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Description de la ressource :
  • Accords de groupe autour de l'outil / Un outil = un usage / il existe forcément déjà un outil qui réponde à notre usage
  • Les gares centrales pour ne pas se perdre / rendre visible
Thématique de la ressource : L'outil au service du projet
Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
DansCetteSectionCreerDesFichesPour (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
créée le 24.09.2018 à 14:26, mise à jour le 07.05.2019 à 16:35.
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5 POURQUOI

Type de carte : Animation
Complexité de mise en œuvre : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
5pourquoi_5pourquoi_nb_400-150x150.jpg
Usage : Questionner en profondeur une problématique avant de chercher des solutions.
Mot clé : #questionner
Taille du groupe : De 6 à 15 personnes
Nombre de participant minimum : 7
Nombre de participant maximum : 12
Durée : Une demi-journée
Durée minimale : 15
Durée maximale : 60
Principe de la recette : Avec cinq questions commençant par « pourquoi », on essaie de requestionner la problématique d’une personne ou d’un groupe.
Synthèse du déroulé : 1. Poser une première question commençant par “Pourquoi …?”
2. Reformuler la réponse en vérifiant avoir bien compris et reposer une question commençant par pourquoi
3. Refaire la même chose plusieurs fois pour bien comprendre la problématique et aller au fond des choses.
5PourquoI (Métacarte), écrite par WikiAdmin
créée le 29.05.2019 à 19:49, mise à jour le 01.07.2019 à 22:13.
Nom du temps fort' : Rencontres MousTic

2011-03-23 - Rencontres MousTic

Description : Faire découvrir et partager les expériences, projets et réflexions en matière d'usages sociaux et sociétaux des TICs (Technologies de l'Information et de la Communication) sont les objectifs des rencontres Moustic, depuis 12 ans
Date approximative : 23.03.2011
20110323rencontresmoustic_tout.png
20110323RencontresMoustic (Notre histoire)
créée le 25.09.2018 à 15:28, mise à jour le 25.09.2018 à 15:28.
Nom du temps fort' : Un DLA de fous en Indre-et-Loire

2015-05-05 - Un DLA de fous en Indre-et-Loire

Description : Outils réseaux a brillamment remporté un appel d'offre pour accompagner un DLA « outils numériques ».
On a parlé outils numériques bien sûr mais également coopération. Et surtout un bon groupe s'est créé ainsi qu'une belle dynamique dont plusieurs associations bénéficient encore.
Par exemple, plusieurs d"entre nous bossent ensemble sous le nom d'Osons . Et l'association ATABLE a créé une version numérique de son guide pour manger bio et local entièrement essaimable en CC-BY-SA.
Et plein d'autres choses encore :-)
Date approximative : 05.05.2015
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Contributeur.trice.s ayant contribué à ce moment :
101105UnDlaDeFouEnIndreEtLoire (Notre histoire)
créée le 21.09.2018 à 11:06, mise à jour le 12.10.2018 à 12:19.
Nom du temps fort' : Création du wiki ressource DLA-cooperation

2015-12-01 - Création du wiki ressource DLA-cooperation

Description : Suite à un accompagnement DLA mené par Sarah (Cré-sol) et Romain (Artefacts) à Tours, l'espace ressource de l'accompagnement devient un espace de mutualisation de ressources autour du numérique, de l'animation et de la coopération utilisé dans le cadre de multiples formations et accompagnements entre décembre 2015 et Août 2017.

Au court de cette période, d'autres personnes sont amenées à y contribuer (Alice du Cré-Sol notamment).
Date approximative : 01.12.2015
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Contributeur.trice.s ayant contribué à ce moment :
CreationDuWikiRessourceDlaCooperation (Notre histoire), écrite par WikiAdmin
créée le 16.09.2018 à 15:57, mise à jour le 22.09.2018 à 12:55.
Nom du temps fort' : Naissance des rénovateurs⋅trices Animacoop

2016-01-15 - Naissance des rénovateurs⋅trices Animacoop

Description : Animacoop essaime !
Issu de la formation d'outils-réseaux à Montpellier, prolongée par Tiriad sur Brest, 2 nouveaux collectifs d'organiation se montent : l'un à Paris, l'autre à Gap.
Le groupe de formateurices est alors d'une dizaine de personnes, et le 1er boulot consiste à "rénover" les contenus de la plateforme de formation à distance.
Avec environ 7 à 8 jours d'avance sur l'ouverture des modules, nous avons tout relu et actualisé de fond en comble !

Au fur et à mesure de l'évolution du groupe et des besoins, les rénovateurs se sont ensuite transformés en CIA : Collectif Inter-Animacoop
Date approximative : 15.01.2016
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Contributeur.trice.s ayant contribué à ce moment :
20160115NiassancesDesRenovateurstrices (Notre histoire)
créée le 20.09.2018 à 21:11, mise à jour le 20.09.2018 à 21:12.
Nom du temps fort' : Création de l'espace ressource d'Osons

2017-09-01 - Création de l'espace ressource d'Osons

Description : Le collectif Osons, composé de quatre Tourangeaux.elles crée son espace ressource, partageant des fiches outils, des formats d'animation, des réponses à appel d'offre et des mémoires d'interventions diverses.
Date approximative : 01.09.2017
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Contributeur.trice.s ayant contribué à ce moment :
CreationDeLEspaceRessourceDOsons (Notre histoire), écrite par WikiAdmin
créée le 16.09.2018 à 15:29, mise à jour le 22.09.2018 à 12:54.
Nom du temps fort' : Fork de l'Ebook coop-tic

2018-08-23 - Fork de l'Ebook coop-tic

Description : Cet espace est un fork (une copie) de http://ebook.coop-tic.eu .
Il reprend, améliore, ajoute des ressources destinées aux animateurs de réseaux et projets coopératifs générateurs de communs.

Mais pourquoi avoir forké ?
  • Pour redonner vie à ces super contenus figés par la fin d'un projet européen.
  • Pour pouvoir ajouter des contenus et fonctionnalités supplémentaires.

Ce qui ne change pas
  • La possibilité de générer des ebook en epub et pdf à partir de sélections de contenus
  • Les parcours qui vous proposent des sélections et organisations de contenus

Ce qui change
  • La possibilité d'écrire en mardown
  • La possibilité d'exporter des contenus en mardown
Date approximative : 23.08.2018
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20180823ForkDeLEbookCoopTic (Notre histoire), écrite par RomainLalande
créée le 25.10.2018 à 10:58, mise à jour le 25.10.2018 à 10:58.

Accompagnement d'un réseau associatif sur la mutualisation d'une fonction employeur

Nature de l'action menée : Accompagnement
Nombre de participants : De 16 à 30 personnes
Durée de l'action : Plus d'une semaine au total
Niveau d'avancement de l'action : Terminée
Degré de réussite de l'action :
Année de mise en oeuvre : 2017
Description de l'action : La mission a consisté à accompagner l'association Biocentre sur 2 sessions de respectivement 5 jours (2 intervenantes) et 9 jours (3 intervenants). Ce réseau de statut associatif est une organisation interprofessionnelle promouvant la filière Bio en région Centre Val de Loire, rassemblant en son sein 7 associations syndicales départementales et les institutions agricoles. Il s'agit donc de faire vivre une organisation complexe, dont le projet associatif ambitieux est élaboré démocratiquement par 7 conseils d'administrations (une quarantaine de bénévoles) et le plan d'actions très concret est mis en oeuvre par une quinzaine de salariés.

La première mission a permis d'initier une démarche de longue haleine :
- récréer des espaces collectifs d'expression et d'écoute mutuelle,
- de revisiter collectivement et de faire évoluer le projet associatif,
- de partager des constats, notamment en matière de culture militante commune et de nature des difficultés rencontrées par les salariés à la mise en oeuvre du plan d'actions.
La seconde mission a permis de mettre en oeuvre une médiation employeurs / salariés et d'initier un travail de priorisation du plan d'actions.
Auteur.trice(s) de la ressource : Alice Oechsner
Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
    AccompagnementDUnReseauAssociatifSurLaMu (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
    créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

    Action numérique jeunes Vendôme - Parcours Numériques

    Nature de l'action menée : Formation
    Nombre de participants : De 6 à 15 personnes
    Durée de l'action : Plus d'une semaine au total
    Niveau d'avancement de l'action : Terminée
    Degré de réussite de l'action :
    Année de mise en oeuvre : 2016, 2017
    Description de l'action : La ville de Vendôme souhaitais développer une action de formation pour des jeunes 16-30 ans interessés par le numérique et a fait appel à Artefacts.
    Les objectifs de l'action :
    • Sensibiliser aux enjeux du numérique au quotidien et en matière d?accès à l?emploi.
    • Apporter des compétences socles pour appréhender les nouvelles technologies et faire du numérique un facilitateur à l?inclusion et à l?innovation sociale.
    • Créer une appétence à se former dans le domaine du numérique ou initier un intérêt à créer une activité.
    • Valider et préciser l?intérêt et les plus values potentielles de démarches d?appropriation du numérique par les jeunes du quartier des Rottes. Adapter les enjeux sociétaux du numérique au réalités locales.

    Du fait des difficultés rencontrées, nous avons assez peu documenté afin de ne pas perdre trop de temps dans une action mal engagée. En revanche, nous avons beaucoup appris suite à de multiples soucis que vous pouvez retrouver dans le bilan joint
    Auteur.trice(s) de la ressource : Catherine Lenoble, Malvina Balmes, Romain Lalande
    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
    Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
      ActionNumeriqueJeunesVendomeParcoursNume (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
      créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

      Analyse croisée

      De quel type d'outil s'agit-il ? : