Présentation
Animateur nature, pompier volontaire, on me qualifie souvent de "secoueur de cocotier", activiste des communs, impliqué dans plusieurs collectifs tels que les colibris, animacoop, Outils-Réseaux, les GarcEES...
Je cogite depuis plus de 10 ans sur le fonctionnement en réseau, les groupes collaboratifs producteurs de communs...
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Energizer pour l'après repas - dynamiser un groupe
Objectif
Réguler l'énergie
Type d'outil
Animation de groupe
Taille du groupe
Plus de 30 personnes
Durée
moins de 10 min
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Le flamenco est un « energizer » idéal après le repas. En quelques minutes le groupe divisé en binômes se mettra en mouvement dans la joie et la bonne humeur. Les rires sont garantis. Pour plus de suspens, ne pas donner le nom du jeu..
Déroulé détaillé
L'animateurice invite le groupe à circuler dans la salle puis à s'arrêter. Chacun s'associe à la personne la plus proche pour créer des binômes.
1e étape : le binôme va compter jusqu'à 3 en alternant qui compte.
Cela semble saugrenu, c'est pourtant une nécessité avant la suite et finalement pas si simple.
2e étape : demander aux participant-es de remplacer le « 2 » par un clap avec les mains et laisser agir quelques minutes.
3e étape : demander aux participant-es de remplacer le « 3 » par un claquement de doigts.
Là aussi, laisser agir quelques minutes.
Vous verrez que les fous rires ne manqueront pas.
4e étape : vous le voyez venir ? Vous demandez aux participant-es de remplacer le « 1 » en frappant le sol avec le pied.
Admirer le tableau de danseurs et danseuses de flamenco qui s'ignoraient jusque-là.
5e étape : chaque binôme reprend à l'étape 1 : on peut interroger le groupe sur ce qu'il
Le constat : c'est plus facile ! Le cerveau, par la pratique et par le corps intègre mieux la consigne. Comme la gouvernance partagée par exemple....
Variantes et bonifications en plein air, dans la rue
Se réalise en interieur comme en plein air
Matériel nécessaire
Pas besoin de matériel
Références, lien utile ou ressource pédagogique liée:
Je ne me souviens plus d'où vient exactement cette animation... Je l'ai découverte avec une ancienne collègue, Cécile Favé. Je la partage mais ce n'est pas moi qui l'ai créée.
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Marie-Hélène Pillot - Cécile Favé U
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Une méthode très rythmée pour apporter plein d'idées sur une problématique
Objectif
Réfléchir ensemble et débloquer une situation
Type d'outil
Animation de groupe
Pair à pair
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
30 à 60 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
En 45-60 min, le groupe passe par 6 étapes : présentation de la problématique par le·la porteur·euse, questions de clarifications, formulation de la demande au groupe, échanges et porteur·euse muet·te, idées retenues/plan d'action, cloture.
La méthode est bien détaillée et ne nécessite pas de grandes compétences d'animation pour être menée à bien.
Origine de l'outil
Cette méthode dérive de l'entrainement mental créé pendant la guerre 39-45 par Joffre Dumazedier et développé ensuite par le mouvement d'éducation populaire "peuple et culture".
Elle est utilisée un peu différemment dans le cadre de l'analyse de pratique professionnelle.
Une méthode par étape
Étape 0 : préparation (5 min.)
Au début de la rencontre, le groupe doit choisir:
un·e exposant·e, qui présente sa situation-problème : il est conseillé qu'elle prépare sa question en amont à partir de sa réflexion sur ce qu’elle vit comme difficulté dans sa pratique professionnelle.
un·e animateur·trice : gardien·ne de la méthode, du timing, assure le bon déroulement.
un·e secrétaire qui prendra les notes (ou fonction partagée sur pad)
Étape 1 : exposé de la problématique ou de la situation (5 min)
La personne qui a accepté de soumettre son problème expose le plus clairement possible la situation et son contexte. Elle exprime ensuite la façon dont elle définit le problème. Les autres membres de l’équipe écoutent. Cette étape se termine de la part de l'exposant par : (je souhaite que le groupe m'aide à...)
Étape 2 : clarification de la problématique (5 min)
Les membres du groupe formulent les questions pour bien cerner la situation. Ils·elles doivent, à cette étape, s’en tenir à des questions d’information factuelle (meilleure compréhension du contexte par exemple). La personne qui a exposé sa situation apporte les précisions ensuite.
Étape 3 : contrat - reformulation de la question (1 min)
La personne qui a exposé sa situation précise clairement ce qu’elle attend des autres membres du groupe. (je voudrais que le groupe m'aide à ....)
Les autres membres du groupe interviennent : donnent leurs impressions, réactions, interprétations... Ils proposent une façon de voir autrement la situation. Ils·elles peuvent faire des suggestions pratiques ou donner des conseils. La personne qui a exposé sa situation écoute et s'engage à ne pas intervenir. Elle a tout intérêt à noter par écrit ce qui lui paraît pertinent de retenir.
Conseil : si la personne qui a exposé se met un peu en retrait pour éviter les échanges de regards avec un des membres du groupe ça favorise la communication au sein du groupe.
Étape 5 : Synthèse et plan d’action (5–10 min)
La personne qui a exposé sa situation prend quelques instants pour finaliser en mini plan d'action des remarques exprimées par les membres du groupe (une synthèse personnelle de ce qu’elle retient). Pendant ce temps , les autres participant·e·s notent les idées et remarques qui peuvent leur être utiles dans leurs projets (idées transversales etc)
Après ce temps d'écriture, la personne qui a exposé sa situation présente son plan d'action, indique la façon dont elle entend donner des suites. Les autres membres du groupe n’ont pas à discuter des choix de la personne ou de son plan d’action ; ils·elles se comportent plutôt comme des témoins du cheminement de cette personne ; ils·elles peuvent exprimer leur soutien et leur encouragement. Sans oublier notre partenaire
Étape 6 : Évaluation et intégration des apprentissages, vécu (5 -10 min)
Pour fermer correctement la rencontre, il convient de faire un retour sur ce qui s’est passé. La personne qui a demandé de l’aide peut exprimer son vécu ; le groupe peut évaluer sa façon de procéder et, au besoin, y apporter des correctifs pour la prochaine rencontre. Il est conseillé de prendre quelques minutes pour noter individuellement ce que chacun retient de cette rencontre.
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Pour assurer le succès d’une telle démarche, l'animateur·trice rappelle les règles. Les participant·e·s apportent leur aide dans un esprit bienveillant et sans "juger". Cet exercice requiert de la part des utilisateurs·trices une attention aux autres. Ne pas faire d'intervention trop longue.
L'outil fonctionne à partir de 5 participants.
Il est possible d'enchainer 2 accélérateurs de projets mais pas plus. Cependant cela reste plus confortable de les espacer.
Points d'attention
Bien insister sur le fait qu'il ne faut pas, dans l'étape 4, s'adresser à la personne qui expose son projet. Eviter l'usage du "tu", "vous". Formuler les réactions comme si la personne était absente.
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Fonctionne très bien en visio accompagnée d'un pad pour prendre des notes des échanges.
Note : la personne qui a exposé peut alors couper sa caméra.
Lorsqu'on utilise un pad il est intéressant de de prendre les notes à 2. Cela permet à chacun des scribs de participer aussi et que ce qu'il dit soit noté par l'autre. Par ailleurs si le débit s'accélère, plusieurs idées peuvent être notées en même temps.
cf. fiche Prise de notes collaborative :https://interpole.xyz/?LaPriseDeNoteCollaborativeTrucsEtAstuc créations graphiques
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Nicolas Geiger, Marc Frèrebeau et Carine Lagarde
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Favoriser le sentiment de sécurité en validant un cadre de fonctionnement commun
Objectif
Ouvrir et clôturer
Décider ensemble et s'aligner
Type d'outil
Processus de gouvernance
Animation de groupe
Taille du groupe
De 2 à 5 personnes
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Plus de 30 personnes
Durée
10 à 30 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
1/ Expression des besoins individuels
2/ Tour de clarifiation et proposition de bonifications
3/ Tour d'objection
3/ Validation collective
4/ Se mettre d'accord sur le prochain temps de validation
5/ Vérifier régulièrement (ou à la fin de la réunion) avec les participant.e.s que les accords ont bien été respectés
Déroulé détaillé
Les accords de groupes peuvent se définir comme la formalisation d'un cadre collectif qui sécurise la participation des individus à un temps de réunion et qui permet ainsi de remplir les besoins individuels de chacun des participant.es.
