Présentation
Co-formateur Animacoop à Gap
Facilitateur de projets collectifs et collaboratifs
Transitionneur à fond les ballons
Commoneur chaud les marrons
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Une méthode très rythmée pour apporter plein d'idées sur une problématique
Objectif
Réfléchir ensemble et débloquer une situation
Type d'outil
Animation de groupe
Pair à pair
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
30 à 60 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
En 45-60 min, le groupe passe par 6 étapes : présentation de la problématique par le·la porteur·euse, questions de clarifications, formulation de la demande au groupe, échanges et porteur·euse muet·te, idées retenues/plan d'action, cloture.
La méthode est bien détaillée et ne nécessite pas de grandes compétences d'animation pour être menée à bien.
Origine de l'outil
Cette méthode dérive de l'entrainement mental créé pendant la guerre 39-45 par Joffre Dumazedier et développé ensuite par le mouvement d'éducation populaire "peuple et culture".
Elle est utilisée un peu différemment dans le cadre de l'analyse de pratique professionnelle.
Une méthode par étape
Étape 0 : préparation (5 min.)
Au début de la rencontre, le groupe doit choisir:
un·e exposant·e, qui présente sa situation-problème : il est conseillé qu'elle prépare sa question en amont à partir de sa réflexion sur ce qu’elle vit comme difficulté dans sa pratique professionnelle.
un·e animateur·trice : gardien·ne de la méthode, du timing, assure le bon déroulement.
un·e secrétaire qui prendra les notes (ou fonction partagée sur pad)
Étape 1 : exposé de la problématique ou de la situation (5 min)
La personne qui a accepté de soumettre son problème expose le plus clairement possible la situation et son contexte. Elle exprime ensuite la façon dont elle définit le problème. Les autres membres de l’équipe écoutent. Cette étape se termine de la part de l'exposant par : (je souhaite que le groupe m'aide à...)
Étape 2 : clarification de la problématique (5 min)
Les membres du groupe formulent les questions pour bien cerner la situation. Ils·elles doivent, à cette étape, s’en tenir à des questions d’information factuelle (meilleure compréhension du contexte par exemple). La personne qui a exposé sa situation apporte les précisions ensuite.
Étape 3 : contrat - reformulation de la question (1 min)
La personne qui a exposé sa situation précise clairement ce qu’elle attend des autres membres du groupe. (je voudrais que le groupe m'aide à ....)
Les autres membres du groupe interviennent : donnent leurs impressions, réactions, interprétations... Ils proposent une façon de voir autrement la situation. Ils·elles peuvent faire des suggestions pratiques ou donner des conseils. La personne qui a exposé sa situation écoute et s'engage à ne pas intervenir. Elle a tout intérêt à noter par écrit ce qui lui paraît pertinent de retenir.
Conseil : si la personne qui a exposé se met un peu en retrait pour éviter les échanges de regards avec un des membres du groupe ça favorise la communication au sein du groupe.
Étape 5 : Synthèse et plan d’action (5–10 min)
La personne qui a exposé sa situation prend quelques instants pour finaliser en mini plan d'action des remarques exprimées par les membres du groupe (une synthèse personnelle de ce qu’elle retient). Pendant ce temps , les autres participant·e·s notent les idées et remarques qui peuvent leur être utiles dans leurs projets (idées transversales etc)
Après ce temps d'écriture, la personne qui a exposé sa situation présente son plan d'action, indique la façon dont elle entend donner des suites. Les autres membres du groupe n’ont pas à discuter des choix de la personne ou de son plan d’action ; ils·elles se comportent plutôt comme des témoins du cheminement de cette personne ; ils·elles peuvent exprimer leur soutien et leur encouragement. Sans oublier notre partenaire
Étape 6 : Évaluation et intégration des apprentissages, vécu (5 -10 min)
Pour fermer correctement la rencontre, il convient de faire un retour sur ce qui s’est passé. La personne qui a demandé de l’aide peut exprimer son vécu ; le groupe peut évaluer sa façon de procéder et, au besoin, y apporter des correctifs pour la prochaine rencontre. Il est conseillé de prendre quelques minutes pour noter individuellement ce que chacun retient de cette rencontre.
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Pour assurer le succès d’une telle démarche, l'animateur·trice rappelle les règles. Les participant·e·s apportent leur aide dans un esprit bienveillant et sans "juger". Cet exercice requiert de la part des utilisateurs·trices une attention aux autres. Ne pas faire d'intervention trop longue.
L'outil fonctionne à partir de 5 participants.
Il est possible d'enchainer 2 accélérateurs de projets mais pas plus. Cependant cela reste plus confortable de les espacer.
Points d'attention
Bien insister sur le fait qu'il ne faut pas, dans l'étape 4, s'adresser à la personne qui expose son projet. Eviter l'usage du "tu", "vous". Formuler les réactions comme si la personne était absente.
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Fonctionne très bien en visio accompagnée d'un pad pour prendre des notes des échanges.
Note : la personne qui a exposé peut alors couper sa caméra.
Lorsqu'on utilise un pad il est intéressant de de prendre les notes à 2. Cela permet à chacun des scribs de participer aussi et que ce qu'il dit soit noté par l'autre. Par ailleurs si le débit s'accélère, plusieurs idées peuvent être notées en même temps.
cf. fiche Prise de notes collaborative :https://interpole.xyz/?LaPriseDeNoteCollaborativeTrucsEtAstuc créations graphiques
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Nicolas Geiger, Marc Frèrebeau et Carine Lagarde
Faisable à distance ?
Il faut vraiment changer la méthode pour la faire à distance mais ça reste une bonne base
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Discussion avec une règle du jeu favorisant l’écoute: deux cercles de chaises, cercle intérieur pour parler, cercle extérieur pour écouter.
Déroulé détaillé
0. Installer 5 chaises (4 personnes assises + 1 chaise vide) au centre d’un grand cercle (public).
(ou adapter le nombre de chaises au nombres de participant·es)
1. Présenter les consignes: cercle intérieur = parole, cercle extérieur = écoute. Tout membre du public peut, à tout moment, occuper la chaise vide, un membre du cercle de parole doit alors sortir pour libérer une chaise.
2. Lancer la discussion.
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Assurez-vous que l’espace physique permet une configuration propice et qu’il soit facile et invitant de rentrer et sortir du cercle central.
Au démarrage, deux paramètres peuvent influencer la suite des échanges:
– le choix des personnes au centre du cercle au démarrage (uniquement des experts du sujet, uniquement des novices, un mélange des deux, des gens choisis en amont, des volontaires, …) Des experts au centre au début peuvent apporter une base théorique utile à la suite des discussions, mais des échanges pointus bloquer les novices qui ont peur d’aller prendre la parole.
– la question qui est posée oriente la direction que prend le débat, peut enflammer l’imaginaire, l’envie d’échanger ou que la discussion ou s’enlise ou s’enferme.
L’animateur peut jouer sur ces paramètres au service de sa stratégie et ses objectifs.
Pour responsabiliser des groupes et remplacer la fonction d’animateur, il est possible de distribuer des RÔLES : GARDIEN DE LA CHAISE VIDE, s’assure qu’il y a toujours une chaise vide; GARDIEN DE L’ÉCOUTE: s’assure que le cercle central est le seul lieu de parole, COUPE-CHIQUE: s’assure que personne ne monopolise la parole avec des monologues répétés (utile des cartons jaune et cartons rouge pour avertir).
Possibilité d’ajouter une méthode de RÉCOLTE: microphones si nécessaire, chevalets ou du papier sur les murs pour l’enregistrement écrite ou graphique des idées clés est parfois utile.
Si le débat est intéressant et qu’il est dur de l’arrêter, enlever petit à petit les chaises en gardant toujours la chaise vide pour empêcher l’entrée de nouveaux participants avant la clôture.
Variantes et bonifications en plein air, dans la rue
2 types : open circle (conférence ouverte = OC) & closed circle (conférence fermée = CC). Dans un OC, une chaise reste vide. Dans un CC, toutes les chaises sont remplies. L’animateur présente le sujet, et les participants commencent à discuter du sujet.
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Version en ligne :
cercle de parole : 3 personnes avec visio allumée
cercle d’écoute : les autres; quand on veut prendre la parole, on rejoint le cercle d’écoute en allumant sa visio. si pas de visio, un petit message sur le chat.
Matériel nécessaire
chaises
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Métacartes (Lilian Ricaud et Mélanie Lacayrouze)
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Déroulé détaillé
Adaptation du marshmallow challenge, en version avec un role d'observateur·trice et deux itérations, mais il y a beaucoup de variantes !
fiche en format scribus disponible sur demande (.sla)
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Permet d'amorcer des discussions et d'échanger sur nos représentations
Objectif
Réfléchir ensemble et débloquer une situation
(co)-produire
Poser le cadre et l'intention
Type d'outil
Processus de gouvernance
Animation de groupe
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
30 à 60 min
60 à 120 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Cette méthode permet de recueillir les représentations individuelles et collectives au sein d'un groupe.
Via des post-it, les participant·e·s répondent individuellement à des questions. On forme ensuite des sous-groupes : toutes les réponses liées à une question sont collectées et un sous-groupe se charge de les trier, analyser, discuter.... et restitue aux autres groupes.
Cette technique est particulièrement adaptée pour partager les besoins, les attentes individuelles, ainsi que les représentations en proposant par exemple les questions suivantes :
- Je souhaite m'impliquer au sein de ce projet/collectif/réseau parce que ...
- Pour m’impliquer au sein de ce projet/collectif/réseau j’ai besoin de...
- En m’impliquant au sein de ce projet/collectif/réseau j’ai peur de...
et/ou
- En m’impliquant au sein de ce projet/collectif/réseau je peux apporter...
- Selon moi l'action prioritaire à mener c'est ...
Travailler sur une analyse collective des représentations individuelles
Observer les mécanismes de collaboration dans un groupe
Résumé : L'entretien collectif vise à faire formuler aux participant·e·s leurs visions d'un ou plusieurs sujets en apportant 3 réponses à la même question puis en faisant dépouiller les participant·e·s par sous-groupes.
Le fait de pondérer les réponses selon leur occurrence ou leur caractère spontané ou réfléchi permet d’apporter des nuances et de réfléchir au processus de formulation de nos idées. Durée : 90 mn Matériel nécessaire :
Post-it de couleurs différentes (3 post-it de 3 couleurs différentes par participant.e par sujet)
Des grandes feuilles blanches de type paper-board
Feutres
Ressources : Nous avons hérité de cette méthode d'animation d'Elizabeth Clerc, formatrice aux Foyers Ruraux.
Méthode
Description des étapes : Décrire aux participant.e.s les objectifs de l'animation et expliciter les grandes étapes (sans révéler tout de suite que chaque question sera posée 3 fois).
1. Phase d'expression individuelle
Distribuer 3*3 post-it de la même couleur
1ère QUESTION
Donnez la consigne aux participant·e·s : "Numérotez les 3 post-it de couleur x (par exemple jaune): 1A, puis 1B et 1C dans un coin du post-it"
"Ecrivez une idée par post-it et d'écriture lisible"
Demander aux participant·e·s de prendre le post-it 1A
Poser la 1ère question, par exemple : "En tant qu'animateur.trice de projet collaboratif, je dois..."
La formulation de la question est primordiale, et doit toujours demander aux participant·e·s de répondre selon leur point de vue individuel (pas de cas général, ou pour les autres, on leur demande leur opinion personnelle)
Les participant.e.s complètent la phrase avec 1 idée ou 1 mot (pas plusieurs idées par post-it). Ils·elles peuvent aussi ne pas répondre.
Demander aux participant·e·s de prendre le post-it 1B
Poser exactement la même question que précédemment : "En tant qu'animateur·trice de projet collaboratif, je dois"
Expliquer aux participant·e·s qu'ils·elles peuvent donner une 2ème réponse ou exactement la même s'ils·elles veulent renforcer le poids de cette idée. Ils·elles peuvent aussi ne pas répondre.
- Demander aux participant·e·s de prendre le post-it 1C
Poser exactement la même question que précédemment : "En tant qu'animateur·trice de projet collaboratif, je dois"
Expliquer aux participant·e·s qu'ils·elles peuvent donner une 3ème réponse ou exactement la même s'ils·elles veulent renforcer le poids de cette idée. Ils·elles peuvent aussi ne pas répondre.
Truc et astuce : écrire la question de façon visible pour les participants en plus de la poser à l'oral. Si certain.e.s ont fini avant d'autres, p 2ème QUESTION
Donnez la consigne aux participant·e·s : "Numérotez les 3 post-it de couleur x (par exemple rose): 2A, puis 2B et 2C"
Demander aux participant·e·s de prendre le post-it 2A
Poser la 2ème question, par exemple : Je choisis le mode collaboratif pour mon projet parce que...
Les participant·e·s complètent de la même façon la phrase avec 1 idée ou 1 mot sur le post-it 2A (pas plusieurs idées par post-it). Ils·elles peuvent aussi ne pas répondre.
Répéter le processus avec 2.B et 2.C
3ème QUESTION
Poser la 3ème question, par exemple : Ce que je crains en tant qu'animateur·trice de projets collaboratifs
Répéter le même processus que précédemment avec les post-it de la 3ème couleur
2. Phase de dépouillement collectif en sous-groupe
Les participant·e·s se répartissent en 3 sous-groupes, chacun·e dépouillant une question.
Consigne : "Il s'agit d'analyser vos réponses en formant des grandes familles d'idées (ou patates) et en présentant le tout sur une feuille de paper-board lisible par tout le monde.
Vous devrez compter de 3 façons :
- Compter le nombre de post-it réunis par grande idée
- Compter le nombre obtenu par grande idée si A=3, B=2, C=1. Dans ce cas, on met en avant les idées arrivées en premier, donc la spontanéité
- Compter le nombre obtenu si A=1, B=2, C=3. Dans ce cas, on met en avant les idées arrivées en dernier, donc la réflexion
3. Restitution en grand groupe
Chaque groupe a 5 minutes pour présenter son analyse en terme d'idées et les résultats en fonction de la pondération.
Commentaire : Notre best-off en début de formation : analyser les représentations pour pouvoir les transformer éventuellement au long de la formation, mettre les participant·e·s en réflexion individuelle puis en sous-groupe, et en posture de collaboration.
A la fois outils d'analyse et illustration de nos méthodes pédagogiques
Variantes et bonifications (notamment à distance)Variantes :
Pour éviter la phase parfois complexe à comprendre la notation des post-it, utiliser les couleurs en fonction du niveau de spontanéité et non en fonction du sujet.
- faire pour chaque participant.es et chaque sujet un tas de trois post-it (rouge-jaune-vert par exemple)
- expliquer pour chaque sujet que leur première réflexion devra être écrite sur le post-it rouge (réponse la plus spontannée), puis la deuxième sur la jaune puis la troisième (s'il y en a une troisième) sur le post-it vert (réponse la plus réfléchie)
- ramasser tous les post-it à la fin du sujet et faire un tas à part pour ne pas les mélanger avec les autres. Par exemple sur la table ou le sous-groupe va réfléchir à la question.
Avantages :
- gain de temps et simplicité pour les participant.es
- les couleurs parlent d'elles-mêmes et la notation est du coup plus accessoire
Dans les petits groupes l'analyse de chaque sujet se fait plutôt collectivement.
Pour remplacer les post-it, on peut utiliser padlet (1 padlet par question). Ex : "Pour la question 1, je vous invite à ajouter votre/vos réponse·s en cliquant sur le lien du tchat". Puis enchaîner avec le lien vers le 2eme padlet pour la question 2. Ensuite, on répartit en sous-groupe et les participants discutent sur la base du padlet dédié à leur question.
Prolongements :
Il est important d'utiliser ces analyses pour rebondir tout au long de la formation et de faire le lien entre les représentations et les apports de contenus.
Nous avons également animé un entretien collectif à 70 personnes (mais sans la pondération)
A distance : Il est possible de faire la même chose à distance à l'aide d'un outils de tableau blanc (type jamboard de Google ou digiboard)
Jeu de la ville / du village (découvrir les méthodes agiles dans un projet coopératif)
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Exercice dynamique, permet d'aborder la notion d'itération
Objectif
(co)-produire
Type d'outil
Processus de gouvernance
Animation de groupe
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
Durée
30 à 60 min
60 à 120 min
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
En groupe, réaliser un village avec des legos, à coup d'itérations successives !
Déroulé détailléUtilité pédagogique
Vivre les concepts-clés Agiles : itération, planification, sprint, bilan de sprint
Schéma de synthèse, par Cécilé Guillemet (téléchargeable ci-dessous en pdf)
Déroulé
A préparer en amont
Le tableau Kanban avec les 4 colonnes (Notre village à construire / à faire / en cours / fait)
Disposer les légos sur une grande table
Préparer une autre table où les groupes viendront poser leur réalisation et ainsi matérialiser le village.
Consignes & lancement du jeu – 5 à 10 minutes
En équipe de 4 à 6 personnes, votre objectif sera de construire une ville (ou un village, ça rend l'exercice plus simple et plus rapide !) avec des légos. Tous les groupes fabriqueront la même ville/village. Vous disposerez de 3 cycles de 7 minutes de fabrication.
L'animateur·ice peut montrer le schéma de synthèse ci-dessus pour rendre visible le processus.
Planification n°1 – 3 à 10 min
Aux participant·es : selon vous, quels sont les éléments matériels (bâtiments, places, construction...) incontournables qu'on doit trouver dans un village ?
Chaque personne note 3 à 5 idées sur des post-it (1 idée= 1 post-it)
ensuite, l'animateur collecte les post-it et les colle dans la colonne "Notre village à construire". Lorsqu'il y a plusieurs fois la même idée (ex Mairie, école, cimetière...), on ne garde qu'un post-it dans le tableau.
Aux participant·es : vous avez donc la liste des tâches à faire pour réaliser votre projet.
En 1 ou 2 minutes, chaque groupe décide des éléments qu’il va réaliser et prend le(s) post-it(s) concerné et le placer dans la colonne « À faire »
Itération n°1 – 7 min
Avec un chrono, on décompte et on lance les 7 minutes. Les groupes commencent à construire la ville.
Régulièrement, on peut rappeler aux participant·es de vérfier que le tableau de suivi est à jour : les éléments en train d'être fabriqués doivent se trouver dans la colonne "en cours".
C'est souvent le bazar, inorganisé. Des tensions se créent chez certaines personnes. Des tempéraments dominants ou agressifs peuvent ressurgir à cette phase, justement parce les groupes et les processus de co-construction n'ont pas été travaillés.
Bilan de l’itération - 10 à 20 min (parfois plus long, si besoin)
On l'anime en 3 temps : 1) Nos avancées : chaque groupe présente et fait passer les post-its dans la colonne "Fait" > factuel, incontestable.
Si un élement a été commencé mais pas fini, il retourne dans la colonne "A faire".
2) Prise de recul sur les processus et interactions : internes à chaque groupe, et inter-groupe. Pour les organisateurs·trices du jeu, veiller à questionner sur :
• Expression du vécu et des ressentis personnels (exprimer mon ressenti, puis mon besoin puis ma proposition pour améliorer si nécessaire). Moment important car il permet de réguler si besoin les tensions et/ou inconforts nés durant l'itération.
• Le mode d'organisation interne au groupe (dont place de l'animateur·trice ?), la com' interne
• Communication interne / relation entre les membres du groupe
Après cette phase essentielle de bilan, on se projette sur la prochaine itération en se mettant d'accord sur des nouveaux modes d'organisation à mettre en place, à tester.
Il est important de rappeler que ce jeu titille au niveau
Individuel : si je ressens un inconfort ou des tensions, pourquoi est-ce que ça me met dans cet état ?
Intra-groupe : en l'absence de cadre co-construit, comment les humains se complètent ou se marchent dessus dans mon groupe ?
Inter-groupes : jusqu'où arrive-t-on à prendre en compte ce qui est extérieur à notre groupe ? Comment bien se coordonner avec les autres groupes ?
Notes : dès ce 1er bilan, les groupes peuvent exprimer le besoin d'avoir une fonction de coordination pour leur groupe et une coordination inter-groupe (des représentants de chaque groupe).
Parfois sont aussi créés des rôles spécifiques : responsable de la cohérence de l'aménagement, responsable de la consommation des ressources (= les légos) etc...
Plus rarement, les groupes décident de fusionner pour ne former qu'un seul groupe. Parfois, cette décision arrive après la 2e itération.
3) Planification de la prochaine itération :
doit-on ajouter/retirer des choses de la colonne « notre ville/village à construire » ?
chacun·e choisit à nouveau (rapidement, en 1 minute) des éléments qu'il va placer dans la colonne " A faire", en vue de la prochaine itération.
Cycle n° 2 : Planification + Itération + Bilan
Reproduire la même chose
+ faire survenir des événements extérieurs si le groupe avance trop facilement.
Par exemple, des nouvelles réglementations apparaissent :
• Un jardin public pour 10 constructions
• Limitation de la hauteur des constructions : 3 étages maxi
• Centre-ville uniquement piéton + parking voiture à l'extérieur
• Espace de maraîchage en pourtour de la ville et dans la ville
• Corridors écologiques à respecter
• Site archéologique, tous les travaux de tels bâtiments sont suspendus pour l'itération à venir
Ou surgissement de catastrophes naturelles :
• Inondation d'1/4 de la ville, obligation de déplacer les habitants et habitations dans d'autres quartiers
Cycle n° 3 : Planification + Itération + Bilan
Reproduire la même chose, y compris surgissements d'événements imprévus
Bilan du jeu
Bilan collectif en groupe
puis apport de contenus, à l'aide de
Analyse : lors de la 1ère itération, le groupe se plonge dans l'action, souvent en mode "collaboratif" dans la précipitation, alors même que :
• ils·elles n'ont pas l'habitude de travailler ensemble (pas de maturité du groupe)
• ils·elles n'ont pas l'habitude de travailler sur ce genre de projet (pas de réflexe ni d'expérience passée)
On voit souvent que les groupes décident de passer en mode plus coopératif à la 2ème itération, afin de canaliser les flux, d'organiser l'action collective.
Si la 2ème itération a bien fonctionné du point de vue des processus, la 3ème ne sert alors qu'à peaufiner cette organisation.
Variantes et bonifications en plein air, dans la rue
Variante "light" : le jeu du village
Le mot "village" permet de cadrer l'imaginaire, donc moins de post-it différents à réaliser.
Bien cadré, cette variante tient en 45 minutes. Aide pour animer le jeu du village
Matériel nécessaire
Boite de légos
Tableau veleda en tant que support de la ville (possibilité d'écrire/dessiner avec des feutres), ou a minima une feuille de paperboard - pour apposer en dessous en cas de dessin
Feutres
1 Paperboard (en tant qu'outil de suivi du projet) avec 4 Colonnes : notre ville à construire, à faire, en cours, fait
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Nicolas Geiger
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Illustre de façon simple et rapide les difficultés de communication
Objectif
Ouvrir et clôturer
Créer du lien
Type d'outil
Exercices corporels ou sensoriels
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
Durée
moins de 10 min
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
On forme 3 à 5 groupes, chacun a une consigne différente :
mettre les chaises en rond
mettre les chaises dans une autre pièce
s'asseoir sur les chaises
mettre les chaises dos à dos
se mettre debout derrière le dossier de chaque chaise
...
La règle qui complique tout : la communication verbale n'est pas permise ;-)
Déroulé détaillé
On forme 3 à 5 groupes, chacun a une consigne différente (distribuer par des petits papiers bien pliés) :
mettre les chaises en rond
mettre les chaises dans une autre pièce
s'asseoir sur les chaises
mettre les chaises dos à dos
se mettre debout derrière le dossier de chaque chaise
...
La règle qui complique tout : la communication verbale n'est pas permise ;-)
Variante
Avant de distribuer les consignes, demander à chaque équipe de se trouver un nom et un cri de ralliement en 3 min
Puis, toujours avant de distribuer les consignes, demander à chaque équipe de dire son nom et de faire son cri et expliquer comment cela va se dérouler :
je vais vous distribuer les consignes, mais vous ne pouvez pas les regarder avant mon signal (quand toutes les équipes ont leur consigne), ensuite, vous aurez 3 min pour découvrir la consigne en équipe, vous pourrez vous concerter, puis, au 2ème signal, vous aurez 30 sec pour réaliser la consigne)
Remarques
aucune consigne n'est contradictoire
les groupes ne doivent pas savoir que les consignes sont différentes pour les autres groupes
Puis, prendre 5 minutes ou plus de débriefing suite au jeu. Ce jeu est un très bon support pour s'observer soi, l'autre et les groupes dans les réflexes d'action et d'urgence, observer nos postures en groupe : leaders, compétitifs, efficaces, conciliants, suiveurs, respectueux, pacifiques, réflexifs... Pour analyser ces postures, on peut se servir d'un tableau de la coopération (à télécharger ci-dessous)
Parmi les analyses observées fréquemment :
les consignes opaques/secrètes font remonter des réflexes de concurrence parmi les participant·e·s
il est possible d'imaginer d'autres formes de communication non-verbale
l'urgence nuit à la coopération des plus pacifiques
faire équipe (dans une petite équipe) pourrait nous rendre compétiteur avec les autres équipes
il y a plusieurs niveaux de coopération
des consignes différentes ne sont pas forcément incompatibles
...
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Ce jeu qui déclenche facilement des comportements "bourrins" peut mettre des personnes en difficulté. Avec de jeunes adultes, attention aux débordements, certain·e·s ont mal vécu de se voir revenir en enfance, avec des comportements hors de contrôle. Il faut alors accompagner les débriefs pour réduire les jugements qu'ielles se portent à elleux-mêmes et rassurer sur la vitalité qui est à l'origine de ces comportements réflexes.
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Possibilité de ne pas donner de consigne sur la communication verbale. On s'aperçoit que, bien souvent, les équipes n'en profitent pas pour communiquer entre elles :-)
Surtout, si pour faire les équipes, on a utilisé la Ligne Muette qui consiste à se classer par ordre de dates d'anniversaire (jour et mois) sans se parler !
Matériel nécessaire
3 à 6 chaises (idéalement, 1 chaise par membre d'équipe)
(marche aussi avec des coussins posés au sol)
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Nicolas Geiger et Alice Oechsner
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Bien rire et créer plus de proximité corporelle dans un groupe
Objectif
Réguler l'énergie
Créer du lien
Type d'outil
Exercices corporels ou sensoriels
Animation de groupe
Taille du groupe
De 2 à 5 personnes
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
moins de 10 min
10 à 30 min
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Très simple. Il faut disposer d'un tapis (environ 1m de côté pour 8 personnes, augmenter en fonction du nombre) et proposer aux personnes de se placer dessus. Ce tapis est un tapis volant, si vous posez un pied hors du tapis vous avez perdu. Et vous devez retourner le tapis.
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Attention la taille du tapis compte beaucoup et celui-ci doit être assez souple pour être facilement plié.
Ce jeu est adapté pour un groupe qui se connait déjà bien car il est très engageant au niveau corporel.
Attention si il y a dans le groupe des personnes ayant des difficultés physiques sur l'équilibre, la posture debout... même si on est - normalement - dans une animation qui génère une grande solidarité
Points d'attention
Le petit tips, c'est que la meilleure solution c'est en général d'arriver à plier un coin du tapis et à progressivement le ramener en diagonale pour que les gens puissent basculer petit à petit sur le coin qui a été plié.
Variantes et bonifications en plein air, dans la rue
Une variante proposé par le nousistan, dire aux personnes qu'elles n'ont pas le droit de poser un pied sur le sol hors du tapis. La solution "facile" consiste alors à s'asseoir avec les pieds en l'air à côté du tapis, à le retourner puis s'y remettre
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Guillaume Doukhan
Jeux de positionnements / Visualisation de données avec les pieds
Objectif
Réguler l'énergie
Créer du lien
Type d'outil
Exercices corporels ou sensoriels
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Plus de 30 personnes
Participants volatiles
Durée
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Déroulé détaillé
Ce jeu d'inclusion spécial "données ouvertes" permet de démarrer une réunion tout en restant sur le terrain de jeu de la journée... Le principe est simple. Les personnes d'un groupe se répartissent dans l'espace de manière à représenter visuellement des données. Idéalement un·e animateur·trice donne les consignes, aide les personnes à se placer et donne quelques commentaires de chaque figure.
L'animation dure 10-15 minutes et nécessite un groupe d'au moins une douzaine de personnes.
1ère figure
Le groupe est invité à se répartir dans un espace défini. Il lui est expliqué à quoi peut servir une donnée (mesurer la répartition socio professionnelle d'un groupe, l'âge des individus...). Une des premières formes permettant de faire ce type de mesure est le camembert : l'animateur·trice invite alors le groupe à former un cercle pour représenter le camembert et demande ce qu'il est possible de mesurer avec. En fonction des réponses (exemple : parité), on invite alors les personnes à se répartir dans le cercle par catégorie (H/F)...ce qui permet de réaliser la mesure et la commenter.
2ème figure
Pour la deuxième figure, on peut choisir les histogrammes qui, par exemple, peuvent mesurer par tranche d'âge. Le groupe est alors invité à se mettre en rang en fonctions de repères qu'aura fixé l'animateur·trice et selon leur tranche d'âge. Il est alors possible de commenter la répartition.
3ème figure
Le groupe est invité à se répartir sur une cartographie fictive (NORD-EST-SUD-OUEST) définie dans l'espace, en fonction, par exemple, de son lieu de naissance. Dans un second temps, on lui demande de se répartir sur cette cartographie en fonction de son lieu de travail. On peut aussi commenter les flux migratoires ;-) . La fin peut se faire de manière festive en demandant à toutes et à tous de se rejoindre sur le lieu de la manifestation en cours...
Matériel nécessaire
De l'espace pour que les personnes puisse circuler et se positionner
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Vincent Kober (infolabs.io)
Préparation
Le jeu en lui-même est simple.
Le secret réside dans les questions : trouver les questions puissantes, pertinentes. Trouver les questions qui feront se découvrir un peu plus les participant⋅es entre eux/elles. Varier des questions sur les aspects professionnelles et des questions plutôt perso.
Lien vers la fiche méthodologique
http://www.multibao.org/#multibao/contributions/blob/master/contributions/visualisation-de-donnees-avec-les-pieds.md
Déroulé détaillé
Là où, pour agir, le consensus exige que tou·te·s les participant·e·s à une décision soient unanimes, la décision à zéro objection se contente du fait qu’aucun·e membre n’y oppose d’objection raisonnable. Une objection est jugée raisonnable si elle bonifie la proposition à l’étude ou l’élimine complètement.
L’objection n’est plus synonyme d’obstruction mais d’identification de limites, de tolérances qui deviennent les conditions de réalisation de la proposition.
Le processus permet de faciliter l’identification de ces conditions et la mise en pratique des décisions.
La prise de décision à zéro objection peut parfois encore être appelée "décision par consentement". Cette appelation est toutefois à éviter pour limiter les confusions avec le principe de consentement dans les relations qui implique un "oui" clair (et non l'absence d'objection)
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
L'Université Du Nous
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Déroulé détaillé
Photo : CC BY - Dr Papillon and Hoedic
Organiser un forum ouvert
Le forum ouvert est né du constat qu’au cours d’une réunion les échanges les plus intéressants entre les participant·e·s ont lieu lors de la pause-café. Ainsi, cette méthodologie a pour objectif de reproduire les conditions pour ces échanges informels de la pause-café.
A travers ce livret d'accompagnement, l'équipe Colibris vous propose un outil qui vous permettra de comprendre le déroulement d'un forum ouvert : de la préparation à l'animation, de la logistique à l'évaluation, de la mobilisation de votre réseau à la production de ressources. Ce livret est organisé en trois parties qui correspondent aux trois phases d'avant, pendant et après l'évènement II pourra vous servir de ligne directrice pour son organisation.
Les informations qui suivent sont des instructions et conseils à adapter en fonction du contexte et des possibilités qu'offre votre territoire.
Avantages :
Réunir un grand nombre de participant·e·s
Permet de rendre compte de façon assez facile des résultats
Concept de liberté : liberté des thèmes abordés, liberté de participer ou non aux ateliers, liberté d’expression
Processus conçu pour faire émerger l’intelligence collective et co-construire les propositions
Inconvénients
Activité qui nécessite de la préparation et une logistique conséquente
Prévoir une durée d’une journée minimum.
Budget qui peut être plus conséquent en fonction de la forme adoptée (1 ou 2 jours, festivités ou non)
Ce que le forum ouvert permet
Faire se rencontrer les personnes désireuses de s'impliquer dans la transformation de leur territoire
Créer des groupes affinitaires prêts à travailler ensemble dans leur ville, village, quartier
Impulser une dynamique et favoriser l'émergence de projets écologiques et sociaux
Identifier des projets existants et leur donner de la visibilité via la plateforme Colibris.
Que faut-il prévoir en amont ?
Pour bien préparer un tel évènement, des étapes-clés sont indispensables à sa réussite. Dans cette première partie, vous retrouverez nos conseils pour mobiliser et communiquer sur la campagne “Le chant des Colibris, l’appel du monde de demain” avec votre réseau, pour mettre en place un groupe de pilotage du forum ouvert, pour savoir qui fait quoi et quand, et pour déterminer le budget de ce type d'événement.
Quel format pour mon événement ?
Le but est bien de relier celles et ceux qui souhaitent participer à la transformation écologique et humaine de la société.
Un jour ou deux : cela dépend du lieu que vous trouverez (et de son coût) mais aussi du nombre que vous êtes pour l’organisation.
Si vous ajoutez une partie festivités, elle permettra la rencontre, l'échange, le partage entre les personnes déjà impliquées localement et les nouvelles.
Former le groupe de pilotage à partir du groupe organisateur
Le comité organisateur est l'ensemble des personnes les plus motivées et disponibles, représentatives des réseaux locaux et/ou des antennes locales des réseaux nationaux. Il regroupe des acteurs·trices de la société civile (associations, citoyens, étudiants, artistes, ...), des élus et des entrepreneurs. Le groupe de pilotage est l'ensemble des personnes qui assurent la bonne tenue et le bon fonctionnement du forum ouvert. Il sera formé lors de la deuxième réunion à partir du comité organisateur. Il est composé d'un·e facilitateur·trice, d'un ancrage, d'un·e hôte·sse, d'un·e coordinateur·trice logistique, administratif et festivités.
