accélérateur d?Innovation Sociale #Frenchimpact » du Labo ESS


          La compostabilité comme principal vecteur d'un changement d'échelle


          Puisqu'elle permet la réappropriation instantanée des « recettes » qui fonctionnent, la compostabilité est un fort vecteur tant de réplication que d'adaptation des solutions aux problématiques des territoires. Ainsi, chacun peut puiser dans l'expérience des autres les « briques » qui lui permettront de bâtir une solution adaptée à son environnement immédiat.

          Cette manière de penser la diffusion des solutions à grande échelle prend le contre-pied des logiques largement majoritaires d'expansion des solutions par les seules structures qui en sont à l'origine (prôné par l'ESS notamment). Il n'est pourtant pas faux de considérer que les individus à l'initiative d'un modèle seront les mieux à même de le répliquer à l'identique. Il est en revanche contre-productif de croire qu'une solution viable dans un contexte de temps et de lieu donné produira les mêmes résultats ailleurs.

          La compostabilité nous invite à percevoir l'expérimentation comme devant être inhérente à toute action ; il n'y a alors plus ceux qui innovent et ceux qui diffusent, mais une logique plus fertile et plus résiliente du « tous acteurs des solutions ». Ainsi, les solutions sont toutes partagées et immédiatement appropriables par d'autres. Les éléments de solution pertinents peuvent être immédiatement repris et associés afin d'inventer des réponses hybrides, inédites et recontextualisées. On considère alors que ce sont les parties-prenantes d'un contexte qui sont les plus à même à y agir.

          La compostabilité constitue donc un formidable moteur d'innovation sociale, à même d'assurer un changement d'échelle résolvant des défis qui se posent à l'humanité.
          Thématique de la ressource : Compostabilité des projets, Communs et partage de connaissance
          Auteur.trice(s) de la ressource : Romain lalande
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          LaCompostabilite2MaisPourQuoiFaire (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 01.02.2019 à 09:47, mise à jour le 01.02.2019 à 09:47.

          La compostabilité 3 : c'est pour qui ?

          Description de la ressource : Si vous avez continué votre lecture jusqu'ici, c'est déjà qu'elle est certainement pour vous ! En effet, rien de ce qui a été dit ne s'applique ici au modèle d'organisation dominant qui permet à une oeuvre artistique, à un vaccin, ou à une connaissance de manière générale de n'appartenir qu'à quelques-uns ; rien ne s'applique à ce monde qui empêche les individus d'exister au-delà d'eux même.

          Les utopistes, certifiés 100 % compostable


          La notion de compostabilité et sa mise en oeuvre repose avant tout sur la coopération entre humains, dont le seul pré-requis est le partage sincère des richesses. Que l'on entende richesse sous son prisme économique ou sous celui des connaissances, nous constatons que le partage n'est pas l'usage dominant. La compostabilité s'adresse donc nécessairement à ceux qui visent un monde autre qu'il n'est, qui souhaitent innover plus efficacement à échelle mondiale et qui caressent l'envie de vivre en humanité.

          La compostabilité n'impose pas à tous cette vision, mais elle nous invite à pratiquer nos ambitions de partage de manière contaminante. Aussi plutôt que de lister ici d'autres arguments en faveurs du partage, revendiquons cette utopie à travers les mots d'Henri Lefebvre (cf L"empire de la honte , Jean Ziegler) :

          « Ceux qui pensent arrêter leur regard sur l'horizon et se bornent à regarder ce qu'on voit, ceux qui revendiquent le pragmatisme et tentent de faire seulement avec ce qu'on a, n'ont aucune chance de changer le monde... Seuls ceux qui regardent vers ce qu'on ne voit pas, ceux qui regardent au-delà de l'horizon sont réalistes. Ceux-là ont une chance de changer le monde... L'utopie c'est ce qui est au-delà de l'horizon... Notre raison analytique sait avec précision ce que nous ne voulons pas, ce qu'il faut absolument changer... Mais ce qui doit venir, ce que nous voulons, le monde totalement autre, nouveau, seul notre regard intérieur, seule l'utopie en nous, nous le montrent. »

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          Pour le formuler différemment, nous pouvons aussi comprendre en quoi la compostabilité ne s'adresse pas à tout le monde en relisant Gatien « Les réseaux qui durent sont sous licence CC BY SA » sur les licences ouvertes :

          « Avant d'envisager telle ou telle licence, réfléchissez clairement à vos objectifs !
          Si celui-ci est de vivre le plus longtemps possible sur une production, les licences ouvertes ne sont pas un bon choix.
          Si votre objectif n'est pas l'ouverture et la diffusion de vos productions, les licences ouvertes ne sont pas un bon choix.
          Si votre objectif est de participer à l'avancée du monde, à la diffusion des idées, de la connaissance, au développement de services autour de connaissances... Alors les licences ouvertes sont à explorer ! (car elles seront un bon outil). »



          Devenir composteur, ça s'apprend


          Travailler à la compostabilité nécessite un certain état d'esprit utopiste, mais aussi de fortes capacités à coopérer, à construire des solutions avec d'autres. Le monde compostable, vivant, celui totalement autre, personne n'en porte seul la vision ; c'est l'agrégation des richesses de chacun qui le rendront possible. En effet, partout où il est question de compostabilité, il y a interdépendance et donc interaction avec d'autres humains, ce qui rend nécessaire des compétences sociales à la collaboration.

          La thèse de Elzbieta SANOJCA « Les compétences collaboratives et leur développement en formation d'adultes » , publiée en février 2018, nous fournit une base précieuse en faisant un état des lieux étayé des compétences nécessaires pour collaborer sincèrement. On peut y relever en pré-requis un certain nombre de "compétences pivots" nécessaires à qui souhaite développer des "compétences collaboratives".

          Les compétences pivots, au nombre de trois, sont nécessaires à qui souhaite développer des compétences collaboratives :
          • Avoir l'esprit collaboratif : disposer d'un a priori positif quant à la coopération et avoir conscience de son interdépendance vis à vis des autres marque une prédisposition à entrer dans la coopération;
          • Co-concevoir la structure du projet : une architecture de projet co-construite renforce l'engagement et la motivation mutuelle des parties impliquées;
          • Avoir un soucis du bien commun : indique la maturité du groupe à coopérer et consolide l'engagement à long terme dans les projets.
          Les attitudes collaboratives découlant de ces compétences-pivots, elles nécessitent individuellement une maîtrise de ses besoins de reconnaissance et de ses peurs, et à un niveau interpersonnel un regard positif et bienveillant sur ce que l'autre peut apporter.

          Une fois les compétences pivots acquises, ou au moins conscientisées pour être travaillées au fil du temps, Elzbieta liste six compétences collaboratives qui peuvent s'ancrer dans ce terreau. Elles sont indispensables à tout projet collectif :
          • Des antécédants et des attitudes qui facilitent : avoir l'esprit collaboratif, de l'humilité, un ego mesuré et être bienveillant;
          • Des modalités de démarrage et d'évaluation : savoir engager des partenaires et co-concevoir la structure des projets;
          • Des capacités à animer : animer le groupe pour faciliter le travail, être à l'écoute des personnes et des avis;
          • Des dispositifs de mise en oeuvre : développer et maintenir un réseau d'acteurs et gérer la circulation et le partage des informations;
          • Des finalités : agir pour atteindre des objectifs Communs et avoir un soucis du bien commun.

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          cc by sa - formation Animacoop

          La détention de ces compétences n'est pas un pré-requis à la compostabilité : chacun peut mener des projets allant dans ce sens sans en disposer ; mais ces compétences collaboratives constituent un guide, un horizon à atteindre pour y être plus efficace. Pour travailler ces compétences, des formations comme Animacoop existent : elles permettent d'apprendre à impulser des pratiques collaboratives dans les groupes (présence et distance), afin de s'en faire les passeurs et infuser ces compétences chez chaque personne impliquée dans un projet collectif;

          C'est là le premier pilier de la compostabilité : être en capacité individuelle et collective à agir ensemble en présence, à distance et au delà de toute frontière culturelle.

          Concluons

          Après ce large tour d'horizon des projets collaboratifs sous le prisme de la compostabilité, il est important de préciser que si nous avons choisi de focaliser sur les conditions de partage sincère et de préservation des connaissances liées aux projets, la notion s'applique depuis longtemps à la protection de la nature. Dans le domaine du foncier par exemple, des structures comme terres de liens développent des modes de protections des terres agricoles et des régimes de propriété du foncier pour en préserver la transmission de génération en génération pour des usages exclusifs de production alimentaire.

          Ce qu'apporte la compostabilité en revanche quand il s'agit de transmettre des projets et des connaissances, c'est un rapport différent au temps : le projet n'est pas transmissible en tant qu'héritage au moment où l'on s'en dé-saisis, mais il est immédiatement auto-répliquant et ce à l'infini. L'avantage d'une connaissance sur un bien rival, c'est que nous pouvons tous la manipuler au même moment sans en priver les autres : son partage la multiplie.

          La compostabilité constitue aussi un formidable indicateur d'innovation sociale, en particulier pour apprécier l'impact à long terme d'une innovation puisque tenant compte de sa capacité de reproduction, de mutation et de ré-appropriation par d'autres. Les projets compostables produisent des graines qui portent en elles les conditions nécessaires à leur développement dans tous autres contextes spécifiques. . . pour que partout fleurissent des solutions ! Puisqu'elle regarde au delà de l'impact immédiat et questionne la fécondité des structures, la compostabilité prend mieux en compte les externalités liées à nos projets et à leur résilience.

          Alors, à quand une ressourcerie des idées, des projets, réussis ou ratés ?

          Thématique de la ressource : Compostabilité des projets, Communs et partage de connaissance
          Auteur.trice(s) de la ressource : Romain lalande
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          LaCompostabilite3CEstPourQui (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 01.02.2019 à 09:49, mise à jour le 01.02.2019 à 09:49.

          La méthode GTD

          Description de la ressource :
          gtd2.png (0.2MB)
          La méthode GTD
          La méthode GTD (Getting Things Done) a été exposée par David Allen dans son ouvrage Getting Things Done : The Art of Stress-Free Productivity .
          L'objectif de cette méthode d'organisation est de mettre en place un système assez solide et robuste pour se décharger l'esprit des choses à faire et de la culpabilité de ne pas l'avoir fait afin de pouvoir aborder son travail de manière sereine. C'est le même principe que la Pensine qu'utilise le magicien Dumbledore dans Harry Potter : un récipient où il dépose ses pensées et ses souvenirs afin de s'en décharger, en sachant qu'il pourra à tout moment les retrouver. Vous trouverez ci-dessous les principes généraux ainsi que la manière dont je l'utilise mais je vous conseille de vous reporter à l'ouvrage de David Allen si vous souhaitez la mettre en place.

          Lister ses projets et les diviser en tâches opérationnelles

          Quand on met en place la méthode GTD la première chose est de faire une liste exhaustive de tous ses projets, des plus triviaux (prendre rendez-vous chez le dentiste) aux plus importants (mettre en place un colloque participatif mondial) et de faire un premier tri entre ceux que l'on va réaliser ou qui sont en cours et ceux que l'on fera un jour peut-être (apprendre l'accordéon). Une fois listés, pour chacun des projets en cours ou à venir, il faut réfléchir à la première petite tâche opérationnelle que l'on peut faire pour le démarrer : "Demander à Laurence le nom de son dentiste", "Lire la fiche sur l'organisation d'événements participatifs dans l'ebook de Cooptic". Il faut ensuite ajouter ces tâches dans la liste des choses à faire. Toutes les tâches dans la liste des choses à faire doivent être opérationnelles et ne doivent pas pouvoir être divisées en sous-tâches. Ainsi plutôt que de noter "Préparer l'AG", il faut noter plutôt : "Préparer un Doodle pour fixer la date de l'AG" ou même "Demander à Laurence le fichier des adhérents" (afin de pouvoir leur envoyer le lien Doodle pour fixer la date de l'AG). "Préparation de l'AG" est un projet, pas une tâche.

          Définir ses priorités en fonction de ce que l'on peut faire

          Un des principes de base de cette méthode est de trier et sélectionner les choses à faire en ce demandant : "Quelle action puis-je faire, là maintenant ?". En effet, pour David Allen, ce qui oriente le choix d'une tâche ce sont ses conditions intrinsèques de réalisation, avant toute idée de priorité a priori. Aussi chaque tâche est accompagnée de critères qui permettent de choisir celle que l'on va effectuée, là maintenant, tout de suite :
          1. Le contexte : lieu (je ne peux effectuer cette tâche qu'au bureau) ou personne (je ne peux effectuer cette tâche qu'avec Stéphane) ou outil (je ne peux effectuer cette tâche que si j'ai un ordinateur relié à internet).
          2. Le temps disponible : j'ai besoin de tant de temps pour effectuer cette tâche.
          3. Énergie disponible : pour effectuer cette tâche je dois absolument être en forme, ou concentré ou bien je peux effectuer cette tâche même si je n'ai plus que 2 neurones de vaillants.
          4. Priorité : priorité du projet ou de la tâche.
          Mais la priorité n'arrive qu'à la fin, ce n'est pas elle qui détermine la tâche mais c'est elle qui parmi les tâches possibles correspondant au contexte, au temps et à l'énergie disponible, va déterminer laquelle finalement je choisis.
          Je ne décide de faire une tâche que si effectivement je peux la faire.

          Mise en oeuvre de la méthode

          Ces principes posés, comment ça marche en pratique ?

