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"datetime_create","datetime_latest","Nom du truc ou de l'astuce","Description de la ressource","Thématique de la ressource","Auteur.trice(s) de la ressource","Licence d'utilisation la ressource","Contributeur.trice.s connaissant cette ressource","Cette fiche est elle un brouillon ?"
21/09/2019 15:13:52,22/09/2019 09:56:50,"Utiliser une liste de discussion : de l'art de la (in)compréhension écrite","Qui n'a jamais connu de tensions générées uniquement par des communications écrites ? L’absence d'intonation, le non-verbal et toute interprétation qu'on en fait sont autant de biais, humains certes mais inutiles voire néfastes :  un mail ne sera jamais qu'une information, jamais une ""relation"".
La Netiquette regroupe l'ensemble des règles de ""savoir-vivre"" dans la communication écrite sur le web. Nous vous proposons de la découvrir via [[https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9tiquette l'article dédié sur Wikipédia]].

=====Mais au fait, pourquoi utiliser une liste de discussion ?=====
**Changer les postures. **Utiliser une liste de discussion, c'est accepter que chacun puisse s'exprimer et que chaque idée est valable pour faire avancer le sujet qui intéresse le collectif. C'est une manière d'introduire des échanges horizontaux décloisonnant en supprimant la hiérarchie dans les prises de paroles.

**Une seule adresse à retenir. **Une fois inscrit, l'envoi des messages se fait à une adresse unique, qui est la seule à retenir. C'est donc une bonne manière de n'oublier personne… et de ne pas être oublié !

**Gérer individuellement ses abonnements. **Qui n'a jamais connu le cas où, après avoir demandé à être retiré d'un groupe d'envoi de mail, une personne n'ayant pas fait la mise à jour continue à vous identifier comme destinataire ? Avec les listes de discussion chacun s'inscrit et se désinscrit individuellement et la modification est effective instantanément, définitivement et pour tout le monde.

**Laisser à chacun le choix de sa messagerie. **Chaque abonné à la liste peut utiliser son propre logiciel de messagerie et personne n'est contraint de modifier ses habitudes.

**L'information vient à vous. **Contrairement à des outils qui nécessitent de se connecter et de prendre connaissance des dernières informations (forum, réseaux sociaux,…), aucun service externe ne requiert la création d'un compte. Dés qu'un message est envoyé, chacun le reçoit !

**Tirer profit de l'abondance.** Recevoir un mail, puis deux, puis trois… jusqu'à se laisser submerger ! Si l'intérêt des listes de discussion est de ne rien rater et de suivre efficacement de nombreux échanges, c'est aussi son principal risque. Pour limiter cet effet indésirable qui a maintenant un nom (infobésité), il est vital de se conformer à quelques règles d'usage (voir ci-dessous) et d'apprendre à bien se servir des fonctionnalités de tri et de filtres que nous offre nos messageries.


=====""Trucs et astuces"" pour une communication écrite apaisée et efficace=====

**Un objet clair.** Soyez explicites dans l'objet de vos mails, il est important pour vos destinataires de pouvoir se faire une idée du contenu de votre message. Vous facilitez ainsi à chacun la gestion de ses mails. Évitez donc les objets tels que « une question », « un truc chouette », « urgent ». Vous pouvez en revanche mettre entre crochet la nature du mail suivit de son objet précis comme ceci par exemple « [Urgent] Décision concernant l'avenir du collectif ».

**Je prends le temps avant de répondre.** Répondre de manière épidermique par courriel peut-être source de conflits (qui n'a jamais vécu la chose ?...). Sur une liste de discussion cela peut s'avérer destructeur pour le groupe, et votre projet...

**Éviter l'usage des majuscules.** Utiliser les majuscules est souvent assimilé au fait de CRIER même si vous CHUCHOTEZ ! Ce code de lecture est d'ailleurs utilisé dans la bande dessinée, manga !

**Un mail = un sujet.** Si votre mail contient plusieurs sujets, préférez plusieurs mails distincts qui favoriseront les échanges et la capacité des destinataires à s'y retrouver. Il est aussi plus simple de faire en sorte que l'objet de son mail soit explicite s'il ne concerne qu'un sujet.

**Un sujet en rapport avec le Schmilblick. **Avant d'envoyer un mail, assurez vous qu'il est en lien direct avec le sujet qui intéresse la liste de discussion. Vous pourriez être tenté d'y communiquer vos newsletter ou autres informations… mais retenez-vous !

**Le contenu doit être concis et cadencé par des titres.** Plutôt qu'un long mail, préférez un court paragraphe, si l'information ne tient pas en quelques lignes, préférez les pièces jointes ou les liens vers des documents en ligne. Vous pouvez par exemple joindre un article, faire un lien vers un espace d'écriture partagé comme un pad ou tout autre support cohérent. Si besoin cadencez votre texte avec des titres. Les mails longs sont fastidieux à lire, les titres permettent de clarifier l'ensemble des points abordés. Ils structurent votre propos et permettront sûrement une réponse structurée.

**Évitez les destinataires multiples.** Lorsque vous envoyez un mail, vous pouvez être tenté de mettre en copie une personne qui n'y est pas abonnée ou une autre liste de discussion, il faut absolument vous l'interdire et effectuer des envois séparés. D'une part il se peut que ceux qui répondront oublieront de le mettre en copie, et d'autre part les personnes non-inscrites ne pourront pas répondre ; et même si c'est le cas elle ne sauront pas à qui elles s'adressent.

**Externalisez les débats.** Souvent, un sujet de discussion va provoquer des débats assez rapides, mais s'ils s'éternisent, n'hésitez pas à y couper court en proposant d'autres supports plus constructifs. Vous pouvez par exemple utiliser des outils de prise de décision comme Loomio, envoyer un sondage pour provoquer un temps d'échange spécifique (à distance ou en présence) avec Framadate, ou créez un document d’écriture collaborative et inviter chacun à y contribuer avec les Pads.

**Si le sujet change, faites un nouveau mail.** Souvent quand le sujet d'un message évolue au fil de la discussion on a tendance à laisser faire ou à simplement modifier l'objet, ce qui n'est pas une bonne solution. En effet, mieux vaut créer un nouveau mail et un nouvel objet en synthétisant les précédents éléments de la discussion. Vous contenter de modifier l'objet rendra complexe à vos destinataires de s'y retrouver en particulier s'ils trient leurs mails par discussion groupée (ou fil de discussion).

**Utilisez les pièces jointes avec parcimonie.** Les pièces jointes légères ne posent pas de soucis, mais préservez l'espace de stockage des messageries de vos destinataires en limitant la taille de vos pièces jointes. C'est également un geste pour la planète : avec une liste de discussion l'espace de stockage utilisé par vos pièces jointes est multiplié par le nombre de destinataires. Vous pouvez par exemple envoyer des pièces jointes volumineuses par des services comme wetranfer.

**Vide de sens = Rempli de désagréments.** N'envoyer pas de mail à la liste qui n'ai pas de vrai contenus ou qui ne concerne pas tout le monde (« merci didier ») : vous seriez assimilé à un Troll, et en plus tout le monde s'en fiche ! Si vous vous sentez un besoin irrépressible de faire une blague ou de remercier, contentez vous de répondre uniquement à votre destinataire.","Autre","Romain Lalande, Nicolas Geiger ","CC BY SA","Nicolas Geiger
Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:50:51,16/09/2018 23:50:51,"La méthode GTD","{{attach file=""GTD2.png"" desc=""gtd2.png (0.2MB)"" size=""big"" class=""center"" caption=""La méthode GTD""}}
La méthode GTD (//Getting Things Done//) a été exposée par David Allen dans son ouvrage // Getting Things Done : The Art of Stress-Free Productivity //.
L'objectif de cette méthode d'organisation est de mettre en place un système assez solide et robuste pour se décharger l'esprit des choses à faire et de la culpabilité de ne pas l'avoir fait afin de pouvoir aborder son travail de manière sereine. C'est le même principe que la Pensine qu'utilise le magicien Dumbledore dans //Harry Potter// : un récipient où il dépose ses pensées et ses souvenirs afin de s'en décharger, en sachant qu'il pourra à tout moment les retrouver. Vous trouverez ci-dessous les principes généraux ainsi que la manière dont je l'utilise mais je vous conseille de vous reporter à l'ouvrage de David Allen si vous souhaitez la mettre en place.
=====Lister ses projets et les diviser en tâches opérationnelles=====
Quand on met en place la méthode GTD la première chose est de faire une liste exhaustive de tous ses projets, des plus triviaux (prendre rendez-vous chez le dentiste) aux plus importants (mettre en place un colloque participatif mondial) et de faire un premier tri entre ceux que l'on va réaliser ou qui sont en cours et ceux que l'on fera un jour peut-être (apprendre l'accordéon). Une fois listés, pour chacun des projets en cours ou à venir, il faut réfléchir à la première petite tâche opérationnelle que l'on peut faire pour le démarrer : ""Demander à Laurence le nom de son dentiste"", ""Lire la fiche sur l'organisation d'événements participatifs dans l'//ebook// de Cooptic"". Il faut ensuite ajouter ces tâches dans la liste des choses à faire. Toutes les tâches dans la liste des choses à faire doivent être opérationnelles et ne doivent pas pouvoir être divisées en sous-tâches. Ainsi plutôt que de noter ""Préparer l'AG"", il faut noter plutôt : ""Préparer un Doodle pour fixer la date de l'AG"" ou même ""Demander à Laurence le fichier des adhérents"" (afin de pouvoir leur envoyer le lien Doodle pour fixer la date de l'AG). ""Préparation de l'AG"" est un projet, pas une tâche.
=====Définir ses priorités en fonction de ce que l'on peut faire=====
Un des principes de base de cette méthode est de trier et sélectionner les choses à faire en ce demandant : ""Quelle action puis-je faire, là maintenant ?"". En effet, pour David Allen, ce qui oriente le choix d'une tâche ce sont ses conditions intrinsèques de réalisation, avant toute idée de priorité //a priori//. Aussi chaque tâche est accompagnée de critères qui permettent de choisir celle que l'on va effectuée, là maintenant, tout de suite :
1. Le contexte : lieu (je ne peux effectuer cette tâche qu'au bureau) ou personne (je ne peux effectuer cette tâche qu'avec Stéphane) ou outil (je ne peux effectuer cette tâche que si j'ai un ordinateur relié à internet).
2. Le temps disponible : j'ai besoin de tant de temps pour effectuer cette tâche.
3. Énergie disponible : pour effectuer cette tâche je dois absolument être en forme, ou concentré ou bien je peux effectuer cette tâche même si je n'ai plus que 2 neurones de vaillants.
4. Priorité : priorité du projet ou de la tâche. 
Mais la priorité n'arrive qu'à la fin, ce n'est pas elle qui détermine la tâche mais c'est elle qui parmi les tâches possibles correspondant au contexte, au temps et à l'énergie disponible, va déterminer laquelle finalement je choisis.
Je ne décide de faire une tâche que si effectivement je peux la faire.
=====Mise en oeuvre de la méthode=====
Ces principes posés, comment ça marche en pratique ?
====La boite d'entrée====
C'est le premier outil de la méthode GTD, une boite d'entrée qui regroupe tout ce qui arrive : les courriers à traiter, l'idée géniale qu'on a eu sous la douche, les documents, les choses à faire noter à l'issue d'une réunion. Pour l'idée géniale qu'on a eu sous la douche ou la chose à ne pas oublier et à laquelle on repense en s'endormant (et pour éviter de se la répéter dans la tête en espérant de ne pas l'oublier au réveil, ce qui n'est pas très favorable à une bonne nuit de sommeil réparatrice), il suffit de la noter immédiatement puis de l'intégrer dès que possible dans sa boite d'entrée pour la traiter plus tard. Cela implique d'avoir près de son lit (ou de sa douche !) un petit carnet et un crayon, un //smartphone//, un //dictaphone//, peu importe le moyen technique mais il faut s'organiser pour avoir toujours à proximité de quoi noter : la chose à faire, à acheter ou l'idée géniale. 
Tout doit arriver dans la boite d'entrée. Pour ma part j'en ai deux : une pour le papier (une bannette en plastique) et une pour l'électronique (ma boite //mail//). Ensuite, il convient très régulièrement de traiter sa (ses) boite(s) d'entrée selon un protocole défini. Pour ma part, je le fais une fois par jour.
====Traitement de la boîte d'entrée====
Dans la boite d'entrée, on entasse au fur et à mesure tout ce qui arrive : l'idée géniale qu'on a eu sous la douche, le compte-rendu de la dernière AG, le ticket de restaurant qu'il faudra se faire rembourser, les factures et même les piles qu'il faut recharger.
Quand on la traite, on en prend chaque élément un par un en lui faisant passer des filtres successifs :
**Est-ce que l'élément entraîne une action opérationnelle ?**
===Oui : action opérationnelle===
1. Est-ce que je peux traiter l'action en moins de deux minutes ? 
 - Si **oui** : on le fait //(et hop, les piles sont dans le chargeur//. 
 - Si **non** : 
2. Est-ce à moi de le faire ?
 - Si **oui** : quelle première action opérationnelle dois-je faire pour traiter l'action ?
   - Je l'ajoute à ma liste de tâche (en la contextualisant : contexte, durée, énergie, priorité).
   - Si c'est une tâche qui implique un jour et une heure précise, je l'ajoute dans mon agenda (pour l'utilisation de l'agenda, voir plus loin).
 - si **non** :  je délègue.
===Non : pas d'action opérationnelle===
1. C'est quelque chose pour un projet futur : je l'ajoute dans ma liste ""Un jour peut-être"".
2. C'est un document dont j'aurai besoin plus tard.
  - C'est un document de référence dont j'aurai besoin, je le classe tout de suite dans mes dossiers de référence (ex. catalogue, règlement, etc...).
  - C'est un document d'accompagnement pour un projet en cours : je le range dans le dossier projet en cours correspondant (ex. formulaire de demande de subvention, article qui servira dans une formation que l'on est en train de construire). Souvent cela s'accompagne d'une tâche à faire. Ainsi je note dans ma liste de tâche ""Rechercher une copie de la déclaration de l'association en Préfecture pour la demande de subvention"" et je classe le formulaire dans le dossier ""En cours : demandes de subventions"". 
3. Ce n'est rien de tout cela : **poubelle**. C'est là le cas de la majorité des documents et //e-mail// que l'on reçoit ! Attention à la tentation de tout garder ""au cas où"", il faut vraiment réfléchir en se demandant si on en aura vraiment besoin un jour. (Quand j'ai mis en place la méthode GTD, j'ai jeté toutes les factures d'électricité de mes anciens appartements, certaines dataient de plus de 15 ans) 
Attention : rien ne doit revenir dans la boite d'entrée, tout doit être traité, dans l'ordre où les documents sont. Sinon on repart dans le cercle de la culpabilité avec le document qu'on ne veut pas traiter et qui reste au fond de la boite d'entrée.
Quand la boite d'entrée et vide ou qu'il n'y a plus aucun //mail// non lu dans la boite : ouf, ça fait du bien !
==== L'agenda====
Dans la méthode GTD, l'agenda est sacralisé et ne doit servir que pour ce qui a effectivement et réellement une date et un horaire : une réunion, un train. Il ne doit pas servir de liste de tâche bis. En effet, la décision de se lancer dans une tâche ne dépends pas d'un moment donné, prévu en amont : ""Mercredi, je m'attaque au bilan moral"" mais du contexte. Il est fort à parier que le mercredi prévu, votre collègue restera en fait à la maison car son fils est malade et que cela soit vous qui deviez répondre au téléphone toute la journée. Le seul résultat étant que le mercredi soir, la seule chose que vous reteniez, plutôt que la satisfaction d'une journée bien remplie, c'est ""Et m...., je n'ai pas écrit le rapport moral"". Après rien ne vous interdit de créer le contexte favorable à l'exécution des tâches prioritaires et de vous réserver des journées où vous refusez toutes les réunions afin d'avoir du temps pour faire des actions demandant de la concentration. 
====Les dossiers====
Les dossiers, qu'ils soient sous forme papier ou numérique sont de deux sortes, ceux qui se référent à des projets en cours et qui comportent les documents d'accompagnement du projet (compte-rendu de réunion, etc...) et ceux qui permettent de classer les documents de référence. David Allen propose de créer un dossier pour chaque projet, aussi petit qu'il soit même s'il ne comporte jamais qu'une feuille plutôt que d'avoir un système de dossiers et de sous-dossiers. On peut imaginer de préfixer tous ses dossiers pour les distinguer facilement (pour ma part, tous les dossiers sur des projets en cours commencent par EC - et tous mes dossiers avec les documents de référence commencent par RPro - ).
====Actualisation====
Régulièrement, il faut relire sa liste de projet pour faire le point sur les projet terminés mais aussi pour voir s'il y a de nouvelles tâches. C'est l'occasion de ranger les dossiers des projets en cours qui sont terminés. Les documents opérationnels seront supprimés et certains documents d'accompagnement pour intégrer les références générales. C'est aussi le moment de relire la liste des projets que l'on fera ""Un jour peut-être"" afin de vérifier si ce n'est pas le moment !

Allen David, Getting things done: the art of stress-free productivity, 1 vol., New York, Penguin Books, 2001.


//Crédit Photos : [[http://www.flickr.com/photos/carlescv/8364394934/sizes/o/in/photostream/ carlescv sur Flickr - CC By-SA]] //","Organisation et gestion du temps","Hélène Laxenaire","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
10/05/2019 16:49:44,10/05/2019 16:49:44,"Une approche selon les usages","**Cette fiche est en cours d'écriture
**
Choisir ses outils en fonction de ses usages : oui mais comment ?
L'usage
un USAGE découle d'un BESOIN dans un CONTEXTE donné et ses CONTRAINTES : 
attention aussi aux contraintes de ressources, d'accessibilité, de maturité numérique du groupe, ..

(Un stylo : pour écrire, pour s'attacher les cheveux ou pour faire un tuteur pour une plante : QUI? OU? et cite cette métaphore) + un visuel :-)

L'utilisation
Je prends le stylo, j'enlève le capuchon, j'écris, je remet le capuchon, je repose le stylo

L'utilisation renvoie à la prescription inscrite dans un mode d’emploi de l’outil. Ainsi, lorsqu’il est question d’une utilisation détournée de l’outil, nous sommes déjà du côté de l’usage.

(idée de deux visuels en vis à vis)","L'outil au service du projet","Célia Gonçalves","CC BY SA","Célia Goncalves / Animacoop","Oui"
10/05/2019 20:50:34,10/05/2019 20:50:34,"Sur l'implication","------
====Impliquer : du bon usage du Français====
//On ""n'implique"" pas une personne. Au mieux, on peut ""travailler sur les conditions de son implication""//

En Français, le verbe ""impliquer"" n'a que 2 sens : 
     1/ Engager : Ex Se trouver impliqué dans une affaire désagréable.
     2/ Avoir pour conséquences : Ex un déjeuner chargé implique une digestion lourde

Utiliser impliquer en tant que ""**Faire participer**"" (Ex on a impliqué les citoyens dans la concertation) est un** usage impropre.**

Plus précisément, on ""n'implique"" pas une personne...
  - soit on la mobilise (parfois avec des moyens contraignants : pression, force, contrat de travail)
  - soit elle s'implique

Le rôle de l'animateur-rice est alors de travailler sur les conditions de l'implication de cette personne
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====Accueillir les nouveaux====
//Garder les portes du projet/groupe ouvertes pour un renouvellement naturel des forces vives//

Les personnes impliquées aujourd'hui dans votre projet finiront par se désimpliquer. Il faut donc anticiper le renouvellement. Quelques questions à se poser pour se mettre dans le peau d'un ""nouveau"" : 
  - Un nouveau a-t-il accès aux informations ? Ces infos sont-elles synthétisées et rendues compréhensibles pour une personne qui n'est pas dans le quotidien du projet ?
  - Existe-t-il des réunions dédiées aux nouveaux ? (une ""session de rattrapage"", une réunion notre projet ""pour les nuls"" etc...) Bref, un temps où ils se sentent autorisés à venir et poser toutes les questions de néophytes.
  - Existe-t-il des tâches simples et accessibles pour des personnes peu impliquées ? Cela permettrait de franchir une 1ère étape dans l'implication.

De façon générale, cela consiste à travailler **le parcours d'implication **: personnes extérieures > observateurs > réactifs > proactifs
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====Type de membres et ratio d'implication====
//Votre projet comporte des proactifs, des réactifs, des observateurs et des inactifs//

  - Les ""**proactifs**"" qui prennent des initiatives sont entre un et quelques pour cent.
  - Les **""réactifs""** qui réagissent lorsqu'on les sollicite sont entre dix et quelques dizaines de pour cent.
  - Certains sont des **""observateurs""**, suivent les travaux du groupe, les utilisent pour eux, même s'ils ne participent pas. 
  - D'autres sont **inactifs**. 
Vu de notre place d'animateur, la difficulté est qu'on ne peut pas faire la différence entre les observateurs et les inactifs, puisque ni l'un ni l'autre ne donne signe de vie. Par contre, en facilitant son implication, on pourra permettre à un observateur de basculer dans l'action et de devenir réactif.
Ainsi, il y a toute une gradation dans les rôles plus ou moins actifs que peut prendre un participant, lui permettant de s'impliquer de plus en plus... ou de moins en moins. 
------
====Rendre visible les espaces d'implications====
//Donner à voir les tâches à faire et les réunions//

Cela consiste par exemple à 
  - lister les temps de réunions et leur fonction
  - lister les tâches, notamment les plus simples qui permettrait à des nouveaux de faire un 1er pas dans leur implication. C'est le Premier Petit Pas Possible (PPPP)

Puis donner à voir ces **espaces d'implication**, par ex
  - une liste de tâches à faire, nécessitant des compétences variées (tailler les arbres, faire une liste des producteurs de la vallées)
  - une liste de tâches à faire organisées dans le temps : une frise chronologique sur l'année 
""""""""

  - une liste de tâches à faire organisées selon le temps disponible de la personne 
""""""""

Ces exemples peuvent évidemment être déclinés en numérique.
------
====Prendre soin des réactifs====
//Car ce sont les proactifs de demain ! (anticiper le renouvellement des membres)//

Les proactifs d'aujourd'hui finiront par se désimpliquer. La question n'est pas ""si"", mais ""quand"".
Pour anticiper le renouvellement de forces vives dans le groupe, l'animateur peut aller chercher les réactifs par petite touche, par exemple
  - en leur donnant l'occasion de s'exprimer : 
  - en dehors des réunions, lors de temps moins formels
  - anonymement parfois (boites à idées ouvertes, questionnaire en ligne...)
  - en les sollicitant directement pour une petite action, ou pour une aide ponctuelle
  - ...
Le principal est de les accompagner dans leurs 1ers pas d'implication

------
====Motivations, freins et seuil d'implication====
//Les 3 éléments à travailler : repérer les sources de motivations, diminuer les freins et abaisser le seuil du passage à l'acte//

Le rôle de l'animateur-ice est de jouer sur 3 éléments afin de susciter l'implication 

**1- Les motivations** principales pour s'impliquer dans un groupe sont (de façon non-exhaustive !)
  - La reconnaissance (par les pairs, par les leaders...) 
    - il convient alors de valoriser les contributeurs par des mécanismes qui apporte de la reconnaissance
    - l'animateur doit être capable de maîtriser son besoin de reconnaissance
  - L'utilité du groupe, sa raison d'être, le sens
  - L'apprentissage : la personne sait/sent qu'elle peut apprendre des choses
  - Le sentiment du travail bien fait
  - Le plaisir, le fun
  - Le retour sur investissement
  - La contrôlabilité, le fait d'être ""en capacité de..."" : Si les personnes se sentent en capacité de faire, alors il y a de grandes chances pour qu'elles fassent ! Il s'agit de pouvoir voir des premières tâches qui nous soient accessibles et qui un environnement qui permette d'être force de proposition (écoute).