Nous pouvons aussi les appeler "cadre commun".
1/ Expression des besoins individuels : "pour me sentir bien dans ce collectif ET que le groupe soit efficient pour ce temps donné j'ai besoin de..."
Chacun·e énonce son ou ses besoins, y compris les animateurs ou formateurs.
Les besoins peuvent notamment être :
- organisationnels (besoin de finir à l'heure, besoin de pouvoir m'assoir, besoin de connaitre le déroulé... )
- relationnels (besoin de se tutoyer, besoin que la parole circule de manière équilibré, besoin de ne pas être interrompu...)
- physiologiques (besoin de pauses régulière, besoin de ne pas rester assis toute la journée...)
- personnels (besoin de pouvoir regarder mes e-mails à la pause, besoin de ne pas être touché...)
1/BIS - Sur l'expression des besoins
On peut distinguer besoin et demande. Souvent, les personnes sont plus enclines à exprimer des demandes. Le/la facilitateurice peut aider à nommer le besoin qui se rattache à la demande. Elle/il peut aussi raccrocher les besoins par catégorie en s'aidant d'une carte des besoins.
2/ Tour de clarification : C'est l'occasion de relire les accords de groupe et de vérifier qu'ils soient claires pour tous.tes. Si besoin ils peuvent être discuter et clarifier. C'est également à ce moment là qu'ils peuvent être bonifiés.
3/ Tour d'objection : Si un·e des participant·e considère que le besoin des autres rencontre une de ses limites et va l’empêcher de trouver sa place dans le groupe, il·elle peut émettre une objection ET proposer une solution pour lever son objection.
Cette proposition alternative doit être acceptée par la personne qui a émis le besoin.
Puis la nouvelle version des accords de groupe est à nouveau soumise à objection par l'ensemble du groupe.
3/ Validation collective. Les accords sont adoptés collectivement, et tous les membres du groupe seront donc co-garants de leur respect.
L'adoption peut être matérialisée par le fait que chacun lève la main pour donner son accord ou fasse un signe particulier, dise oui... Une participation active à la validation permet de s'assurer que tou·te·s aient entendu et validé.
4/ Se mettre d'accord sur le prochain temps de validation/rediscussion des accords (prochaine réunion, formation...)
5/ Vérifier régulièrement (ou à la fin de la réunion) avec les participant.e.s que les accords ont bien été respectés, et si non, comprendre pourquoi (un des accords ne correspond pas aux besoins du groupe ou difficulté d'être co-garants...)
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Lors de la constitution du cadre collectif : pour chaque besoin dessiner une "case à cocher", permet de valider en fin de séance la tenue du contrat de manière plus simple et visuelle. Vous pouvez également les encercler entièrement dans un "cadre - bocal". La notion de cadre devient visuelle.
Points d'attention
La mise en place commune de cadre d'expression sereine ne garantie pas la conscience de moyens d'actions. Pour permettre au plus grand nombre d'être garant-acteur selon ses dispos et envies, afficher de manière visible un document reprenant les principales actions qui dérangent, le plus souvent entendues (discussions croisées, téléphone qui sonne...) et les moyens d'agir autrement ainsi que les points d'attention... Cette fiche peut être une base si le groupe qui se retrouve se l'approprie, l'adapte, la bonifie ...
Variantes et bonifications en plein air, dans la rue
Affichage permanent visible des situations qui entravent une expression et communication sereine et les moyens d'actions.... Ces fiches s'alimentent en permanence des situations (interactions)...
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Possibilité de proposer un temps créatif pour matérialiser ces accords de groupe et d'en faciliter l'ancrage. Variante particulièrement adaptée à des groupes d'enfants.
A distance, il est particulièrement utile de co-construire des accords de groupe pour préciser les règles d'une réunion en visio. Ou plus largement de l'usage des outils numériques d'un collectif.
L'animateurice peut enrichir et proposer des accords de groupe qui lui parraissent important :
- Faire de son mieux : rappel que ces accords sont un idéal mais il n'est pas toujours possible d'être parfaits (bienveillant, à l'écoute, à l'heure etc.)
