Présentation
Animatrice de coopération et formatrice depuis 10 ans après 15 ans dans l'habitat
J'aime vivre et faire vivre l'expérience irréversible de la coopération, m'observer avec de plus en plus de tendresse et inviter et accompagner mes compagne.on.s de route à faire de même.
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Une méthode très rythmée pour apporter plein d'idées sur une problématique
Objectif
Réfléchir ensemble et débloquer une situation
Type d'outil
Animation de groupe
Pair à pair
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
30 à 60 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
En 45-60 min, le groupe passe par 6 étapes : présentation de la problématique par le·la porteur·euse, questions de clarifications, formulation de la demande au groupe, échanges et porteur·euse muet·te, idées retenues/plan d'action, cloture.
La méthode est bien détaillée et ne nécessite pas de grandes compétences d'animation pour être menée à bien.
Origine de l'outil
Cette méthode dérive de l'entrainement mental créé pendant la guerre 39-45 par Joffre Dumazedier et développé ensuite par le mouvement d'éducation populaire "peuple et culture".
Elle est utilisée un peu différemment dans le cadre de l'analyse de pratique professionnelle.
Une méthode par étape
Étape 0 : préparation (5 min.)
Au début de la rencontre, le groupe doit choisir:
un·e exposant·e, qui présente sa situation-problème : il est conseillé qu'elle prépare sa question en amont à partir de sa réflexion sur ce qu’elle vit comme difficulté dans sa pratique professionnelle.
un·e animateur·trice : gardien·ne de la méthode, du timing, assure le bon déroulement.
un·e secrétaire qui prendra les notes (ou fonction partagée sur pad)
Étape 1 : exposé de la problématique ou de la situation (5 min)
La personne qui a accepté de soumettre son problème expose le plus clairement possible la situation et son contexte. Elle exprime ensuite la façon dont elle définit le problème. Les autres membres de l’équipe écoutent. Cette étape se termine de la part de l'exposant par : (je souhaite que le groupe m'aide à...)
Étape 2 : clarification de la problématique (5 min)
Les membres du groupe formulent les questions pour bien cerner la situation. Ils·elles doivent, à cette étape, s’en tenir à des questions d’information factuelle (meilleure compréhension du contexte par exemple). La personne qui a exposé sa situation apporte les précisions ensuite.
Étape 3 : contrat - reformulation de la question (1 min)
La personne qui a exposé sa situation précise clairement ce qu’elle attend des autres membres du groupe. (je voudrais que le groupe m'aide à ....)
Les autres membres du groupe interviennent : donnent leurs impressions, réactions, interprétations... Ils proposent une façon de voir autrement la situation. Ils·elles peuvent faire des suggestions pratiques ou donner des conseils. La personne qui a exposé sa situation écoute et s'engage à ne pas intervenir. Elle a tout intérêt à noter par écrit ce qui lui paraît pertinent de retenir.
Conseil : si la personne qui a exposé se met un peu en retrait pour éviter les échanges de regards avec un des membres du groupe ça favorise la communication au sein du groupe.
Étape 5 : Synthèse et plan d’action (5–10 min)
La personne qui a exposé sa situation prend quelques instants pour finaliser en mini plan d'action des remarques exprimées par les membres du groupe (une synthèse personnelle de ce qu’elle retient). Pendant ce temps , les autres participant·e·s notent les idées et remarques qui peuvent leur être utiles dans leurs projets (idées transversales etc)
Après ce temps d'écriture, la personne qui a exposé sa situation présente son plan d'action, indique la façon dont elle entend donner des suites. Les autres membres du groupe n’ont pas à discuter des choix de la personne ou de son plan d’action ; ils·elles se comportent plutôt comme des témoins du cheminement de cette personne ; ils·elles peuvent exprimer leur soutien et leur encouragement. Sans oublier notre partenaire
Étape 6 : Évaluation et intégration des apprentissages, vécu (5 -10 min)
Pour fermer correctement la rencontre, il convient de faire un retour sur ce qui s’est passé. La personne qui a demandé de l’aide peut exprimer son vécu ; le groupe peut évaluer sa façon de procéder et, au besoin, y apporter des correctifs pour la prochaine rencontre. Il est conseillé de prendre quelques minutes pour noter individuellement ce que chacun retient de cette rencontre.
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Pour assurer le succès d’une telle démarche, l'animateur·trice rappelle les règles. Les participant·e·s apportent leur aide dans un esprit bienveillant et sans "juger". Cet exercice requiert de la part des utilisateurs·trices une attention aux autres. Ne pas faire d'intervention trop longue.
L'outil fonctionne à partir de 5 participants.
Il est possible d'enchainer 2 accélérateurs de projets mais pas plus. Cependant cela reste plus confortable de les espacer.
Points d'attention
Bien insister sur le fait qu'il ne faut pas, dans l'étape 4, s'adresser à la personne qui expose son projet. Eviter l'usage du "tu", "vous". Formuler les réactions comme si la personne était absente.
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Fonctionne très bien en visio accompagnée d'un pad pour prendre des notes des échanges.
Note : la personne qui a exposé peut alors couper sa caméra.
Lorsqu'on utilise un pad il est intéressant de de prendre les notes à 2. Cela permet à chacun des scribs de participer aussi et que ce qu'il dit soit noté par l'autre. Par ailleurs si le débit s'accélère, plusieurs idées peuvent être notées en même temps.
cf. fiche Prise de notes collaborative :https://interpole.xyz/?LaPriseDeNoteCollaborativeTrucsEtAstuc créations graphiques
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Nicolas Geiger, Marc Frèrebeau et Carine Lagarde
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Créer de l'interconnaissance : les participants se découvrent et se rencontrent.
Objectif
Réguler l'énergie
Créer du lien
Type d'outil
Exercices corporels ou sensoriels
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Plus de 30 personnes
Durée
moins de 10 min
10 à 30 min
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
1. Chacun·e écrit 2 choses sur soi-même sur une feuille de papier.
2. On en fait une boule de papier, qu'on jette dans la pièce
3. On ramasse une boule au hasard, on la déplie et on doit retrouver son auteur·e
Déroulé détaillé
Un jeu qu'on peut utiliser en energyser ou pour faire connaissance.
Chaque participant·e fait une boulette de papier avec une feuille sur laquelle il·elle a écrit deux choses qui la concernent, l'une physique, l'autre non visible. Puis, c'est la bataille de boules de papier ! Enfin, chacun ramasse une boule et doit retrouver son·sa propriétaire.
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
à éviter en trop petit groupe : il y en a toujours un pour ramasser sa boulette... et après il.elle l'échange avec un.e autre et... le jeu perd sa saveur...
Au moins 8/10 participant.e.s et moins on est nombreux, plus il faut organiser la retombée et le piochage des boulettes ;-))
Variantes et bonifications (notamment à distance)
En mode energyser : les descriptions physiques sur les boules de papier doivent être assez précises pour que la recherche aille vite.
En mode interconnaissance : les descriptions physiques doivent être moins précises pour inciter les participant·e·s à se parler davantage.
À la place des boules de papier, on peut faire des avions ! Ça vole et c'est beau :-)
Matériel nécessaire
Des feuilles et des stylos
Licence d'utilisation la ressource
CC 0
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Gatien Bataille l'inventeur, Sarah Gaucher la rédactrice
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Favoriser le sentiment de sécurité en validant un cadre de fonctionnement commun
Objectif
Ouvrir et clôturer
Décider ensemble et s'aligner
Type d'outil
Processus de gouvernance
Animation de groupe
Taille du groupe
De 2 à 5 personnes
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Plus de 30 personnes
Durée
10 à 30 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
1/ Expression des besoins individuels
2/ Tour de clarifiation et proposition de bonifications
3/ Tour d'objection
3/ Validation collective
4/ Se mettre d'accord sur le prochain temps de validation
5/ Vérifier régulièrement (ou à la fin de la réunion) avec les participant.e.s que les accords ont bien été respectés
Déroulé détaillé
Les accords de groupes peuvent se définir comme la formalisation d'un cadre collectif qui sécurise la participation des individus à un temps de réunion et qui permet ainsi de remplir les besoins individuels de chacun des participant.es.
Nous pouvons aussi les appeler "cadre commun".
1/ Expression des besoins individuels : "pour me sentir bien dans ce collectif ET que le groupe soit efficient pour ce temps donné j'ai besoin de..."
Chacun·e énonce son ou ses besoins, y compris les animateurs ou formateurs.
Les besoins peuvent notamment être :
- organisationnels (besoin de finir à l'heure, besoin de pouvoir m'assoir, besoin de connaitre le déroulé... )
- relationnels (besoin de se tutoyer, besoin que la parole circule de manière équilibré, besoin de ne pas être interrompu...)