** 2- Les freins** principaux à l'implication sont : 
  - Le manque de sécurité (personnelle, professionnelle...). Travailler le ""cadre de sécurité"" (continuité des accords de groupe
  - Le manque de confiance (dans le groupe, en soi)
  - La peur de ne pas pouvoir se désengager : il faut alors 
    - Montrer clairement les portes de sorties / de désengagement
    - poser ses propres limites
    - faire valoir la règles des 2 pieds : si je n'apprends rien ici, si je donne/transmet rien ici, alors je suis libre de partir (sur mes 2 pieds)
  - Outils trop complexes
  - Sujets trop complexes
  - Pas assez de temps
  - Perte de légitimité, ou de pouvoir
  - Manque de convivialité, temps trop ""sérieux""

**3- Le seuil d'implication** doit être le plus bas possible pour permettre le passage à l'acte, par exemple
  - en gardant des tâches simples, pour intégrer des nouveaux (Keep It Simple and Stupid)
  - en étant réactif : si une personne fait preuve d'intérêt, il faut répondre tout de suite !

------
====Accompagner la désimplication====
**Merci et... au fait, pourquoi pars-tu ?**

Il est normal que les personnes se désimpliquent et s'éloignent tôt ou tard d'un projet. Cela se fait parfois ""en douceur"" (déménagement, famille, construction d'une maison...), ou parfois avec des frictions : 
  - le syndrome EPM (Et Puis Merde) illustre en quoi une personne peut soudainement partir en claquant la porte. Le risque est alors l'effet ""contagion"" de cette attitude.
  - ""C'est pas mon problème"" est un autre mécanisme, où les personnes restent ""mobilisées"" (souvent via un contrat de travail, un ordre direct de leur chef-fe) mais ne sont plus ""impliquées"".

Dans tous les cas, lorsque l'animateur-ice du projet repère une désimplication, il sera toujours : 
  - sympa de remercier la personne
  - utile de lui demande ""pourquoi""
","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne, Autre","Nicolas Geiger, Jean-Michel Cornu ","CC BY SA","Célia Goncalves / Animacoop
Jean-Michel Cornu
Mélanie Lacayrouze
Nicolas Geiger
Romain Lalande","Non"
18/04/2019 15:48:11,18/04/2019 15:48:11,"Différents espaces-temps (synchrone, asynchrone, présence, distance)","Nous pouvons travailler à plusieurs en même temps (synchrone) ou en décalé (asynchrone), dans les mêmes lieux (en présence) ou dans des lieux différents (à distance). 
Savoir combiner ces modalités nous donne de la souplesse, encore faut-il bien connaître les avantages et les inconvénients de ces différents couples : voici l'objet de cette fiche. 
Nous prendrons ici l'illustration d'une réunion d'équipe.

=====En présence en synchrone : le grand luxe !=====
Être ensemble en même temps au même endroit est bien sûr la **configuration la plus confortable** pour travailler ensemble. Réaliser que c'est un luxe permet de profiter pleinement de ce moment, de le consacrer à des choses que l'on ne peut faire que dans ce contexte et donc de ne pas le gâcher à des tâches qui pourraient être réalisées à distance et/ou en asynchrone.
Qu'est-ce que l'on réserve pour ces temps partagés en présence ?
 - discuter ou décider des **sujets sensibles**
 - travailler ensemble pour **la première fois** : il est toujours bon de commencer une collaboration en présence
 - découvrir **de nouvelles méthodes ou de nouveaux outils** (exemples : première expérience collective de l'animation des 6 chapeaux de Bono, première co-écriture dans un pad ...)
 - **la convivialité !** Il est possible de mettre de la convivialité dans nos temps à distance mais il y a une qualité de rencontre et de partage qui n'est possible qu'en présence. Partager un repas, boire un verre, jouer à un jeu ... c'est mieux autour d'une même table !
//Qu'est-ce que l'on peut préparer en amont pour gagner du temps ?//
 - l'ordre du jour : les sujets mais aussi les méthodes d'animation et la configuration de la salle, le temps dédié à chaque point ...
 - les attentes des participant.e.s
//Qu'est-ce que l'on peut reporter à l'après-rencontre ?//
 - peaufiner le compte-rendu. L'essentiel en fin de réunion est d'avoir un relevé de décisions synthétique pour que chacun.e sache à quoi il/elle s'est engagé.e

=====A distance en synchrone : la réunion en visioconférence=====
Il est important de penser à la fois les enjeux d'animation et les enjeux techniques.
Au delà d'une heure, la visio-conférence est très fatigante. Mieux vaut se donner des rdv réguliers que faire 3h de réunions où les participant.e.s vont décrocher.
Des gens qui ne se connaissent pas ou peu ne reconnaîtront pas les voix, il faudra donc demander aux participant.e.s de rappeler leur nom en début de réunion...
Notre conseil : avoir un support de co-écriture sous les yeux qui permettent de suivre l'avancée de la réunion type framapad.
De nombreux contenus sont accessibles sur l'animation de réunion ou de formation à distance :
 - [[https://adrets-asso.fr/files/PreparerEtMenerUneReunionEnVisioCommunic_fichierexp_prepareretmenerunereunionenvisiocommunic_fichierexp_2015_guide_recommandations-animation-visio_adrets.pdf Guide pour l'animation de réunions à distance ]]
 - [[CommentLaVideoconferenceASauveMonReseau Retour d'expérience ""Comment la vidéoconférence a sauvé mon réseau ?""]]
 - [[ZooM Fiche outils sur Zoom]]
 - [[https://colibris-wiki.org/outilsvisio/wakka.php?wiki=PagePrincipale espace web dédié aux outils de visioconférence]]

=====A distance en asynchrone : chacun.e selon ses disponibilités=====
Certaines tâches peuvent faites en ligne quand chacun.e le souhaite. 
Par exemple, la co-construction d'un ordre du jour : un pad est ouvert avec cette intention, il est communiqué aux participant.e.s de la réunion avec les règles du jeu (comment j'indique que c'est mon idée, dans quel délai je peux participer, qui tranchera s'il y a trop de sujets ...) et chacun.e y travaille quand c'est le bon moment pour lui/elle, voire en plusieurs fois.
Autre exemple : le choix de la prochaine date de réunion avec un framadate que chacun.e remplit à son rythme (encore une fois les règles du jeu sont à expliciter : délai, mode de décision finale ...).

=====L'expérience et la maturité du groupe =====
Ce jonglage d'une modalité à une autre évoluera en fonction de l'habitude et de la maturité d'un groupe. Des gens qui ne se connaissent pas, qui démarrent un projet, qui n'ont pas encore de culture collaborative commune, auront besoin de beaucoup se voir ""en vrai"", avant d'envisager d'autres modes de travail.
","L'outil au service du projet, Organisation et gestion du temps","Louise Didier","CC BY SA","Louise Didier","Oui, Non"
07/05/2019 11:54:22,07/05/2019 11:54:22,"Les sujets critiques impliquent nécessairement décisions collectives ","**Qu'est-ce qu'un sujet critique?  **
 - Cela dépend bien sûr des collectif ou des organisations, mais on peut penser qu'il s'agit du sujets qui touchent à :
   - L'organisation du collectif ou de la structure (élections des instances décisionnelles, rémunération des salarié.e.s, )
   - Le choix des modes de décisions adaptés aux différents sujets
   - Une décision irréversible (ex : dissolution de l'organisation)
    ...
 - Quels que soient les sujets estimés critiques, il nous semble en tous cas incontournable de les identifier collectivement et d'y associer des modalités de prise de décision claires","Prise de décision","Audrey Auriault, Romain Lalande","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS
Romain Lalande","Non"
26/02/2019 11:40:32,26/02/2019 11:40:32,"Procatinator ","Un site qui a du chat  : http://www.procatinator.com/ .

A chaque rafraîchissement, un nouveau gif et une nouvelle musique :) 

Clairement un site indispensable en compléments de la méthode dite du  pomodoro","Autre","Un geek","Licence non-libre","Audrey Auriault /GARC.ESS
Romain Lalande","Non"
07/05/2019 11:57:40,07/05/2019 11:57:40,"Une décision  collective peut nécessiter du temps, de la réflexion, et surtout un mode de décision choisi et explicité","Demander leur avis aux gens nécessite de leur donner du temps et de la matière pour réfléchir et construire leur réflexion. On peut notamment considérer comme une bonne pratique  :
 -  d'aborder un sujet lors d'une réunion avec des documents,  des témoignages, des avis divergents envoyés en amont dans la mesure du possible et reconsultable à l'issue de la réunion 
 - d'organiser un débat en collectif qui permette l'expression et la prise en compte de tous les avis (attention aux question de prise de parole des plus timides, de ceux qui ne se sentent pas légitimes, des femmes...)
 - puis de laisser du temps (une semaine, un mois) avant de rediscuter du sujet et de voter
","Prise de décision","Audrey Auriault, Romain Lalande","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS
Romain Lalande","Non"
07/05/2019 11:58:31,07/05/2019 11:58:31,"Tous les arguments se valent-ils dans la prise de décision... ?","Lors de décisions à l'unanimité, ou par consentement, il est parfois demandé d'avancer des arguments, le plus souvent rationnels. Pourtant, il est possible d'assumer que certains choix relèvent de l'animal en nous, de l'instinct.

Lors de choix par cooptation,  des collectifs (dont le nôtre) assument de ne pas recruter de nouveaux membres si quelqu'un ""ne le sens pas"". Il n'est pas toujours évident de qualifier ou de rationaliser ce ressenti, mais il nous semble aussi valable que des analyses rationnels sur les stratégies d'acteurs.

Il est possible de faire le choix de faire valoir à égalité des arguments dits""rationnels"" et d'autres plutôt ""émotionnels"".","Prise de décision","Audrey Auriault","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS
Romain Lalande","Non"
07/05/2019 12:00:21,07/05/2019 12:00:21,"Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...","Cela peut paraître une évidence, mais il est possible de prendre des décisions temporaires : tester des options pour les valider ou les invalider. Rien ne vaut les fameux PPPPP : le Prochain Plus Petit Pas Possible. 
La question à se poser est alors celle de la réversibilité du choix : pourra t'on revenir en arrière? 
Il est également possible de tester plusieurs options en parallèles afin de choisir in fine celle ou celles qui fonctionnent le mieux. Dans une société d'abondance (d'informations, d'outils....), il n'est pas forcement nécessaire de ne conserver qu'une seule option.","Prise de décision","Audrey Auriault, Romain Lalande","CC BY SA","","Non"
07/05/2019 10:09:52,07/05/2019 10:09:52,"Sortir la tête du guidon","Un grand frein à la coopération est le manque de temps, l’urgence à mener les projets, le rythme effréné que l’on s’impose parfois. La coopération suppose de prendre ce temps, de lever la tête du guidon, de s’inspirer des autres et d’accepter les remises en question constructives. Elle suppose donc beaucoup de confiance au sein du collectif.
Plusieurs éléments peuvent favoriser la prise de recul : 
 - savoir faire des pauses
 - instaurer des temps de régulation
 - être vigilent vis à vis des attitudes des uns et des autres dans le groupe : prendre soin des personnes qui “décrochent” du groupe car celles-ci peuvent être des révélateurs d'un fonctionnement inadapté du collectif.
 - aller se nourrir ailleurs : dans d'autres collectifs, des événements, des formations ...","Animation de réunions présentielles","Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol","CC BY SA","Romain Lalande
Sarah Gaucher
Sylvain Boyer","Non"
08/05/2019 14:29:32,08/05/2019 14:29:32,"Maintenir la dynamique entre deux réunions","====Gérer les absences====
//Les absents ont-ils toujours tort ? En tous cas ils sont souvent les grands oubliés des réunions! 
En réalité, tenir au courant les absent.e.s des avancées d'un projet est un facteur clé d'implication. N'oublions pas que beaucoup de personnes participantes qui ont l'air ""inactives"" ou sorties du projet suivent en réalité les avancées et seront prêts à se ré-impliquer pour peu qu'on leur en donne les moyens.//

Il y a donc nécessité à ne pas oublier de tenir au courant les absents de ce qui s'est dit lors de la réunion précédente.
Comment faire ?
     - Envoyer le relevé de décision rapidement
     - Envoyer le compte-rendu intégral, le rendre disponible à la lecture
     - Envoyer une synthèse, intermédiaire entre le relevé de décisions et le compte-rendu intégral
     - Rappeler la date choisie pour la réunion suivante 

**Mais surtout dans l'idéal , prendre le temps de rappeler les gens et de leur faire un résumé de ce qui s'est passé, rien ne vaut le contact humain et direct qui permet de poser des questions et de lever les incompréhensions de l'écrit!**
     - L'animateur/facilitateur n'est pas forcément celui qui doit s'en charger
     - Il s'agit d'une tâche facilement partageable avec le reste du groupe (chacun s'engage à recontacter un absent par exemple).

Et pour rappel : ne supprimez surtout pas les gens qui vous semblent inactifs de vos listes de discussions, diffusion, boucles mails, groupe  Framateam ou Slack... 
Souvenez vous que c'est dans le vivier des observateurs ou inactifs que se trouvent les futurs participants proactifs et réactifs!!!

Pour aller plus loin, lien vers fiche Implication : https://interpole.xyz/?SurLImplication
        
====Usages du compte rendu====
Un compte rendu est par nature un récapitulatif de la réunion. Il contient des parties essentielles, qui doivent être lues afin de garantir le suivi des avancées du projet par toutes et tous. Comment s'en assurer ? Quelques conseils pratiques.

Le compte rendu efficace répond à quelques critères :
    - il est **exhaustif** : il rend compte de la réunion dans sa totalité
    - il est **validé collectivement** par les personnes ayant assisté à la réunion
    - il est **accessible** sur la durée par toustes
    - il contient un **relevé de décisions**

Dès que possible, le lendemain de la réunion au plus tard, envoyer un message commun via email, dans lequel on retrouvera le relevé des décisions dans le corps même du mail.

La date de la réunion étant fixée et connue, il est primordial de mettre les participant.e.s au même niveau d'information. Pour cela préparer un message (mail) à envoyer 1 ou 2 jours avant renvoyant vers la gare centrale précisant  : 
    - un rappel du relevé de décision (pour un suivi des décisions global)
    - l'ordre du jour
    - les documents préparatoires
    - les présent et les absents qui s'inscrivent dans l'espace de co-écriture
    - éventuellement les rôles attribués pour cette réunion (animation, écriture...)

Enfin, pour le suivi global du projet, penser ensemble à créer un lieu accessible à toutes et tous : la gare centrale. Elle est structurée selon les besoins du groupe, et peut prendre différentes formes : un wiki, un tableau Trello, ...
(lien vers la catégorie d'usage : proposer une gare centrale)
Attention ! un pad est par définition un outil temporaire et ne saurait faire office de stockage de compte-rendus à long terme. Pensez à exporter vos textes, sinon ils seront supprimés !
        
====Mise en place et suivi du plan d'action====

//Prendre des décisions en réunion, c'est super ! Mais encore faut-il les mettre en œuvre. Comment s'organiser pour le faire ?//

**Un principe relativement simple, pour l'information de tous est de faire une liste des choses à faire** (ou to-do list) en haut du relevé de décision de la réunion accessible à tous  :
 - Tâche à effectuer ou projet à mener 
 - Référent/animateur du groupe projet
 - Membre du groupe
 - Date de rendu/étapes 

**L' organisation en sous-groupes est vitale, pour pouvoir avancer**. Pour rappel, un sous-groupe peut être constitué de 1 personne !
    Pour organiser au mieux les sous-groupes, il est possible de se répartir des rôles et/ou des tâches.

**Le rôle critique est celui de l'animateur, il doit veiller** :
 - à inviter largement les participants qui n'étaient pas à la réunion à venir rejoindre le groupe (dans le cas d'un groupe ouvert)
 - à tenir à jour la gare centrale du projet (voir gare centrale) qui rassemble toutes les informations clés :
 - Membres du groupes, contact, nom, description rapide si possible 
 - Calendrier du projet
 - Les étapes (en cours  à faire...)
 - Le prochain rdv
 - Les outils utilisés pour travailler : documents clés, liens ou lieux de rdv, etc.
 - à garantir les conditions de production du collectif: si vous sentez que le groupe a du mal à avancer en asynchrone, il est possible d'organiser des temps de productions en synchrone à distance (sprint d'écriture, méthode pomodoro...). Si au contraire les participants ont besoin de produire chacun de leurs côté il faut qu'ils puissent s'extraire du collectif.
 - à faire remonter les besoins spécifiques du sous-groupe au collectif. En effet, il est fort possible de des sous-groupes qui travaillent en parallèle puissent rencontrer des problèmes similaires qui ont déjà été solutionner. partager ses difficultés et demander de l'aide à l'extérieur est un facteur fort favorisant d'implication et de connaissance.

//N.B : Il est possible de désigner un animateur tournant ! //
Lien vers fiche Distribuer les rôles : https://interpole.xyz/?DistribuerDesRoles
                                           
====Distance entre les réunions====
Lorsque l'on travaille en équipe, et à distance, il est primordial de construire un lien solide entre les personnes. Afin que ce lien reste fort et que le projet avance et soit suivi par les parties prenantes, penser à faire des points réguliers.
Si les réunions en présence ou certaines réunions à distances seront plus longues, plus décisives, il peut etre bon de garder des réunions courtes et régulières, ce seront des réunion intermédiaires.
Pour des réunions intermédiaires à distance
     - Envoyer un mail (rituel) d'apports ou de documents préparatoires / état d'avancement
     - Rappeler la date de la réunion suivante et/ou la décider avec un sondage de date (à remplir par toustes) ou en présence pendant la réunion (le plus simple)


","Animation de réunions présentielles, Animation de réunions à distance, Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Audrey, Célia, Mélanie","CC BY SA","","Non"
17/12/2018 11:54:09,17/12/2018 11:54:09,"Préparer la mort, et tuer dans la joie","Si la durée d'un projet n'est pas de limite de durée ou de cycle bien défini (organisation d'un événement annuel par exemple), le groupe a souvent du mal à y mettre fin quand il n'a plus de raison d'être. Pour mieux accepter la mort d'un projet, certains moments comme les Assemblées Générales peuvent être utiles mais ne sont bien souvent que des temps de bilan et de programmation du prochain cycle. **Ils ne prennent que rarement le temps de requestionner les finalités du projet et les engagements des membres au regard du contexte qui évolue**. 

Il peut dès lors être très utile de définir un cycle de vie adapté au projet, qui correspondra à une durée au-delà de laquelle le groupe ne peut pas fonctionner correctement sans se voir. A chaque cycle, on prend ainsi le temps de faire le point, d'intégrer les évolutions du contexte et de vérifier qu'il y a toujours une raison d'être et une appétence à la continuité du groupe. **Questionner régulièrement la mort devient un rituel incontournable qui permet aussi de célébrer les réussites**, au-delà de la simple assemblée réglementaire annuelle. Ce cycle constitue un marqueur : si le groupe ne parvient pas à se retrouver assez régulièrement c'est que le projet doit être arrêté ou mis en sommeil.

S'il est préférable d'avoir préparé la mort d'une structure dés le départ pour favoriser la réutilisation de toutes les richesses créées, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre. Ainsi, **même si l'on prend conscience du manque de capitalisation des ressources au moment de la fin du projet, il est toujours temps de fournir un effort** et de profiter d'un dernier souffle d'énergie pour rendre, au bout du compte, l'aventure la plus profitable possible !  Préparer la mort sous-entend avoir définit les éléments qui, s'ils sont remplis, feront que l'on considère le projet finit.

Mener une ultime opération de capitalisation des ressources permettra de réaliser le chemin parcouru, de s'assurer de la réutilisation des richesses produites, d'offrir à chacun de partir avec une ressource de départ qu'il pourra réimplanter dans d'autres projets... et de célébrer toutes les victoires passées, souvent occultées par l'omniprésence du sujet de la mort. **Composter ses ressources en organisant un dernier sprint de documentation avec les contributeurs actuels et passés permettra très certainement au projet de mourir dans la joie !**","Compostabilité des projets","Romain Lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:39:50,16/09/2018 23:39:50,"Commencer simple","**Proposer des outils faciles à prendre en main par les utilisateurs**
Lorsqu'on aborde l'utilisation d'outils informatiques, la première marche est la plus importante à passer. Si la première manipulation est simple, les contributeurs, rassurés auront envie de s'investir un peu plus et d'accepter qu'il y ait besoin d'un petit temps de formation ou de prise en main.
On peut même envisager de cacher des fonctionnalités dans un premier temps et attendre que le groupe grandisse en maturité avant d'ajouter des briques progressivement. Ou attendre que la demande soit exprimée et faire évoluer le dispositif technique en fonction des propositions du groupe.","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:40:13,16/09/2018 23:40:13,"Être pragmatique","**Utiliser des outils facile à installer, configurer, sans compétence technique**
Plutôt que d'attendre d'avoir les moyens nécessaires pour créer un dispositif sur-mesure, il vaut mieux commencer dès que la dynamique de réseau frémit à installer quelques outils clés en main, faciles à installer et à utiliser : bricoler en assemblant des outils peu onéreux mais qui permettent de commencer à proposer des démarches coopératives (Google doc, Netvibes...). 
Bien sûr c'est imparfait : il serait préférable d'avoir son propre dispositif tout en logiciel libre. Et certains seront peut-être hostiles à l'utilisation de services en ligne gratuits qui stockent vos données avec le risque d'une réutilisation à des fins commerciales. Certes, mais l'animateur de réseau se doit d'être pragmatique. Ces outils sont à utiliser en connaissance de cause et pour ce qu'ils sont : des services en ligne gratuits, et non des outils avec lesquels on peut-être autonome, cependant par leur simplicité d'emploi ils peuvent servir à faire émerger la dynamique coopérative.
On attendra de voir de vrais usages se mettre en place avant de passer à du développement spécifique si nécessaire.","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Romain Lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:41:15,16/09/2018 23:41:15,"Du beau, du beau, du...","Contrairement à ce que pourrait penser, l'aspect esthétique, graphique est très important : il a un pouvoir motivant pour les membres du groupe et il valorise les productions collectives. 
On pourra même aller jusqu'à utiliser du Bling-Bling très apprécié par certains : 
 - Animations en flash, 
 - Effets au survol et fonctionnalités de glissé-déposé avec des technologies Jquery, ou Mootools, - Rolex...","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Oui"
16/09/2018 23:41:43,16/09/2018 23:41:43,"Miroir, beau miroir","**Mettre en place des processus pour que le groupe se représente collectivement**
Rendre le groupe visible au groupe est un étape fondamentale pour engager la coopération entre les membres. C'est le concept d'""[[http://outils-reseaux.org/Anticonceptionnelle holoptisme]]"", décrit par Jean-François Noubel.
On peut utiliser différentes techniques et outils :
 - Cartographier les membres : pour représenter la communauté et qu'elle prenne corps, qu'elle soit moins virtuelle en prenant une dimension géographique.
 - Réaliser un inventaire des compétences (en identifiant le point fort de chacun et en le mettant en évidence sur une carte heuristique, par exemple), de ce que l'on est prêt à partager (quelles sont les ressources des membres du groupe qu'ils peuvent partager avec les autres membres ?)
 - Partager les problèmes et points de blocages des uns et des autres, ce en quoi les autres peuvent m'aider.","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:42:04,16/09/2018 23:42:04,"Encourager les contributions","Pour initier une dynamique coopérative (et même la prolonger) qui s'appuie sur des participations volontaires, il est important de valoriser la moindre contribution. Par exemple citer tous les contributeurs du projet, même ceux qui n'ont eu qu'une participation très minime (apologie du renforcement positif).
Il n'y a pas de mal à se faire plaisir !
Par ailleurs, il peut être très utile pour un animateur de réseau de bien connaître les contributeurs éventuels pour repérer le chemin entre leurs préoccupations et le projet.","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:36:48,16/09/2018 23:36:48,"Savoir pourquoi coopérer","====Coopérateur //humanum est//====
La coopération est une singularité de l'espèce humaine, notre moteur principal, outil de survie. Trois siècles de concurrence ne doivent pas faire oublier que nous sommes issus de plusieurs millénaires de coopération et de collaboration.
====Trois chantiers====
Notre époque devra relever trois défis en matière de coopération :
 - Apprendre à coopérer entre êtres humains : pays du sud / pays du nord, riches / pauvres, entre religions, hommes / femmes...
 - Faire en sorte que l'humanité coopère avec son environnement : moins de pollution, de nuisances, ...
 - Permettre à chaque individu de mieux coopérer avec lui-même : réconcilier humanité et animalité, côté féminin et masculin...