- Règle des 2 pieds : être 100% là (sans regarder son téléphone, ses e-mails etc.) mais pouvoir s'extraire ou ne pas participer à une animation si autre priorité ou pas d'envie.
- Pouvoir prendre des photos : demander aux participants de pouvoir prendre des photos et leur proposer de nous indiquer personnellement s'ils ne sont pas d'accord afin de les "éviter"
- Règles sanitaires : lors de la crise du COVID il était également important de valider les usages en terme de sécurité sanitaire
Matériel nécessaire
Prise de notes sauvegardée
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Audrey Auriault complété par Laure Beyler, complété par Pascaline, Simon, Estelle (sur les besoins)
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Faire émerger les différents points de vue autour d'un sujet polémique
Objectif
Ouvrir et clôturer
Réfléchir ensemble et débloquer une situation
Créer du lien
(co)-produire
Evaluer et apprendre ensemble
Type d'outil
Animation de groupe
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Plus de 30 personnes
Durée
10 à 30 min
Faisable à distance ?
Il faut vraiment changer la méthode pour la faire à distance mais ça reste une bonne base
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Les personnes participantes se placent au centre, l'animateurice en face d'elles.
L'animateurice formule une proposition tranchée (oui/non - pour/contre) et ambigüe (les mots employés peuvent avoir plusieurs sens et ne sont pas définis par l'animateur - ex : aujourd'hui la coopération c'est surtout de la communication).
Les personnes se placent d'un côté ou de l'autre de l'espace selon leur avis : pour / contre, puis débattent.
Au fur et à mesure du débat, quand les personnes sont touchées par les arguments, elles peuvent changer de camp pour rendre visible les arguments qui ont le plus d'impact.
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
- Inviter au débat en proposant d'adopter une position "arbitraire" même si l'avis des personnes est certainement plus au centre. Il est possible de se faire l'avocat du diable pour de volontairement exagéré son avis pour débattre.
- Rappeler que ce qui est dit (dans le respect de chaque personne) ne représente pas forcément l'avis des personnes, puisqu'une position "tranchée" est demandée sur une question ambigûe et clivante.
- Expliquer que l'intérêt est dans la visualisation des changements de camps, pour voir les arguments qui ont de l'impact. "Dès qu'un argument vous semble interessant et à un impact sur votre réflexion, changez de camp"
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Déroulé détaillé
Adaptation du marshmallow challenge, en version avec un role d'observateur·trice et deux itérations, mais il y a beaucoup de variantes !
fiche en format scribus disponible sur demande (.sla)
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Faire prendre conscience que le temps se partage
Objectif
Réguler l'énergie
Type d'outil
Animation de groupe
Taille du groupe
De 13 à 30 personnes
Plus de 30 personnes
Durée
moins de 10 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Lors d'une discussion, d'un temps de bilan, d'un chapeau de Bono, la petit phrase magique "je prends... je laisse..." permet de prendre la parole mais aussi de signifier clairement que je la redonne au groupe
Déroulé détaillé
Lors d'un temps d'échange durant lequel vous souhaitez que la parole circule. Posez la parole au centre et quand une personne souhaite parler, elle dit je prends. Cela a pour effet de signifier au groupe qu'il doit se placer en mode écoute sans interruption du locuteur·trice. Quand celui-ci·celle-ci a terminé, il·elle dit je laisse. Cela signifie explicitement qu'il·elle a terminé et qu'une autre personne peut "prendre".
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Bien spécifier la consigne avant de laisser tourner la parole. Nous devons échanger sur... L'objet de la prise de parole est de...
N'hésitez pas à préciser le temps pour chaque prise de parole et / ou le temps total de cette séquence.
Précisez si tout le monde doit obligatoirement s'exprimer.