- physiologiques (besoin de pauses régulière, besoin de ne pas rester assis toute la journée...)
- personnels (besoin de pouvoir regarder mes e-mails à la pause, besoin de ne pas être touché...)
1/BIS - Sur l'expression des besoins
On peut distinguer besoin et demande. Souvent, les personnes sont plus enclines à exprimer des demandes. Le/la facilitateurice peut aider à nommer le besoin qui se rattache à la demande. Elle/il peut aussi raccrocher les besoins par catégorie en s'aidant d'une carte des besoins.
2/ Tour de clarification : C'est l'occasion de relire les accords de groupe et de vérifier qu'ils soient claires pour tous.tes. Si besoin ils peuvent être discuter et clarifier. C'est également à ce moment là qu'ils peuvent être bonifiés.
3/ Tour d'objection : Si un·e des participant·e considère que le besoin des autres rencontre une de ses limites et va l’empêcher de trouver sa place dans le groupe, il·elle peut émettre une objection ET proposer une solution pour lever son objection.
Cette proposition alternative doit être acceptée par la personne qui a émis le besoin.
Puis la nouvelle version des accords de groupe est à nouveau soumise à objection par l'ensemble du groupe.
3/ Validation collective. Les accords sont adoptés collectivement, et tous les membres du groupe seront donc co-garants de leur respect.
L'adoption peut être matérialisée par le fait que chacun lève la main pour donner son accord ou fasse un signe particulier, dise oui... Une participation active à la validation permet de s'assurer que tou·te·s aient entendu et validé.
4/ Se mettre d'accord sur le prochain temps de validation/rediscussion des accords (prochaine réunion, formation...)
5/ Vérifier régulièrement (ou à la fin de la réunion) avec les participant.e.s que les accords ont bien été respectés, et si non, comprendre pourquoi (un des accords ne correspond pas aux besoins du groupe ou difficulté d'être co-garants...)
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Lors de la constitution du cadre collectif : pour chaque besoin dessiner une "case à cocher", permet de valider en fin de séance la tenue du contrat de manière plus simple et visuelle. Vous pouvez également les encercler entièrement dans un "cadre - bocal". La notion de cadre devient visuelle.
Points d'attention
La mise en place commune de cadre d'expression sereine ne garantie pas la conscience de moyens d'actions. Pour permettre au plus grand nombre d'être garant-acteur selon ses dispos et envies, afficher de manière visible un document reprenant les principales actions qui dérangent, le plus souvent entendues (discussions croisées, téléphone qui sonne...) et les moyens d'agir autrement ainsi que les points d'attention... Cette fiche peut être une base si le groupe qui se retrouve se l'approprie, l'adapte, la bonifie ...
Variantes et bonifications en plein air, dans la rue
Affichage permanent visible des situations qui entravent une expression et communication sereine et les moyens d'actions.... Ces fiches s'alimentent en permanence des situations (interactions)...
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Possibilité de proposer un temps créatif pour matérialiser ces accords de groupe et d'en faciliter l'ancrage. Variante particulièrement adaptée à des groupes d'enfants.
A distance, il est particulièrement utile de co-construire des accords de groupe pour préciser les règles d'une réunion en visio. Ou plus largement de l'usage des outils numériques d'un collectif.
L'animateurice peut enrichir et proposer des accords de groupe qui lui parraissent important :
- Faire de son mieux : rappel que ces accords sont un idéal mais il n'est pas toujours possible d'être parfaits (bienveillant, à l'écoute, à l'heure etc.)
- Règle des 2 pieds : être 100% là (sans regarder son téléphone, ses e-mails etc.) mais pouvoir s'extraire ou ne pas participer à une animation si autre priorité ou pas d'envie.
- Pouvoir prendre des photos : demander aux participants de pouvoir prendre des photos et leur proposer de nous indiquer personnellement s'ils ne sont pas d'accord afin de les "éviter"
- Règles sanitaires : lors de la crise du COVID il était également important de valider les usages en terme de sécurité sanitaire
Matériel nécessaire
Prise de notes sauvegardée
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Audrey Auriault complété par Laure Beyler, complété par Pascaline, Simon, Estelle (sur les besoins)
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Ouvrir un temps de rencontre et partager ses états émotionnels.