{{attach file=""truc.png"" desc=""trucetastuce"" size=""original"" class=""left original whiteborder lightshadow""}}","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:37:50,16/09/2018 23:37:50,"Disjoindre l'apprentissage de la coopération...","**...de son utilisation sur des sujets brûlants !**
Il est judicieux d'éviter les sujets polémiques pour s'initier à la coopération. Il vaut mieux tester méthodes et outils coopératifs sur de petits projets avec peu d'enjeux que sur des chantiers vitaux pour le réseau. 

Par exemple, la mise en commun de fiches pédagogiques pour un réseau d'éducation à l'environnement, alors que ce qui est vital pour les membres du réseau c'est de trouver des moyens de se financer. Quand les membres du réseau auront acquis un peu d'expérience en matière de pratiques coopératives et auront développé un vécu commun, un chantier sur la mutualisation des moyens pourra être envisagé.","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:38:21,16/09/2018 23:38:21,"Faire vivre de petites expériences irréversibles de coopération","**Un grand voyage commence par de tous petits pas.**
Même s'il semble que la coopération soit une composante majeure de l'animal humain, quelques siècles de ""saine concurrence"", de ""il ne faut pas copier"", de ""pour exister, ne doit rien à personne""... handicapent les humains qui s'y frottent. Il convient donc de, petit à petit, ré-instiller la dimension coopérative. 
Tout changement est un processus de rupture qui demande un basculement dans les représentations, les idées, les méthodes des individus. 
Pour qu'un réseau se mette à coopérer, il faut provoquer ces ruptures, ces basculements qui sont souvent irréversibles : nous proposons pour cela de faire vivre de petites expériences irréversibles de coopération :
 - Lever un menhir, 340 bonshommes qui tirent dans des sens différents mais pas trop fort : super comme expérience mais il faut avoir l'occasion.
 - Prendre des notes à plusieurs en même temps et sur une même page (avec Etherpad, Google doc ou Gobby : outils qui permettent de co-rédiger en ligne un texte), plus simple que lever un menhir mais bien efficace.
 - Animer un débat en utilisant des cartes heuristiques (Freeplane, Freemind, Xmind...) vidéo-projetées en direct, technique qui permet de visualiser d'un coup d'oeil toutes les idées du groupe et on passe d'une logique linéaire à une navigation par idées qui peut s'adapter au public (on peut facilement ajouter de nouvelles idées).
 - Faire faire et valoriser la rédaction de synthèses de listes de discussions (par exemple, [[http://www.tela-botanica.org/page:synthèses_des_forums au sein du réseau Tela Botanica]], les membres du réseau discutent parfois sur les listes et //forums// de sujets très pointus. Celui qui a initié la discussion doit réaliser la synthèse. Il y a un classement des synthèses des listes de discussion suivant qu'il s'agit d'un simple copié-collé, ou d'une rédaction plus organisée).
 - Mettre du contenu imparfait, à corriger : n'écoutant que leur bravoure pour défendre la pureté de la Langue, ceux qui hier encore freinaient des quatre fers à l'idée de participer sur un outil informatique passent la barrière technique et corrige les fautes ! (cette astuce est encore plus efficace quand la faute porte sur le nom d'une personne : au souci de l'orthographe irréprochable, s'ajoute l'aiguillon de l'ego...).
 - Faire des jeux coopératifs : par exemple [[http://www.taovillage.com le jeu du Tao]], ou [[http://www.nonviolence-actualite.org jeux coopératifs en animation collective sur un site sur la non-violence]].
  - ...","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:38:46,16/09/2018 23:38:46,"Commencer en présence","Lorsqu'on parle ""réseau coopératif"" on envisage une communauté qui n'est pas toujours sur le même espace-temps : il y a du travail à distance, des échanges synchrones et asynchrones. A l'inverse, rares sont les communautés virtuelles qui fonctionnent uniquement à distance : les regroupements, les rencontres sont des temps forts de la dynamique de réseau.
Lorsqu'on démarre un réseau, il est judicieux d'exploiter ce temps ""en présence"" pour tester et expérimenter des outils et méthodes qui pourront perdurer à distance : **mettre en oeuvre en présence ce que l'on veut mettre en oeuvre à distance**.
Ceci permettra de se familiariser, de se former et d'assurer une continuité entre présence et distance.
Par exemple, lors d'une rencontre d'un réseau, l'un des membres pose une question à l'assemblée. Tout le monde peut proposer une ou plusieurs réponses sur des petits papiers et en indiquant bien ses coordonnées. Les réponses sont synthétisées et rendues visibles à tous. Puis la personne qui a posé la question récupère les contacts des personnes ayant répondu et créée une liste de discussion pour continuer à échanger à distance.
Par exemple, on peut mettre en place des outils pour travailler à distance qui vont du coup soulever des questions sur les modes de fonctionnement en présence : les règles de prise de parole, de prise de décisions, car souvent ces éléments sont implicites. Dans un groupe, la rédaction des compte-rendus de réunion est souvent assumée par une personne. Si on met en place un outil de co-rédaction pour prendre des notes, du coup cela soulève des questions : tout le monde peut écrire ? qui valide ? On voit bien que ce n'est pas l'outil qui pose des problèmes, il soulève juste les questions.","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:39:12,16/09/2018 23:39:12,"Commencer par soi même","**//Charité bien ordonnée commence par soi-même.//** ou **//Pour changer le monde, il faut commencer par se changer soi-même.//**
Beaucoup de structures ont le projet de faire coopérer un groupe, un réseau. Mais avant toute chose, il faut commencer par pratiquer méthodes et outils coopératifs : il s'agit de s'appliquer en interne ce que l'on souhaite mettre en place en externe.
cf. la [[http://www.interactions-tpts.net stratégie ITPTS]], ""Interactions Transformation Personnelle, Transformation Sociale"" : ne pas opposer les volontés de changer le monde et le travail sur soi, les deux sont liés et doivent s'articuler.
Un constat : une structure qui ne coopère pas en son sein et n'utilise pas les outils qui vont avec peinera à faire coopérer autour d'elle.
Mais comment faire lorsqu'on est dans un contexte très figé, très contraint difficilement perméable à ce type de pratiques ? Il faut partir du plus petit lieu sur lequel on a prise pour coopérer, quelques collègues de confiance, un petit groupe de travail audacieux... On trouvera toujours deux ou trois personnes prêtes à jouer le jeu !","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:03:33,16/09/2018 23:03:33,"Protéger ses créations par des licences libres","Bien qu'il ne soit pas suffisant, le volet juridique est la pierre angulaire de la compostabilité : il permet de garantir les conditions de partage de vos richesses sur la durée. En effet, si l'on souhaite que chacun soit juridiquement en droit de réutiliser une ressource partagée, il est indispensable de la protéger. **La protection n'est pas utilisée ici pour en limiter l'accès, mais plutôt pour en éviter tout accaparement privatif. **

L'outil juridique le plus répandu pour protéger une ressource et en favoriser le partage sont les licences Creative Commons (CC). Il existe différentes licences Creative Commons, vous trouverez toutes les informations utiles """"sur le site dédié"""" et dans les nombreux articles disponibles sur le web.

La licence CC BY SA est la seule adaptée à la compostabilité des ressources car elle accorde le droit à la diffusion et à la modification de la ressource par tous et pour tout usage (même commercial) en en préservant la durabilité. Deux conditions s'appliquent à ce droit et ce sont elles qui protègent réellement la ressource : 
 - BY - l'obligation de **citer** le ou les auteurs de la ressource
 - SA  - l'obligation de partager la ressource et ses modifications sous **les mêmes conditions de licence** (Share Alike)

La licence CC BY SA est donc bien adaptée à nos usages puisqu'elle permet la réutilisation par tous des richesses de chacun. Elle présente également l'énorme avantage d'être contaminante : une fois qu'une ressource est placée sous cette licence, ses utilisateurs se retrouvent dans l'obligation de partager à leur tour ! 

__//Pour aller plus loin :__ Lire « """"Les réseaux qui durent sont sous licence CC BY SA""""» de Gatien Bataille//

{{attach file=""_Creative_Commons_Attribution_ShareAlike___.jpg"" desc=""image _Creative_Commons_Attribution_ShareAlike___.jpg (0.5MB)"" size=""big"" class=""center"" caption=""Mr. Zabej - cc by sa""}}","Compostabilité des projets","Romain Lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Non"
16/09/2018 23:04:43,16/09/2018 23:04:43,"Décontextualiser et choisir des formats réutilisables","Si la loi permet la réutilisation d'un contenu de par sa licence, il ne sera pas nécessairement appropriable par d'autre s'il est trop contextualisé ou s'il est mis à disposition sous des formats rendant difficile sa modification. **Nous devons prendre soin d'utiliser des formats sincèrement réutilisables tant sur la forme que sur le fond**. 

Concernant la forme, il s'agit de privilégier des formats ouverts : les PDF sont adaptés à la diffusion mais rendent complexes la reprise du texte et l'export des images. Prenons donc l'habitude de partager aussi nos fichiers source en dissociant fichier de texte et sources multimédia par exemple, tant pour les PDF que pour d'autres services de diffusion (prezi, youtube,...).

Concernant le fond, il s'agit surtout de décontextualiser nos ressources. Si nous préparons un support de formation sur l'animation de réunion par exemple, nous devons isoler les éléments type « méthodes d'animation » des éléments type « théories du fonctionnement des groupes ». Ainsi, chaque sujet pourra être repris indépendamment.

Toutes ces opérations peuvent prendre du temps, mais si elles sont intégrées dés le début, il suffit de penser à conserver des traces du contenu avant sa version finale. Par exemple, conserver les illustration et le texte relatif à un article, même si nous choisissons ensuite d'en faire un PDF pour sa diffusion. Cela évite d'avoir à « dégrader » nos ressources a posteriori pour les rendre réutilisables par d'autres. Gardons en tête que **si nous investissons du temps pour mettre à disposition des contenus, cela n'aura servit à rien s'ils sont trop contextualisés ou partagés sous de mauvais formats**.

{{attach file=""termitiereexemplestigmergie.jpg"" desc=""image termitiereexemplestigmergie.jpg (0.2MB)"" size=""big"" class=""center"" caption=""Illustration - Lilian Ricaud - cc by sa""}}

La compostabilité correspond à des logiques d'organisation de type stigmergique  : la réutilisation doit pouvoir se faire naturellement sans demander d""effort supplémentaire. **Chaque élément partagé a pour mission de laisser une trace que l'autre pourra comprendre et utiliser sans peine.**

//__Pour aller plus loin :__ Lilian Ricaud ? « """"La stigmergie, un nouveau modèle de gouvernance collaborative"""" » //

""""

Les ""récits-recettes"" : pour partager des projets entiers !

Si c'est un projet complet que nous souhaitons partager, certains modèles de description peuvent nous aider. Les « récits-recettes »* développés par l'association Collporterre par exemple extraient le « code source » (l'ADN) d'un projet en analysant son parcours : « Un code source n'est ni un historique, ni un diagnostic associatif. Il vise à rendre intelligible un projet, de son origine à son fonctionnement actuel, en passant par les échecs, réussites et moyens mis en oeuvre ». Cette méthode est aussi efficace pour faire le point en interne que pour rendre compte de votre modèle à l'extérieur et en permettre la réplication.

* - Le récit-recette du réseau Bruded par Collporterre
""""","Compostabilité des projets","Romain Lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Non" 17/05/2019 15:37:43,17/05/2019 15:37:43,"Les 8 R d'une réunion ritualisée réussie :-)"," Recentrage / Météo Régalade Ralades Rencontres de la semaine Les sujet dans l'R : ordre du jour en commençant par c'est une info, discussion, décision Rappel des décisions et choses à faire (de la réunion passée) - 1 min par décision (remontée ou pas) Réunion à venir : quand ? Recentrage / Météo","Animation de réunions présentielles, Animation de réunions à distance","Jean-François ROCHAS-PARROT ","CC BY SA","Jean-François ROCHAS-PARROT","Non" 16/09/2018 23:06:34,16/09/2018 23:06:34,"S'assurer de la pérennité du partage","Si une ressource est pensée pour être réutilisée, elle ne le sera effectivement que si l'espace qui l'héberge nous survit. Le numérique nous permet alors de partager largement, simplement et de manière perenne pourvu que l'on s'en donne la peine. Utiliser des espaces pré-existants, régis par des règles de fonctionnement démocratiques constitue une option qui laisse espérer une pérennité de l'espace de partage la plus longue possible. Alors si vous devez partager : - Un savoir encyclopédique : préférez Wikipédia. - Une photo : choisissez Wikimedia Commons. - Une information cartographique : contribuez à Open Street Map. Intégrer les règles de contribution d'un espace collectif demande souvent un petit effort supplémentaire, mais sans cela le partage pourrait ne servir à rien. **En plus de la durée de vie de la ressource, c'est la capacité pour d'autres à la trouver que cela privilégie**. L'espace de mise à disposition à choisir dépend donc surtout de la nature de la ressources mise en partage. {{attach file=""dodocatelierchercheurcollectifbam2.jpg"" desc=""image dodocatelierchercheurcollectifbam2.jpg (0.1MB)"" size=""big"" class=""left"" caption=""Do-doc station de documentation physique ludique de l?atelier des chercheurs - cc by nc sa collectif BAM""}}{{attach file=""movilab.png"" desc=""image movilab.png (0.1MB)"" size=""big"" class=""left"" caption=""Movilab - plate-forme de documentation des tiers-lieux""}} """"

L'exemple des ateliers de fabrication numériques (FabLabs)

Les FabLabs ont pour habitude de partager leurs connaissances (tutoriels permettant de reproduire un objet, fichier 3D permettant de l'imprimer,etc.). Dans la plupart des Fab Labs les membres vont documenter leurs projets sur différents espaces pour permettre à d'autres de les reproduire :
  • sur des espaces de documentation physique pour laisser une trace immédiate de sa réalisation, visant plus à faciliter l'appropriation du lieu que le réel partage de ressource (affichage de photos de projets au mur par exemple) ;
  • sur un espace de documentation propre aux membres du lieu pour y documenter les éléments spécifiques à l'atelier ou à l'usage particulier des ses machines (réglages spécifiques, règles d'utilisation...) ou bien des idées de projets non encore développés ;
  • sur des espaces de documentation thématiques gérés collectivement par plusieurs acteurs, lui assurant une plus grande pérennité comme Movilab par exemple, pour y partager des connaissances plus génériques (modèles de documents propres aux fablabs, récits d'expérience, partage des modèles économique des uns et des autres,...).
  • sur des plate-formes internationales concernant le partage de fichiers nécessitant peu de texte (Thingiverse pour les modèles 3D par exemple)
* - Le #CodeSocial - toute comprendre !
""""","Compostabilité des projets","Romain Lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Non" 16/09/2018 23:07:49,16/09/2018 23:07:49,"Sanctuariser l'interdépendance par l'interopérabilité","Afin de favoriser la réutilisation efficiente de nos ressources, nous devons nous évertuer à les rendre inter-opérables. Vaste sujet dans une société du numérique, l'interopérabilité tient en fait de la décontextualisation maximale de la ressource : il s'agit de respecter des standard communément admis. Cette standardisation permettra à d'autres, dans d'autres contextes, de pouvoir faire usage de nos ressources le plus simplement possible... tout comme nous aurons accès à celles des autres si nous intégrons ces standards à nos habitudes. On peut ainsi relever trois natures d'interopérabilité : - **Sémantiques** : s'accorder sur un vocabulaire commun (thésaurus, mots-clés,...) - **Numérique** : s'accorder sur un format commun (xml, json,...) - **Juridiques** : s'accorder sur un droit de réutilisation commun (licences CC, GNU/GPL,..) {{attach file=""37966190781_a8e1e41f45_o.jpg"" desc=""image 37966190781_a8e1e41f45_o.jpg (2.6MB)"" size=""big"" class=""center"" caption="" L'interopérabilité - cc by Leandro Cluffo""}} Rendre interopérables les richesses mises à disposition sur le web est un enjeu aussi primordial que laborieux. Il faut se mettre d'accord au-delà des frontières linguistiques et culturelles puisque les standards doivent s'appliquer à des communautés éparses. Les enjeux sont aussi d'ordre politique, puisque **les choix opérés sur chacune des trois natures d'interopérabilité auront des conséquences directes sur les usages**. C'est notamment pour cette raison que l'intégration des DRM aux standards du web"""" a fait tant de débat"""" : cela remettait en cause le fondement politique historique d'un internet du partage sans condition. //__Pour comprendre les fondements du web :__ « """"Aux sources de l'utopie numérique - De la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand, un homme d'influence """" » Fred Turner, 2012 // Prendre le temps de construire l'interopérabilité, c'est assumer que nous sommes tous interdépendants, que rien de censé ne peut naître d'un seul individu. Si l'humain croit pouvoir agir seul, c'est qu'il se connaît mal lui-même : pour que son corps fonctionne il héberge un nombre de bactéries supérieur à celui de ses propres cellules et constitue ainsi un écosystème interdépendant. Une fois brisé le mythe de la solution providentielle, **nous n'avons d'autres choix que de fonctionner sur des logiques d'archipels** : chaque communauté a un sens, mais ne peut survivre sans être reliée aux autres, ce qui suppose nécessairement un langage commun. L'interopérabilité dépasse donc le numérique. Le mouvement « Osons les jours heureux » fait par exemple vivre cette pratique à travers son groupe de travail « voilier atelier », qui a pour seule mission de voguer d'un archipel de projet à l'autre pour leur permettre de dialoguer plus facilement. En permettant à des projets différents de suivre des voies variées tout en continuant à communiquer autour de ce qui leur est commun, l'interopérabilité crée des organisations plus décentralisées. En décentralisant les organisations tout en renforçant le lien qui les relie, l'interopérabilité génère des « effets de lisière » : **ce sont ces rencontres entre les mondes différents qui rendent possible l'expérimentation et favorise l'invention de réponses nouvelles à des problématiques communes**. {{attach file=""same.png"" desc=""image same.png (0.3MB)"" size=""big"" class=""center""}} """"