          La boite d'entrée

          C'est le premier outil de la méthode GTD, une boite d'entrée qui regroupe tout ce qui arrive : les courriers à traiter, l'idée géniale qu'on a eu sous la douche, les documents, les choses à faire noter à l'issue d'une réunion. Pour l'idée géniale qu'on a eu sous la douche ou la chose à ne pas oublier et à laquelle on repense en s'endormant (et pour éviter de se la répéter dans la tête en espérant de ne pas l'oublier au réveil, ce qui n'est pas très favorable à une bonne nuit de sommeil réparatrice), il suffit de la noter immédiatement puis de l'intégrer dès que possible dans sa boite d'entrée pour la traiter plus tard. Cela implique d'avoir près de son lit (ou de sa douche !) un petit carnet et un crayon, un smartphone, un dictaphone, peu importe le moyen technique mais il faut s'organiser pour avoir toujours à proximité de quoi noter : la chose à faire, à acheter ou l'idée géniale.
          Tout doit arriver dans la boite d'entrée. Pour ma part j'en ai deux : une pour le papier (une bannette en plastique) et une pour l'électronique (ma boite mail). Ensuite, il convient très régulièrement de traiter sa (ses) boite(s) d'entrée selon un protocole défini. Pour ma part, je le fais une fois par jour.

          Traitement de la boîte d'entrée

          Dans la boite d'entrée, on entasse au fur et à mesure tout ce qui arrive : l'idée géniale qu'on a eu sous la douche, le compte-rendu de la dernière AG, le ticket de restaurant qu'il faudra se faire rembourser, les factures et même les piles qu'il faut recharger.
          Quand on la traite, on en prend chaque élément un par un en lui faisant passer des filtres successifs :
          Est-ce que l'élément entraîne une action opérationnelle ?

          Oui : action opérationnelle

          1. Est-ce que je peux traiter l'action en moins de deux minutes ?
          • Si oui : on le fait (et hop, les piles sont dans le chargeur.
          • Si non :
          2. Est-ce à moi de le faire ?
          • Si oui : quelle première action opérationnelle dois-je faire pour traiter l'action ?
            • Je l'ajoute à ma liste de tâche (en la contextualisant : contexte, durée, énergie, priorité).
            • Si c'est une tâche qui implique un jour et une heure précise, je l'ajoute dans mon agenda (pour l'utilisation de l'agenda, voir plus loin).
          • si non : je délègue.

          Non : pas d'action opérationnelle

          1. C'est quelque chose pour un projet futur : je l'ajoute dans ma liste "Un jour peut-être".
          2. C'est un document dont j'aurai besoin plus tard.
          • C'est un document de référence dont j'aurai besoin, je le classe tout de suite dans mes dossiers de référence (ex. catalogue, règlement, etc...).
          • C'est un document d'accompagnement pour un projet en cours : je le range dans le dossier projet en cours correspondant (ex. formulaire de demande de subvention, article qui servira dans une formation que l'on est en train de construire). Souvent cela s'accompagne d'une tâche à faire. Ainsi je note dans ma liste de tâche "Rechercher une copie de la déclaration de l'association en Préfecture pour la demande de subvention" et je classe le formulaire dans le dossier "En cours : demandes de subventions".
          3. Ce n'est rien de tout cela : poubelle. C'est là le cas de la majorité des documents et e-mail que l'on reçoit ! Attention à la tentation de tout garder "au cas où", il faut vraiment réfléchir en se demandant si on en aura vraiment besoin un jour. (Quand j'ai mis en place la méthode GTD, j'ai jeté toutes les factures d'électricité de mes anciens appartements, certaines dataient de plus de 15 ans)
          Attention : rien ne doit revenir dans la boite d'entrée, tout doit être traité, dans l'ordre où les documents sont. Sinon on repart dans le cercle de la culpabilité avec le document qu'on ne veut pas traiter et qui reste au fond de la boite d'entrée.
          Quand la boite d'entrée et vide ou qu'il n'y a plus aucun mail non lu dans la boite : ouf, ça fait du bien !

          L'agenda

          Dans la méthode GTD, l'agenda est sacralisé et ne doit servir que pour ce qui a effectivement et réellement une date et un horaire : une réunion, un train. Il ne doit pas servir de liste de tâche bis. En effet, la décision de se lancer dans une tâche ne dépends pas d'un moment donné, prévu en amont : "Mercredi, je m'attaque au bilan moral" mais du contexte. Il est fort à parier que le mercredi prévu, votre collègue restera en fait à la maison car son fils est malade et que cela soit vous qui deviez répondre au téléphone toute la journée. Le seul résultat étant que le mercredi soir, la seule chose que vous reteniez, plutôt que la satisfaction d'une journée bien remplie, c'est "Et m...., je n'ai pas écrit le rapport moral". Après rien ne vous interdit de créer le contexte favorable à l'exécution des tâches prioritaires et de vous réserver des journées où vous refusez toutes les réunions afin d'avoir du temps pour faire des actions demandant de la concentration.

          Les dossiers

          Les dossiers, qu'ils soient sous forme papier ou numérique sont de deux sortes, ceux qui se référent à des projets en cours et qui comportent les documents d'accompagnement du projet (compte-rendu de réunion, etc...) et ceux qui permettent de classer les documents de référence. David Allen propose de créer un dossier pour chaque projet, aussi petit qu'il soit même s'il ne comporte jamais qu'une feuille plutôt que d'avoir un système de dossiers et de sous-dossiers. On peut imaginer de préfixer tous ses dossiers pour les distinguer facilement (pour ma part, tous les dossiers sur des projets en cours commencent par EC - et tous mes dossiers avec les documents de référence commencent par RPro - ).

          Actualisation

          Régulièrement, il faut relire sa liste de projet pour faire le point sur les projet terminés mais aussi pour voir s'il y a de nouvelles tâches. C'est l'occasion de ranger les dossiers des projets en cours qui sont terminés. Les documents opérationnels seront supprimés et certains documents d'accompagnement pour intégrer les références générales. C'est aussi le moment de relire la liste des projets que l'on fera "Un jour peut-être" afin de vérifier si ce n'est pas le moment !

          Allen David, Getting things done: the art of stress-free productivity, 1 vol., New York, Penguin Books, 2001.


          Crédit Photos : carlescv sur Flickr - CC By-SA
          Thématique de la ressource : Organisation et gestion du temps
          Auteur.trice(s) de la ressource : Hélène Laxenaire
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          LaMethodeGtd2 (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 16.09.2018 à 23:49, mise à jour le 16.09.2018 à 23:50.

          Les Gares centrales - pour organiser et rendre visible l'information

          Description de la ressource : La gare centrale est un espace de partage d'information, physique ou virtuel, qui rend visible tous les éléments utiles aux membres d'un collectif pour y agir en collaboration.

          Une gare centrale : des usages multiples


          En fonction de la manière dont elle est conçue, et selon la nature du collectif, la gare centrale peut être à la fois :
          • Un outil de gestion de projet qui rend visible les actions menées par chacun
          • Un moyen de favoriser l'implication de nouveaux membres car il permet de comprendre le fonctionnement et les modalités de contribution au projet commun
          • Un gage de transparence de la gouvernance lorsque l'on y partage les règles et relevé de décision
          • Un aide mémoire qui joue un rôle d'aiguillage vers toutes les ressources utiles au quotidien
          • Un tableau de bord : qui spécifie la liste des outils utilisés par le collectif ainsi que leurs usages
          • Un régulateur d?infobésité qui limite le flux d'information nécessaire et capitalise un grand nombre de ressources au même endroit,

          Que trouve t-on dans une gare centrale ?