Objectif
Ouvrir et clôturer
Type d'outil
Animation de groupe
Taille du groupe
De 2 à 5 personnes
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
moins de 10 min
10 à 30 min
Faisable à distance ?
Il faut vraiment changer la méthode pour la faire à distance mais ça reste une bonne base
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
On étale toutes les cartes sur une table. Puis, on demande à chaque personne de choisir une carte noire et une carte rouge qui débutent deux phrases vraies pour elle. Par exemple : « Ce qui me rend joyeux, c'est ? de vous retrouver tous aujourd'hui. » et « Ce qui me fait peur, c'est ? le travail qui s'accumule. ».
Ensuite, chaque personne, lors d'un tour de parole, donne son prénom et les deux phrases qu'elle a construites (avec ou sans explication).
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Selon les variantes :
étaler toutes les cartes sur une table
ou
séparer les cartes, d'un côté les noires, de l'autre les rouges.
Variantes et bonifications en plein air, dans la rue
On fait tirer à chaque personne une carte noire et une carte rouge.
Ensuite, chaque personne, lors d'un tour de parole, donne son prénom et les deux phrases qu'elle a construites à partir des cartes tirées au hasard (avec ou sans explication).
On peut aussi faire choisir les cartes en les étalant avec comme consigne de choisir en fonction de l'état d'esprit dans lequel on arrive ce jour-là. Puis, faire tirer au hasard en portant l'attention sur l'atelier qui va démarrer.
Matériel nécessaire
Un jeu de cartes émotions.
Une table (selon les variantes).
Préparation du jeu de cartes émotions - Disposer d'un jeu de cartes à jouer (qui pourra difficilement servir à jouer aux cartes ensuite).
Imprimer les phrases traduisant des sentiments et en coller une par carte.
On colle les phrases « positives » sur les cartes rouges et les phrases « négatives » sur les cartes noires.
Les phrases peuvent se retrouver sur plusieurs cartes (ça dépend de combien vous avez de phrases et de cartes).
Des phrases correspondant à des sentiments « positifs »
Ce qui me fait rire, c'est ?
Ce qui me fait sourire, c'est ?
Ce qui me fait tripper, c'est ?
Ce qui me fait rêver, c'est ?
Ce qui me fait me lever le matin, c'est ?
Ce qui me fait du bien, c'est ?
Ce qui me fait pétiller la vie, c'est ?
Ce qui me rend joyeux, c'est ?
Ce qui me rend heureux, c'est ?
Ce qui me rend de bonne humeur, c'est ?
Ce qui me motive, c'est ?
Ce qui me donne la pêche, c'est ?
Ce qui me donne envie de continuer, c'est ?
Ce qui me donne confiance, c'est ?
Des phrases correspondant à des sentiments « négatifs »
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Permet d'amorcer des discussions et d'échanger sur nos représentations
Objectif
Réfléchir ensemble et débloquer une situation
(co)-produire
Poser le cadre et l'intention
Type d'outil
Processus de gouvernance
Animation de groupe
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
30 à 60 min
60 à 120 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Cette méthode permet de recueillir les représentations individuelles et collectives au sein d'un groupe.
Via des post-it, les participant·e·s répondent individuellement à des questions. On forme ensuite des sous-groupes : toutes les réponses liées à une question sont collectées et un sous-groupe se charge de les trier, analyser, discuter.... et restitue aux autres groupes.
Cette technique est particulièrement adaptée pour partager les besoins, les attentes individuelles, ainsi que les représentations en proposant par exemple les questions suivantes :
- Je souhaite m'impliquer au sein de ce projet/collectif/réseau parce que ...
- Pour m’impliquer au sein de ce projet/collectif/réseau j’ai besoin de...
- En m’impliquant au sein de ce projet/collectif/réseau j’ai peur de...
et/ou
- En m’impliquant au sein de ce projet/collectif/réseau je peux apporter...
- Selon moi l'action prioritaire à mener c'est ...
Travailler sur une analyse collective des représentations individuelles
Observer les mécanismes de collaboration dans un groupe
Résumé : L'entretien collectif vise à faire formuler aux participant·e·s leurs visions d'un ou plusieurs sujets en apportant 3 réponses à la même question puis en faisant dépouiller les participant·e·s par sous-groupes.