De l'importance de construire un langage commun

Si elle n'est jamais pleinement fonctionnelle puisque très mouvante, l'interopérabilité est très certainement l'avenir de la structuration du web, charge à chacun de s'en approprier la responsabilité et de la faire émerger. Ainsi, un agenda événementiel publiant ses événements en OpenData en respectant et en prenant le temps de faire évoluer les standards événementiels du web comme OpenAgenda (quand bien même le code source de son service reste fermé) restera toujours plus compostable qu'une plateforme totalement OpenSource qui partagerait ses données événementielles dans un format qui lui est propre comme l'agenda du libre.
""""","Compostabilité des projets","Romain Lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Non" 16/09/2018 23:11:15,16/09/2018 23:11:15,"Faire l'effort d'améliorer et prendre en compte le monde réel","Une des limites au partage des richesses d'un groupe et leur réutilisation, c'est leur fragmentation. Si chaque effort de partage se limite à la mise à disposition de ressources déjà existantes ailleurs, alors ce partage n'a que peu d'impact. Mieux vaut dès que possible prendre le temps de d'améliorer des contenus mis à disposition par d'autre en y mêlant ses ressources propres. Deux éléments viennent limiter l'amélioration de contenus existants : l'ego et le flemme. **Il est toujours moins évident de satisfaire son besoin de reconnaissance lorsque l'on ne crée pas quelque chose de nouveau** mais que l'on se contente d'améliorer à la marge quelque chose d'existant. Pour favoriser la contribution à de l'existant, nous devons veiller à bien garder trace des contributeurs (auteurs) afin que chacun puisse bénéficier de la notoriété de la ressources produites. Il est également plus complexe de repartir d'un contenu existant, puisqu'il sera organisée selon la pensée de son auteur. Repartir d'une base existante nécessitera donc nécessairement un effort supplémentaire pour s'imprégner de la ressource avant de pouvoir y contribuer. Si la contribution à de l'existant peut paraître difficile, c'est à ce niveau que l'intérêt du partage se fait réellement sentir. C'est lorsque plusieurs sources de contenus s'assemblent que la ressource devient réellement réutilisable. Plus il y a de sources, plus la richesse partagée est dé-contextualisée et plus elle est largement ré-appropriable par d'autres. Arrivé ici et malgré tout ce qui a été dit sur la compostabilité, revenons à la nature et rappelons nous qu'avant de penser ré-emploi, l'enjeu est d'abord de ne pas surproduire. Si c'est grâce au numérique et au partage de connaissance rendu possible par ce biais que nous pouvons transposer la notion de compost vivant à l'univers des projets; il ne faut pas oublier que nous vivons avant tout sur une planète vivante elle aussi. Cela nous amène nécessairement à **considérer l'impact du partage de connaissance** sur l'écosystème naturel qui nous permet de vivre. La partage numérique de connaissance a des externalités négatives colossales en terme de consommation d'énergie et de ressources naturelles (minerais notamment). La prise en compte de l'impact du partage de connaissance immatériel sur le monde physique qui nous entoure rend encore plus indispensable nos capacités : - **A adopter une culture commune du partage** à même de constituer des réseaux de connaissances interconnectés qui ne nécessite pas de les dupliquer (interopérabilité) - **A constituer des communauté thématiques** pour contribuer à des bases de connaissance communes (sur des sujets non-émergeant notamment) //__Pour aller plus loin :__ « """"Technologie numériques et environnement """" » par Cédric Gossart et René Garello //","Compostabilité des projets","Romain Lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Non" 01/02/2019 09:56:00,01/02/2019 09:56:00,"Définir la valeur ajoutée, l'objectif de changement","Dans les projets, il y a une idée de projection, on est tourné vers l’avenir, on réinvente quelque chose qui n'existe pas encore. Pour que ça fonctionne, il vaut donc mieux savoir « pourquoi on fait le projet ». C’est une question qu’on doit avoir en tête tout le temps, et en 360, avec chaque membre du groupe. On définit la valeur ajoutée du projet : qu’est-ce que ça aura apporté ou changé dans notre environnement quand on aura finit ? Cette Valeur Ajoutée est la ligne directrice qu’on va avoir en tête tout le temps, à chaque fois que l’on prend une décision. Ce n’est pas un dogme immodifiable, mais si on le change c’est tous ensemble. ","Gouvernance et gestion de conflits","Romain lalande, Sylvain boyer","CC BY SA","Romain Lalande Sylvain Boyer","Oui" 01/02/2019 10:07:27,01/02/2019 10:07:27,"Utiliser le PQQCOQP","Le PQQCOQP est un outil qui permet de questionner avec un groupe les composantes essentielles d'un projet. Il est simple à mettre en oeuvre car il suffit de répondre à sept questions : - Pourquoi ? Pour clarifier le but poursuivi à travers le projet, sa finalité. - Qui ? Pour préciser à qui s'adresse ce projet, qui va le mettre en œuvre et sur la base de quels besoins. - Quoi ? Pour délimiter la forme prise par le projet, l'objectif de production de l'action. - Comment ? Pour formaliser les moyens humains, matériels et financiers nécessaires à la mise en œuvre du projet. - Où ? Pour donner le lieu ou le territoire où prendra corps le projet. - Quand ? Pour caler une date ou une durée de mise en œuvre. - Pourquoi ? Au regard de l'ensemble des autres questions, on boucle sur la question initiale afin de valider que le but était correctement exprimé au départ, ou bien vérifier que les réponses faites aux questions précédentes rentrent toujours dans l'objectif formulé au départ. ","Gouvernance et gestion de conflits","Romain Lalande","CC BY SA","Romain Lalande Sarah Gaucher Sylvain Boyer","Oui" 07/05/2019 14:31:26,07/05/2019 14:31:26,"Utiliser les gestes de communication non verbale","Les gestes de communication silencieux permettent à chacun d'exprimer un ressenti immédiat sans avoir besoin de s'exprimer oralement, et donc sans empêcher l'autre de s'exprimer. Cela évite également le prises de parole parasites sans frustrer par impossibilité de s'exprimer. Parmi les signes les plus utilisés : - pouce en l'air pour montrer qu'on partage ce qui est dit - le ""Bravo"" des sourds-muets pour célébrer - la main repoussant devant soit figure un stop : montre, à l'inverse, notre désaccord ou le fait qu'on ne partage pas ce qui est en train d'être dit - la main qui tourne près de sa tête pour figurer que ce que j'entends me fait réfléchir - raccourcis!"" en faisant comme un entonnoir avec les mains (pour dire qu'on manque de temps, il faut conclure) - le doigt qui fait ""non"" pour signaler qu'on n'a pas compris le terme ou pour demander des éclaircissements - les bras qui moulinent pour signaler ""je décroche, passons à autre chose !"" - la main en forme de renard : demande le retour au silence ... Attention aux gestes trop appuyés qui, à l'inverse, peuvent couper la parole à celui qui s'exprime. Commencer au début avec juste 2 ou 3 gestes pour ne pas tout mélanger. Ne pas hésiter à reformuler une intervention ou une question pour vérifier qu'on a bien compris, sans interpréter. {{attach file=""signesassembleespopulaires.jpg"" desc=""image signesassembleespopulaires.jpg (73.2kB)"" size=""big"" class=""center""}}","Animation de réunions présentielles, Gouvernance et gestion de conflits","Sarah Gaucher, Alice Oschner, Romain lalande, Cré-sol","CC BY SA","Romain Lalande Sarah Gaucher","Oui" 07/05/2019 15:18:24,07/05/2019 15:18:24,"Garantir la logistique d'une réunion (en présence)","====Pour rendre possible et confortable une réunion, les aspects logistiques doivent être suffisamment préparés en amont pour se faire oublier au maximum le jour J !==== ====**Voici les incontournables : ** ===== - Réserver la salle et son équipement - En fonction de l'assemblée, des choix d'animations et du déroulé, les besoins peuvent être variés : wifi, tables, chaises, vidéo-projecteur, plusieurs salles, etc - Préparer et vérifier le matériel d'animation : sonorisation, projection, post-it, feutres, paper-boards, marqueurs, scotch, badges, etc - Faciliter le transport des participants : informer sur les différents moyens de transport possibles, initier un co-voiturage - Mettre en place une signalétique claire - Préparer la salle et l'installation des participants : laisser le placement libre ou penser le placement des gens ? Être attentif à la répartition hommes/femmes, alliés-opposants, liens hiérarchiques ====Pour que les personnes concernées soient informées :==== Un mail avec un titre mentionnant l'objet, le lieu et la durée de la réunion sera envoyé suffisamment à l'avance. La date de la réunion aura pu être décidée via un sondage sur un outil de type [[https://interpole.xyz/?FramadatE2 framadate.]] Le corps du message doit pointer vers l'ordre du jour ou une proposition d'ordre du jour à co- construire en amont le cas échéant. Dans le cas **d'une réunion en grand groupe**, il est préférable de prévoir également un lieu d'information central sur lequel les participants trouveront toutes les informations logistiques (horaires, lieux,etc). Ces informations peuvent être relayées par mail mais doivent pouvoir toujours être accessibles par tous dans un lieu unique, dans une rubrique Agenda d'un espace Projet par exemple ( voir[[https://interpole.xyz/?LesGaresCentralesPourOrganiserEtRendre Fiche Gare Centrale ]]). . ","Animation de réunions présentielles","Yasu Moy, Célia Gonçalves","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS Louise Didier Yasu Moy","Oui" 23/09/2018 21:01:17,23/09/2018 21:01:17,"Rythmer ses réunions","Mettre du rythme dans la réunion et alterner les approches : moments de réflexion, moments de production, moment de décision, temps d'interconnaissance, temps de jeux de coopération (pour souder le groupe), temps de créativité, temps de fabrication... Vous pouvez aussi apporter de la diversité dans le groupe en accueillant des nouveaux, du sang neuf... Penser à faire systématiquement des bilans, même provisoires, des synthèses et à alterner les moments tous ensemble et les temps de travail en petits groupes qui facilite l'expression des plus introvertis.","Animation de réunions présentielles","Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol","CC BY SA","Romain Lalande Sarah Gaucher Sylvain Boyer","Oui" 08/05/2019 14:23:23,08/05/2019 14:23:23,"Un programme clair et suivi","Faire une note stratégique préparatoire : prévoir l'organisation, fixer les objectifs, transmettre les documents à l'avance. Rappeler, dès le début de la réunion, les objectifs de celles-ci, voire ""l'intention"" de la personne qui invite et/ou de l'animateur de la réunion. Et requestionner régulièrement les attentes et besoins de chacun des membres du groupe. Instaurer un ordre du jour participatif avec précision, pour chaque point, du temps à consacrer et de la nature des échanges attendus (information, discussion ou décision). Éventuellement prévoir un temps de “questions divers”. En parallèle, il est important de s'attacher à diffuser les informations aux autres membres du collectifs de façon claire => la rétention d'information tue la coopération ! Et ne pas oublier de prendre le temps d'étudier les situations et ne pas se laisser déborder par l'urgence. Prévoir un compte-rendu (participatif le jour J grâce aux outils numériques d'écriture collaborative). Mettre en place un plan stratégique, un plan d'actions et des relevés de décisions => tableau de bord ; “todo liste”. Attention aux temps informels qui induisent des inégalités de partage des informations => ex : ce qui se dit à la pause café avec celles et ceux qui sont là.","Animation de réunions présentielles","Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol","CC BY SA","Romain Lalande Sarah Gaucher Sylvain Boyer","Oui" 04/10/2018 16:49:47,04/10/2018 16:49:47,"Circulation de la parole","Il est important d'instaurer des règles et un cadre dès le début de la réunion qui sécurise les participants. **Outils :** - Le Bâton de parole : un objet qui est placé au milieu du cercle à prendre pour prendre la parole et à reposer quand on a fini de parler ; pas d'intervention tant que l'objet n'est pas reposé (évite la surréaction et permet à l'intervenant d'aller au bout de son cheminement) ; si on souhaite intervenir, on prend des notes ; on peut aussi prendre l'objet de parole pour créer un silence. - Accords de groupe sur les prises de parole. Il s'agit de décider ensemble des règles de prise de parole (ou règles de vie en réunion) et les afficher ensuite au mur à chaque réunion (des Panneaux indicateurs de paroles). Ex : “Savoir lâcher prise et relativiser”, “Écouter de sorte de pouvoir parler”, “Parler de sorte de pouvoir Écouter”, “le silence est bon”, “Parole consciente”, “Parler avec élan”, “Parler en ""Je""”, “Parler au centre” (s'adresser au collectif), “Suspendre ses jugements”, “Laisser de la place à l'autre” et “Savoir trouver sa place”. Il peut y avoir aussi des règles sur les horaires, la mise en place d'un quorum (=nombre minimum de personnes) et les modalités de prise de décision. - La Communication Non Violente. - Eventuellement prévoir des temps de parole précis pour chaque personne, pour éviter les débordements. - Les gestes de communication silencieuse :","Animation de réunions présentielles","Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol","CC BY SA","Romain Lalande Sarah Gaucher Sylvain Boyer","Oui" 18/07/2019 06:19:57,15/10/2019 10:07:01,"Les Gares centrales - pour organiser et rendre visible l'information","La gare centrale est un espace de partage d'information, physique ou virtuel, qui rend visible tous les éléments utiles aux membres d'un collectif pour y agir en collaboration. =====Une gare centrale : des usages multiples===== En fonction de la manière dont elle est conçue, et selon la nature du collectif, la gare centrale peut être à la fois : - **Un outil de gestion de projet** qui rend visible les actions menées par chacun - **Un moyen de favoriser l'implication** de nouveaux membres car il permet de comprendre le fonctionnement et les modalités de contribution au projet commun - **Un gage de transparence de la gouvernance** lorsque l'on y partage les règles et relevé de décision - **Un aide mémoire** qui joue un rôle d'aiguillage vers toutes les ressources utiles au quotidien - **Un tableau de bord :** qui spécifie la liste des outils utilisés par le collectif ainsi que leurs usages - **Un régulateur d'infobésité** qui limite le flux d'information nécessaire et capitalise un grand nombre de ressources au même endroit, =====Que trouve t-on dans une gare centrale ?===== Pour rendre concret l'intérêt d'une gare centrale, voici quelques exemples d'éléments que nous pouvons y trouver. ====Pour favoriser une gouvernance collective==== - Les **éléments de définition du collectif** et dans lesquels s'inscrit l'action (valeurs, finalité, objet, raison d'être, projet associatif...) - Les **règles de prise de décision** afin de permettre à chacun de contribuer selon les modalités définies collectivement - Les **modalités de gouvernance et les rôles** de chacun qui rend lisible les différents organes qui rythment la vie du collectif et leurs fonctions (groupes de travail, conseil d?administration, comité de pilotage, etc.) - L'**agenda** qui met en avant les prochains temps de rencontre et permet à chacun de savoir quand rencontrer le collectif (réunions formelles, événements,...) - L'**annuaire ou la cartographie des contributeurs** afin de visualiser qui compose le collectif et de prendre contact avec chacun ====Pour conserver la mémoire==== - L'**historique du collectif** afin de pouvoir s'imprégner de sa culture et des grandes étapes de son développement afin d'ancrer le projet - Les **différents comptes-rendus**, en guise de restitution des actions de chacun et en tant que mémoire vivante de l'action - Les **relevés de décision** qui évitent de se reposer plusieurs fois les même questions et de rendre effectifs les choix effectués ====Pour agir collectivement==== - La **liste des différents outils** utilisés par le collectif, leurs règles d'usage utilisés par le collectif. Il peut s'agir des outils numériques ou physiques (forums, listes de discussion, mur des projets, affichage de l'agenda, espace de stockage de documents, etc...) et ce peut-être complété par des liens vers des tutoriels. - Les **modalité de d'implication dans les actions** qui permettent à chacun de savoir comment contribuer sur tout ou partie du projet porté par le collectif (référents, fréquence de réunion, prochaine rencontre, modalités de contribution,etc.). - La **liste des actions menées en cours ou passées** afin de rendre visible ce qui se fait et ce qui s'est fait par le passé afin d'agir en ayant une vision d'ensemble. - Les **ressources partagées** par le collectif (bases de données, fiches méthodologiques, rapports d'activités,...) Tout cet ensemble n'est pas nécessairement intégré DANS la gare centrale, mais on trouve au moins le lien vers ces informations, qui peuvent utiliser des outils externes. La gare centrale est le guichet unique qui nous permettra de retrouver une ressource. =====Avec quels outils créer une gare centrale ?===== De nombreux outils peuvent être utilisés pour des gares centrales, en fonction de la complexité du collectif concerné, de sa taille, du nombre d'éléments à partager et des compétences disponibles. En voici quelques exemples classés du plus simple (mais limité en fonctionnalité) au plus complexe (mais pleins de possibles) : - **Un simple affichage physique :** avec des feutres et du scotch. Lorsque le groupe dispose d'un espace physique accessible régulièrement à tous les membres, un simple support physique peut largement suffire. __//Illustration ://__ - **Une pauvre page oueb :** avec le html. Quand le nombre d'informations à transmettre est limité, une simple page html est largement suffisante ! __//Illustration ://__ http://osons.cc/lelieucommun/ //__Créer un pad :__// https://framapad.org/ - **Les Pads :** avec les papapad. Le """"PapaPad"""" est la papa de tous les pads, il est bien utile pour ne pas perdre les liens vers ses pads de comptes-rendu, mais vite limité ! __//Illustration ://__ https://partage.osons.cc/s/MphMWRcXhiGTYpX //__Créer un pad :__// https://framapad.org/ - **Padlet : **c'est un principe de ""tableau blanc"" sur lequel on va pouvoir coller un certain nombre d'éléments. Il deviendra peu lisible dés lors que l'on aura trop de choses à y mettre. //__Illustration de gare sous padlet :__// //__Créer un padlet :__// https://padlet.com/ - **Wekan / Trello : **ce sont des tableaux de bords adaptés à agencer un plus grand nombre d'éléments que Padlet, notamment car l'outil permet d'organiser plusieurs tableau dédié à une équipe. //__Illustration de gare sous trello :__// https://partage.osons.cc/s/goFb5XJsHS69sGo __//Créer un tableau Trello ://__ https://trello.com/ - **Agorakit :** un outil qui permet de créer une sorte de minisite avec un certain nombre d'outils déjà intégrés (agendas, annuaire, cartographie des membres, etc. Il s'agit 'un logiciel libre. il rencontre une limite dés lors que nos besoins sortent du cadre déjà prévu. //__Illustration de gare sous agorakit :__// //__Créer un espace agorakit :__// https://agorakit.org/fr/ - **Yeswiki :** c'est un logiciel de création de site webs collaboratifs, facilement modifiable par chacun. Il demande une prise en main plus importante que les autres outil mais s'adapte à tous les besoins du collectif. YesWiki a été conçu pour rester simple, mais il a été aussi pensé pour que des fonctionnalités cachées, installées par défaut, puissent être activées au fur et à mesure de l'émergence des besoins du groupe. //__Illustration de gare centrale sous yeswiki :__// http://aiguillage.artefacts.coop/?PagePrincipale //__Créer un wiki :__// https://colibris-wiki.org/?PagePrincipale Sources: - Reprise d'éléments du [[http://ferme.animacoop.net/wikis/PopGareCentrale/wakka.php?wiki=PresentatioN POP par les stagiaires Animacoop]] Paris session printemps 2017 - Reprise d'éléments issus de Tiriad","L'outil au service du projet, Organisation et gestion du temps","Romain Lalande","CC BY SA","Laurent Marseault Romain Lalande","Non" 07/05/2019 11:56:17,09/09/2019 16:02:34,"Identifier de grandes ""familles de décisions""... et leurs modalités délibératives","Un collectif peut-être amené à prendre différents types de décisions, il est important qu'ils soient identifiés et qu'un process de prise de décision leur soit associé. Cela peut donner : - les décisions critiques : pour lesquelles on prend le temps de laisser chacun y prendre part (Élire le Conseil d'administration, engager un budget important, effectuer une embauche,...) - les décisions liées à un sujet : qui peuvent être déléguées à une personne, à un groupe de travail, à un rôle,... ( Organiser un événement,...) - les décisions du quotidien : elles sont réversibles et je peux les prendre en autonomie pourvu que j'en informe le collectif (Réaménager un espace, corriger des fautes sur le site internet, ...) - etc... Pour nous aider, on peut utiliser une matrice qui permette à chacun d'identifier dans quel champs rentre une décision qui doit être prise et les modalités délibératives associées, voir à ce sujet [[https://github.com/le-poplab/cahier-activite-tiers-lieux/blob/master/cahier/cahier_activite.pdf la matrice développée par POP dans son cahier d'activité des Tiers Lieux]] (voir ci-dessous) {{attach file=""prise de decision.jpg"" desc=""prise de décision"" size=""big"" class=""center""}} ","Prise de décision","Audrey Auriault, Romain Lalande","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS Romain Lalande","Non" 07/05/2019 16:17:29,07/05/2019 16:17:29,"Co-construire un ODJ de réunion","=====Concevoir un ordre du jour à plusieurs est un exercice qui peut s'avérer difficile!===== Pourtant une réunion où chacun peut exprimer ses besoins et les sujets qu'il a besoin de voir traiter est un gage de présence des participants et d**'implication** à long terme. ====Les pièges les plus fréquents en terme de construction de l'ODJ ==== ------ **Plein comme un œuf, à la dernière minute, et par e-mail...** L'animateur ou l'animatrice/facilitateur/trice a peur d'avoir l'air d'avoir mal fait son travail, fait une immense liste de sujets à traiter , puis l’envoie par e-mail en disant : ""surtout n'hésitez pas à ajouter un sujet, vous avez jusqu'à demain matin..."" Les participants, pris par le temps, effrayés par la longueur des sujets et la peur de réunions interminables ne rajoutent évidemment rien.. ====Nos expériences réussies :==== ------ - Avoir un outil de **co-écriture** en ligne pour co-concevoir l'ordre du jour, et pas des échanges de mails - Vide...mais pas trop : l'animateur peut proposer des sujets, mais **laisser de la place** pour les idées des autres. Un ou deux sujets suffisent... - Donner un **délai suffisant** et une date limite pour mettre des points à l'ordre du jour - S'engager à **trier** et **prioriser** les sujets ensemble en début de réunion : il vaut mieux reporter les sujets annexes et tenir le timing prévu - Préciser si possible** la nature des différents sujets** -peut être fait en début de réunion sinon-: s'agit-il d'un élément d'information, à discuter, d'une décision à prendre (si oui quel mode de décision adopter?). On distingue souvent : Information, Discussion, Décision - Lâcher prise sur le **perfectionnisme** et le **besoin de contrôle** de l'animateur : le meilleur ordre du jour n'est pas forcement le plus complet, c'est peut-être celui auquel auront contribué le plus de participants. Il sera toujours temps de le compléter en début de réunion! ====Les points de vigilance : ==== ------ - **Commencer en présence ** pour la première fois l'utilisation d'un outils de co-écriture, accompagner et former les participants Co-construire par e-mail est toujours possible -mais vraiment pas conseillé, notamment à cause des risques d'infobésité et de pertes d'informations! - Assumer** une priorisation collective** en début de réunion : c'est bien que tous les sujets soient exprimés, mais ils ne pourront pas être tous traités - Rendre visible les idées, propositions, suggestions de tous permet une transparence et donc un partage du pouvoir ! Il faut donc être attentif à la façon dont les sujets sont choisis et priorisés. Vos règles de fonctionnement internes vont définir si c'est l'animateur , le secrétaire, ou tout le groupe qui décide de ce qui est gardé à l'ordre du jour et ce qui est reporté à une réunion suivante ou dans un autre espace de discussion/décision. ","Animation de réunions présentielles, Animation de réunions à distance","Audrey Auriault Célia Gonçalves","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS Célia Goncalves / Animacoop Yasu Moy","Non" 07/05/2019 16:04:42,07/05/2019 16:04:42,"Après une réunion à distance","Cette fiche traite des spécificités de la réunion à distance. Mais des essentiels de l'animation de réunion se trouvent dans [[https://interpole.xyz/?TrucsAstuces&facette=checkboxListeThematiquetruc=1 les fiches sur l'animation en présence]]. ====Renvoyer un mail==== Pour reboucler avec le lancement, rappeler la prochaine date, dire que c'était sympa, extraire de la prise de note les quelques éléments clés, remettre le lien vers le document CR / le mettre en PJ. Cela réintègre aussi les absents et permet d'avoir des traces sur la durée. ====Remettre en forme les notes==== Pour sortir un CR des notes brutes. penser à l'exporter / le stocker dans un endroit rendu accessible à tous. ====Se rencontrer en physique==== Des fois on échange en visio mais on se voit jamais. Se rencontrer, ça change tout ça crée une étrange convivialité ""on se connaît mais on se connaissait pas"". ====Se programmer une pause==== Au moins 30mn de pause après l'animation afin d'être en état de se remettre à travailler sur autre chose ====Evaluer et tirer les leçons==== Si le tour de clôture ou les échanges en off après la réunion amènent des éléments d'améliorations pour les prochaines visio prenaient les comme des cadeaux ! L'animateur peut même tendre cette perche en proposant en debrief collectif ou individuel de la visio sur le fond ET la forme.","Animation de réunions à distance","Cécile Favé, Marika Bernier, Louise Didier, Romain Lalande","CC BY SA","Louise Didier Romain Lalande","Non" 07/05/2019 16:05:05,07/05/2019 16:05:05,"Pendant une réunion à distance : l'animation","Cette fiche traite des spécificités de la réunion à distance. Mais des essentiels de l'animation de réunion se trouvent dans [[https://interpole.xyz/?TrucsAstuces&facette=checkboxListeThematiquetruc=1 les fiches sur l'animation en présence]]. {{attach file=""dixit.jpeg"" desc=""Dixit"" size=""big"" class=""center"" caption=""Les cartes du jeu dixit""}} ====Penser à la convivialité et recréer du lien.==== Il est difficile de se lancer à prendre sa palce et parler en visio si on ne l'a pas fait avant. On oublie pas qu'on est des humains même derrière un écran. Quelques exemples : - //Faire un petit tour ""Météo"".// Chacun dit comment il se sent, on sonde comment tout le monde est, ce qui permet de se connecter les uns aux autres. - //Commencer par un tour de table.// Il permet de se connaître et de vérifier la technique. Chacun se présente et on présente les différents rôles. Ce ne doit pas être des rôles de l'ombre. Ce peut aussi être le moment de définir les rôles si jamais ça n'a pas été fait en amont. - //Photolangage.