Les responsabilités et tâches liées à ces rôles sont détaillées dans la partie suivante 'Qui doit Faire quoi ? Et quand ?'
Attention ! Une personne ne peut tenir qu'un seul rôle
Qui fait quoi ? Et quand ?
Le facilitateur·trice
Formé·e à la technique du FO, il·elle connaît et maîtrise cette technique d'animation.
Il ou elle :
en explique l'approche au comité organisateur et définit avec lui le thème du FO,
précise les besoins logistiques et humains relatifs au bon déroulement du FO,
anime l'ouverture du FO et toutes les séances plénières : il ou elle est le·la garant·e de la démarche et veille au respect de l’approche propre au FO,
gère la place du marché, et s'assure de la bonne mise en route des ateliers et de la salle des nouvelles, de l'édition des rapports d'activité au mur du grand journal et de la production des plans d'actions des ateliers.
Avec le comité d'organisation et l'hôte·sse, il·elle fait la revue des suivis du FO et s'assure de la transmission à tous les participants des rapports de discussion et des plans d'actions. L’ancrage
Rompu·e également aux techniques d'un FO, il ou elle :
assiste le·la facilitateur·trice durant l'événement sur la partie animation et sur un recentrage éventuel,
veille au bon fonctionnement des ateliers
Son nombre peut être porté à 2 ou 3 en cas de FO important.
L’hôte·sse
Au sein du groupe de pilotage, il ou elle est le·la représentant·e du comité d'organisation, le ·la représentant·e de toutes les parties locales engagées. Il ou elle confirme les objectifs de l'événement programmé.
Il ou elle :
est animé·e d'un esprit d'ouverture permanent,
accueille les participant·es,
participe aux discussions du groupe sans animer ni diriger, et circule d'un atelier à l'autre.
Après l'événement il ou elle est le·la garant·e de la bonne restitution à l'ensemble des participants des différents rapports de discussion et des plans d'actions, et les suivra dans le temps avec le Comité organisateur. Le ou la coordinateur·trice logistique
Il ou elle :
a une bonne connaissance des lieux localement, est méthodique et rigoureux.se,
prépare et coordonne toute la logistique des espaces du FO (salle plénière, ateliers, chaises, tables, ordinateur, éclairage, sonorisation),
omniprésent.e durant l'événement, il ou elle veille au bon déroulement du FO et en régit les aléas,
a la responsabilité de la salle des nouvelles (ordinateurs).
à la fin, s'assure de la bonne restitution des lieux et du matériel.
Le coordinateur·trice administratif·ive
Rigoureux·se et convivial·e, il ou elle :
est en liaison avec l'ensemble du réseau local et coordonne les inscriptions, l'hébergement et la nourriture des participants
établit les budgets et gère la trésorerie de l'événement.
Le coordinateur·trice festivités
Dans le cas de l'organisation d'une partie “festive” liée au FO, il convient d'y affecter un·e coordinateur·trice spécifique ayant une expérience de ce type d'événement.
Il ou elle :
est en charge de la programmation et du choix du plateau artistique,
assure l'organisation matérielle sur place et sa gestion,
est responsable du bon déroulement de la manifestation.
Les espaces
Cinq types d’espaces sont nécessaires à l’organisation du forum ouvert :
1. le grand cercle pour les séances plénières où se retrouvent tous les participant.e.s,
2. les petits cercles pour les séances en ateliers,
3. la place du marché,
4. le grand journal,
5. la salle des nouvelles (ordinateurs)
N'oubliez pas un espace convivial « thé-café-collation » ouvert en continu.
Pour faciliter l’organisation générale, penser à la restauration, le transport, voire l’hébergement des participant·e·s.
Le repas du midi et les pauses au cours de la journée sont des moments privilégiés de convivialité au cours desquels les discussions se poursuivent et les bonnes idées continuent d’affluer (et les cerveaux de chauffer !). La venue et le déplacement des personnes peuvent être coordonnés : navettes, covoiturage, etc.
Comment se déroule l’évènement ?
La clé du forum ouvert repose sur quatre principes et une loi :
La loi de la mobilité ou « loi des deux pieds » : si, pendant la réunion, des personnes estiment qu’elles n’apprennent rien ou n’apportent rien aux échanges, elles sont libres de faire usage de leurs pieds pour se rendre dans un endroit plus productif ou plus intéressant à leurs yeux.
Les personnes présentes sont les bonnes personnes . Aucun·e participant·e ne doit se sentir inutile, chacun a des choses à apporter au débat.
Ça commence quand ça commence. Aucun horaire strict n’est défini par les organisateurs au cours du forum ouvert, ce sont les participant·e·s eux-mêmes qui décident de commencer les débats lorsqu’ils ou elles le souhaitent et on considère que quel que soit le moment, c’est le bon moment.
Quand c’est fini, c’est fini. À l’inverse, les organisateurs·trices s’engagent à respecter l’horaire de fin prévu.
Ce qui arrive est ce qui devait arriver . Les organisateurs·trices n’interviennent au cours d’aucun débat et laissent librement les participant·e·s aller vers les directions qu’ils ou elles souhaitent donner au forum ouvert.
Phase d’émergence : séance plénière et place du marché
L'hôte·sse accueille le forum ouvert et présente la question principale autour de laquelle s'articule celui-ci.
Le·la facilitateur·trice explique aux participant·e·s le fonctionnement de cette animation et en rappelle les principes et les règles
Tou·te·s les participant·e·s se regroupent en session plénière (réuni.e.s en grand cercle). Au cours de cette première session, ce sont les participant·e·s qui vont définir eux-mêmes l’ordre du jour autour du thème défini par les organisateurs·trices. En effet, il n’y a pas d’ordre du jour pré-établi.
Chaque participant·e qui souhaite inscrire un sujet sur la place du marché se rend au milieu du cercle où sont disposés papier et stylos, il ou elle formule sa proposition de sujet en quelques mots et l’explique ensuite à tout le groupe pour enfin aller l’afficher au mur.
Le nombre de proposition dépend du nombre de participant·e·s. Le ou la facilitateur·trice peut demander à regrouper des sujets s’ils lui semblent similaires. Les proposant·e·s sont libres d’accepter ou non ce regroupement.
Le·la facilitateur·trice organise en plusieurs sessions, et dans différents lieux, la tenue des ateliers. Tou·te·s les participant·e·s se lèvent pour prendre connaissance des thématiques, lieux et horaires des ateliers.
Sessions en ateliers de travail
Les ateliers sont répartis dans les différents lieux de l'événement.
Un petit groupe se forme (ou pas) autour de l’initiateur·trice de l'atelier, il peut alors débuter.
Un·e rapporteur·teuse note ce qu'il·elle se dit sur un paperboard. A la fin de la session d'ateliers, ce·tte même rapporteur·teuse rejoindra la “Salle des nouvelles”
pour taper le compte-rendu des discussions.
Salle des nouvelles et restitution des comptes-rendus en session plénière “le grand journal”
La salle des nouvelles est un espace où sont installés des ordinateurs et imprimantes afin de permettre aux groupes de travail de retranscrire eux-mêmes sous forme de comptes-rendus leurs propositions (synthèse des points principaux) qui seront ensuite imprimées.
Au minimum deux personnes du comité organisationnel sont là pour encadrer et aider les rapporteurs·teuse. En arrivant dans la "Salle des nouvelles", une clé USB est attribuée à chaque rapporteur·teuse sur laquelle il·elle trouve le document vierge près à être rempli.
Un·e membre de l'équipe organisationnelle centralise les rapports sur son ordinateur et se charge de l’impression. L’ensemble des rapports est affiché dans l’espace du “Grand Journal” pour que tou·te·s les participant·e·s puissent en prendre connaissance.
Phase de convergence : session plénière et ateliers
Au cours de la même journée et d’une seconde journée, il peut être intéressant d’élaborer des plans d’actions à partir du contenu des ateliers.
Les participant·e·s sont amené·e·s à choisir les 3 sujets qui leur semblent les plus importants. Pour cela ils ou elles disposent de 3 gommettes à apposer sur les 3 rapports retenant le plus leur attention.
Des ateliers pour élaborer un plan d’action sont organisés. Le nombre de ces nouveaux ateliers dépendra du temps consacré à ce moment.
Comme pour la phase d’émergence, un·e rapporteur·teuse sera nommé·e pour chaque atelier. Il ou elle aura en charge de saisir, dans la salle des nouvelles, un compte rendu de ce plan d’action.
Session plénière de clôture Lors de cette session plénière le ou la facilitateur·trice présente les plans d’action produits lors de ce forum ouvert.
Un cercle de clôture permet à chaque participant·e de s’exprimer sur son ressenti de la journée et sur les propositions qui ont émergé.
Et la suite ?
Pour ne pas perdre la dynamique à la fin du forum ouvert, il est important que le suivi des plans d'actions soit systématique, régulier et ancré dans l'action.
Dans un premier temps, tous les rapports devront être transmis à l’ensemble des participant·e·s.
L'initiateur·trice d'atelier devra s'engager à être le moteur de son groupe. Il faudra ensuite trouver une organisation de manière à ce que le projet avance.
Matériel nécessaire
L'organisation d'un forum ouvert implique des besoins logistiques et matériels spécifiques à bien prendre en compte pour que l'animation soit la plus fluide possible. La taille de la salle principale doit être suffisamment grande pour pouvoir accueillir les différents espaces de rassemblement (voir le schéma ci-dessous) et au centre, un cercle de chaises disposées en rond ou ovale. Pour faciliter la mobilité, il faut compter 2,5 m² à 3m² par personne. Le lieu doit également offrir des espaces annexes et propices à l'accueil des différents ateliers.
Les autres besoins logistiques et matériels sont fixés en fonction du nombre de participant.e.s.
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Mouvement Colibri, Magalie Dréano
Déroulé détaillé
Objectif :
Permettre aux participant·e·s de s’exprimer sur le temps vécu et d’en faire une évaluation à chaud complète
Description :
Chaque participant·e dessine les contours de sa main sur une feuille. Il ou elle remplit ensuite sa main en respectant les consignes suivantes :
sur le pouce, écrire ce que l’on félicite (« pouce en l’air »)
sur l’index, écrire ce que l’on pointe du doigt, ce que l’on interroge
sur le majeur, écrire ce qui n’a pas plu, ce que l’on jette
sur l’annulaire, écrire ce que l’on garde précieusement
sur le petit doigt, écrire ce que l’on propose (« mon petit doigt m’a dit »)
Selon le temps dont vous disposez, vous pouvez organiser une restitution à l’oral ou vous contenter de ramasser les feuilles.
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Si le temps est restreint, ce bilan peut également se faire à l'oral sans avoir à le dessiner
A distance, on peut proposer aux participant·e·s, en fonction de leur profil :
de dessiner sur une feuille puis de la montrer à la webcam
de dessiner sur un outil collaboratif comme Miro
Matériel nécessaire
une feuille de papier par participant·e et des stylos
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Louise Didier, visuel proposé par Julie Rodriguez
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Traiter une problématique en l'analysant avec 6 modes de pensées bien distincts
Objectif
Réfléchir ensemble et débloquer une situation
(co)-produire
Décider ensemble et s'aligner
Intelligence émotionnelle
Type d'outil
Animation de groupe
Taille du groupe
De 2 à 5 personnes
De 6 à 12 personnes
Durée
10 à 30 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Partant du postulat que que nous avons tous·tes des modes de pensées différents autant qu'incomplets, Edward De Bono propose de porter (en groupe ou de façon individuel) successivement 6 chapeaux, qui correspondent chacun à un mode de pensées : positif, négatif, créatif, organisationnel, émotionnel, factuel.
Déroulé détailléPrésentation générale
Afin de favoriser l'implication de chacun·e et l'émergence de nouvelles idées au sein d'un groupe, le psychologue spécialiste des sciences cognitives Edward de Bono a développé en 1987 la méthode dite des "6 chapeaux". Partant du postulat que la recherche de solutions repose sur six angles bien distincts, celle-ci invite chaque membre du groupe à explorer, lors d'une réunion, six modes de pensée spécifique, symbolisés par six chapeaux de couleurs différentes.
Face à une situation, un problème, chacun·e est traversé·e par un flot de pensées de toutes sortes : positives, négatives, émotionnelles, informationnelles, logiques… Arrivées en vrac et à dose différente pour chaque personne, ces pensées sont influencées par la personnalité, l’humeur, les mécanismes de prudence, la créativité, les biais cognitifs… Ces pensées ne sont pas réellement construites et constructives. Parallèlement, elles sont toutes légitimes.
Imaginons maintenant toutes ces pensées mises en commun dans un collectif le temps d’une réunion ! En dehors du fait du manque d’efficience, ces situations peuvent générer des tensions, des stigmatisations.
La proposition de Edward de Bono est de séquencer notre pensée et de ne pas la censurer.
C’est la notion de pensée latérale, une pensée en continuité avec des étapes de validation en opposition à un système vertical qui supprime une idée non validée et ne la considère plus.
Cette méthode permet de sortir de la stigmatisation des personnes, « la créative », « le pessimiste », sortir soi même de ses certitudes, appréhender les choses différemment.Tous les apports sont considérés comme utiles, il n’y a pas d’accord à obtenir.
Déroulé
Une fois le problème posé, le groupe entier revêt tour à tour un chapeau fictif et commence à explorer de nouvelles solutions :
Le Chapeau blanc symbolise la neutralité. Lorsqu'elle le porte, la personne doit s'attacher à énoncer simplement les faits, en laissant de côté tout ce qui peut relever de l’interprétation
Le Chapeau rouge : l’émotion. La personne énonce librement ses sentiments et ses intuitions
Le Chapeau vert : la créativité. Elle cherche des alternatives, en essayant de considérer le problème sous un angle nouveau
Le Chapeau jaune : la critique positive. Elle admet ses rêves et ses idées les plus folles
Le Chapeau noir : la critique négative, le jugement. Elle énonce les faiblesses et les risques que comporte selon elle cette idée
Le Chapeau bleu : l'organisation, la canalisation des idées, le processus. Elle s'attache à prendre du recul sur le sujet énoncé
L'enchaînement des chapeaux doit être réfléchi et adapté au sujet de la réunion et au groupe.
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Afin de structurer l’animation, d'en garantir le cadre et un résultat, il paraît judicieux d’attribuer les rôles d'animateur et secrétaire.
L’animateur·trice pourra fixer une durée d'intervention par chapeau.
Le cas échéant, il invite les membres à respecter le mode pensée du tour de table.
Il est important de sécuriser le cadre des échanges (pas de jugement, écoute active, respect de l’opinion, pas de censure...)
Il peut être utile d’annoncer que l’on ne cherche pas l’exhaustivité sur chaque mode de pensée mais une vision globale
L'objectif n'est pas de regarder vers le passé, mais bien d'envisager l'avenir
Selon le groupe, la problématique, certains chapeaux, il peut être nécessaire de créer un sas de quelques minutes pour quitter le mode de pensée et s’investir plus facilement sur celui d’après.
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Selon la problématique à résoudre, il est possible et pertinent de structurer différemment le passage d’un chapeau à l’autre. Des exemples ici.
Le visuel et la méthode doivent être inclus dans le dispositif de formation à distance.
Les éléments seront recueillis au sein d'un espace collaboratif type carte mentale pour que chacun·e puisse y renseigner son point de vue pour chaque chapeau.
Variante expérimentée :
Chapeau blanc complexe/sujet pas complètement défini : quand la problématique est assez large, il est possible d'utiliser la méthode du QQOQCP pour faire décrire aux participants ce dont on parle, on leur pose alors successivement les questions : Quoi, Qui, Où, Quand, Comment, Combien, Pourquoi ?
Pour le chapeau rouge des émotions, il peut être utile de passer par du dessin, par exemple : étape 1 : en individuel, je réfléchis à ce que j'ai ressenti (prise de note individuelle possible); étape 2 : interview croisée en binôme pour faire expliciter à l'autre ce qu'il a ressenti et creuser (on pose des questions, on ne porte pas de jugement, on essaie pas d'apporter des solutions); étape 3 : en individuel : je dessine ou je symbolise/schématise ce que j'ai ressenti.
Matériel nécessaire
Les supports (post-it, paperboard, prise de notes sur ordinateurs) permettent de récolter les contributions voire de les organiser et réorganiser.
Références, lien utile ou ressource pédagogique liée:
2 documents utiles de l'Université du Nous :
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Ré-aligner un groupe sur ses valeurs fondamentales et cartographier ses actions
Objectif
Réfléchir ensemble et débloquer une situation
Décider ensemble et s'aligner
Type d'outil
Processus de gouvernance
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
plus de 120 min
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
En 3 phases, les participant·e·s alimentent 3 cercles concentriques :
- quelles les valeurs fondamentales de notre groupe ?
- quels sont nos grands principes d'actions ?
- quelles sont nos actions
On peut tracer des compartiments dans les cercles (camembert) pour voir quelles actions répondent à quels principe.
Déroulé détailléDurée nécessaire : 2 à 3 heures
Avantages
donne une vision complète de l’organisation (des valeurs jusqu’au projets concrets)
nécessite peu de temps
les personnes repartent avec une vision partagée de leur structure
Inconvénients
Le résultat écrit est synthétique alors qu’il est le fruit de nombreux échanges : cette richesse vécue n’est pas évidente à transmettre aux personnes absentes (voir paragraphe ci-dessous « Après l’animation : rendre visible la photographie »)
Pas toujours bien adapté aux organisations complexes, dont les projets sont transversaux.
Au préalable
Au sol, représenter un rond. On peut utiliser une ficelle pour cela, car on peut en ajuster assez facilement le diamètre. Mais il est tout à fait possible de tracer un rond à la craie au sol par exemple.
Introduction
Expliquer l’exercice dans son ensemble : « on va peu à peu remplir les 3 cercles : d’abord les valeurs, puis les principes, et enfin les actions. »
Expliquer brièvement ce que recouvrent ces 3 termes :
Valeurs : l’éthique et la raison d’être de l’organisation. Pourquoi existons-nous ? Quels sont nos valeurs ? Quel modèle souhaitons-nous promouvoir ?
Principes / Attitudes : ce sont la façon dont nous mettons en œuvre nos valeurs, nos principes pour agir. On y retrouve parfois des attitudes individuelles ou collectives.
Actions : ce sont les projets concrets menés par notre organisation, actuels ou en préparation (ou projets passés à ré-activer). C’est la « partie visible » de l’organisation.
Énoncer des règles de facilitation du groupe:
exercice basé sur la diversité des points de vue donc le respect de la parole est indispensable
accueillir avec bienveillance les avis et positions d’autrui
essayer d’écouter, essayer de comprendre plutôt que convaincre
liberté de mouvement, ne pas hésiter à se lever, à bouger
plus d’autres à votre convenance !
Étape 1 : cercle « valeurs et éthique »
1.1 Réflexion individuelle
Distribuer les papiers/post-it d’une même couleur.
Les participant·e·s disposent de 10 minutes (en silence) pour se recentrer et écrire sur ces papiers ce qu’ils estiment être des éléments fondamentaux du groupe : quelle est notre raison d’être ? Quels sont les valeurs que nous défendons ?
Écrire un mot (ou à défaut une phrase courte) sur un papier (1 idée par papier)
Il n’y a pas de limite au nombre de papiers par personne.
Qu’entendons-nous par « valeurs » ? Ce sont des éléments stables, qui évoluent assez peu au cours de la vie de l’organisation/du groupe. Ce sont eux qui ont motivé l’engagement des personnes et souvent la création de la structure.
1.2 Mise en commun
Sur la base du « pop-corn », chacun·e présente ses papiers et explique en quelques mots le sens de ce qu’il/elle a écrit.
Lorsqu’une autre personne a un papier similaire ou lié, elle abonde dans le même sens ou complète en donnant une nuance.
L’animateur·trice modère les échanges, récupère les papiers au fur et à mesure qu’ils sont exprimés et les place dans le rond central « valeurs », en essayant de rassembler les papiers similaires.
Bonus « représenter les valeurs les plus partagées »
Si un regroupement comporte 5 papiers identiques, on pourra empiler 5 légos afin de donner une représentation verticale.
Lorsque tous les papiers ont été verbalisés, l’animateur·trice doit vérifier 2 choses auprès du groupe
1/Les valeurs importantes pour ce groupe/organisation figurent-elles bien dans le cercle? (Si non, il est possible d’en ajouter, avec modération)
2/ Avant de passer au cercle suivant, validons ce 1er cercle : êtes-vous bien d’accord avec ces valeurs ? Y-t-il un veto sur une ou plusieurs valeurs ?
Remarque : cette étape des « valeurs » peut paraître rébarbative pour les personnes qui aiment le concret et l’action, mais elle est essentielle pour la suite de l’exercice d’une part, et surtout pour le groupe d’autre part. En effet, ces valeurs pourront servir de « grille de lecture » des actions (nos projets sont-ils bien au service de nos valeurs?). Elle sera le cadre de référence du groupe.
Remarque : il arrive que certains papiers relèvent davantage des « principes » que des « valeurs ». L’animateur·trice creuse la question avec la personne pour qu’elle précise son idée et voit avec le groupe si le papier doit rester dans le cercle « valeurs » ou si on le bascule par anticipation sur le cercle « principes ».
Étape 2 : cercle « Principes / Attitudes »
Ce cercle est souvent plus difficile à appréhender par les participant·e·s. Pour les y aider, on peut donner
un exemple : « l’éducation populaire », le « faire avec plutôt que faire-à-la-place » sont des principes généraux. Ce ne sont ni des valeurs ni des projets concrets.
Dans le cas de groupe-projet, on peut aussi exprimer ici les grands objectifs du projet ou du groupe.
Un conseil : exprimer ces principes avec des verbes à l’infinitif.
2.1 Réflexion individuelle
On distribue les papiers d’une autre couleur (que le cercle « valeurs »)
Comme pour l’étape 1, on procède en 2 étapes :
1. 10 minutes de réflexion individuelle où chacun-e pose ses idées sur les papiers (1 idée par papier)
2. Mise en commun et échanges
2.2 Mise en commun : organiser et segmenter
Durant la mise en commun, l’animateur·trice récupère les papiers au fur et à mesure qu’ils sont exprimés oralement par les participants et les pose dans le 2ème cercle. Elle·Il doit être alors particulièrement concentré-e pour organiser les papiers par pôles structurants. Ce travail est bien sûr flexible et évolue tout au long de cette Étape 2.
On peut utiliser des Legos pour matérialiser des segments (des parts de camembert) dans le 2eme cercle.
Remarque : le cercle « valeurs » ne doit pas être segmenté. On considère que les valeurs sont transversales et qu’elles guident autant les principes que les actions.
2.3 Validation de l’étape 2
Avant de passer à l’étape 3, on demande si les principes essentiels sont bien présents dans le cercle.
Puis on demande au groupe si la répartition de ces principes en segments semble correspondre à leur représentation. En tant qu’animatrice-teur, on doit être conscient que le groupe peut remettre en question la répartition qu’on a faite durant cette étape 2. Il est important que le groupe valide collectivement cette segmentation.
Conseil : on peut d’ores et déjà prolonger les segments sur le 3ème cercle, afin de faciliter l’étape 3.
Étape 3 : cercle « Projets / Actions »
Ce dernier cercle est plus facile à appréhender, car il s’agit de lister les projets concrets, les actions visibles.
Comme pour les étapes 1 et 2, on procède en 2 étapes : réflexion individuelle , puis mise en commun/discussions
3.1 Réflexion individuelle
On distribue les papiers d’une 3ème couleur (autre couleur que les cercles « Valeurs » et « Principes »)
3.2 Mise en commun
Durant la mise en commun, l’animateur·trice récupère les papiers au fur et à mesure qu’ils sont exprimés oralement par les participants, et les place dans le segment qui correspond le mieux : une action viendra ainsi illustrer concrètement un ou plusieurs principes/attitudes.
Conseil : on peut prévoir un segment « Divers » au cas où des actions « météores » ne trouvent pas leur place dans les segments existants.
Remarque : si il y a beaucoup d’actions « divers », 2 interprétations possibles :
les segments ne correspondent à la réalité de la structure et il faut les remodeler
la structure souffre d’un manque de cohérence entre ses actions et ses principes.
Il est possible de compléter avec des nouveaux papiers (=nouvelles actions) autant que nécessaire.
A la fin de cette 3ème étape, il est intéressant que le groupe se mette d’accord sur des intitulés aux segments « principes-action »
Remarque : si une action concerne 2 segments, on peut la mettre à cheval. Si elle concerne 3 segments ou plus, on devra l’écrire sur 3 papiers différents qu’on posera dans les 3 segments concernés. On atteint alors la limite de cette animation pour des projets complexes ou transversaux.
Pour conclure l’exercice
Ensuite, on peut faire une analyse de cette photographie avec les participant·e·s. Il faut bien expliquer aux participant·e·s que cette photographie et cette analyse sont valable aujourd’hui, et ne reflète pas forcément le passé ou le futur de la structure. Voici quelques questions pour guider cette analyse :
Comment sont réparties les actions dans les différents segments ? >> Montre sur quoi la structure se concentre en ce moment
L’un des segments est-il vide ou presque ? >> Montre qu’aucune action ne vient concrétiser ce segment (pas prioritaire, ou pas assez de moyens….)
Si on a utilisé le bonus des 3C ci-dessus, on peut aussi analyser chaque segment au regard du nombre d’action à conserver, à cesser et à créer.
Après l’animation : rendre visible le résultat
C’est un enjeu important : comment faire en sorte que les personnes absentes le jour de l’animation s’approprient le résultat obtenu.
Le minimum : une photo
On prendra en photo le résultat :
une photo d’ensemble
et une photo de chaque segment
Cela permettra de garder des traces de ce travail.
La bonne idée : rendre le résultat visible et « beau »
Sous forme de facilitation graphique
Ou en traduisant sous forme d’Arbrifeste :
Sous forme numérique
Le rendu sur numérique demandera de saisir.
un paragraphe sur les valeurs
Puis un paragraphe par segment, c’est à dire qui rassemble les principes et les actions qui y sont rattachées
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Les bonus à la fin de l’étape 3
Il est possible de compléter ce 3ème cercle avec les actions futures ou souhaitées. On pourra notamment utiliser la méthodes des 3C « Conserver – Cesser – Créer », afin de discuter des actions et les prioriser selon 3 niveaux :
Conserver : cette action doit être conservée ou bonifiée
Cesser : on doit arrêter cette action, ou la modifier en profondeur
Créer : cette action n’existe pas et pourtant elle serait pertinente, il faut la créer.
Afin de gagner en efficacité, on peut répartir cette analyse « 3C » en sous-groupe : 1 sous-groupe par segment, qui se charge de discuter de chaque action et de lui attribuer l’un des « C ». Un temps de restitution et débat en grand groupe est ensuite nécessaire.
Temps nécessaire pour le bonus des « 3C » : de 1h à 3h en fonction du nombre d’actions et du nombre de participants.
Météo d'ouverture ou de clôture en s'appuyant sur un visuel
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Se positionner en début et/ou en fin de réunion
Objectif
Ouvrir et clôturer
Evaluer et apprendre ensemble
Type d'outil
Exercices corporels ou sensoriels
Taille du groupe
De 2 à 5 personnes
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Plus de 30 personnes
Participants volatiles
Durée
moins de 10 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Je choisis le personnage sur le visuel qui symbolise le mieux l'état dans lequel je me trouve.
Je présente en quelques mots pourquoi j'ai choisi ce personnage.
Cela peut être utilisé en début de réunion et/ou en fin de réunion.
Déroulé détaillé
Ces dessins sont de bons supports pour exprimer où on en est en début de journée, après une journée passée ensemble, ou simplement en relation avec le projet commun.
Chacun·e prend le temps d'observer l'image et de s'identifier à un personnage.
Selon le temps disponible et la configuration des lieux et du groupe, plusieurs possibilités :
un tour de table où chacun·e dit le personnage choisi (grâce au numéro) et explique son choix
une réponse écrite sur papier ou dans un formulaire (mais peut-être difficile à traiter)
une gomette placée sur l'image papier
Les visuels
Le bateau des humeurs :
La version originale du bateau en PDF : Bateau_des_personages_cc.pdf (0.3MB)
L'arbre d'Ostende :
On vous conseille les météos de jeannette paillette, -> Jeanne Haltz sur LinkedIn, elle en publie une chaque lundi sur des thèmes variés ;-)
Voici 2 autres supports réalisés par "Cultiver une équipe"
Variantes et bonifications (notamment à distance)
D'autres images peuvent servir de support, celles-ci ne sont que des exemples.
A distance il est très facile de partager le lien vers l'image ou de partager son écran.
Possible avec d'autres images (notamment photomontage moutons :
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Un démarrage plus ancré et à l'écoute des autres
Objectif
Ouvrir et clôturer
Créer du lien
Type d'outil
Exercices corporels ou sensoriels
Animation de groupe
Taille du groupe
De 2 à 5 personnes
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
moins de 10 min
10 à 30 min
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Une simple météo où chacun·e exprime la manière dont il arrive sur la réunion, la rencontre... en quelques phrases,... mais les yeux fermés.
Cela nécessite un·e animateur·ice qui fait passer la parole.
Déroulé détaillé
L'animateur·ice propose un temps d'ancrage, quelques étirements, ou une simple respiration et une prise de conscience de son ancrage au sol.
Puis iel propose à toustes de fermer les yeux pour ce temps de météo, en donnant la parole par un léger geste sur l'épaule, chaque personne qui parle devra donner le nom de la personne précédente.
L'animateurice fait ainsi le tour du groupe.
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Sur un groupe de 10 personnes ou plus, attention potentiellement à avoir la liste des participant·es et à les cocher au fur et à mesure pour n'oublier personne
Points d'attention
Ce type de météo a plus d'intérêt avec un groupe qui commence à se connaitre pour reconnaitre la voix de chacun·e, être à l'aise avec le fait de se livrer en fermant les yeux, amenant potentiellement à rechercher plus de profondeur.
Le groupe doit être en confiance avec l'animateur·ice pour que chacun·e se sente à l'aise sur le geste pour faire passer la parole.
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Pour éviter d'avoir à toucher l'épaule des personnes, on peut aussi laisser les personnes prendre elles-mêmes la parole si le groupe est réduit (moins de 12 p).
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Guillaume Doukhan
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Méthode pour faire émerger des idées
Objectif
Réfléchir ensemble et débloquer une situation
(co)-produire
Type d'outil
Animation de groupe
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
30 à 60 min
Faisable à distance ?
Il faut vraiment changer la méthode pour la faire à distance mais ça reste une bonne base
Difficulté de mise en œuvre
Déroulé détaillé
5 min : explication du déroulé + faire 3 groupes
5 min : reflexion individuelle, idées de sujet 1 idée par feuille max 2 idées
15 min : partage de ces idées au groupe
On plie/fait des boulettes de ces 5-6 feuilles, et on les lance à la table d'à côté
10 min : on prend connaissance, on discute, on écrit ses questions de clarifiation / ses bonifications / ses propositions de reformulation sur la feuille, puis le groupe met un coeur les 2 sujets préférés (soit 2 coeurs en tout)
Lancement des 5-6 boulettes à la table d'à côté
10 min : on prend connaissance, on discute, on écrit ses questions de clarifiation / ses bonifications / ses propositions de reformulation sur la feuille, puis le groupe met un coeur les 2 sujets préférés (soit 2 coeurs en tout)
Lancement des 5-6 boulettes à la table d'à côté
15 min : Le groupe retrouve ses feuilles d'origine. On prend connaissance des apports sur ses propositions intiales, puis on valide en groupe les 2 sujets préférés.
Sur ces 2 sujets, discussion, questions de clarification et bonifications ou propositions de reformulation
5 min : lecture des 3*2 sujets « bonifiés »
10 min : débrieff de la méthode
Matériel nécessaire
2 feuilles par personnes + 1 stylo/ pers.
S'installer en petit cercles, proches les uns des autres
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Sophia Lakhdar
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
S'exprimer en choisissant une image parmi une collection
Objectif
Ouvrir et clôturer
Réguler l'énergie
Créer du lien
Evaluer et apprendre ensemble
Type d'outil
Autres
Taille du groupe
De 2 à 5 personnes
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
moins de 10 min
10 à 30 min
30 à 60 min
variable
Faisable à distance ?
Il faut vraiment changer la méthode pour la faire à distance mais ça reste une bonne base
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Mode d’expression alternatif où les participant·e·s répondent à une question en choisissant une image parmi une collection.
On peut demander aux participant·e·s de représenter plusieurs choses à travers des images: un projet, l’humeur du moment, …
Afficher l'image dans l'espace, chaque personne va afficher son image pour créer un patchork, une représentation des réponses.
Déroulé détaillé
Mettre à disposition une collection variée d’images/cartes postales et choisir la question.
Poser la question (image qui vous représente, humeur du jour, opinion sur un sujet).
Choisir: « Choisissez 1 ou 2 images qui représentent au mieux votre réponse ».
Échanger en groupe : Chaque participant présente au groupe son image en la posant contre son torse et donne une explication.
Si le JeuxCooperatifs groupe est important, présenter en 1 mot
Lorsque la personne s'est exprimée, elle a partagé avec le groupe sa réponse. Il est important d'en tenir compte pour la suite de l'animation (ex : moi j'ai choisi... parce que mon humeur c'est à l'orage, ça ne va pas du tout...)
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Pour faire un photolangage à distance :
En amont de la session, préparer un visuel contenant plusieurs images partagé avec droits de modification pour les participants.
Indiquer sur ce visuel la question ou le sujet sur lequel chacun·e peut s'exprimer et leur demander d'aller choisir une image qui répond à leur état d'esprit ou leur point de vue sur une question.
Ils peuvent par exemple se taguer sur le visuel. L'outil pourra être un slide ppt ou autre.
Par exemple pour une météo en visio :
(Auteur : Sébastien Kraft)