          Pour rendre concret l'intérêt d'une gare centrale, voici quelques exemples d'éléments que nous pouvons y trouver.

          Pour favoriser une gouvernance collective

          • Les éléments de définition du collectif et dans lesquels s'inscrit l'action (valeurs, finalité, objet, raison d'être, projet associatif...)
          • Les règles de prise de décision afin de permettre à chacun de contribuer selon les modalités définies collectivement
          • Les modalités de gouvernance et les rôles de chacun qui rend lisible les différents organes qui rythment la vie du collectif et leurs fonctions (groupes de travail, conseil d?administration, comité de pilotage, etc.)
          • L'agenda qui met en avant les prochains temps de rencontre et permet à chacun de savoir quand rencontrer le collectif (réunions formelles, événements,...)
          • L'annuaire ou la cartographie des contributeurs afin de visualiser qui compose le collectif et de prendre contact avec chacun


          Pour conserver la mémoire

          • L'historique du collectif afin de pouvoir s'imprégner de sa culture et des grandes étapes de son développement afin d'ancrer le projet
          • Les différents comptes-rendus, en guise de restitution des actions de chacun et en tant que mémoire vivante de l'action
          • Les relevés de décision qui évitent de se reposer plusieurs fois les même questions et de rendre effectifs les choix effectués

          Pour agir collectivement

          • La liste des différents outils utilisés par le collectif, leurs règles d'usage utilisés par le collectif. Il peut s'agir des outils numériques ou physiques (forums, listes de discussion, mur des projets, affichage de l'agenda, espace de stockage de documents, etc...) et ce peut-être complété par des liens vers des tutoriels.
          • Les modalité de d'implication dans les actions qui permettent à chacun de savoir comment contribuer sur tout ou partie du projet porté par le collectif (référents, fréquence de réunion, prochaine rencontre, modalités de contribution,etc.).
          • La liste des actions menées en cours ou passées afin de rendre visible ce qui se fait et ce qui s'est fait par le passé afin d'agir en ayant une vision d'ensemble.
          • Les ressources partagées par le collectif (bases de données, fiches méthodologiques, rapports d'activités,...)

          Tout cet ensemble n'est pas nécessairement intégré DANS la gare centrale, mais on trouve au moins le lien vers ces informations, qui peuvent utiliser des outils externes.

          La gare centrale est le guichet unique qui nous permettra de retrouver une ressource.


          Avec quels outils créer une gare centrale ?

          De nombreux outils peuvent être utilisés pour des gares centrales, en fonction de la complexité du collectif concerné, de sa taille, du nombre d'éléments à partager et des compétences disponibles.

          En voici quelques exemples classés du plus simple (mais limité en fonctionnalité) au plus complexe (mais pleins de possibles) :
          • Un simple affichage physique : avec des feutres et du scotch. Lorsque le groupe dispose d'un espace physique accessible régulièrement à tous les membres, un simple support physique peut largement suffire.
          Illustration :

          • Une pauvre page oueb : avec le html. Quand le nombre d'informations à transmettre est limité, une simple page html est largement suffisante !
          Illustration : http://osons.cc/lelieucommun/
          Créer un pad : https://framapad.org/

          • Les Pads : avec les papapad. Le PapaPad est la papa de tous les pads, il est bien utile pour ne pas perdre les liens vers ses pads de comptes-rendu, mais vite limité !
          Illustration : https://partage.osons.cc/s/MphMWRcXhiGTYpX
          Créer un pad : https://framapad.org/

          • Padlet : c'est un principe de "tableau blanc" sur lequel on va pouvoir coller un certain nombre d'éléments. Il deviendra peu lisible dés lors que l'on aura trop de choses à y mettre.
          Illustration de gare sous padlet :
          Créer un padlet : https://padlet.com/

          • Wekan / Trello : ce sont des tableaux de bords adaptés à agencer un plus grand nombre d'éléments que Padlet, notamment car l'outil permet d'organiser plusieurs tableau dédié à une équipe.
          Illustration de gare sous trello : https://partage.osons.cc/s/goFb5XJsHS69sGo
          Créer un tableau Trello : https://trello.com/

          • Agorakit : un outil qui permet de créer une sorte de minisite avec un certain nombre d'outils déjà intégrés (agendas, annuaire, cartographie des membres, etc. Il s'agit 'un logiciel libre. il rencontre une limite dés lors que nos besoins sortent du cadre déjà prévu.
          Illustration de gare sous agorakit :
          Créer un espace agorakit : https://agorakit.org/fr/

          • Yeswiki : c'est un logiciel de création de site webs collaboratifs, facilement modifiable par chacun. Il demande une prise en main plus importante que les autres outil mais s'adapte à tous les besoins du collectif. YesWiki a été conçu pour rester simple, mais il a été aussi pensé pour que des fonctionnalités cachées, installées par défaut, puissent être activées au fur et à mesure de l'émergence des besoins du groupe.
          Illustration de gare centrale sous yeswiki : http://aiguillage.artefacts.coop/?PagePrincipale
          Créer un wiki : https://colibris-wiki.org/?PagePrincipale


          Sources:
          Thématique de la ressource : L'outil au service du projet, Organisation et gestion du temps
          Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          LesGaresCentralesPourOrganiserEtRendre (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 21.10.2018 à 14:04, mise à jour le 18.02.2019 à 14:50.

          Miroir, beau miroir

          Description de la ressource : Mettre en place des processus pour que le groupe se représente collectivement
          Rendre le groupe visible au groupe est un étape fondamentale pour engager la coopération entre les membres. C'est le concept d'"holoptisme ", décrit par Jean-François Noubel.
          On peut utiliser différentes techniques et outils :
          • Cartographier les membres : pour représenter la communauté et qu'elle prenne corps, qu'elle soit moins virtuelle en prenant une dimension géographique.
          • Réaliser un inventaire des compétences (en identifiant le point fort de chacun et en le mettant en évidence sur une carte heuristique, par exemple), de ce que l'on est prêt à partager (quelles sont les ressources des membres du groupe qu'ils peuvent partager avec les autres membres ?)
          • Partager les problèmes et points de blocages des uns et des autres, ce en quoi les autres peuvent m'aider.
          Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
          Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          MiroirBeauMiroir (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 16.09.2018 à 23:41, mise à jour le 16.09.2018 à 23:41.

          Penser l'aménagement de l'espace

          Description de la ressource : En amont d'une réunion, il faut veiller à avoir une salle adaptée au nombre de participants.
          Aménager la salle en fonction de ce qu'on attend des gens et des objectifs de la réunion :
          • en mode "conférence" si on ne souhaite que diffuser de l'information (limite beaucoup la participation)
          • en mode "autour d'une table" si on veut pouvoir prendre facilement des notes, poser des dossiers ou des ordinateurs (attention, les tables, comme les ordinateurs ouverts, peuvent créer une distance entre participants)
          • en mode "cercle de chaises sans table" : aménagement qui favorise le mieux la participation mais dépend aussi du nombre de personnes.
          • voire debout si on souhaite un temps très court
          Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives
          Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          PenserLAmenagementDeLEspac (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 23.09.2018 à 13:42, mise à jour le 23.09.2018 à 13:43.