Matériel nécessaire
rien
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Laurent Marseault
Déroulé détaillé
Objectif :
Permettre aux participant·e·s de s’exprimer sur le temps vécu et d’en faire une évaluation à chaud complète
Description :
Chaque participant·e dessine les contours de sa main sur une feuille. Il ou elle remplit ensuite sa main en respectant les consignes suivantes :
sur le pouce, écrire ce que l’on félicite (« pouce en l’air »)
sur l’index, écrire ce que l’on pointe du doigt, ce que l’on interroge
sur le majeur, écrire ce qui n’a pas plu, ce que l’on jette
sur l’annulaire, écrire ce que l’on garde précieusement
sur le petit doigt, écrire ce que l’on propose (« mon petit doigt m’a dit »)
Selon le temps dont vous disposez, vous pouvez organiser une restitution à l’oral ou vous contenter de ramasser les feuilles.
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Si le temps est restreint, ce bilan peut également se faire à l'oral sans avoir à le dessiner
A distance, on peut proposer aux participant·e·s, en fonction de leur profil :
de dessiner sur une feuille puis de la montrer à la webcam
de dessiner sur un outil collaboratif comme Miro
Matériel nécessaire
une feuille de papier par participant·e et des stylos
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Louise Didier, visuel proposé par Julie Rodriguez
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Déroulé détaillé
On dispose des chaises en cercle : une chaise de moins que de participant·e·s.
Une personne au centre énonce une affirmation "Le soleil brille sur ... celles et ceux qui sont de bonne humeur" : toutes et ceux qui sont de bonne humeur se lèvent et doivent trouver une autre chaise que celles sur laquelle ils étaient assis·e·s. La personne qui n'arrive pas à se rasseoir va au centre et invente une nouvelle phrase pour faire se lever les participant·e·s.
C'est l'occasion de visualiser des choses sur les participant·e·s sans obligation de s'exprimer sur le détail.
On peut axer l'animation sur des questions très pros ou très en lien avec le sujet des animations qui suivront, ou inventer aussi des questions plus piquantes pour apprendre des choses sur ses collègues ;-)
Une attention particulière est à porter aux personnes fragiles : ça peut bousculer physiquement !
Matériel nécessaire
des chaises
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Louise Didier
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
S'exprimer en choisissant une image parmi une collection
Objectif
Ouvrir et clôturer
Réguler l'énergie
Créer du lien
Evaluer et apprendre ensemble
Type d'outil
Autres
Taille du groupe
De 2 à 5 personnes
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
moins de 10 min
10 à 30 min
30 à 60 min
variable
Faisable à distance ?
Il faut vraiment changer la méthode pour la faire à distance mais ça reste une bonne base
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Mode d’expression alternatif où les participant·e·s répondent à une question en choisissant une image parmi une collection.
On peut demander aux participant·e·s de représenter plusieurs choses à travers des images: un projet, l’humeur du moment, …
Afficher l'image dans l'espace, chaque personne va afficher son image pour créer un patchork, une représentation des réponses.
Déroulé détaillé
Mettre à disposition une collection variée d’images/cartes postales et choisir la question.
Poser la question (image qui vous représente, humeur du jour, opinion sur un sujet).
Choisir: « Choisissez 1 ou 2 images qui représentent au mieux votre réponse ».
Échanger en groupe : Chaque participant présente au groupe son image en la posant contre son torse et donne une explication.
Si le JeuxCooperatifs groupe est important, présenter en 1 mot
Lorsque la personne s'est exprimée, elle a partagé avec le groupe sa réponse. Il est important d'en tenir compte pour la suite de l'animation (ex : moi j'ai choisi... parce que mon humeur c'est à l'orage, ça ne va pas du tout...)
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Pour faire un photolangage à distance :
En amont de la session, préparer un visuel contenant plusieurs images partagé avec droits de modification pour les participants.
Indiquer sur ce visuel la question ou le sujet sur lequel chacun·e peut s'exprimer et leur demander d'aller choisir une image qui répond à leur état d'esprit ou leur point de vue sur une question.
Ils peuvent par exemple se taguer sur le visuel. L'outil pourra être un slide ppt ou autre.
Par exemple pour une météo en visio :
(Auteur : Sébastien Kraft)
Résolution des problèmes par la méthode de l'opposé des contraires
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Permet, par un raisonnement par l'absurde, d'améliorer une situation
Objectif
Réfléchir ensemble et débloquer une situation
(co)-produire
Type d'outil
Animation de groupe
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Plus de 30 personnes
Durée
10 à 30 min
30 à 60 min
60 à 120 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
L'idée est de pousser les participant·e·s à réfléchir à l'inverse de ce à quoi ils·elles souhaitent arriver...