Le fait de pondérer les réponses selon leur occurrence ou leur caractère spontané ou réfléchi permet d’apporter des nuances et de réfléchir au processus de formulation de nos idées. Durée : 90 mn Matériel nécessaire :
Post-it de couleurs différentes (3 post-it de 3 couleurs différentes par participant.e par sujet)
Des grandes feuilles blanches de type paper-board
Feutres
Ressources : Nous avons hérité de cette méthode d'animation d'Elizabeth Clerc, formatrice aux Foyers Ruraux.
Méthode
Description des étapes : Décrire aux participant.e.s les objectifs de l'animation et expliciter les grandes étapes (sans révéler tout de suite que chaque question sera posée 3 fois).
1. Phase d'expression individuelle
Distribuer 3*3 post-it de la même couleur
1ère QUESTION
Donnez la consigne aux participant·e·s : "Numérotez les 3 post-it de couleur x (par exemple jaune): 1A, puis 1B et 1C dans un coin du post-it"
"Ecrivez une idée par post-it et d'écriture lisible"
Demander aux participant·e·s de prendre le post-it 1A
Poser la 1ère question, par exemple : "En tant qu'animateur.trice de projet collaboratif, je dois..."
La formulation de la question est primordiale, et doit toujours demander aux participant·e·s de répondre selon leur point de vue individuel (pas de cas général, ou pour les autres, on leur demande leur opinion personnelle)
Les participant.e.s complètent la phrase avec 1 idée ou 1 mot (pas plusieurs idées par post-it). Ils·elles peuvent aussi ne pas répondre.
Demander aux participant·e·s de prendre le post-it 1B
Poser exactement la même question que précédemment : "En tant qu'animateur·trice de projet collaboratif, je dois"
Expliquer aux participant·e·s qu'ils·elles peuvent donner une 2ème réponse ou exactement la même s'ils·elles veulent renforcer le poids de cette idée. Ils·elles peuvent aussi ne pas répondre.
- Demander aux participant·e·s de prendre le post-it 1C
Poser exactement la même question que précédemment : "En tant qu'animateur·trice de projet collaboratif, je dois"
Expliquer aux participant·e·s qu'ils·elles peuvent donner une 3ème réponse ou exactement la même s'ils·elles veulent renforcer le poids de cette idée. Ils·elles peuvent aussi ne pas répondre.
Truc et astuce : écrire la question de façon visible pour les participants en plus de la poser à l'oral. Si certain.e.s ont fini avant d'autres, p 2ème QUESTION
Donnez la consigne aux participant·e·s : "Numérotez les 3 post-it de couleur x (par exemple rose): 2A, puis 2B et 2C"
Demander aux participant·e·s de prendre le post-it 2A
Poser la 2ème question, par exemple : Je choisis le mode collaboratif pour mon projet parce que...
Les participant·e·s complètent de la même façon la phrase avec 1 idée ou 1 mot sur le post-it 2A (pas plusieurs idées par post-it). Ils·elles peuvent aussi ne pas répondre.
Répéter le processus avec 2.B et 2.C
3ème QUESTION
Poser la 3ème question, par exemple : Ce que je crains en tant qu'animateur·trice de projets collaboratifs
Répéter le même processus que précédemment avec les post-it de la 3ème couleur
2. Phase de dépouillement collectif en sous-groupe
Les participant·e·s se répartissent en 3 sous-groupes, chacun·e dépouillant une question.
Consigne : "Il s'agit d'analyser vos réponses en formant des grandes familles d'idées (ou patates) et en présentant le tout sur une feuille de paper-board lisible par tout le monde.
Vous devrez compter de 3 façons :
- Compter le nombre de post-it réunis par grande idée
- Compter le nombre obtenu par grande idée si A=3, B=2, C=1. Dans ce cas, on met en avant les idées arrivées en premier, donc la spontanéité
- Compter le nombre obtenu si A=1, B=2, C=3. Dans ce cas, on met en avant les idées arrivées en dernier, donc la réflexion
3. Restitution en grand groupe
Chaque groupe a 5 minutes pour présenter son analyse en terme d'idées et les résultats en fonction de la pondération.
Commentaire : Notre best-off en début de formation : analyser les représentations pour pouvoir les transformer éventuellement au long de la formation, mettre les participant·e·s en réflexion individuelle puis en sous-groupe, et en posture de collaboration.
A la fois outils d'analyse et illustration de nos méthodes pédagogiques
Variantes et bonifications (notamment à distance)Variantes :
Pour éviter la phase parfois complexe à comprendre la notation des post-it, utiliser les couleurs en fonction du niveau de spontanéité et non en fonction du sujet.
- faire pour chaque participant.es et chaque sujet un tas de trois post-it (rouge-jaune-vert par exemple)
- expliquer pour chaque sujet que leur première réflexion devra être écrite sur le post-it rouge (réponse la plus spontannée), puis la deuxième sur la jaune puis la troisième (s'il y en a une troisième) sur le post-it vert (réponse la plus réfléchie)
- ramasser tous les post-it à la fin du sujet et faire un tas à part pour ne pas les mélanger avec les autres. Par exemple sur la table ou le sous-groupe va réfléchir à la question.
Avantages :
- gain de temps et simplicité pour les participant.es
- les couleurs parlent d'elles-mêmes et la notation est du coup plus accessoire
Dans les petits groupes l'analyse de chaque sujet se fait plutôt collectivement.
Pour remplacer les post-it, on peut utiliser padlet (1 padlet par question). Ex : "Pour la question 1, je vous invite à ajouter votre/vos réponse·s en cliquant sur le lien du tchat". Puis enchaîner avec le lien vers le 2eme padlet pour la question 2. Ensuite, on répartit en sous-groupe et les participants discutent sur la base du padlet dédié à leur question.
Prolongements :
Il est important d'utiliser ces analyses pour rebondir tout au long de la formation et de faire le lien entre les représentations et les apports de contenus.
Nous avons également animé un entretien collectif à 70 personnes (mais sans la pondération)
A distance : Il est possible de faire la même chose à distance à l'aide d'un outils de tableau blanc (type jamboard de Google ou digiboard)
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Faire prendre conscience que le temps se partage
Objectif
Réguler l'énergie
Type d'outil
Animation de groupe
Taille du groupe
De 13 à 30 personnes
Plus de 30 personnes
Durée
moins de 10 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Lors d'une discussion, d'un temps de bilan, d'un chapeau de Bono, la petit phrase magique "je prends... je laisse..." permet de prendre la parole mais aussi de signifier clairement que je la redonne au groupe
Déroulé détaillé
Lors d'un temps d'échange durant lequel vous souhaitez que la parole circule. Posez la parole au centre et quand une personne souhaite parler, elle dit je prends. Cela a pour effet de signifier au groupe qu'il doit se placer en mode écoute sans interruption du locuteur·trice. Quand celui-ci·celle-ci a terminé, il·elle dit je laisse. Cela signifie explicitement qu'il·elle a terminé et qu'une autre personne peut "prendre".
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Bien spécifier la consigne avant de laisser tourner la parole. Nous devons échanger sur... L'objet de la prise de parole est de...
N'hésitez pas à préciser le temps pour chaque prise de parole et / ou le temps total de cette séquence.
Précisez si tout le monde doit obligatoirement s'exprimer.
Matériel nécessaire
rien
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Laurent Marseault
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Illustre de façon simple et rapide les difficultés de communication
Objectif
Ouvrir et clôturer
Créer du lien
Type d'outil
Exercices corporels ou sensoriels
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
Durée
moins de 10 min
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
On forme 3 à 5 groupes, chacun a une consigne différente :
mettre les chaises en rond
mettre les chaises dans une autre pièce
s'asseoir sur les chaises
mettre les chaises dos à dos
se mettre debout derrière le dossier de chaque chaise
...
La règle qui complique tout : la communication verbale n'est pas permise ;-)
Déroulé détaillé
On forme 3 à 5 groupes, chacun a une consigne différente (distribuer par des petits papiers bien pliés) :
mettre les chaises en rond
mettre les chaises dans une autre pièce
s'asseoir sur les chaises
mettre les chaises dos à dos
se mettre debout derrière le dossier de chaque chaise
...
La règle qui complique tout : la communication verbale n'est pas permise ;-)
Variante
Avant de distribuer les consignes, demander à chaque équipe de se trouver un nom et un cri de ralliement en 3 min
Puis, toujours avant de distribuer les consignes, demander à chaque équipe de dire son nom et de faire son cri et expliquer comment cela va se dérouler :
je vais vous distribuer les consignes, mais vous ne pouvez pas les regarder avant mon signal (quand toutes les équipes ont leur consigne), ensuite, vous aurez 3 min pour découvrir la consigne en équipe, vous pourrez vous concerter, puis, au 2ème signal, vous aurez 30 sec pour réaliser la consigne)
Remarques
aucune consigne n'est contradictoire
les groupes ne doivent pas savoir que les consignes sont différentes pour les autres groupes
Puis, prendre 5 minutes ou plus de débriefing suite au jeu. Ce jeu est un très bon support pour s'observer soi, l'autre et les groupes dans les réflexes d'action et d'urgence, observer nos postures en groupe : leaders, compétitifs, efficaces, conciliants, suiveurs, respectueux, pacifiques, réflexifs... Pour analyser ces postures, on peut se servir d'un tableau de la coopération (à télécharger ci-dessous)
Parmi les analyses observées fréquemment :
les consignes opaques/secrètes font remonter des réflexes de concurrence parmi les participant·e·s
il est possible d'imaginer d'autres formes de communication non-verbale
l'urgence nuit à la coopération des plus pacifiques
faire équipe (dans une petite équipe) pourrait nous rendre compétiteur avec les autres équipes
il y a plusieurs niveaux de coopération
des consignes différentes ne sont pas forcément incompatibles
...
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
Ce jeu qui déclenche facilement des comportements "bourrins" peut mettre des personnes en difficulté. Avec de jeunes adultes, attention aux débordements, certain·e·s ont mal vécu de se voir revenir en enfance, avec des comportements hors de contrôle. Il faut alors accompagner les débriefs pour réduire les jugements qu'ielles se portent à elleux-mêmes et rassurer sur la vitalité qui est à l'origine de ces comportements réflexes.
Variantes et bonifications (notamment à distance)
Possibilité de ne pas donner de consigne sur la communication verbale. On s'aperçoit que, bien souvent, les équipes n'en profitent pas pour communiquer entre elles :-)
Surtout, si pour faire les équipes, on a utilisé la Ligne Muette qui consiste à se classer par ordre de dates d'anniversaire (jour et mois) sans se parler !
Matériel nécessaire
3 à 6 chaises (idéalement, 1 chaise par membre d'équipe)
(marche aussi avec des coussins posés au sol)
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Nicolas Geiger et Alice Oechsner
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Energizer / créer du lien / débrancher le mental
Objectif
Ouvrir et clôturer
Réguler l'énergie
(co)-produire
Type d'outil
Exercices corporels ou sensoriels
Animation de groupe
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Participants volatiles
Durée
moins de 10 min
10 à 30 min
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Créer une machine animée et bruyante constituée de parties élémentaires (chaque membre du groupe), faisant chacune un geste et un bruit.
Déroulé détaillé
La personne qui lance la proposition énonce le but de l'activité :
Créer ensemble une machine infernale, c'est à dire une machine animée et bruyante constituée de parties élémentaires, faisant chacune un geste et un bruit.
Dans un espace dégagé (ex : une scène, un coin de la salle), une personne se met dans une position en faisant un geste bref associé à un bruit, qu'elle répète de manière régulière.
Puis, une deuxième personne la rejoint s'accroche à la première (ou se positionne à proximité en temps de covid) et produit son propre geste et son propre son, et se cale sur le rythme de la première.
Et ainsi de suite jusqu'à la dernière personne du groupe.
A la fin, on peut faire varier un peu les rythmes avant d'arrêter la machine.
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
L'animateurice (ou la personne qui veut lancer l'animation) énonce clairement la consigne au début et commence en faisant la première pièce de la machine.
Eviter de se prendre trop au sérieux.
Matériel nécessaire
Aucun
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Martine et Alice O
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Un jeu de reprise en mouvement, dou et dans l'écoute (mais aussi plutôt fun !)
Objectif
Réguler l'énergie
Créer du lien
Intelligence émotionnelle
Type d'outil
Exercices corporels ou sensoriels
Animation de groupe
Taille du groupe
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
moins de 10 min
Faisable à distance ?
Cette méthode se base bien trop sur le présentiel pour être adaptée à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Les yeux fermés, les participant.e.s sont des mouches qui veulent retrouver la Maman Mouche Muette. Ils/elles se déplacent à l'aveugle dans l'espace jusqu'à trouver la Maman Mouche Muette et se blotir contre elle.
Déroulé détaillé
L’animateur demande aux participants de fermer les yeux et de se balader dans l’espace (ils peuvent mettre leur mains devant eux s’ils sont plus rassurés). L’animateur va choisir la Maman Mouche Muette en touchant la tête d’une personne, celle-ci est ainsi la seule à savoir qu'elle est la Maman Mouche. La Maman mouche muette ne parle pas et ne bouge pas.