          Piloter à l'usage : de l'intention à l'attention

          Description de la ressource : Piloter en attention plutôt qu'en intention :
          • Gérer un projet "en intention" : le coordonnateur prévoit dès le début les objectifs, le déroulement du projet, le calendrier, le budget... < c'est la méthodologie de projet traditionnelle >
          • Gérer un projet "en attention" : l'animateur crée des situations coopératives (faire se rencontrer les personnes, faire en sorte qu'elles se présentent, qu'elles puissent échanger...), être ensuite à l’affût et réactif (proposer des supports pour que ce qui a émergé de la situation coopérative puisse déboucher sur des projets, des actions, du travail coopératif...). < méthodologie de projet coopératif >
          L'animateur doit donc s'astreindre à se taire, à mettre ses idées de côté et plutôt privilégier une attitude d'écoute et d'observation.
          Par ailleurs, il doit mettre en place les conditions favorables pour faire émerger des besoins collectifs : par exemple un questionnaire dont les résultats sont partagés collectivement. Google Formulaire est parfait pour ça car il permet de traiter statistiquement les réponses et de créer des graphiques. Donner à tous en temps réel les résultats permet à l'animateur de ne pas garder le monopole de la vision globale : le groupe est rendu visible au groupe.
          Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
          Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          PiloterALUsage (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 16.09.2018 à 23:40, mise à jour le 13.03.2019 à 14:27.

          Procatinator

          Description de la ressource : Un site qui a du chat : http://www.procatinator.com/ .

          A chaque rafraîchissement, un nouveau gif et une nouvelle musique :)

          Clairement un site indispensable en compléments de la méthode dite du pomodoro
          Thématique de la ressource : Autre
          Auteur.trice(s) de la ressource : Un geek
          Licence d'utilisation la ressource : Licence non-libre
          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          ProcatinatoR (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
          créée le 16.09.2018 à 23:16, mise à jour le 26.02.2019 à 11:40.

          Protéger ses créations par des licences libres

          Description de la ressource : Bien qu'il ne soit pas suffisant, le volet juridique est la pierre angulaire de la compostabilité : il permet de garantir les conditions de partage de vos richesses sur la durée. En effet, si l'on souhaite que chacun soit juridiquement en droit de réutiliser une ressource partagée, il est indispensable de la protéger. La protection n'est pas utilisée ici pour en limiter l'accès, mais plutôt pour en éviter tout accaparement privatif.

          L'outil juridique le plus répandu pour protéger une ressource et en favoriser le partage sont les licences Creative Commons (CC). Il existe différentes licences Creative Commons, vous trouverez toutes les informations utiles sur le site dédié et dans les nombreux articles disponibles sur le web.

          La licence CC BY SA est la seule adaptée à la compostabilité des ressources car elle accorde le droit à la diffusion et à la modification de la ressource par tous et pour tout usage (même commercial) en en préservant la durabilité. Deux conditions s'appliquent à ce droit et ce sont elles qui protègent réellement la ressource :
          • BY - l'obligation de citer le ou les auteurs de la ressource
          • SA - l'obligation de partager la ressource et ses modifications sous les mêmes conditions de licence (Share Alike)

          La licence CC BY SA est donc bien adaptée à nos usages puisqu'elle permet la réutilisation par tous des richesses de chacun. Elle présente également l'énorme avantage d'être contaminante : une fois qu'une ressource est placée sous cette licence, ses utilisateurs se retrouvent dans l'obligation de partager à leur tour !

          Pour aller plus loin : Lire « Les réseaux qui durent sont sous licence CC BY SA» de Gatien Bataille

          image _Creative_Commons_Attribution_ShareAlike___.jpg (0.5MB)
          Mr. Zabej - cc by sa
          Thématique de la ressource : Compostabilité des projets
          Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
            Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
            ProtegerSesCreationsParDesLicencesLibres (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
            créée le 16.09.2018 à 23:03, mise à jour le 16.09.2018 à 23:03.

            Préparer la mort, et tuer dans la joie

            Description de la ressource : Si la durée d'un projet n'est pas de limite de durée ou de cycle bien défini (organisation d'un événement annuel par exemple), le groupe a souvent du mal à y mettre fin quand il n'a plus de raison d'être. Pour mieux accepter la mort d'un projet, certains moments comme les Assemblées Générales peuvent être utiles mais ne sont bien souvent que des temps de bilan et de programmation du prochain cycle. Ils ne prennent que rarement le temps de requestionner les finalités du projet et les engagements des membres au regard du contexte qui évolue.

            Il peut dès lors être très utile de définir un cycle de vie adapté au projet, qui correspondra à une durée au-delà de laquelle le groupe ne peut pas fonctionner correctement sans se voir. A chaque cycle, on prend ainsi le temps de faire le point, d'intégrer les évolutions du contexte et de vérifier qu'il y a toujours une raison d'être et une appétence à la continuité du groupe. Questionner régulièrement la mort devient un rituel incontournable qui permet aussi de célébrer les réussites, au-delà de la simple assemblée réglementaire annuelle. Ce cycle constitue un marqueur : si le groupe ne parvient pas à se retrouver assez régulièrement c'est que le projet doit être arrêté ou mis en sommeil.

            S'il est préférable d'avoir préparé la mort d'une structure dés le départ pour favoriser la réutilisation de toutes les richesses créées, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre. Ainsi, même si l'on prend conscience du manque de capitalisation des ressources au moment de la fin du projet, il est toujours temps de fournir un effort et de profiter d'un dernier souffle d'énergie pour rendre, au bout du compte, l'aventure la plus profitable possible ! Préparer la mort sous-entend avoir définit les éléments qui, s'ils sont remplis, feront que l'on considère le projet finit.

            Mener une ultime opération de capitalisation des ressources permettra de réaliser le chemin parcouru, de s'assurer de la réutilisation des richesses produites, d'offrir à chacun de partir avec une ressource de départ qu'il pourra réimplanter dans d'autres projets... et de célébrer toutes les victoires passées, souvent occultées par l'omniprésence du sujet de la mort. Composter ses ressources en organisant un dernier sprint de documentation avec les contributeurs actuels et passés permettra très certainement au projet de mourir dans la joie !
            Thématique de la ressource : Compostabilité des projets
            Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
            Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
            Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
            Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
            AccepterLaMortEtTuerDansLaJoie (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
            créée le 16.09.2018 à 23:10, mise à jour le 17.12.2018 à 11:54.

            Renoncer à être tout puissant

            Description de la ressource : On ne pourra pas tout faire blablabla

            Le principe de pareto : les 80/20 → le chercheur italien Pareto a formalisé que sur un projet, on va passer moins de temps à faire une grande partie du chemin qu’à fignoler. Quand j’ai passé 20 % du temps j’ai réalisé 80 % du boulot. Peut-être que ça ne vaut même pas le coup de finaliser les 20% restants.
            Thématique de la ressource : Organisation et gestion du temps
            Auteur.trice(s) de la ressource : Romain lalande, Sylvain boyer
            Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
            Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
            Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
            RenoncerAEtreToutPuissant (Notions et concepts clés), écrite par RomainLalande
            créée le 06.10.2018 à 14:18, mise à jour le 01.02.2019 à 10:07.