Par exemple, si vous souhaitez "améliorer le fonctionnement de votre équipe", commencez par réfléchir à "que faire pour que l'équipe dysfonctionne encore plus". Quand vous organiserez les réponses puis prendrez l'inverse de ces propositions, vous obtiendrez plein d'excellentes idées. Et en plus c'est drôle.
Déroulé détaillé
Formuler l'inverse du problème que l'on cherche à résoudre en adoptant un style "scénario catastrophe"
ex : Comment faire pour que cette formation ne débouche sur rien ?
Comment faire pour que notre groupe fonctionne encore plus mal ?
Comment faire pour qu'il n'y ait pas de coopération dans notre équipe ?
Collecter les idées, même les plus folles
Regrouper les idées par thème (structuration de l'information)
Prendre les opposés de chaque idée
Retenir les propositions qui sont les plus faciles à mettre en œuvre / effet sur l'objet initial
Variantes et bonifications (notamment à distance)
on peut diviser des grands groupes en deux trois parties, chaque groupe fait l'exercice et on retient les idées qui reviennent dans chaque groupe comme idées prioritaires puis on observe les idées "rares" pour y dénicher des pépites.
A distance prévoir un outil numérique collaboratif type carte mentale pour visualiser les contributions de chacun.
Matériel nécessaire
petits papiers collants de couleur
grandes feuilles ou tableaux pour les synthèses
crayons
Licence d'utilisation la ressource
CC 0
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Laurent Marseault
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Nouveaux récits prenant en compte la diversité et l’équité
Objectif
Réfléchir ensemble et débloquer une situation
Créer du lien
(co)-produire
Décider ensemble et s'aligner
Evaluer et apprendre ensemble
Type d'outil
Processus de gouvernance
Animation de groupe
Taille du groupe
De 13 à 30 personnes
Durée
plus de 120 min
Faisable à distance ?
Il faut vraiment changer la méthode pour la faire à distance mais ça reste une bonne base
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Alternance sous groupes et grand groupe (voir détails fichier)
Déroulé détaillé
Intro
Quel thème voulez-vous traitez ?
Constitution de sous-groupes d'appartenance (sur le moment et autodéterminé)
Précision du thème par sous groupe puis en grand groupe
Souvenir du futur en sous groupes (reves et cauchemards si version longue d'une journée)
Mises en commun en grand groupe : 1/ présentation, 2/ empathie et besoins, 3/ recherche des besoins et stratégies communes 4/prochain petit pas (individuels et collectifs)
Debriefing global des apprentissages
(voir détails fichier)
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
ATTENTION :
- Préalable : cadre de confiance et accords de groupe, intention d’écoute et de cocréation
- Sous-groupe : autodeterminés et sur le moment (pas d'essentialisation !)
- Phase de mise en commun à la fin : 1/points de vues situés : éviter le consensus du milieu, 2/
Ne pas « bâcler » cette phase phase par manque de temps (la rependre après si besoin) : il y est important que le groupe global se retrouve à la fin (le but n’est pas de créer des communautarismes mais un collectif respectueux des diversités).
Points d'attention
INTENTION : Le souvenir du futur est un exercice d’intelligence collective qui consiste à se projeter dans le futur en imaginant que le projet est déjà terminé et à « se rappeler » ce qui s’est passé.
Je l’ai transformé afin de
1/ prendre en compte des positions sociales et des visions du monde différentes : selon notre culture, notre classe sociale, notre genre etc, nous n’avons pas les mêmes contraintes, les mêmes façons de penser. Il s’agit d’entendre toutes le voix (équité) et de valoriser cette richesse-là(diversité) => pour cela, le déroulé propose des moments en sous groupes auto-déterminés et des moments collectifs
2/ se fonder sur une posture de non violence qui facilite l’écoute et la prise en compte de visions de monde opposés à la mienne => pour cela, j’ai introduit des temps de silence, et la recherche des besoins et des stratégies
Matériel nécessaire
post it, paper/panneaux (ou adapter si personnes qui ne savent pas lire et écrire)
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Sophie Lewandowski (à partir exercice transmis par L. Ricaud et L. Marseault et relu par Fatoumata Ouattara)