// Via des carte dixit scannées demander à chacun de choisir une image qui correspond à son état d'esprit du moment et proposr à chacun d'de partager son choix et de l'expliquer au groupe s'il le souhaite. Cela permet d'ancrer le moment, de prendre le temps de se poser ensemble. - //Des apéros à distance.// quand c'est la bonne heure (mais y en a t-il de mauvaises?) et que le sujet s'y prête, ça permet d'avoir un atmosphère différent ! ====Poser des règles d'échange.==== Parfois appelées ""Accords de groupes"", ces règles visent à vérifier que les conditions d'échanges remplissent les besoins de chacun. Il ne faut pas hésiter à coconstruire ce cadre au début si le temps le permet à travers une question du type ""de quoi avez-vous besoin pour que cette réunion se passe bien ?"". S'il s'agit du même groupe plusieurs fois on peut alors les reprendre à chaque réunion et le revalider. Prendre ce temps permet plus de fluidité. Les règles peuvent être par exemple : - que ça finisse à l'heure - qu'il y ait de la bienveillance - couper tous les micros, - préciser les modalités de distribution de la parole, - ne pas écrire en majuscules sur le pad, - spécifier les modalités de demande de parole (écrire dans le chat du pad ou de la visio), - rendre ""facultatif"" le coté visio, - inciter ne pas s'éparpiller (rappelle du ""on est a distance mais on doit être ensemble), - demander à tout le monde d'avoir les yeux sur le pad pour être ""vraiment"" ensemble et voir les demande de prise de parole (s'imposer alors de raccourcir son temps d'expression ...) ====Importance de la voix.==== Les silences peuvent être difficiles, l'animateur.trice doit être vraiment présent, impulser la dynamique et annoncer les silences s'ils sont utiles. Veiller à être très réactifs et ne pas avoir peur du silence qui s'installe mais aussi en proposer au besoin (moments de tension, besoin d'intégrer des notions, de réfléchir chacun de son coté,...). Demander des feedback de temps en temps (""ça va ?""). On a plus besoin qu'en physique de sentir les autres participants car il y a peu de non verbal. ====Créer une dynamique de distribution de la parole.==== A distance c'est encore pire quand une prise de parole unique trop longue. Bien rappeler le déroulé. quelques astuces : - Prise de parole ping-pong - chaque fois que quelqu'un parle il doit passer la parole à quelqu'un - Prise de parole via le chat : chacun annonce sa volonté de prose de parole (ou une réaction courte) dans la chat et attend qu'on la lui donne //> Astuce de mettre une étoile intéressante par rapport au fait d'écrire ""je prends"" ou ""je laisse"" // ====Choisir des modes d'animation adaptés.==== Des méthodes d'animation sont bien adaptées à la distance : Prévenir néanmoins qu'on va être très cadrant et encore plus à cheval sur les règles - Les accélérateurs de projet - http://www.metacartes.cc/faire-ensemble/recettes/accelerateur-de-projet/ - Les six chapeaux de Bono - http://www.metacartes.cc/faire-ensemble/recettes/six-chapeaux-de-bono/ - Décision par consentement ====Ne pas commencer sur un sujet brûlant.==== Tester au fur et à mesure qu'on se le sent à distance et qu'on en prend d'habitude. Des fois il faut bien se connaître pour que ça marche et les méthodes créatives peuvent se trouver castrées par la visio (difficulté à rebondir vite car on ose pas se couper,...) ====Prendre soin du moment.==== Ce n'est pas parce que c'est à distance que c'est la MORT. On peut rigoler, s'autoriser une pause, ... Attention à s'autoriser (peut-être plus) ce qu'on ferait en présence : penser à se répartir des rôles, bien s'installer, être au calme,... ====Annoncer la distribution des rôles ==== - Animation - Time-Keeper - Distribuer la parole ====Une personne dédiée lorsque l'on hybride présence et visio.==== Une personne dédiée qui prend soin des gens à distance, sinon on a tendance à oublier dans les tours de cercle. Avoir un équipement particulier ====Une durée limité et un rythme humain.==== Jamais de visio de plus d'une heure trente. ne pas dépasser 45mn consécutive. Au moins 5 à 10mn de pause. La pause est un moment où on peut s'extraire de son écran. Aller voir du coté des pomodoros pour voir pourquoi on est plus efficace en faisant ça. Faire des mini sprint permet d'être dans une dynamique qui donne envie d'en refaire. ====Associer des outils de prise de décision numériques synchrones.==== Permet de voter en direct, mais nécessite de se créer un compte. propose de nombreux type de votes.Raccourcis la durée de prise de décision. Cela dépend des instances et des niveaux d'implication, plus le niveau d'implication du collectif/groupe concerné et important, plus on pourra intégrer d'outils et moins il y aura de rejet. Être attentif à l'intégration des nouveaux lorsque l'infrastructure d'outils est complexe ====Se quitter proprement.==== Avoir un temps pour se dire au revoir, caler la prochaine étape, la prochaine date. ====Droit à l'image : vigilance.==== La visioconférence a l'avantage de permettre l'enregistrement de la réunion, pensez dans ce cas à bien recueillir l'accord des participants durant la réunion, certain.e.s pouvant ne pas souhaiter être enregistrer. Vous pouvez proposer dans ce cas à ce que seul l'audio ne soit diffusé par la suite.","Animation de réunions à distance","Cécile Favé, Marika Bernier, Louise Didier, Romain Lalande","CC BY SA","Louise Didier Romain Lalande","Non" 07/05/2019 16:13:34,07/05/2019 16:13:34,"Avant une réunion à distance : la préparation","Cette fiche traite des spécificités de la réunion à distance. Mais des essentiels de l'animation de réunion se trouvent dans [[https://interpole.xyz/?TrucsAstuces&facette=checkboxListeThematiquetruc=1 les fiches sur l'animation en présence]]. =====Choisir la réunion en visio ... ou pas !===== ====La visio : pas adaptée à tous les contextes==== - La fréquence des réunions Préférer le téléphone pour des groupes qui ne vont se réunir qu'une fois pour ne pas faire découvrir voire installer un nouvel outil à usage unique. La visio est particulièrement intéressante pour les groupes qui se réunissent régulièrement sans pouvoir rejoindre le même lieu physique. - Les sujets traités Une réunion à distance est particulièrement adaptée pour des temps d'information descendante. Les sujets sensibles et les débats seront réservés aux temps en présence. - Le temps disponible La réunion à distance fait gagner du temps aux participants qui s'épargne le déplacement. Mais n'oublions pas pour autant le temps de préparation de l'organisateur / animateur qui peut être rallongé par ces conditions particulières. - L'aisance informatique des participants On peut imaginer plusieurs degrés de participation : - voir et écouter de manière passive - être plus actif nécessite souvent de savoir jongler entre plusieurs outils : avoir image, le son, lire et écrire dans le pad, jouer avec le clavardage, consulter un document ... Vous adapterez donc le nombre et la complexité des outils à la capacité du groupe à les intégrer : n'en faites pas trop ! =====Se préparer en tant qu'animateur===== ====Monter une petite équipe d'animation==== Animer une réunion à distance seul est compliqué,il y a trop de choses auxquelles penser (distribution de la parole, prise de note, contenu,...). C'est physiquement possible, mais déconseillé si on veut prendre soin de soi. N'hésitez-pas à définir des rôles au sein de l'équipe à l'avance lorsque c'est possible (gestion du temps, distribution de la parole, questions techniques, ...). ====Se préparer à avoir la pêche ====A distance l'animation demande encore plus d'attention et d'énergie. Il vaut mieux s'être vraiment mis en condition (sieste, repas léger, journée pas trop chargée,...). //**__Un calcul (à retrouver) disait qu'une heure de visio dépensait autant d'énergie que....__**// ====Avant d'animer à distance... commencer en présence !====Animer une réunion ça s'apprend et il est plus pertinent de démarrer son rôle d'animateur en présence. Les étapes et points d'attention clés de l'animation de réunion sont similaires en présence et à distance. Les particularités de la distance viennent simplement complexifier l'animation. =====Informer===== ====Bien préparer l’ordre du jour==== L'ordre du jour à distance est encore plus indispensable qu'en présence pour que les participants sachent pourquoi il viennent. Attribuer des types de temps à chaque point (prise de décision, échange, information descendante). Tout cela devrait permettre à chacun de savoir quand s'exprimer et quand être à l'écoute. ====Effectuer un envoi en amont====Envoyer un mail à l'avance, le lien vers la visio du jour J en invitant les gens à se connecter plutôt avant, précisez une solution de replis en cas de technique défaillante. Propos un petit moment collectif d'apéro pré-réunion, introduire des éléments qui permettent de prendre soin du moment (régler la luminosité, ...). Systématiquement remettre les instructions pour ceux qui n'auraient jamais utilisé / vécu ce type de moment (""cliquez sur le lien"", ...). Ce doit être des informations très courtes, mais ça doit être présent tout le temps pour être simple à trouver. . . La technique n'est pas agréable pour tout le monde, alors pensez à mettre une bonne dose d'enthousiasme dans votre message ! =====La logistique===== ====Valider la technique en amont, rassurer sur la technique==== Afin d'éviter les déboire, mieux vaut prévoir un temps où chacun puisse tester son matériel, se familiariser avec l'interface. Ce temps peut être organiser 20minutes avant la réunion, il est particulièrement utile pour les nouveaux participants, mais peut aussi servir au groupe de se dire bonjour et d'échanger quelques blagues ou nouvelles avant de passer au sujet du jour ! Pour les novices, afin de dédramatiser la complexité de l'outil, une première réunion sans ordre du jour formel peut permettre de se mettre le pied à l'étrier, par exemple sous forme d'un apéritif distant, chacun devant son écran :p ====Lancer en amont un document de co-écriture en ligne==== Vous pouvez créer un document partager (framapad par exemple et mettre le lien vers ce document dans le mail, en pensant ajouter en haut du pad les éléments de connexion. Attention c 'est plus facile si les participants ont déjà utilisé ce type de document à distance sinon ça ajoute une difficulté (avoir deux fenêtre,...). Il y a vraiment un temps à part entière pour adopter cet outil. Malgré ces difficultés potentielles, l'usage d'un document commun où écrire n live est un indispensable car il permet à tous de focaliser son attention sur un espace commun, et de pouvoir réagir en direct à la prise de note / d'y intervenir l'écrit lorsqu'une intervention orale n'est pas indispensable. ====Savoir à l'avance qui participera==== Quand on peut savoir qui va être là, ça permet de penser l'animation plus en détail. En fonction du nombre de personnes, de leur niveau d'interconnaissance, du sujet, de l'heure, on pourra plus facilement adapter l'animation (laisser la parole plus ou moins, prendre plus ou moins de temps sur le tour de table,...). ====Préparer un plan B==== la technique étant ce qu'elle est, si au bout de 15mn (grand maximum) la solution A ne fonctionne pas, passez au plan B (conférence téléphonique par exemple) ! ====S'assurer des conditions matérielles==== Quelques conditions sont à réunir pour réussir sa réunion à distance : - Que chacun ait un micro, un casque et puisse se trouver dans un environnement calme le temps de la réunion - Que chacun sache couper son micro et le réactiver (astuce qui peut être partagé en début de réunion) - Ne pas présumer des capacités techniques des participants (vérifier avec délicatesse auprès des participants que l'on connait le moins leur aisance / craintes sur les outils et le cas échéant les accompagner pour une meilleure prise en main) ","Animation de réunions à distance","Cécile Favé, Marika Bernier, Louise Didier, Romain Lalande","CC BY SA","Louise Didier Romain Lalande","Non" 15/05/2019 15:37:12,15/05/2019 15:37:12,"Penser l'aménagement de l'espace","//""Si le groupe ne veille pas à l'organisation de l'espace, c'est l'espace qui se chargera de l'organisation du groupe.""// En amont d'une réunion, il faut veiller à avoir une salle adaptée au nombre de participants. Aménager la salle en fonction de ce qu'on attend des gens et des objectifs de la réunion : - en mode ""conférence"" si on ne souhaite que diffuser de l'information (limite beaucoup la participation) - en mode ""autour d'une table"" si on veut pouvoir prendre facilement des notes, poser des dossiers ou des ordinateurs (attention, les tables, comme les ordinateurs ouverts, peuvent créer une distance entre participants) - en mode ""cercle de chaises sans table"" : aménagement qui favorise le mieux la participation mais dépend aussi du nombre de personnes. - voire debout si on souhaite un temps très court","Animation de réunions présentielles","Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol","CC BY SA","Romain Lalande Sarah Gaucher Sylvain Boyer","Non" 29/08/2019 16:36:48,02/09/2019 10:59:49,"La prise de note collaborative : trucs et astuces","En prenant l'exemple de framapad, nous allons explorer ici l'intérêt de la prise de note partagée, partager quelques trucs et astuces et les écueils à éviter. =====Qu'est-ce qu'un pad, pour quels usages ?===== C'est un document collaboratif en ligne où chacun peut écrire simultanément: - Chacun dispose d'une couleur pour écrire - On peut ajouter ou modifier à plusieurs et en direct - On peut exporter le document pour en faire des sauvegardes - Il est accessible à tout utilisateur disposant du lien Pour plus d'infos sur le fonctionnement et les fonctionnalité de cet outil, [[https://interpole.xyz/?EtherpaD2 consulter la fiche dédiée]] =====Quels usages pour quels bénéfices recherchés ?===== On peut se servir du pad à différentes occasions : - **En réunion présentielle :** la prise de notes à plusieurs permet de ne pas mobiliser l'attention d'une personne sur le compte rendu et de mettre chacun à contribution (évite de déformer les interventions, de bloquer la participation de celui qui prend les notes, de passer trop de temps à rédiger puis valider un compte-rendu); - **Écrire des documents à plusieurs :** que ce soit en physique, à distance, au même moment ou non, le pad convient très bien pour écrire un texte à plusieurs à partir du moment où il ne s'agit pas d'un document nécessitant de mise en page complexe (brouillons, lettres, comptes-rendus,...). Si l'on contribue à distance, on peut par exemple se donner rendez-vous pour co-écrire au même moment; - **Pour visualiser et synthétiser des échanges en direct :** en projetant le pad, il est possible de synthétiser en direct (avec les listes à puce) des débats et donc de les démêler plus facilement. Cela permet aussi à ceux qui n'ont pas d'ordinateurs de pouvoir faire des retours sur la prise de notes (""Ce n'est pas exactement ce que j'ai dit"", ""je n'ai pas compris ce que tu as écris"",...); - **Suivre une réunion à distance :** lorsque l'on ne peut pas se rendre à une réunion ou quand on est en réunion téléphonique, le pad est extrèmement pratique pour avoir un objet commmun palpable qui fasse le lien. En grand nombre au téléphone, on peut notamment signaler son accord en direct (on met ""+1"") ou signaler sa volonté de prise de parole dans le chat. On peut également imaginer qu'une personne seule dans son bureau suive ""de loin"" une réunion en groupe afin de cerner grossièrement la teneur des échanges et intervenir ponctuellement par écrit. A distance, le pad nécessite d'être pris en compte dans le processus d'animation. Les principaux avantages de l'écriture partagée : - comptes-rendus rapides, efficaces et contributifs - égalité entre les preneurs de notes - évolutif - régulateur - générateur d'intelligence collective - transparent - une des premières expériences irréversibles de coopération à faire vivre à un groupe =====Quelques idées de règles d'utilisation===== Comme tout outil collaboratif, le pad nécessite des règles partagées d'usage pour pouvoir en profiter au mieux. Ces règles ne sont ni universelles ni exclusives, juste indicatives : - **Désigner quelqu'un pour synthétiser :** Dans un pad, on écrit de partout, et de la même manière qu'en réunion on ne s'écoute pas toujours, on ne lit pas toujours ce que les autres écrivent. Il est donc indispensable que quelqu'un revienne sur le document : en fin de réunion (cas d'un compte rendu) ou de manière régulière pour remettre de l'ordre (cas d'un document écrit à plusieurs mains sur une longue période). Lorsqu'un document est écrit sur une durée prolongée, il a aussi pour rôle d'enlever les couleurs de temps en temps afin de bien visualiser les choses ajoutées depuis la dernière visite sur le document; - **Sauvegarder l'adresse du pad :** Le seul moyen d'accéder au pad est son URL (adresse web), sans elle impossible d'y retourner ! On peut toujours le retrouver dans l'historique de son navigateur, mais il est plus pratique de sauvegarder les liens de ses pads sur un document qui nous sert de sommaire (et qui peut même être collectif et accessible à plusieurs personnes (page d'un wiki ou d'un blog par exemple). - **Écrire son nom : **Cela paraît logique mais on l'oublie régulièrement, et c'est vraiment important pour savoir qui écrit ! De manière générale il est toujours plus agréable de savoir à qui on s'adresse. - **Rayer plutôt que supprimer :** En particulier quand on contribue à un document de manière asynchrone (chacun à des moments différents), il est indispensable de préférer barrer les parties que l'on supprime afin que la suppression soit actée (évite que quelqu'un ré-écrive la même chose), mais également qu'elle puisse être mise en débat. En effet, si l'on constate les ajouts grâce aux couleurs, rien ne nous permet de voir les suppressions. - **Sauvegarder sur son disque dur :** bien entendu, les pad sont normalement sauvegardés régulièrement, mais si la mémoire d'un document compte vraiment pour vous, mieux vaut le sauvegarder (utiliser la fonction exporter) sur votre disque dur en cas de grosse panne du serveur. - **Commencer en présence :** pour lancer l'habitude d'écriture partagée, il vaut mieux l'initier lors d'un temps présentiel. Inviter les participant.e.s à un premier acte d'écriture permettra de lever la majorité des freins, ce peut être par exemple la composition d 'un cadavre exquis sans se parler. - **Mettre les contributeurs en confiance :** rappeler qu'il y a un historique, ne pas mettre trop de règles et inciter à oser écrire en actant que la régulation se fera généralement naturellement =====Les Limites :===== Le pad est ouvert à toute personne disposant du lien : peu de chance de le trouver par hasard, mais important à avoir à l'esprit pour éviter toute fuite d'information TopSecrète ! Il faut toutefois savoir que dans la future version du logicielle (en cours de développement suite à un financement participatif l'année dernière), il sera possible de gérer les droits d'accès et d'avoir une liste de ses propres pads. Ces outils nécéssitent beaucoup de bande passante, la bonne qualité de l'accès internet est donc indispensable. Il faut également avouer que les fonction d'import et d'export (exception faite du format PDF) sont assez maladroites, et dans un sens comme dans l'autre il faut revenir sur la mise en page une fois le document importé/exporté. C'est notamment pour cette raison que les pads ne sont pas adaptés à de gros documents ou dossiers, très laborieux à remettre en page ensuite. Autres ressources : =====Créer un pad :===== Les pads reposent sur un logiciel libre développé par Framasoft. On peut donc directement créer un pad sur leur site (framapad.org), mais il est conseillé si on en a les moyens de l'installer sur son propre serveur. A Tours, Cyrille C. en héberge, il est donc préférable d'utiliser ceux-là plutôt que ceux de framasoft afin de ne pas saturer leurs serveurs. ** Pour créer un pad, c'est donc par ici: http://framapad.org/ !** Une fois sur la page de création des pads, vous pouvez soit cliquer sur ""New Pad"", qui générera un nom automatique, ou bien choisir vous même le nom de votre pad (c'est préférable pour s'y retrouver !). ","Communs et partage de connaissance","Romain Lalande, augmentation par les participants à l'atelier de coconstruire en 2019","CC 0","Romain Lalande","Non" 13/05/2019 09:34:00,13/05/2019 09:34:00,"Sortir des listes de culpabilité","//Une carte mentale pour ceux qui réfléchissent autrement qu'avec des paragraphes :"""" https://cocotier.xyz/wakka.php?wiki=SortieListeCulpabilite""""// =====Se poser régulièrement, prendre du recul, et se demander si ça va===== On est dans un monde où on nous donne de l'info tout le temps. Ce flux peut donner un sentiment d'infobésité. Une des causes principales du burnout, c'est l'impression de n'avoir rien le temps de faire entièrement, de ne parvenir qu'à produire des choses morcelées. Tant qu'on ne s'en rend pas compte ça va : tel le petit hamster dans sa roue, on a l'impression d'avancer, mais quand on s'arrête, épuisé·e et au même endroit, c'est difficile de parvenir à repartir. Et ça peut nous faire rester immobile looooongtemps... C'est pour ça qu'il faut réussir à se poser, à prendre du recul, et à se demander ""est-ce que ça va, moi ?"". =====Renoncer à être tout puissant.===== De toute façon nous ne feront pas tout ce que nous pouvons avoir envie de faire, ou tout ce que les autres attendent de nous... Et nous le ferons d'autant moins que l'on sera sur la brèche en permanence à nous répéter ""je ne pourrais pas tout faire"" ou encore ""je ne pourrai pas tout lire"" ! La solution consiste à se demander ce que nous souhaitons faire de notre temps pour que notre vie se passe bien, ce que nous souhaitons faire de cette journée pour se coucher heureux.se ce soir et réfléchir d'abord à nos besoins. Renoncer à être tout puissant, c'est d'abord lâcher prise sur l'étendu des possibles pour réussir à faire, à créer, à échanger, à vivre. =====Aménager des moments hors flux ===== Nos journées d'activité sont d'autant moins efficace qu'on les passera à rafraîchir nos messages. Il est difficile de parvenir à se déconnecter et s'il y a de nombreuses choses que l'on peut faire ""dans le flux"", il y en a surtout beaucoup pour lesquelles il faut pouvoir s'isoler. Lire profondément un article, prendre du recul, se poser des questions sur sa structure... vous avez déjà essayé de le faire au milieu des collègues qui vous parlent ou avec les notifications de vos mails qui arrivent en continu dans votre boîte ? Si ces choses là doivent pouvoir avoir une place dans nos journées, il faut s'aménager des espaces hors flux. C'est un remède efficace contre le sentiment d’inefficacité, mais aussi pour réussir à décrocher des autres pour se reconnecter à soi. La posologie, c'est au moins une demi-journée par semaine hors flux. Éteindre le téléphone, se débrancher du web, ne plus être disponible pour les autres, c'est vital ! =====Connaître ses gros cailloux===== """""""" Cette métaphore consiste à dédier du temps à ce qui est fondamental pour soi que ce soit dans un travail individuel, dans sa vie de couple ou de structure : il faut identifier ses gros cailloux ! Si l'on prend l'image d'un bocal que l'on commencerait à remplir par du sable, il sera difficile d'y mettre beaucoup de grosses pierres, alors que le sable se glissera naturellement entre les interstices de nos gros cailloux. Il s'agit de penser qu'il est simple de remplir sa journée avec des choses qui nous paraissent futiles, mais elle ne nous apporteront pas ce qui est important pour nous. Avoir conscience de ce qui nous importe et s'organiser pour avoir l'occasion de s'en occuper, c'est la base. Çà ne veut pas dire qu'il ne faut plus faire de petites choses, mais uniquement si elles sont importante ;-) =====Ritualiser des moments dans le flux===== Pour ne pas se laisser envahir, avoir des moments dédiés pour lire ses mails, faire de l'administratif,... Ces rituels peuvent être collectifs (réunion d'équipe, ...) Ce sont les temps indispensable pour que le reste se fasse. Exemples : tous les lundis je lis les mails de mes listes, tous les X je nettoie ma veille, tous les matins et les midis je vérifie mes mails etc... Exemple éimaginez un mec qui va ouvrir sa boite aux lettres toutes les cinq minutes ? On l'hospitalise. =====Découper son temps avec les pomodoros===== On a des cycles de concentration optimaux d'environ 20 à 25minutes. On intercale une vrai pause de 5 minutes entre ces séquences. Au bout de quatre fois, on prend 15 minute de pauses. Cela vient d'un italien qui avait un minuteur tomate. Cela ne correspond pas exactement à tous le monde, mais globalement ça aide à ne pas rester à faire semblant, ça n'empêche pas d'être en état de flow par moment. https://coop-site.net/cooptic5/wakka.php?wiki=GestionDesTachesParPomodoro/iframe =====La méthode GTD===== Délester Ritualiser des moments - notamment pour traiter la liste de tâche et qu'elle n'occupent plus notre tete Déculpabiliser https://interpole.xyz/?LaMethodeGtd2 =====Définir ses priorités en fonction de ce que l'on peut faire===== Cf méthode GTD https://interpole.xyz/?LaMethodeGtd2 Critères : • • • • Contexte temps disponible énergie physique / mentale : pête le feu, niveau larve, ... priorité =====Utiliser es délesteurs via les rituels et formuler en tâches opérationnelles===== Dans notre tête on a cinq cases vides, sinon on bug et on avance plus. • Une liste - check au fur et à mesure - choix par ordre de priorité immédiat • S'envoyer un mail / un sms pour quelque chose auquelon pense chez soi et qu'on ne doit pas oublier le lendemain au boulot =====Déculpabiliser - se protéger===== On ne fera pas tout : à chacun de gérer ses priorités, les autres nous font part de leurs besoin, on choisit nos priorités, et on remplis ses journées en fonction de ses limites. On renégocie avec les sollicitations via l'expression de ses besoin set limites. Difficulté à savoir parfois quand on arrive pas à tout faire : • Suis-je trop peu efficace et c'est moi qui met trop de temps ? • Est-ce qu'on me demande trop de travail et ce n'est pas réalisable ? -> L'option 1 n'est jamais vraie. =====Les méthodes agiles===== Crtère cout de l'acion ET efficience de l'action On commence par les moins couteuses pour le plus grand effet Rétrospectives =====Savoir bien utiliser ses clients mailsutiliser les filtres, etc . . .===== utiliser des messageries d'équipe =====Savoir organiser sa veille===== =====Pareto : Chercher l’opérationnalité et non la perfection===== Pareto - s'autoriser à ne pas faire les choses plus parfaitement que nécessaire. Des réalités de terrain nous amènent à faire plus pas nécessairement par plaisir. Le principe de pareto : les 80/20 → le chercheur italien Pareto a formalisé que sur un projet, on va passer moins de temps à faire une grande partie du chemin qu’à fignoler. Quand j’ai passé 20 % du temps j’ai réalisé 80 % du boulot. Peut-être que ça ne vaut même pas le coup de finaliser les 20% restants. =====Et si ça vous paraît irréaliste...