            Ritualiser pour se sentir en vie

            Description de la ressource :

            Des rituels, pour donner le tempo

            Différents moments de la vie du groupe peuvent mériter d'être ritualisés quand ils sont trop important pour que l'on se permette de les oublier.

            Se réunir régulièrement

            Pour être vivant, le groupe doit nécessairement se réunir régulièrement que ce soit en présence ou à distance. Cette régularité prouve au groupe qu'il est en vie. Cette régularité dépend des groupes, ce peut être une fois par an pour les adhérents à une association (assemblée générale), une fois par mois pour un conseil d'administration,...
            Acter une régularité de rencontre permet surtout de déceler des dysfonctionnement : si quelqu'un ne vient plus, si les rencontres s'espacent et finissent par ne plus se faire au rythme minimum définit par le groupe, c'est un signal qui dit nous alerter quand à la vitalité du projet.

            L'ouverture

            Elle consiste à permettre aux participants de partager leur "humeur du moment", dire dans quel état ils abordent la réunion.

            Objectif : Laisser ses petits tracas au vestiaire, le cas échéant, partager un gros souci avec le groupe. Dans les 2 cas, l'ouverture s'attache à ce que les émotions liées à une préoccupation personnelle ne viennent pas perturber le fonctionnement du groupe et à ce que chacun puisse être disponible, "au centre".

            Éventuellement commencer par soi (donner l'exemple) pour donner le ton “authentique”.

            Outils :
            • la Météo sous forme de métaphore sur le brouillard, le soleil, nuageux, etc.
            • avec un support (photos, images, smileys...) : je choisis une photo qui me parle et je m'exprime sur
            cette base

            La Clôture

            Elle est à intégrer également le plus possible dans les réunions ou événements.

            Objectifs : exprimer les bons moments qui donnent de l'énergie “au centre”, exprimer les tensions et difficultés, ce qui donne une chance de les traiter collectivement dès qu'elles se présentent, même en dehors de la réunion, sans laisser les ressentiments et les commérages pourrir et consumer l'énergie du groupe.

            Outils :
            • "je prends / je laisse" (pour un groupe jusqu'à 15 personnes max sinon trop long)
            • "pépitérato", pour un plus grand groupe : l'animateur prend 3 personnes qui souhaitent partager
            une pépite (ce que j'ai apprécié, découvert...) et 3 autres qui souhaitent partager un râteau (ce que
            je n'ai pas apprécié)
            • "lancer de mots" : en 3mn, en mode "pop corn" (pas en tour de cercle) les personnes disent des mots qui leur viennent à l'esprit sur leurs ressentis.

            Les règles de base pour les clôtures :
            • j'évoque mon ressenti (je ne refais pas la synthèse)
            • je n'ai pas le droit de réagir sur le ressenti de quelqu'un d'autre
            • je ne prends la parole qu'une seule fois
            • ce qui doit être dit est dit ici
            • j'utilise le "je" et j'évite le jugement de l'autre (le "Tu" tue)
            • s'assurer que tout le monde a eu l'occasion de s'exprimer (il n'y a pas d'obligation à s'exprimer).

            Constat : il est parfois difficile de dire un ressenti négatif sans juger et sans blesser... Prendre le temps d'instaurer les rituels d'ouverture et de clôture à chaque fois pour que les personnes s'ouvrent petit à petit et deviennent de plus en plus authentiques dans leurs prises de parole.


            Les célébration

            Enfin, il est bon de célébrer les avancées du projet et/ou du collectif (en les répertoriant sur un panneau par
            exemple). La célébration de ce qui a été accompli pendant la réunion permet de de poser un regard dans le rétroviseur et de réaliser le chemin accompli.
            Les temps de rencontre et les moments de notre emploi du temps dédiés au projets deviennent sinon dédiés à des chose sà faire, à des problèmes à résoudre, et on peut alors ne plus voir que les choses avancent et ne pas suffisamment prendre conscience du plaisir pris à s'impliquer dans le groupe.

            Les temps de régulation

            Ritualiser un temps de régulation dans chaque ordre du jour permet de s'assurer que les problèmes ou conflits vécus par les uns et les autres ont un espace pour s'exprimer. Cet espace est indispensable car comme il s'agit d'un moment généralement désagréable, les concernés ont souvent tendance à ne pas le demander. Or, une problématique non traitée peut rapidement enfler et finir par mettre en péril le groupe ou l'implication de certains de ses membres.
            Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives
            Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Romain Lalande, Cré-sol
            Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
            Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
            Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
            RitualiserOuvertureClotureEtCelebration (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
            créée le 23.09.2018 à 13:51, mise à jour le 21.10.2018 à 14:00.

            Rythmer ses réunions

            Description de la ressource : Mettre du rythme dans la réunion et alterner les approches : moments de réflexion, moments de production, moment de décision, temps d'interconnaissance, temps de jeux de coopération (pour souder le groupe), temps de créativité, temps de fabrication...
            Vous pouvez aussi apporter de la diversité dans le groupe en accueillant des nouveaux, du sang neuf...
            Penser à faire systématiquement des bilans, même provisoires, des synthèses et à alterner les moments tous ensemble et les temps de travail en petits groupes qui facilite l'expression des plus introvertis.
            Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives
            Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
            Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
            Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
            Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
            RythmerSesReunions (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
            créée le 23.09.2018 à 21:01, mise à jour le 23.09.2018 à 21:01.

            S'assurer de la pérennité du partage

            Description de la ressource : Si une ressource est pensée pour être réutilisée, elle ne le sera effectivement que si l'espace qui l'héberge nous survit. Le numérique nous permet alors de partager largement, simplement et de manière perenne pourvu que l'on s'en donne la peine.

            Utiliser des espaces pré-existants, régis par des règles de fonctionnement démocratiques constitue une option qui laisse espérer une pérennité de l'espace de partage la plus longue possible. Alors si vous devez partager :
            • Un savoir encyclopédique : préférez Wikipédia.
            • Une photo : choisissez Wikimedia Commons.
            • Une information cartographique : contribuez à Open Street Map.