Tout les autres se promènent, en ayant toujours les yeux fermés. Quand une mouche rencontre une autre mouche, elle dit ‘bzz-bzz?’. Si l’autre répond ‘bzz-bzz’, c'est que ce n’est pas la mouche muette et les deux continuent leur chemin. Quand une mouche rencontre la maman-mouche-muette, elle devient elle aussi muette, s'arrête de marcher et se colle à elle. Le jeu se termine quand tout le monde se retrouve blotti contre une mouche muette et qu’elles forment un gros paquet.
Conseils de mise en œuvre et pièges à éviter
L'animateur est là pour sécuriser l'espace, pour veiller à ce que personne ne s'éloigne ou se cogne. Il peut aider les dernières mouches à s'approcher du groupe lorsque c'est trop long (sifflement, petit bruit,..). Si le groupe est plus nombreux, il faut alors être plusieurs à assurer le bon déroulement du jeu et à garantir – en ayant les yeux ouverts- la sécurité des aveugles !
Points d'attention
Si une personne est trop mal à l'aise à l'idée de jouer à ce jeu, il est possible de la positionner en observateur extérieur.
Une fois le jeu terminé, on offre un temps d'échange court sur les ressentis de chacun.e, y compris de l'observateur s'il y en avait un.e
Matériel nécessaire
Aucun
Références, lien utile ou ressource pédagogique liée:
Source : Centre de Coopération Alter Ego www.alterego-cooperation.fr
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Sarah Gaucher
Valeur ajoutée / utilité de l'outil en une phrase
Favorise l'interconnaissance, permet à chacun.e de dire ce qu'il.elle sait faire
Objectif
Créer du lien
(co)-produire
Autre
Type d'outil
Animation de groupe
Pair à pair
Taille du groupe
De 2 à 5 personnes
De 6 à 12 personnes
De 13 à 30 personnes
Durée
10 à 30 min
30 à 60 min
Faisable à distance ?
Ca s'adapte bien à distance
Difficulté de mise en œuvre
Résumé du déroulé (500 caractères)
Il s'agit d'une sorte de bilan de compétence collectif où chacun.e est inviter à partager ce qu'il.elle sait faire et a envie de faire avec le groupe et ou dans le cadre du projet (savoirs, savoirs-faire et savoirs-être...)
Chaque participant.e.s aura 4 cases pour se dire au groupe :
Ce qu'il faut faire pour le projet et que je sais faire
Ce qu'il faut faire pour le projet et que je ne sais pas faire
Ce qui n'est pas indispensable pour le projet mais que je sais faire
Ce que j'ai envie de vous partager, ma pépite, mon grain de folie
Déroulé détaillé
L'animatrice.eur partage le paper board en 4 parties :
Dans la partie en haut à gauche, il.elle écrit : "Ce qu'il faut faire pour le projet et que je sais faire"
Dans la partie en haut à droite, il.elle écrit : "Ce qu'il faut faire pour le projet et que je ne sais pas faire"
Dans la partie en bas à gauche, il.elle écrit : "Ce qui n'est pas indispensable pour le projet mais que je sais faire"
Dans la partie en haut à droite, il.elle écrit : "Ce que j'ai envie de vous partager, ma pépite, mon grain de folie"
Puis, il.elle distribue à chacun.e au moiins 4 post-it de couleurs différentes sur lesquels il.elle demande aux participant.e.s de répondre aux 4 consignes écrites au tableau
Quand tout le monde a fini d'écrire sur les post it, chaun.e passe à son tour au tableau pour lire ses post-it et les coller dans la case correspondante.
Références, lien utile ou ressource pédagogique liée:
Les 4 cases ont pour objectif de permettre à chacun.e,du plus confiant au plus humble, d'oser dire ce qu'il.elle a envie de partager et faire avec les autres, c'est vraiment une invitation à se dire, à oser : l'accueil de la parole est donc essentiel et que les choses soient posées dans une case ou une autre n'a pas vraiment d'importance. Ce qui n'empêche pas d'encourager les plus timides et de freiner les plus prolixes pour qu'il.elle.s laissent quand même un peu de place aux autres.
Licence d'utilisation la ressource
CC BY SA
Aut·eur·rice·s ou historique des contributions
Alice O, Coop'Osons à l'Ouest 2014