===== Possible que tout ça semble irréaliste, partez du principe que ça ne s'applique que si on souhaite aller bien. Si l'environnement pro ne nous le permet pas, c'est que cet","Organisation et gestion du temps","Laurent Marseault, Romain Lalande","CC BY SA","Laurent Marseault Romain Lalande","Oui" 07/05/2019 17:09:09,07/05/2019 17:09:09,"A propos des décisions à distance (Loomio, Framavox...)","Un certain nombre de décisions peuvent être prises à distance afin d'alléger les réunions en présence et laisser la place au débats complexes. Les décisions à distance peuvent notamment être très utiles : - pour les décisions courantes - pour garder trace des décisions et des débats y ayant amené Les décisions à distance ne nous paraissent pas très adaptées pour : - Les décisions critiques. - La levée des oppositions dans la décision par consentement (un peu laborieux à distance) Une hypothèse à valider ou invalider par plus d'observation serait qu'il est plus facile de refuser et de dire non à distance : il est possible qu'un certain nombre de décisions refusées en distance ne le seraient pas en présence (pas très scientifique, mais instinctif comme analyse :-) ) A lire : - [[https://interpole.xyz/?PriseDeDecisionADistanceAvecLoomioCas retour d'expérience sur CA d'open Street Map à distance]] Les retour d'expérience de Loomio par Osm France / Anis à Lille ","Prise de décision","Audrey Auriault, Romain Lalande","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS Romain Lalande","Non" 07/05/2019 17:18:39,07/05/2019 17:18:39,"Penser la convivialité et accueillir les participants d'une réunion","====Une réunion est **un temps de travail**, de **décision **... mais aussi de** retrouvailles et de convivialité** ! Le groupe profite de ce moment collectif pour vivre un temps commun. ==== ------ ====Préparer la réunion c'est donc aussi prévoir l'accueil et la convivialité. ==== Ce point est particulièrement important si la réunion est la toute première d'un collectif ou si elle est l'occasion d’accueillir de nouvelles personnes. Un nouveau membre arrive souvent avec de la timidité et l'envie de faire connaissance : penser à adapter l'accueil pour l'intégrer au mieux. Ça peut vouloir dire : - prévoir des badges ou chevalets pour identifier les prénoms des uns et des autres - allonger le temps de brise-glace et en choisir permettant de se présenter ===En quelques points :=== ------ - Temps convivial** intégré dans le temps de la réunio**n : votre déroulé doit prévoir le temps convivial avant et/ou après la réunion. Ça peut être un simple temps pour dire comment ça va mais aussi prendre le temps de partager un repas. - Inviter les participants par votre **moyen habituel **mais aussi le redire pour celles et ceux que l'on voit **de visu**. - **A boire et à manger ! **Que le temps dédié à la convivialité soit long ou pas, et quelle que soit l'heure de la journée, vous pouvez avoir à disposition du café, du thé, de l'eau et de quoi grignoter. **Etre ensemble mais chacun derrière son ordinateur : est-ce que ça reste convivial ?** ------ C'est en préparant la réunion que vous allez décider de la place donnée aux ordinateurs pendant la réunion. En fonction de ce choix pensez à demander aux participant.es de venir avec leur matériel informatique ou au contraire d’alléger leur sac à dos. 2 ou 3 ordinateurs tournants pour les prises de notes peuvent suffirent, avec un vidéoprojecteur (à voir selon le groupe) ","Animation de réunions présentielles","Louise Didier, Célia Gonçalves","CC BY SA","Célia Goncalves / Animacoop Louise Didier","Oui" 07/05/2019 17:42:07,07/05/2019 17:42:07,"L'importance de l'interconnaissance","Ne pas oublier que prendre le temps de faire connaissance (par des présentations, des jeux ou des temps informels – repas, balades, ateliers de création...) est un préalable indispensable à la coopération. L'interconnaissance pourra ensuite mener à la confiance et à la créativité. Les jeux de coopération et/ou d'interconnaissance permettent de mieux connaître les fonctionnements des autres membres du groupe : - le jeu des ""bonjour"" - le So Speed dating - le jeu du noeud - la mouche muette - les chaises qui tombent - E.T. (jeu des baguettes) - la balade aveugle - le comptage collectif - Petites histoires – Grande histoire - la ligne muette - Bopbilibop Bop Bop - Tous ceux qui - Web humain - Zip Zap [[https://interpole.xyz/?TechFor Découvrez tous les outils d'animation sur cette page]]","Animation de réunions présentielles","Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol","CC BY SA","Romain Lalande Sarah Gaucher Sylvain Boyer","Non" 08/05/2019 12:26:51,08/05/2019 12:26:51,"La posture de l'animateur.rice","====Du dictateur bienveillant au fondateur-fossoyeur==== //Du risque de ne pas travailler sur l'implication et le renouvellement// S'il est normal que l'animateur assume un côté ""dictateur bienveillant"" lorsque le groupe/projet est au stade ""enfant (voir la fiche ""maturité des groupes""), cette posture doit s'atténuer au fil du temps sous peine de se transformer en ""fondateur-fossoyeur"" : c'est à dire la personne, souvent charismatique et visionnaire, qui a rendu le groupe/projet tellement dépendante d'elle que tout s'écroule le jour où cette personne part. ====Le flair de l'animateur-ice==== //Ou l'art de résoudre les problèmes avant qu'ils ne surgissent// En tant qu'animateur, nous avons tendance à voir arriver les problèmes de loin, et il nous est naturel de vouloir les résoudre. Le problème est que les membres du groupe ne voient rien et ont l'impression que tout va bien, alors l'animateur sue sang et eau. Laisser quelques problèmes survenir, lâcher-prise sur quelques sujets permet de rendre visible l'activité, les tâches et ainsi de rendre le groupe plus autonome et plus conscient. ====Passer d'une logique d'intention à une posture d'attention==== En** intention**, le coordonnateur-ice prévoit dès le début les objectifs, les résultats à atteindre, le déroulement du projet, le calendrier, le budget... c'est la **méthodologie de projet traditionnelle.** En **attention**, l'animateur-ice - crée des situations coopératives (faire se rencontrer les personnes, faire en sorte qu'elles se présentent, qu'elles puissent échanger...), - doit faire émerger les besoins collectifs - doit être ensuite réactif pour que ce qui a émergé de la situation coopérative puisse déboucher sur des projets, des actions, du travail coopératif C'est la **méthodologie de projet coopératif** Pour résumer : l'animateur-rice doit apprendre à... - mettre ses idées de côté - privilégier l'écoute et l'observation - être concentré-e sur le processus plutôt que sur le résultat ","Animation de réunions présentielles, Animation de réunions à distance, Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne, Gouvernance et gestion de conflits","Nicolas Geiger","CC BY SA","Mélanie Lacayrouze","Non" 08/05/2019 12:29:02,08/05/2019 12:29:02,"Maturité des groupes","//Groupe enfant, adolescent, adulte...et cri de l'animateur-ice // Un groupe progresse suivant différents niveau de maturité. - Lorsque le groupe est enfant, c'est avant tout l'animateur-ice qui prend les initiatives (on parle alors de ""dictateur bienveillant""). """"
""""Dans cette phase, le cri typique de l'animateur-ice est ""C'est moi qui fait tout !""""""
"""" - Au bout de 18 mois à deux ans (parfois plus pour des groupes ""Tanguy"" qui restent très longtemps dans le giron de l'animateur-ice), le groupe devient adolescent. Certains cherchent alors à prendre des initiatives et cela se fait au début contre l'animateur-ice. Ils adoptent alors un rôle de ""leader négatif"". Cette période parfois dure à vivre comme pour les humains, est fondamentale car elle ouvre la porte à l'appropriation du groupe par ses membres. Pendant cette période, il est difficile souvent pour l'animateur-ice de se justifier voire de protéger le groupe d'un leader négatif qui en allant trop loin, met en péril le groupe. """"
""""Dans cette phase, le cri typique de l'animateur-ice est ""Ils font n'importe quoi !""""""
"""" - Dans la phase suivante, le groupe devient adulte. Suffisamment de membres se sont appropriés le groupe et sont même prêts à le défendre. Il ne sert à rien de griller les étapes, pour un groupe comme pour un humain, il faut passer par les différentes étapes. Vouloir constituer un groupe adulte de toute pièce dès le départ pourrait s'appeler le ""syndrome de Frankenstein""... """"
""""Dans cette phase, le cri typique de l'animateur-ice est ""Mais à quoi je sers ?""""""
"""" - Parfois le groupe devient sénile. Il peut alors mourir mais peut-être a-t-il essaimé en donnant naissance ou en inspirant d'autres groupes, s'assurant ainsi une descendance. La maturité d'un groupe peut aussi être traitée selon l'axe coopération/collaboration : - La démarche coopérative est plus structurée et encadrante. L'animateur organise et ""contrôle"" le travail. Ce type de travail convient davantage au ""groupe-enfant""; - La démarche collaborative est plus souple et les membres du groupe disposent de plus de liberté, Elle convient davantage au ""groupe-adulte"". ","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Nicolas Geiger","CC BY SA","Mélanie Lacayrouze","Non" 07/05/2019 16:39:36,07/05/2019 16:39:36,"Choisir le bon outil","=====Pas de stress : le BON outil n'existe pas !===== De même que [[LOutilCollaboratifNExistePas2 l'outil collaboratif n'existe pas]], l'outil idéal non plus ! Nous allons voir dans cette fiche comment **trouver l'outil le plus adapté à votre usage et votre besoin pour un groupe donné à un moment donné**. Nous nous limitons donc ici la phase du choix, la mise en place étant une autre étape. =====Avoir les idées claires sur vos usages===== Après avoir vu [[UneApprocheSelonLesUsages qu'est-ce qu'un usage]], vous pourrez en dresser la liste et les hiérarchiser. Cette hiérarchisation vous permettra de commencer par [[AvancerAvecLesPlusPetitsPasPossiblesMet le Plus Petit Précieux Pas Possible]]. C'est ainsi que vous allez choisir l'outil adapté à un groupe donné. Si une ressource est pensée pour être réutilisée, elle ne le sera effectivement que si l'espace qui l'héberge nous survit. Vous devez donc vous [[SAssurerDeLaPerenniteDuPartage assurer de la pérennité de l'outil]]. mais aussi veiller sur les outils du moment > voir plus bas le paragraphe suivant C'est ainsi que vous allez choisir l'outil **adapté** à un **moment donné**. =====Ne restez pas seul.e...===== ====...dans votre collectif==== Le bon outil ne sera jamais celui choisi par le seul animateur ou par le plus geek du groupe. Quels sont les risques : - concentrer les pouvoirs dans une seule paire de mains (avoir l'outil c'est avoir l'information, et avoir l'information c'est avoir le pouvoir) - mettre en péril le groupe en cas de départ de cette personne - avoir un outil qui correspond à un point de vue mais pas aux autres qui ont forcement une autre posture dans un groupe, d'autres habitudes avec le numérique ... Choisir le bon outil veut alors dire animer un groupe de travail sur cette question pour lister les usages et les hiérarchiser collectivement, mais aussi les tester ensemble. ====...dans la communauté plus large==== D'autres autour de vous se sont sûrement posé des questions similaires. Leur groupe ne peut pas être identique au votre, mais partager vos réflexions vous éclairera sûrement sur des pistes d'outils adaptés à vos besoins. Par exemple si vous suivez ou avez suivi la formation Animacoop, vous pouvez échanger sur le [[http://animacoop.net/reseau/?BaseConnaissance forum du réseau]]. =====L'outil n'est pas choisi une bonne fois pour toute===== C'est **l'usage** qui est stable, l'outil doit pouvoir évoluer en fonction de ce que le net vous offre. Nous vous invitons à ritualiser la remise en question de vos outils : vérifier qu'ils correspondent toujours à un usage, que les accords définis sont respectés ... Accueillir une nouvelle personne et lui présenter les outils du groupe peut être une bonne occasion de ce poser des questions : en faisant cette état des lieux vous allez peut-être vous rendre compte d'incohérences, ne les mettez pas sous le tapis ! Et aussi, le groupe bouge : de nouvelles personnes vous rejoignent, d'autres vous quittent, les projets évoluent ... donc vos usages et besoins bougent aussi, et les outils avec ! Et oui tout bouge tout le temps : mais c'est qui est rigolo !","L'outil au service du projet","Louise Didier","CC BY SA","Louise Didier Mélanie Lacayrouze","Non" 07/05/2019 16:41:48,07/05/2019 16:41:48,"Distribuer des rôles","L'animation de la réunion peut être “distribuée” à plusieurs personnes pour des rôles tels que : - **animateur.trice**, qui gère le déroulement de l'ordre du jour : faire bouillonner le groupe - **facilitateur.trice ** pour la gestion de la parole : faire passer de parole , s'assurer que les participants s'écoutent et ne se coupent pas la parole être attentif à ce que chacun puissent parler, être attentif au gestuel /non verbal pour le cadre : bienveillance / non jugement / parler en ""je"" - **maître.sse du temps** qui garantit le “timing” pour chaque point à l'ordre du jour et qui prévient des débordements de temps => ""combien de temps pour ce point ?"", ""il reste X min""... - un **scribe** pour prendre des notes et/ou garder une trace, réaliser un compte-rendu, un relevé de décisions, sous forme de Facilitation graphique, sur Paperboard, sur Pad... Il existe d'autres rôles que l'on peut attribuer selon les besoins : - Accueilleur.se, qui accueille les personnes en retard (à voix basse, sans interrompre la réunion) et leur précise où en est la réunion. Les personnes se sentent ainsi intégrées à la réunion sans que le déroulement s'en trouve interrompu. - Scrutateur.se d'ambiance ou responsable de la convivialité ou garant de la bienveillance ou dynamiseur, qui s'attache à repérer les signes non verbaux des participants et fait des propositions à l'animateur pour adapter le rythme de la réunion. - Scrutateur.se de la circulation de la parole qui note, sous forme d'un schéma, les personnes qui ont pris la parole et à qui elles se sont adressées (au collectif ? à une personne en particulier ?) et qui le montre en fin de réunion par exemple. - Pousse décision pour S'assurer s'il y a des décisions à prendre qu'elles seront prises / relevé de décision Arriver à faire une transition, sans forcer les choses Il peut être intéressant de faire tourner les rôles pour que les personnes du groupe partagent les responsabilités.","Animation de réunions présentielles, Animation de réunions à distance","Mélanie Lacayrouze, Romain Lalande, Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol","CC BY SA","Romain Lalande Sarah Gaucher Sylvain Boyer","Non" 07/05/2019 16:35:01,07/05/2019 16:35:01,"0 Dans cette section créer des fiches pour : "," - Accords de groupe autour de l'outil / Un outil = un usage / il existe forcément déjà un outil qui réponde à notre usage - Les gares centrales pour ne pas se perdre / rendre visible","L'outil au service du projet","Romain Lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Oui" 07/05/2019 16:38:58,07/05/2019 16:38:58,"Avancer avec les Plus Petits Précieux Pas Possibles (méthode des 5P)","Il y a deux types de projets : ceux de longue haleine (bâtir une barre d’immeuble) et ceux qui sont quasi immédiats (organiser la prochaine réunion). Dans les gros projets si l'on se met tous d’accord sur tout et qu'on n'agit que quand c’est décidé, quand on commence à agir, la situation a évoluée et on est plus dans le contexte du départ. Pour contrer cet effet : l’idée du petit pas qui va dans le sens de la valeur ajoutée définit. Ça permet d’avoir avancé de manière rationnelle, d’avoir acter quelque chose de concret, de visible. Pour aller plus loin : https://www.reussite-personnelle.fr/kaizen-la-methode-des-petits-pas/","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne, Organisation et gestion du temps","Romain Lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Non" 07/05/2019 16:28:26,07/05/2019 16:28:26,"Favoriser l'implication des participants dans une réunion","La première étape pour s'assurer que les gens vont pouvoir s'impliquer c'est qu'ils aient connaissance de la réunion ! Et suffisamment à l'avance pour pouvoir organiser leur venue. La date peut même être choisie collectivement via un sondage de date (framadate) à créer et proposer bien à l'avance. Vous veillerez ensuite à donner les informations nécessaires : - Envoyer les éventuels documents support en amont - Rappeler ce qu'il s'est passé depuis la réunion précédente, en se réjouissant des avancées - Récapituler ce qu'on a à faire dans cette nouvelle réunion et quel espace de créativité les participants peuvent investir - Être clair sur ce qui doit absolument être préparé en amont et ce qui est optionnel en fonction du temps disponible - Rendre visible les idées, propositions, suggestions de tous permet une transparence et ainsi donne envie de prendre part à la co-construction **Le contre-exemple** ""- tu n'es pas venu à la réunion collaborative ce matin sur la méga-décision qui va changer nos vies - ah c'était ce matin ? j'étais pas au courant - ben si on a reçu un message sur framatruc hier à 23h""","Animation de réunions présentielles","Louise Didier","CC BY SA","Louise Didier","Non" 07/05/2019 16:33:44,07/05/2019 16:33:44,"Ritualiser pour se sentir en vie","====Des rituels, pour donner le tempo==== Différents moments de la vie du groupe peuvent mériter d'être ritualisés quand ils sont trop important pour que l'on se permette de les oublier. ====Se réunir régulièrement==== Pour être vivant, le groupe doit nécessairement se réunir régulièrement que ce soit en présence ou à distance. Cette régularité prouve au groupe qu'il est en vie. Cette régularité dépend des groupes, ce peut être une fois par an pour les adhérents à une association (assemblée générale), une fois par mois pour un conseil d'administration,... Acter une régularité de rencontre permet surtout de déceler des dysfonctionnement : si quelqu'un ne vient plus, si les rencontres s'espacent et finissent par ne plus se faire au rythme minimum définit par le groupe, c'est un signal qui dit nous alerter quand à la vitalité du projet. ====L'ouverture==== Elle consiste à permettre aux participants de partager leur ""humeur du moment"", dire dans quel état ils abordent la réunion. **Objectif :** Laisser ses petits tracas au vestiaire, le cas échéant, partager un gros souci avec le groupe. Dans les 2 cas, l'ouverture s'attache à ce que les émotions liées à une préoccupation personnelle ne viennent pas perturber le fonctionnement du groupe et à ce que chacun puisse être disponible, ""au centre"". Éventuellement commencer par soi (donner l'exemple) pour donner le ton “authentique”. **Outils :** - la Météo sous forme de métaphore sur le brouillard, le soleil, nuageux, etc. - avec un support (photos, images, smileys...) : je choisis une photo qui me parle et je m'exprime sur cette base ====La Clôture==== Elle est à intégrer également le plus possible dans les réunions ou événements. **Objectifs :** exprimer les bons moments qui donnent de l'énergie “au centre”, exprimer les tensions et difficultés, ce qui donne une chance de les traiter collectivement dès qu'elles se présentent, même en dehors de la réunion, sans laisser les ressentiments et les commérages pourrir et consumer l'énergie du groupe. **Outils :** - ""je prends / je laisse"" (pour un groupe jusqu'à 15 personnes max sinon trop long) - ""pépitérato"", pour un plus grand groupe : l'animateur prend 3 personnes qui souhaitent partager une pépite (ce que j'ai apprécié, découvert...) et 3 autres qui souhaitent partager un râteau (ce que je n'ai pas apprécié) - ""lancer de mots"" : en 3mn, en mode ""pop corn"" (pas en tour de cercle) les personnes disent des mots qui leur viennent à l'esprit sur leurs ressentis. Les règles de base pour les clôtures : - j'évoque mon ressenti (je ne refais pas la synthèse) - je n'ai pas le droit de réagir sur le ressenti de quelqu'un d'autre - je ne prends la parole qu'une seule fois - ce qui doit être dit est dit ici - j'utilise le ""je"" et j'évite le jugement de l'autre (le ""Tu"" tue) - s'assurer que tout le monde a eu l'occasion de s'exprimer (il n'y a pas d'obligation à s'exprimer). **Constat :** il est parfois difficile de dire un ressenti négatif sans juger et sans blesser... Prendre le temps d'instaurer les rituels d'ouverture et de clôture à chaque fois pour que les personnes s'ouvrent petit à petit et deviennent de plus en plus authentiques dans leurs prises de parole. ====Les célébrations==== Enfin, il est bon de célébrer les avancées du projet et/ou du collectif (en les répertoriant sur un panneau par exemple). La célébration de ce qui a été accompli pendant la réunion permet de poser un regard dans le rétroviseur et de réaliser le chemin accompli. Les temps de rencontre et les moments de notre emploi du temps dédiés au projets deviennent sinon dédiés à des choses à faire, à des problèmes à résoudre, et on peut alors ne plus voir que les choses avancent et ne pas suffisamment prendre conscience du plaisir pris à s'impliquer dans le groupe. ====Les temps de régulation==== Ritualiser un temps de régulation dans chaque ordre du jour permet de s'assurer que les problèmes ou conflits vécus par les uns et les autres ont un espace pour s'exprimer. Cet espace est indispensable car comme il s'agit d'un moment généralement désagréable, les concernés ont souvent tendance à ne pas le demander. Or, une problématique non traitée peut rapidement enfler et finir par mettre en péril le groupe ou l'implication de certains de ses membres. ","Animation de réunions présentielles","Sarah Gaucher, Alice Oschner, Romain Lalande, Cré-sol","CC BY SA","Romain Lalande Sarah Gaucher Sylvain Boyer","Non" 01/02/2019 09:49:27,27/09/2019 14:34:47,"La compostabilité 3 : c'est pour qui ? ","**//Si vous avez continué votre lecture jusqu'ici, c'est déjà qu'elle est certainement pour vous ! En effet, rien de ce qui a été dit ne s'applique ici au modèle d'organisation dominant qui permet à une oeuvre artistique, à un vaccin, ou à une connaissance de manière générale de n'appartenir qu'à quelques-uns ; rien ne s'applique à ce monde qui empêche les individus d'exister au-delà d'eux même. //** ====Les utopistes, certifiés 100 % compostable==== La notion de compostabilité et sa mise en oeuvre repose avant tout sur la coopération entre humains, dont le seul pré-requis est le partage sincère des richesses. Que l'on entende richesse sous son prisme économique ou sous celui des connaissances, nous constatons que le partage n'est pas l'usage dominant. La compostabilité s'adresse donc nécessairement à ceux qui visent un monde autre qu'il n'est, qui souhaitent innover plus efficacement à échelle mondiale et qui caressent l'envie de vivre en humanité. La compostabilité n'impose pas à tous cette vision, mais elle nous invite à pratiquer nos ambitions de partage de manière contaminante. Aussi plutôt que de lister ici d'autres arguments en faveurs du partage, revendiquons cette utopie à travers les mots d'Henri Lefebvre (cf [[https://www.fayard.fr/lempire-de-la-honte-9782213623993 L""empire de la honte]], Jean Ziegler) : //« Ceux qui pensent arrêter leur regard sur l'horizon et se bornent à regarder ce qu'on voit, ceux qui revendiquent le pragmatisme et tentent de faire seulement avec ce qu'on a, n'ont aucune chance de changer le monde... Seuls ceux qui regardent vers ce qu'on ne voit pas, ceux qui regardent au-delà de l'horizon sont réalistes. Ceux-là ont une chance de changer le monde... L'utopie c'est ce qui est au-delà de l'horizon... Notre raison analytique sait avec précision ce que nous ne voulons pas, ce qu'il faut absolument changer... Mais ce qui doit venir, ce que nous voulons, le monde totalement autre, nouveau, seul notre regard intérieur, seule l'utopie en nous, nous le montrent. »// {{attach file=""JonnyHughes__cc_by-light.jpg"" desc=""image JonnyHughes__cc_by.jpg (4.8MB)"" size=""medium"" class=""center"" caption=""""votre utopie ma dystopie"" photo par Jonny Hugues cc by""}} Pour le formuler différemment, nous pouvons aussi comprendre en quoi la compostabilité ne s'adresse pas à tout le monde en relisant Gatien « Les réseaux qui durent sont sous licence CC BY SA » sur les licences ouvertes : //« Avant d'envisager telle ou telle licence, réfléchissez clairement à vos objectifs ! Si celui-ci est de vivre le plus longtemps possible sur une production, les licences ouvertes ne sont pas un bon choix. Si votre objectif n'est pas l'ouverture et la diffusion de vos productions, les licences ouvertes ne sont pas un bon choix. Si votre objectif est de participer à l'avancée du monde, à la diffusion des idées, de la connaissance, au développement de services autour de connaissances... Alors les licences ouvertes sont à explorer ! (car elles seront un bon outil). »// ====Devenir composteur, ça s'apprend==== Travailler à la compostabilité nécessite un certain état d'esprit utopiste, mais aussi de fortes capacités à coopérer, à construire des solutions avec d'autres. Le monde compostable, vivant, celui totalement autre, personne n'en porte seul la vision ; c'est l'agrégation des richesses de chacun qui le rendront possible. En effet, partout où il est question de compostabilité, il y a interdépendance et donc interaction avec d'autres humains, ce qui rend nécessaire des compétences sociales à la collaboration. La thèse de Elzbieta SANOJCA « [[https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01709910/document Les compétences collaboratives et leur développement en formation d'adultes]] » , publiée en février 2018, nous fournit une base précieuse en faisant un état des lieux étayé des compétences nécessaires pour collaborer sincèrement. On peut y relever** en pré-requis un certain nombre de ""compétences pivots"" nécessaires à qui souhaite développer des ""compétences collaboratives""**. Les compétences pivots, au nombre de trois, sont nécessaires à qui souhaite développer des compétences collaboratives : - **Avoir l'esprit collaboratif **: disposer d'un a priori positif quant à la coopération et avoir conscience de son interdépendance vis à vis des autres marque une **prédisposition à entrer dans la coopération**; - **Co-concevoir la structure du projet** : une architecture de projet co-construite renforce **l'engagement et la motivation mutuelle** des parties impliquées; - **Avoir un soucis du bien commun** : indique la maturité du groupe à coopérer et consolide l'engagement à long terme dans les projets. Les attitudes collaboratives découlant de ces compétences-pivots, elles nécessitent individuellement une maîtrise de ses besoins de reconnaissance et de ses peurs, et à un niveau interpersonnel un regard positif et bienveillant sur ce que l'autre peut apporter. Une fois les compétences pivots acquises, ou au moins conscientisées pour être travaillées au fil du temps, Elzbieta liste six compétences collaboratives qui peuvent s'ancrer dans ce terreau. Elles sont indispensables à tout projet collectif : - **Des antécédants et des attitudes qui facilitent** : avoir l'esprit collaboratif, de l'humilité, un ego mesuré et être bienveillant; - **Des modalités de démarrage et d'évaluation** : savoir engager des partenaires et co-concevoir la structure des projets; - **Des capacités à animer** : animer le groupe pour faciliter le travail, être à l'écoute des personnes et des avis; - **Des dispositifs de mise en oeuvre** : développer et maintenir un réseau d'acteurs et gérer la circulation et le partage des informations; - **Des finalités** : agir pour atteindre des objectifs Communs et avoir un soucis du bien commun. {{attach file=""animacoop.jpeg"" desc=""image animacoop.jpeg (0.2MB)"" size=""big"" class=""center"" caption=""cc by sa - formation Animacoop""}} La détention de ces compétences n'est pas un pré-requis à la compostabilité : chacun peut mener des projets allant dans ce sens sans en disposer ; mais ces compétences collaboratives constituent un guide, un horizon à atteindre pour y être plus efficace. Pour travailler ces compétences, des formations comme [[http://animacoop.net/wakka.php?wiki=PagePrincipale Animacoop]] existent : elles permettent d'apprendre à impulser des pratiques collaboratives dans les groupes (présence et distance), afin de s'en faire les passeurs et infuser ces compétences chez chaque personne impliquée dans un projet collectif; **C'est là le premier pilier de la compostabilité : être en capacité individuelle et collective à agir ensemble en présence, à distance et au delà de toute frontière culturelle. ** =====Concluons===== Après ce large tour d'horizon des projets collaboratifs sous le prisme de la compostabilité, il est important de préciser que si nous avons choisi de focaliser sur les conditions de partage sincère et de préservation des connaissances liées aux projets, la notion s'applique depuis longtemps à la protection de la nature. Dans le domaine du foncier par exemple, des structures comme terres de liens développent des modes de protections des terres agricoles et des régimes de propriété du foncier pour en préserver la transmission de génération en génération pour des usages exclusifs de production alimentaire. Ce qu'apporte la compostabilité en revanche quand il s'agit de transmettre des projets et des connaissances, c'est un rapport différent au temps : le projet n'est pas transmissible en tant qu'héritage au moment où l'on s'en dé-saisis, mais il est immédiatement auto-répliquant et ce à l'infini. L'avantage d'une connaissance sur un bien rival, c'est que nous pouvons tous la manipuler au même moment sans en priver les autres : son partage la multiplie. La compostabilité constitue aussi un formidable indicateur d'innovation sociale, en particulier pour apprécier l'impact à long terme d'une innovation puisque tenant compte de sa capacité de reproduction, de mutation et de ré-appropriation par d'autres. Les projets compostables produisent des graines qui portent en elles les conditions nécessaires à leur développement dans tous autres contextes spécifiques. . . pour que partout fleurissent des solutions ! Puisqu'elle regarde au delà de l'impact immédiat et questionne la fécondité des structures, la compostabilité prend mieux en compte les externalités liées à nos projets et à leur résilience. **//Alors, à quand une ressourcerie des idées, des projets, réussis ou ratés ?