            Intégrer les règles de contribution d'un espace collectif demande souvent un petit effort supplémentaire, mais sans cela le partage pourrait ne servir à rien. En plus de la durée de vie de la ressource, c'est la capacité pour d'autres à la trouver que cela privilégie. L'espace de mise à disposition à choisir dépend donc surtout de la nature de la ressources mise en partage.

            image dodocatelierchercheurcollectifbam2.jpg (0.1MB)
            Do-doc station de documentation physique ludique de l?atelier des chercheurs - cc by nc sa collectif BAM
            image movilab.png (0.1MB)
            Movilab - plate-forme de documentation des tiers-lieux

            L'exemple des ateliers de fabrication numériques (FabLabs)

            Les FabLabs ont pour habitude de partager leurs connaissances (tutoriels permettant de reproduire un objet, fichier 3D permettant de l'imprimer,etc.). Dans la plupart des Fab Labs les membres vont documenter leurs projets sur différents espaces pour permettre à d'autres de les reproduire :
            • sur des espaces de documentation physique pour laisser une trace immédiate de sa réalisation, visant plus à faciliter l'appropriation du lieu que le réel partage de ressource (affichage de photos de projets au mur par exemple) ;
            • sur un espace de documentation propre aux membres du lieu pour y documenter les éléments spécifiques à l'atelier ou à l'usage particulier des ses machines (réglages spécifiques, règles d'utilisation...) ou bien des idées de projets non encore développés ;
            • sur des espaces de documentation thématiques gérés collectivement par plusieurs acteurs, lui assurant une plus grande pérennité comme Movilab par exemple, pour y partager des connaissances plus génériques (modèles de documents propres aux fablabs, récits d'expérience, partage des modèles économique des uns et des autres,...).
            • sur des plate-formes internationales concernant le partage de fichiers nécessitant peu de texte (Thingiverse pour les modèles 3D par exemple)
            * - Le #CodeSocial - toute comprendre !
            Thématique de la ressource : Compostabilité des projets
            Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
            Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
            Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
              Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
              SAssurerDeLaPerenniteDuPartage (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
              créée le 16.09.2018 à 23:06, mise à jour le 16.09.2018 à 23:06.

              S'entourer de bon "suiveurs"

              Description de la ressource : "Il est commun de dire que c'est de la qualité de l'animation que dépend la vie d'une communauté. C'est bien entendu en partie vraie. Mais dans cette courte vidéo récréative, il est expliqué avec talent que le leadership est indispensable pour initier la chose, mais que sans suiveurs eux-aussi impliqués dans l'action, il n'en serait rien."

              Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
              Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
              Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
              Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
              Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
              SEntourerDeBonSuiveurs (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
              créée le 16.09.2018 à 23:42, mise à jour le 16.09.2018 à 23:42.

              Sanctuariser l'interdépendance par l'interopérabilité

              Description de la ressource : Afin de favoriser la réutilisation efficiente de nos ressources, nous devons nous évertuer à les rendre inter-opérables. Vaste sujet dans une société du numérique, l'interopérabilité tient en fait de la décontextualisation maximale de la ressource : il s'agit de respecter des standard communément admis. Cette standardisation permettra à d'autres, dans d'autres contextes, de pouvoir faire usage de nos ressources le plus simplement possible... tout comme nous aurons accès à celles des autres si nous intégrons ces standards à nos habitudes.

              On peut ainsi relever trois natures d'interopérabilité :
              • Sémantiques : s'accorder sur un vocabulaire commun (thésaurus, mots-clés,...)
              • Numérique : s'accorder sur un format commun (xml, json,...)
              • Juridiques : s'accorder sur un droit de réutilisation commun (licences CC, GNU/GPL,..)
              image 37966190781_a8e1e41f45_o.jpg (2.6MB)
              L'interopérabilité - cc by Leandro Cluffo

              Rendre interopérables les richesses mises à disposition sur le web est un enjeu aussi primordial que laborieux. Il faut se mettre d'accord au-delà des frontières linguistiques et culturelles puisque les standards doivent s'appliquer à des communautés éparses. Les enjeux sont aussi d'ordre politique, puisque les choix opérés sur chacune des trois natures d'interopérabilité auront des conséquences directes sur les usages. C'est notamment pour cette raison que l'intégration des DRM aux standards du web a fait tant de débat : cela remettait en cause le fondement politique historique d'un internet du partage sans condition.

              Pour comprendre les fondements du web : « Aux sources de l'utopie numérique - De la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand, un homme d'influence » Fred Turner, 2012

              Prendre le temps de construire l'interopérabilité, c'est assumer que nous sommes tous interdépendants, que rien de censé ne peut naître d'un seul individu. Si l'humain croit pouvoir agir seul, c'est qu'il se connaît mal lui-même : pour que son corps fonctionne il héberge un nombre de bactéries supérieur à celui de ses propres cellules et constitue ainsi un écosystème interdépendant. Une fois brisé le mythe de la solution providentielle, nous n'avons d'autres choix que de fonctionner sur des logiques d'archipels : chaque communauté a un sens, mais ne peut survivre sans être reliée aux autres, ce qui suppose nécessairement un langage commun.

              L'interopérabilité dépasse donc le numérique. Le mouvement « Osons les jours heureux » fait par exemple vivre cette pratique à travers son groupe de travail « voilier atelier », qui a pour seule mission de voguer d'un archipel de projet à l'autre pour leur permettre de dialoguer plus facilement.

              En permettant à des projets différents de suivre des voies variées tout en continuant à communiquer autour de ce qui leur est commun, l'interopérabilité crée des organisations plus décentralisées. En décentralisant les organisations tout en renforçant le lien qui les relie, l'interopérabilité génère des « effets de lisière » : ce sont ces rencontres entre les mondes différents qui rendent possible l'expérimentation et favorise l'invention de réponses nouvelles à des problématiques communes.

              image same.png (0.3MB)

              De l'importance de construire un langage commun

              Si elle n'est jamais pleinement fonctionnelle puisque très mouvante, l'interopérabilité est très certainement l'avenir de la structuration du web, charge à chacun de s'en approprier la responsabilité et de la faire émerger. Ainsi, un agenda événementiel publiant ses événements en OpenData en respectant et en prenant le temps de faire évoluer les standards événementiels du web comme OpenAgenda (quand bien même le code source de son service reste fermé) restera toujours plus compostable qu'une plateforme totalement OpenSource qui partagerait ses données événementielles dans un format qui lui est propre comme l'agenda du libre.
              Thématique de la ressource : Compostabilité des projets
              Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
              Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
              Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                SanctuariserLInterdependanceParLInteroper (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                créée le 16.09.2018 à 23:07, mise à jour le 16.09.2018 à 23:07.

                Savoir pourquoi coopérer

                Description de la ressource :

                Coopérateur humanum est

                La coopération est une singularité de l'espèce humaine, notre moteur principal, outil de survie. Trois siècles de concurrence ne doivent pas faire oublier que nous sommes issus de plusieurs millénaires de coopération et de collaboration.

                Trois chantiers

                Notre époque devra relever trois défis en matière de coopération :
                • Apprendre à coopérer entre êtres humains : pays du sud / pays du nord, riches / pauvres, entre religions, hommes / femmes...
                • Faire en sorte que l'humanité coopère avec son environnement : moins de pollution, de nuisances, ...
                • Permettre à chaque individu de mieux coopérer avec lui-même : réconcilier humanité et animalité, côté féminin et masculin...

                trucetastuce
                Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
                Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                SavoirPourquoiCooperer (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                créée le 16.09.2018 à 23:36, mise à jour le 16.09.2018 à 23:36.

                Sortir la tête du guidon

                Description de la ressource : Un grand frein à la coopération est le manque de temps, l’urgence à mener les projets, le rythme effréné que l’on s’impose parfois. La coopération suppose de prendre ce temps, de lever la tête du guidon, de s’inspirer des autres et d’accepter les remises en question constructives. Elle suppose donc beaucoup de confiance au sein du collectif.
                Plusieurs éléments peuvent favoriser la prise de recul :
                • savoir faire des pauses
                • instaurer des temps de régulation
                • être vigilent vis à vis des attitudes des uns et des autres dans le groupe : prendre soin des personnes qui “décrochent” du groupe car celles-ci peuvent être des révélateurs d'un fonctionnement inadapté du collectif.
                Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives
                Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                SortirLaTeteDuGuidon (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                créée le 23.09.2018 à 21:10, mise à jour le 23.09.2018 à 21:10.

                Un programme clair et suivi

                Description de la ressource : Faire une note stratégique préparatoire : prévoir l'organisation, fixer les objectifs, transmettre les documents à l'avance.
                Rappeler, dès le début de la réunion, les objectifs de celles-ci, voire "l'intention" de la personne qui invite et/ou de l'animateur de la réunion. Et requestionner régulièrement les attentes et besoins de chacun des membres du groupe.
                Instaurer un ordre du jour participatif avec précision, pour chaque point, du temps à consacrer et de la nature des échanges attendus (information, discussion ou décision). Éventuellement prévoir un temps de “questions divers”.
                En parallèle, il est important de s'attacher à diffuser les informations aux autres membres du collectifs de façon claire => la rétention d'information tue la coopération !
                Et ne pas oublier de prendre le temps d'étudier les situations et ne pas se laisser déborder par l'urgence.
                Prévoir un compte-rendu (participatif le jour J grâce aux outils numériques d'écriture collaborative).
                Mettre en place un plan stratégique, un plan d'actions et des relevés de décisions => tableau de bord ; “to
                do liste”.
                Attention aux temps informels qui induisent des inégalités de partage des informations => ex : ce qui se dit
                à la pause café avec celles et ceux qui sont là.
                Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives
                Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                UnProgrammeClairEtSuivi (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                créée le 23.09.2018 à 21:14, mise à jour le 23.09.2018 à 21:14.

                Utiliser le PQQCOQP

                Description de la ressource : Le PQQCOQP est un outil qui permet de questionner avec un groupe les composantes essentielles d'un projet.

                Il est simple à mettre en oeuvre car il suffit de répondre à sept questions :
                • Pourquoi ? Pour clarifier le but poursuivi à travers le projet, sa finalité.
                • Qui ? Pour préciser à qui s'adresse ce projet, qui va le mettre en œuvre et sur la base de quels besoins.
                • Quoi ? Pour délimiter la forme prise par le projet, l'objectif de production de l'action.
                • Comment ? Pour formaliser les moyens humains, matériels et financiers nécessaires à la mise en œuvre du projet.
                • Où ? Pour donner le lieu ou le territoire où prendra corps le projet.
                • Quand ? Pour caler une date ou une durée de mise en œuvre.
                • Pourquoi ? Au regard de l'ensemble des autres questions, on boucle sur la question initiale afin de valider que le but était correctement exprimé au départ, ou bien vérifier que les réponses faites aux questions précédentes rentrent toujours dans l'objectif formulé au départ.
                Thématique de la ressource : Gouvernance, prise de décision et gestion de conflits
                Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                UtiliserLePqqcoqp (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                créée le 04.10.2018 à 16:33, mise à jour le 01.02.2019 à 10:07.

                Utiliser les gestes de communication silencieuse

                Description de la ressource : Les gestes de communication silencieux permettent à chacun d'exprimer un ressenti immédiat sans avoir besoin de s'exprimer oralement, et donc sans empêcher l'autre de s'exprimer. Cela évite également le prises de parole parasites sans frustrer par impossibilité de s'exprimer.

                Parmi les signes les plus utilisés :
                • pouce en l'air pour montrer qu'on partage ce qui est dit
                • le "Bravo" des sourds-muets pour célébrer
                • la main repoussant devant soit figure un stop : montre, à l'inverse, notre désaccord ou le fait qu'on ne partage pas ce qui est en train d'être dit
                • la main qui tourne près de sa tête pour figurer que ce que j'entends me fait réfléchir
                • raccourcis!" en faisant comme un entonnoir avec les mains (pour dire qu'on manque de temps, il faut conclure)
                • le doigt qui fait "non" pour signaler qu'on n'a pas compris le terme ou pour demander des éclaircissements
                • les bras qui moulinent pour signaler "je décroche, passons à autre chose !"
                • la main en forme de renard : demande le retour au silence ...

                Attention aux gestes trop appuyés qui, à l'inverse, peuvent couper la parole à celui qui s'exprime. Commencer au début avec juste 2 ou 3 gestes pour ne pas tout mélanger. Ne pas hésiter à reformuler une intervention ou une question pour vérifier qu'on a bien compris, sans interpréter.

                image signesassembleespopulaires.jpg (73.2kB)
                Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives, Gouvernance, prise de décision et gestion de conflits
                Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Romain lalande, Cré-sol
                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                UtiliserLesGestesDeCommunicationSilencieus (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                créée le 04.10.2018 à 16:55, mise à jour le 04.10.2018 à 16:55.

                Utiliser outils d'intelligence collective et outils numériques (potentiellement) collaboratifs

                Description de la ressource : Des outils d'animation spécifiques permettent de travailler à plusieurs en tirant partie de toutes les idées et forces du groupe, pour :
                • définir une vision commune,
                • identifier les attentes de chacun.e
                • échanger sur une problématique
                • faire émerger des solutions

                Utiliser des outils numériques collaboratifs en réunion pour :
                • faire un mur de post-it capitalisable (Framemo)
                • prendre en notes les échanges (Framapad)

                Et de manière plus globale :
                • Trello pour gérer un projet à plusieurs et effectuer du reporting de décisions
                • Framadate pour trouver une date de réunion
                Thématique de la ressource : Animation de réunions coopératives
                Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                UtiliserOutilsDIntelligenceCollectiveEtOu (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                créée le 23.09.2018 à 21:17, mise à jour le 23.09.2018 à 21:17.

                Être pragmatique

                Description de la ressource : Utiliser des outils facile à installer, configurer, sans compétence technique
                Plutôt que d'attendre d'avoir les moyens nécessaires pour créer un dispositif sur-mesure, il vaut mieux commencer dès que la dynamique de réseau frémit à installer quelques outils clés en main, faciles à installer et à utiliser : bricoler en assemblant des outils peu onéreux mais qui permettent de commencer à proposer des démarches coopératives (Google doc, Netvibes...).
                Bien sûr c'est imparfait : il serait préférable d'avoir son propre dispositif tout en logiciel libre. Et certains seront peut-être hostiles à l'utilisation de services en ligne gratuits qui stockent vos données avec le risque d'une réutilisation à des fins commerciales. Certes, mais l'animateur de réseau se doit d'être pragmatique. Ces outils sont à utiliser en connaissance de cause et pour ce qu'ils sont : des services en ligne gratuits, et non des outils avec lesquels on peut-être autonome, cependant par leur simplicité d'emploi ils peuvent servir à faire émerger la dynamique coopérative.
                On attendra de voir de vrais usages se mettre en place avant de passer à du développement spécifique si nécessaire.
                Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
                Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                EtrePragmatique (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                créée le 16.09.2018 à 23:40, mise à jour le 16.09.2018 à 23:40.
                Je veux des trucs pour...