//** """""""" ","Compostabilité des projets, Communs et partage de connaissance","Romain lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Non" 25/10/2018 09:56:42,25/10/2018 09:56:42,"Définir des accords de groupe","Les accords de groupes peuvent se définir comme la formalisation d'**un cadre collectif qui sécurise la participation des individus** à un temps de réunion et qui permet ainsi de **remplir les besoins individuels** de chacun des participants. Il est l'aboutissement de l’**expression des besoins de chaque participant** et, si nécessaire, d'une **négociation entre besoins contradictoires**. Les accords de groupe prennent souvent la forme d'un **nuage de mots** ou de petites phrases qui permettent de rendre visible au groupe l'ensemble des besoins de ses membres afin de permettre leur prise en compte par chacun. {{attach file=""20180919_095.jpg"" desc=""image 20180919_095255.jpg (1.3MB)"" size=""big"" class=""center whiteborder lightshadow zoom"" caption=""Exemple des accords de groupe d'une quinzaine de personnes""}} Le but des accords de groupe, c'est qu'à travers l'expression des besoins de tous, le temps collectif ne rencontre les limites de personnes. On parle donc bien a priori ici de besoins profonds sur et non de simples préférences, que les participants peuvent formuler à travers une phrase commençant par ""Pour que ce moment passé ensemble ne rencontre pas mes limites, j'ai besoin de..."". On valide donc généralement les accords de groupe au consentement, en ce sens qu’**ils ne remplissent pas nécessairement les préférences de chacun, mais qu'ils ne percutent les limites de personne**. Puisqu'ils sont garants d'un cadre collectif sécurisant, **c'est au collectif dans sa globalité qu'il incombe de veiller au respect des accords de groupe**. Un rôle peut-être attribué pour dédier à quelqu'un la tâche d'être en attention du respect du cadre à une personne en particulier, mais il ne dédouane personne de sa responsabilité quand à son respect individuel des besoins et limites des autres. ====Les accords de groupe doivent ==== - **Être co-créés par chaque participant :** puisque aucune personne ne peut formuler les besoins ou les limites du moment d'une autre. Une petite méthode d'animation pour co-créer vos accords de groupe. Le temps de formulation des besoins du collectif doit être sanctuarisé et être suffisamment accueillant /serein pour permettre à chacun d'exprimer ses besoins en toute liberté et authenticité, - **Être redéfinis dés lors que la composition du groupe change :** puisqu'ils sont liés aux individus, dés que la composition du groupe évolue, il faut faire évoluer les accords qui s'adaptent aux besoins des personnes présentes; - **Être re-validés à chaque nouveau regroupement :** puisque si la composition d'un groupe ne change pas, les besoins et limites de chacun évoluent chaque jour. La re-validation des accords de groupe peut donc être rapide mais elle est nécessaire (à travers un tour de consentement par exemple); - **Être rendus visibles :** puisqu'ils doivent être respectés tout le temps, ils doivent être visibles et accessibles en permanence, d'autant plus que c'est le groupe dans sa globalité qui est garant du respect de ces accords. ====Les accords de groupe ne permettent pas ==== - **De sécuriser de manière globale les échanges au sein d'un projet collectif ou d'une organisation :** ils sont à privilégier pour les moments de rencontres physiques ou distants de type réunion, mais doivent être complétés par des architectures plus fines à l'échelle d'une organisation (moments dédiés à l'apaisement des tensions, rituels de gestion des conflits, etc...). - **De sécuriser les échanges sur des sujets trop brûlants ou dans l'urgence :** les accords de groupe reposent principalement sur la capacité de chacun à exprimer avec authenticité ses besoins à respecter les besoins des autres. En situation de conflit interpersonnels ou dans des contextes trop chargés émotionnellement, les accords de groupe doivent être remplacés par des dispositifs de médiation plus complet et pertinents. ====Et si nos besoins se marchent sur les pieds ?==== Il arrive parfois que les besoins de deux personnes ou plus se percutent, s'opposent. On ne peut pas commencer à travailler sereinement dans ces conditions, les concernés ne pouvant être sereins à ce moment. Dans ce cas, trois petites étapes permettent de débloquer la situation : - **Clarifier :** inviter chaque concerné à reformuler son besoin pour vérifier qu'il y a vraiment une opposition et bien comprendre ce qu'il y a derrière les mots; - **Effectuer une nouvelle proposition :** une fois bien compris les besoins exprimés, une reformulation peut-être proposée et passée au consentement auprès des deux intéressés. Exemple :""J'ai besoin de calme VS j'ai besoin de bouger"" deviendrait ""j'ai besoin de moments de calme ET j'ai besoin de moments pour bouger"" Retrouvez une méthode d'animation de co-construction d'accords de groupe dans cette fiche outil : https://interpole.xyz/?CoDefinitionDAccordsDeGroupes ","Animation de réunions présentielles, Gouvernance et gestion de conflits","Audrey Auriault, Louise Didier, Romain Lalande","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS Célia Goncalves / Animacoop Laurent Marseault Louise Didier Romain Lalande Sarah Gaucher Sylvain Boyer","Non" 01/02/2019 09:47:49,01/02/2019 09:47:49,"La compostabilité 2 : mais pour quoi faire ?","====La compostabilité comme pré-requis à la création de valeur ajoutée==== Le premier des intérêts de la compostabilité, c'est de favoriser la création de richesses humaines. On peut expliquer ce principe en dissociant trois niveaux de richesse d'un groupe humain (cf article de Gatien Bataille) : - **Les richesses de niveau 1** : c'est la juxtaposition des richesses individuelles apportées par chacun des membres ; - **Les richesses de niveau 2** : Ce sont les productions dérivées et coproduites par le groupe à partir des richesse individuelles de ses membres ; - **Les richesses de niveau 3** : Ce sont les productions dérivées et coproduites par le groupe ET les groupes avec qui il échange en mutualisant leurs richesses de niveau 2 respectives. Ici les richesses ne sont ni marchandes ni monétaires, ce sont les connaissances, les modes d'organisation, les habitudes collectives, les compétences transverses développées, les contenus de formation, les ressources pédagogiques,etc. On considère qu'elles ne peuvent être valorisées économiquement qu'à partir du second niveau. Simple empilement d'apports individuels, les richesses de niveau 1 n'ont pas grand intérêt en tant que telles, mais c'est cette « mise en commun » des richesses de chacun qui permet au groupe humain d'en produire des dérivés à forte valeur ajoutée. On ne parvient ainsi à des richesses de niveau supérieur qu'en partageant sincèrement ses richesses individuelles ou les richesses de son groupe. La recherche est un bon exemple de ce principe : pour parvenir à produire des connaissances utiles, la communauté scientifique publie ses découvertes, les partage. . . et chacun s'appuie sur les travaux des autres pour avancer plus vite et plus loin. Toutefois, le monde de la recherche n'est juridiquement pas compostable : la plupart des publications scientifiques (même financées sur des fonds publics) est protégée en accès ce qui limite la capacité des chercheurs à en disposer. En revanche, dans l'usage, on constate que le piratage occupe aujourd'hui une place incontournable qui pourrait même finir par rendre obsolète le régime des droits d'usage de la recherche, notamment avec la mise à disposition gratuite de la quasi totalité des publications sur des plate-formes illégales comme Sci- Hub. En partant du constat que, contrairement à la règle établie, le piratage fait du partage sincère un usage extrêmement répandu, l'argument selon lequel la privatisation des richesses d'un groupe stimulerait la création de richesses nouvelles ne tient plus. Chaque barrière au partage de nos richesses individuelles et collectives remet en cause nos capacités à créer. Imaginer des solutions inédites aux grands défis de l'humanité nécessite la rencontre fertile entre les mondes et son pré-requis est le partage de nos richesses humaines, sans conditions. **//La compostabilité permet donc la création de richesses inédites grâce au réagencement de richesses existantes ; Cela est rendu possible par leur partage sincère.//** __//Pour aller plus loin :__ >> """"Les réseaux qui durent sont sous licence CC BY SA""""» de Gatien Bataille// >> VIDÉO """"Privés de savoirs""""» de DATAGUEULE// >> """"Repenser la recherche scientifique au-delà de la propriété""""» de Lionel Maurel// ====La compostabilité comme architecture du buen vivir==== Autour de projets ou de structures, se créent des architectures qui peuvent tout autant libérer qu'enfermer les humains qui y agissent. Une architecture compostable permettra à chacune de ses composantes d'y entrer, d'en sortir, d'y contribuer et d'en tirer profit à travers des « accords de travail » clairs. La possibilité d'un ou plusieurs départs est ici pleinement intégré à l'architecture de la structure ou du projet : personne n'est indispensable puisque chacun porte en lui des parties de la richesse du groupe qu'il peut à tout moment recomposer ailleurs avec d'autres. Les richesses ainsi disponibles, l'action et le déplacement des individus au sein des groupes peut aussi se faire de façon plus naturelle. C'est une vision écosystémique et biomimétique du fonctionnement des organisations qui implique de considérer le projet ou la structure comme un système vivant dont la mort constitue une étape incontournable. Pour mieux comprendre, il suffit d'observer le comportement des virus. Chez les virus, chaque individu est dépositaire d'une partie seulement du patrimoine génétique de sa communauté. C'est seulement lorsque plusieurs individus se trouvent réunis qu'un patrimoine génétique de niveau combiné peut exister. Ainsi, le résultat de l'assemblage des patrimoines génétiques de chacun sera différent pour chaque groupe d'individu. Chacun est alors utile au groupe, mais personne ne lui est indispensable. Si les sortants emportent une partie du patrimoine collectif pour le recomposer ailleurs, le groupe peut lui aussi continuer à profiter du patrimoine de l'individu sortant ! **//La compostabilité favorise donc une architecture profitable tant à la structure qu'à l'individu, en limitant les impacts négatifs de la mort de l'un ou l'autre.//** __//Pour aller plus loin :__ >> """"Construire une architecture de coopération """"» de Lilian Ricaud// >> """"La stigmergie, un nouveau modèle de gouvernance """"» de Lilian Ricaud// >> pour exemple """"Lancement de l?accélérateur d?Innovation Sociale #Frenchimpact """"» du Labo ESS// ====La compostabilité comme principal vecteur d'un changement d'échelle==== Puisqu'elle permet la réappropriation instantanée des « recettes » qui fonctionnent, la compostabilité est un fort vecteur tant de réplication que d'adaptation des solutions aux problématiques des territoires. Ainsi, chacun peut puiser dans l'expérience des autres les « briques » qui lui permettront de bâtir une solution adaptée à son environnement immédiat. Cette manière de penser la diffusion des solutions à grande échelle prend le contre-pied des logiques largement majoritaires d'expansion des solutions par les seules structures qui en sont à l'origine (prôné par l'ESS notamment). Il n'est pourtant pas faux de considérer que les individus à l'initiative d'un modèle seront les mieux à même de le répliquer à l'identique. Il est en revanche contre-productif de croire qu'une solution viable dans un contexte de temps et de lieu donné produira les mêmes résultats ailleurs. La compostabilité nous invite à percevoir l'expérimentation comme devant être inhérente à toute action ; il n'y a alors plus ceux qui innovent et ceux qui diffusent, mais une logique plus fertile et plus résiliente du « tous acteurs des solutions ». Ainsi, les solutions sont toutes partagées et immédiatement appropriables par d'autres. Les éléments de solution pertinents peuvent être immédiatement repris et associés afin d'inventer des réponses hybrides, inédites et recontextualisées. On considère alors que ce sont les parties-prenantes d'un contexte qui sont les plus à même à y agir. **//La compostabilité constitue donc un formidable moteur d'innovation sociale, à même d'assurer un changement d'échelle résolvant des défis qui se posent à l'humanité. //**","Compostabilité des projets, Communs et partage de connaissance","Romain lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Non" 01/02/2019 09:46:26,01/02/2019 09:46:26,"La compostabilité 1 : pour un écosystème de projets vivaces","//Emballages, meubles, téléphones, ordinateurs, gadgets... chaque objet qui nous entoure est consommateur de ressources naturelles. Le temps où nos créations donnaient lieu à des déchets capables de se décomposer est maintenant loin derrière nous. Problème : lorsque l'on produit des objets trop complexes pour se recomposer d'eux-mêmes, nous accumulons une dette technique qu'il nous faudra un jour assumer. Pour limiter l'impact et le nombre de ces déchets, de nombreuses solutions se développent et une multitude d'expérimentations sont en cours : mouvement zéro déchet, bacs à compost, repair cafés, ressourceries, etc. Qu'en est-il lorsque l'on aborde une autre des productions humaines, omniprésente à l'ère du numérique : celle des connaissances ? La seconde vie des idées, de l'immatériel, de nos projets reste un impensé alors même qu'ils sont le fruit de notre énergie vitale, ressource irremplaçable s'il en est. **Mais alors, à quoi ressemblerait une ressourcerie des idées ? Ce texte propose une réponse exploratoire à travers la notion de « compostabilité » développée par Laurent Marseault.//** {{attach file=""piano.jpg"" desc=""image piano.jpg (0.2MB)"" size=""100%"" class=""center"" caption=""piano en berry - cc by sa - Romain Lalande""}} Parce qu'elle part de l'observation de la nature et qu'elle vise à en étendre les enseignements à tous nos projets, cette petite allégorie s'adresse à tous. . . pourvu d'être capable d'un peu d'abstraction ! ====Ce qui vit est compostable==== Nous vivons sur une planète vivante (et donc limitée) qui obéit au moins à **deux règles fondamentales** : 1. **Tout n'est que poussières d'étoiles** : la matière qui constitue toute chose est composée de petits atomes, fabriqués au moment du Bing Bang il y a 13 milliard d'années ; 2. **La nature se réorganise en permanence** : chaque brique qui compose chaque chose se décompose à un moment donné, puis va se réassembler pour redonner de la matière. Partant de ce principe, toute chose vivante est nécessairement compostable. Une feuille peut s'envoler sur 200km, se décomposer puis se recomposer sous l'effet de petits organismes qui recréent du vivant ; le vivant porte ainsi en lui les conditions de sa propre compostabilité. Parlons de nous et faisons l'hypothèse qu'en tant qu'êtres humains vivants nous soyons mortels. Convenons qu'il est alors possible qu'en tant qu'individu, qu'en tant que bénévole ou qu'en tant que salarié l'aventure s'arrête un jour. Pour chaque projet auquel nous contribuons le constat est le même : un concours de circonstances a provoqué le début d'un processus qui tend invariablement à s'éteindre. C'est cette mort programmée et inéluctable qui doit nous pousser à travailler très en amont sur les conditions de compostabilité des projets. . . au risque de fabriquer des agrégats qui ne puissent se recomposer ! C'est là tout l'enjeu du principe de compostabilité : préparer la mort des projets et permettre à chacune de leurs composantes de se réassembler à d'autres endroits et potentiellement avec d'autres personnes. ====Partager sincèrement pour pouvoir re-composer==== Bien souvent, on ne réfléchit pas à la compostabilité des projets lors de leur conception (quels éléments méritent d'être réutilisés, sous quelle forme, où les mettre à disposition,...). Même lorsque l'on décide de rendre disponible ces ressources auprès des autres, cela ne suffit généralement pas à leur assurer une seconde vie. Il faut dès lors réfléchir à la meilleure méthode pour permettre à la matière produite (les contenus, les données, l'expérience due à nos échecs et réussites,...) d'être réutilisée indépendamment de tout contexte d'usage. Si l'on souhaite continuer à vivre sur une planète vivante il faut incontestablement respecter les règles fondamentales du vivant. Si l'on accepte de fabriquer petit à petit des organisations humaines non-compostables, nous acceptons de facto la création de matière inerte, non utilisable voire polluante à l'échelle de l'existence humaine. **Utiliser notre énergie vitale pour produire des éléments qui ne vivent pas au-delà de nous-même, ce serait alors se couper du vivant**. Prenons pour exemple un grand mouvement d'éducation populaire, qui relève un défi impressionnant avec la création de son MOOC (cours collectif en ligne) sur la gouvernance partagée qui totalise 26 000 inscrits en 2015. De nombreux contenus vidéos sont alors placées sous des licences qui en permettent légalement la réutilisation une fois la formation terminée (CC BY SA). Malheureusement ces contenus sont trop contextualisés et ne peuvent pas servir d'autres usages. Trop d'éléments de contenus liés au MOOC ne permettent pas de bien profiter de la vidéo en dehors de ce cadre. Toute l'énergie investie dans la création de ces ressources est donc perdue puisque le partage est « légal » (grâce aux licences) mais pas « sincère » (du fait de la contextualisation des contenus). Il aurait fallu séparer dès le montage les éléments propres à l'organisation du cours en ligne de ceux traitant simplement du sujet. A l'instar de l'adage « écrire pour être lu », une ressource sincèrement mise à disposition est « partagée pour être utilisée » ! {{attach file=""800pxHgnAgregat_sol_dactiviteLPR.jpg"" desc=""image 800pxHgnAgregat_sol_dactiviteLPR.jpg (0.2MB)"" size=""100%"" class=""center"" caption=""Agrégat de sol archéologique - vue au microscope - cc by sa - NATON Henri-Georges""}} ====Le vivant commence là où la mort se prépare==== Une fois assimilée, la compostabilité des projets permet d'envisager très en amont nos actions et de développer des automatismes fertiles. **C'est une manière de se dire « ce que je crée va mourir, je vais mourir, alors comment faire pour que cette énergie que je pose là puisse être utilisée par tout le monde ? »**. Se poser cette question, c'est préparer la mort des projets. Pas dans le sens d'un délire paranoïaque et morbide, mais en prenant conscience que notre seule contribution au monde, c'est ce que nous aurons réussi à sincèrement partager. En écho, le risque d'une mort non-préparée, c'est de s'obliger à continuer à agir, à vivre des expériences, à rassembler des choses, à agréger, sans jamais prendre le temps de penser la transmission de cet héritage. On crée alors une chimère, un projet que l'on va sans cesse persister à nourrir sans jamais en remettre en question le sens et sans accepter qu'il ne s'arrête. Il est donc indispensable de ritualiser le traitement de ce que l'on souhaite transmettre au jour le jour pour s'autoriser à mettre fin à un projet au moment opportun. Capitaliser ses ressources permet d'accepter la fin d'un projet pour redémarrer ailleurs ou différemment sur des bases déjà acquises. C'est aussi permettre en temps réel à ce qui est expérimenté quelque part et jugé efficace d'être répliqué ailleurs. Instaurer une périodicité minimale de rendez-vous et y intégrer des temps de capitalisation (de mise en forme partageable) des productions est indispensable. Ce cycle peut ensuite se répéter indéfiniment ou ne se réaliser qu'une fois, il suffit à rendre réutilisable par soi et par d'autre l'intégralité de l'énergie investie. La mise en place de cycles récurrents permet aussi d'assurer la vie du projet : la durée de ce cycle correspond à la fréquence minimale de rencontres nécessaires à la vitalité du projet. En dessous de ce seuil, le projet ne peut survivre et c'est le signal qu'il faut y mettre fin - ce qui n'est pas si grave si tout ce qui a été produit est réutilisable immédiatement par tous ! **//De la compostabilité, il faut donc retenir trois choses : 1. elle se pense et se prépare très en amont, 2. elle permet de mettre fin aux projets lorsque nécessaire tout en leur assurant un nouveau départ, 3. elle nécessite le partage sincère de l'ensemble des ressources produites. Rendre son projet compostable, c'est fertiliser les idées en les partageant et tendre vers des organisations plus vivantes, vivaces et vivables.//** [[https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/387343481 Extrait audio -Laurent Marseault sur la compostabilité - 2015 - 10mn]] **Crédits - Licence** //Contenu placé sous licence CC by SA, Contenus agrégés par Romain Lalande sur la base d'un récit-concept de Laurent Marseault, agrémenté d'échanges fertiles au sein du réseau francophone des Communs, de VECAM et de Remix the Commons. Nourri des expérimentations menées par le collectif Animacoop et Outils-Réseaux depuis 15 ans. Un grand merci à Maïa Dereva et Sarah Gaucher pour leurs relectures attentionnées.//","Compostabilité des projets, Communs et partage de connaissance","Laurent Marseault, Romain lalande","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS Célia Goncalves / Animacoop Laurent Marseault Louise Didier Nicolas Geiger Romain Lalande Sarah Gaucher Schmitt Florian Sylvain Boyer","Non" 30/01/2019 19:15:13,30/01/2019 19:15:13,"Clarifier les conditions d'utilisations","Lorsqu'on envisage un réseau coopératif, il est fort probable que les échanges fassent émerger des productions collectives communes. Pour éviter tout problème ou malentendu, il vaut mieux envisager et discuter dès le début de la dynamique des conditions d'utilisations, et des droits qui s'appliquent aux productions communes : - Qui est propriétaire du contenu élaboré collectivement ? - Ce contenu pourra-t-il être vendu ? - Pourra-t-il être transformé ? ... Les [[http://creativecommons.fr/licences/les-6-licences licences Créatives Commons]] (contrat flexible de droit d'auteur pour libérer ses oeuvres) permettront d'aider à réfléchir sur le sujet et à donner un cadre juridique à la création de biens communs.","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Non" 14/02/2019 15:58:49,14/02/2019 15:58:49,"Définir la valeur ajoutée","Dans les projets, il y a une idée de projection, on est tourné vers l’avenir, on réinvente quelque chose qui n'existe pas encore. Pour que ça fonctionne, il vaut donc mieux savoir « pourquoi on fait le projet ». C’est une question qu’on doit avoir en tête tout le temps, et en 360, avec chaque membre du groupe. On définit la valeur ajoutée du projet : qu’est-ce que ça aura apporté ou changé dans notre environnement quand on aura fini. Cette VA est la ligne directrice qu’on va avoir en tête tout le temps, à chaque fois que l’on prend une décision. C'est l'endroit où l'on donne corps à **l'ambition collective du projet**. Cela permet à chacun de savoir positionner ses ambitions individuelles et de définir : à quels endroits il s'agit de sa propre volonté, et à quels endroits il s'agit de la volonté commune du groupe. On évite ainsi les potentiels rancœurs vécues lorsque l'on a l'impression de devoir tout faire à la place du groupe alors qu'il s'agit d'une envie individuelle. Ce n’est pas un dogme immodifiable, mais si on le change c’est tous ensemble. ","Gouvernance et gestion de conflits","Romain lalande, Sylvain boyer","CC BY SA","Romain Lalande Sylvain Boyer","Oui" 14/02/2019 16:00:49,14/02/2019 16:00:49,"Bâtir des architectures inclusives et conviviales","Pour chaque projet ou structure, nous avons intérêt à développer des formes d'organisation qui soient des outils inclusifs et conviviaux (qui ne suscitent ni maîtres ni esclaves ). L'architecture de nos projets doit être pensée pour favoriser la capacité de chacun à agir sans l'enfermer : c'est un espace fertile de libre accueil et circulation des idées, des personnes et de leurs contributions. C'est alors l'organisation qui s'adapte naturellement aux contributeurs et non l'inverse ! L'architecture d'une organisation est inclusive et conviviale lorsque chaque nouvel arrivant est en capacité d'en comprendre le fonctionnement, de contribuer à l'évolution de ses règles, de disposer de ses ressources et de les enrichir selon des modalités claires. Ainsi, si l'intégration de nouvelles personnes est facilitée à son maximum, leur sortie l'est également. Il n'y a plus de frein à partir car cela ne représente plus une charge ni émotionnelle ni économique tant pour le collectif (qui perd quelqu'un mais conserve ses apports) que pour l'individu (qui ne remet pas en cause le collectif par son départ et peut emporter ce qui lui est utile). Une architecture conviviale s'adaptera ainsi mieux aux changements internes et externes et favorisera la contribution de tous à la structure. Elle sera résiliente, capable de muter, et ne s'acharnera pas à lutter contre les éléments pour survivre à tout prix. //__Pour aller plus loin :__ « """"La Convivialité"""" » Ivan Illitch // {{attach file=""CodeSocialorg768x442.jpg"" desc=""image CodeSocialorg768x442.jpg (20.5kB)"" size=""big"" class=""center"" caption=""Illustration du #CodeSocial - cc by sa - ChezNous""}} """"

La démarche #CodeSocial : pour formaliser les éléments fondateurs

D'abord imaginée par Mathieu Coste de ChezNous, cette méthode est désormais une marque collective dont chacun peut s'inspirer. Il s'agit d'une méthodologie de description de projet destinée aux membres qui souhaitent y contribuer. Le code social va reprendre et expliciter toutes les règles propres au fonctionnement de l'organisation : gouvernance, raison d'être, modalités de circulation des ressources, etc. En comprenant les engagements pris en rejoignant une organisation, il est ainsi plus simple d'y contribuer sereinement et en connaissance de cause.

* - Le #CodeSocial - toute comprendre !
"""" {{attach file=""GareCentrale_orIntranet_20171006145616_20171006130022.png"" desc=""image GareCentrale_orIntranet_20171006145616_20171006130022.png (0.2MB)"" size=""big"" class=""center"" caption=""Le Yeswiki - gare centreale d'Outils Réseaux""}} """"

La gare centrale, voie 9¾ d?une architecture inclusive

Développée dans le cadre de la formation Animacoop, la notion de « gare centrale » est un outil de gestion de projet interne qui capitalise l'ensemble des informations utiles aux membres du groupe. Il rend visible, transparente et accessible la gouvernance et la manière de s'y investir. Il s'agit généralement d'un espace en ligne, souvent sous forme de wiki, qui regroupe notamment :
  • Les éléments de définition et de gouvernance du projet,
  • Les dates de rendez-vous liés au projet,
  • La liste des ressources communes utiles au groupe (les « Communs »),
  • La liste des outils utilisés ainsi que leurs règles d'usage au sein du groupe (espaces de coécriture, services de stockage de document, listes de discussion mail, ...)
  • Un annuaire et une cartographie des membres du groupe
""""","Compostabilité des projets","Romain Lalande","CC BY SA","Romain Lalande","Non" 07/05/2019 11:50:13,07/05/2019 11:50:13,"De l'importance de penser la prise de décision","Dans une organisation ou un collectif, de très nombreuses décisions sont prises, sans que celles ci soient toujours explicitées pour le collectif. Le pouvoir se niche parfois dans des endroits insoupçonnés... Lorsque le service informatique d'une organisation décide des logiciels permis ou autorisés ""pour la sécurité"", sans aucun débat politique au sujet des outils, on peut penser qu'il s'agit d'un abus de pouvoir... Mais en général, cette question étant considérée comme un débat d'expert auxquels les néophytes informatiques n'ont pas d'idées légitimes à apporter, le débat démocratiques n'a jamais lieu. Par contre, les AG d'associations peuvent passer des heures à discuter du choix de la couleur de la salle de réunion ...","Prise de décision","Audrey Auriault, Romain Lalande","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS Romain Lalande","Non" 07/05/2019 11:51:24,07/05/2019 11:51:24,"Tous les sujets ne méritent pas des décisions collectives. "," - Il est indispensable que le collectif ne vienne pas brider l'initiative individuelle, mais au contraire l'encourager et l'amplifier. - Donner l'illusion de la décision, faire décider de tonnes de détails insignifiants est une excellente stratégie pour éviter de faire décider de l'essentiel.... - Quelqu'un a dit à propos des actions réversibles ""Si tu demande à quelqu'un de valider une petite décision, il va se faire un devoir de trouver la petite bête, si tu agis, il te remerciera de l'avoir fait à sa place""","Prise de décision","Audrey Auriault, Romain Lalande","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS Romain Lalande","Non" 07/05/2019 11:42:42,07/05/2019 11:42:42,"S'entourer de bon ""suiveurs""","""Il est commun de dire que c'est de la qualité de l'animation que dépend la vie d'une communauté. C'est bien entendu en partie vraie. Mais dans cette courte vidéo récréative, il est expliqué avec talent que le //leadership// est indispensable pour initier la chose, mais que sans suiveurs eux-aussi impliqués dans l'action, il n'en serait rien."" """"""""","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Non" 13/03/2019 14:27:12,13/03/2019 14:27:12,"Piloter à l'usage : de l'intention à l'attention","**Piloter en attention plutôt qu'en intention :** - Gérer un projet ""en intention"" : le coordonnateur prévoit dès le début les objectifs, le déroulement du projet, le calendrier, le budget... < c'est la méthodologie de projet traditionnelle > - Gérer un projet ""en attention"" : l'animateur crée des situations coopératives (faire se rencontrer les personnes, faire en sorte qu'elles se présentent, qu'elles puissent échanger...), être ensuite à l’affût et réactif (proposer des supports pour que ce qui a émergé de la situation coopérative puisse déboucher sur des projets, des actions, du travail coopératif...). < méthodologie de projet coopératif > L'animateur doit donc s'astreindre à se taire, à mettre ses idées de côté et plutôt privilégier une attitude d'écoute et d'observation. Par ailleurs, il doit mettre en place les conditions favorables pour faire émerger des besoins collectifs : par exemple un questionnaire dont les résultats sont partagés collectivement. Google Formulaire est parfait pour ça car il permet de traiter statistiquement les réponses et de créer des graphiques. Donner à tous en temps réel les résultats permet à l'animateur de ne pas garder le monopole de la vision globale : le groupe est rendu visible au groupe. ","Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne","Outils-réseaux","CC BY SA","Romain Lalande","Non" 04/06/2019 10:24:47,04/06/2019 10:24:47,"L'outil collaboratif n'existe pas","Lorsque l'on souhaite mener un projet de manière collaboratif, on peut être tenté de rechercher l'outil idéal, déjà pensé par d'autre et calqué sur nos besoins. Voici quelques éléments pour vous expliquer pourquoi **l'outil collaboratif par essence n'existe pas** et en quoi **effectuer un choix éclairé en la matière est indispensable** pour éviter les déconvenues. =====L'outil, un pharmakon===== La première chose à toujours avoir en tête, c'est que l'outil n'est qu'un outil. Il faut comprendre par là qu'il n'est pas animé d'une énergie propre : le stylo sur la table est une nature morte. Dans des mains humaines, il va transmettre l'intention de son utilisateur.ice et pourra faire : - ce pourqoi il a été conçu - //le stylo écrit// - ce pour quoi il a été détourné dans un sens - //le stylo devient le tuteur d'une plante// - ce pourquoi il a été détourné dans un autre sens - //le stylo est démonté pour servir de sarbacane afin de mitrailler les formateur.ices// Bernard Stiegler (Ars Industrialis) décrit ainsi l'outil comme un [[http://arsindustrialis.org/pharmakon pharmakon]] portant en lui trois propriétés faisant de l'outil à la fois : - Un remède vecteur d'émancipation, - Un poison source d'asservissement et - Un bouc émissaire qui camoufle les causes réelles de potentiels dysfonctionnements """"
"""" ===L'exemple de Trello=== Trello est un service en ligne de gestion des tâches. Il permet par exemple de lister certaines tâches en les rendant visibles à d'autres personnes, d'affecter des tâches à soi et aux autres, etc. A priori ses fonctionnalités peuvent en faire l'outil idéal pour mener un projet de manière collaborative. Reprenons la notion de pharmakon avec cette exemple : - **Trello le remêde : **dans une association d'éducation populaire, chacun a vu sur l'ensemble du tableur, chacun va voir ce qu'il reste à faire le matin, s'attribue lui même une tâche pour la journée, signale aux autres lorsque c'est fat et leur communique où retrouver toutes les information. Personne n'imagine fonctionner autrement tellement c'est idéal ! - **Trello le poison **: un nouveau manager débarque dans l'entrepôt logistique. Afin de mieux asseoir son autorité et de contrôler chaque minute de temps des salariés il utilise Trello. Le matin les salariés doivent s'y connecter pour consulter les tâches qui leurs sont assignées. Seul le manager peut agir sur l'outil, les salariés ne pouvant que regarder les tâches qui leurs sont attribuées. Tout le mone peut voir ce que les autres font ce qui est générateur de jalousie, de conflit et de sentiment de surveillance permanent. - **Trello le bouc émissaire :** dans une grande entreprise coopérative, Trello est utilisé pour se répartir les tâches sauf que tout le monde ne prend pas le temps d'y aller. Michel n'a pas réussir à s'inscrire puisque les mails vont dans les spams. Yves trouve que le fond d'écran vert c'est pas super génial niveau karma spectral. Au final rien ne va plus mais c'est la faute de l'outil. Pas de l'incapacité du collectif à accompagner Michel sur sa boite mail. Pas dans l'incapacité du collectif à valider leurs besoins et à faire des concessions sur le fond d'écran.Pas dans l'incapacité du collectif à poursuivre l'usage de son tableau blanc mis à jour à chaque pause café, parce que franchement c'est pas assez chouettos quand on fait d'ans l'innovation sociale coopérative et disruptive. """"
"""" =====Faire le deuil de l'outil qui collabore===== l'outil ne collabore pas, c'est un groupe humain qui décide de collaborer, qui apprend à le faire et qui finalement choisit ses en outils. Seulement alors, les outils deviennent collaboratifs, mais ne le sont jamais par essence. Cela pourrait paraître décevant, mais c'est finalement rassurant car l'outil que nous souhaitons pour collaborer sereinement est convivial : c'est l'outil qui nous permet de travailler au gré de nos envies dont nous voulons, pas celui qui travaille à notre place sans nous consulter et encore moins celui qui nous travaille. Pour aller plus loin sur la notion de convivialité (au sens d'Illitch), consultez [[https://interpole.xyz/?OutilsConviviaux2 la fiche dédiée]]. =====Co-élaborer le cadre d'usage des outils===== ====Formuler les usages==== L'outil collaboratif est donc à construire, et il est le fruit d'un choix négocié entre les différents univers culturels de ses utilisateurs. Utilisateurs, financeurs, webmaster et autres parties prenantes vont devoir se mettre d'accord et faire chacun des compromis entre la situation idéale et celle que chacun est à même d'accepter. Pour que l'outil s'approche au mieux des besoins réels, il est conseillé d'en décrire le plus précisément possible les usages attendus. Cela permet de formaliser précisément la nature du besoin sans se laisser influencer par des possibilité techniques déjà connues, des vieux codeurs qui rechignent à changer leurs habitudes ou des peurs irrationnelles d'utilisateurs qui pourraient peut-être être formés. Pour faciliter la définition des usages liés outils, trois choses peuvent aider : - Se mettre en tête qu'il existe une solution technique pour quasiment tout usage. la technique est en effet souvent un faux problème. - Formuler son usage à l'aide de la phrase ""En tant que... je souhaite que... afin que..."" - Définir les contextes de ces usages à l'aide d'un tableau à quatre entrées : Synchrone / Asynchrone et Présentiel / Distanciel. un tableau blanc peut parfois suffire alors même qu'on y aurait pas pensé ! Pour comprendre ces distinction, consultez [[https://interpole.xyz/?DifferentsEspacesTempsSynschroneAsynchron la fiche ""Différents espaces-temps""]] {{attach file=""ccbysa_cyrillegiquello_espacetemps.png"" desc=""image ccbysa_cyrillegiquello_espacetemps.png (59.6kB)"" size=""big"" class=""center whiteborder lightshadow zoom"" caption=""Illustration des contextes d'usages liés à différents outils - CC by SA - Cyrille Giquello""}} ====Choisir l'outil correspondant à ses usages==== Une fois les usages attendus formalisé, l'outil peut enfin être choisis. Vous en trouverez un certain nombre parmi [[https://interpole.xyz/?OutilsNum ces fiches]], que vous pouvez trier par usages. Vous devriez alors pouvoir effectuer des choix éclairés en la matière pour placer l'outil au service de vos usages. ====Définir des règles d'usage==== Il s'agit ici de traduire les usages formulés pour l'outil en des termes concrets qui correspondent à ses conditions d'usage optimales dans le contexte. On peut ici préciser un certains nombres d'éléments : - Les rôles associés à l'outil : qui l'administre ? qui l'utilise ? qui y a accès ? - Les éléments liés à la confidentialité : comment sont utilisés les données ? Qui peut consulter les informations qui y transitent ? - Comment l'utiliser efficacement : à quel moment notifier par mail ? Combien de message ais-je droit d'y poster ? A quelle fréquence dois-je m'y connecter ? Ces règles d'usage sont indispensable car c'est à travers elles que l'outil, s'il est convivial, s'adaptera réellement aux usages formulés par le collectif. Sans ces règles d'usage, impossible de paramétrer de manière adaptée l'utilisation de l'outil. {{attach file=""listeartefacts.jpg"" legend=""Je veux un exemple ! "" desc=""image liste.jpg (0.3MB)"" size=""medium"" class=""center whiteborder zoom"" nofullimagelink=""1"" link=""https://interpole.xyz/?UsageArtefacts""}} ====Ritualiser la remise en question du cadre d'usage==== Le cadre d'usage fixé un moment donné va nécessairement devenir obsolète avec le temps aussi, et afin de ne laisser nos fonctionnements être immobilisés par les usages du passé, il faut ritualiser des temps de remise en cause de ces règles. Il s'agira dés lors d'un processus itératif qui s'améliorera et s'adaptera en continue en s'appuyant sur chaque nouvelle expérience positive ou négative. Pour réinterroger, certains moments peuvent être particulièrement adaptés : les assemblées générales, les premières réunions de conseils d'administrations, les réunions d'équipes, la rentrée scolaire, etc. Lors de ces moments il convient de ré-itérer le processus d'outillage dés la phase d'expression des usages, ce qui peut potentiellement nous amener à changer d'outil. Il ne faut en effet pas hésitez à faire un bilan des vécus des uns et des autres vis à vis des outils expérimentés ou de besoin non remplis par les outils en places. ====Rendre visible le cadre d'usage==== Une fois définit, le cadre d'usage ne sera utile que s'il est communiqué, lisible et facilement accessible. Cela peut se faire en l'affichant dans l'espace commun, en l'intégrant à la page d'accueil ou à travers la mise en place d'une gare centrale (voir [[https://interpole.xyz/?LesGaresCentralesPourOrganiserEtRendre la fiche dédiée]]). =====On peut alors espérer...===== Si l'on prend le soin de rendre conviviaux les outils que l'on utilise, notamment lorsqu'ils sont numériques, nous pouvons espérer sans trop nous tromper qu'ils nous permettent : - De rester en lien même à distance - De produire localement des connaissances rendues disponibles mondialement - Nous organiser collectivement à un très grand nombre - Générer des metissages à même de relever de manière non violente les défis qui se posent à l'humanité - De bien vivre, dés maintenant =====Mais n'oublions pas...===== Nous finirons sur les outils comme nous avons commencé : l'outil collaboratif n'existe pas, c'est un groupe humain qui décide de collaborer. Si nous souhaitons mieux agir collectivement, c'est donc nos capacités individuelles et collectives à le faire qu'il faut développer. //Source de cette mise en mots : [[https://cocotier.xyz/wakka.php?wiki=OutilIdeal carte mentale]] de Laurent Marseault. //","L'outil au service du projet","Outil réseau, laurent Marseault, Romain Lalande","CC BY SA","Audrey Auriault /GARC.ESS Célia Goncalves / Animacoop Gatien Bataille Laurent Marseault Louise Didier Nicolas Geiger Romain Lalande Schmitt Florian Sylvain Boyer","Non"
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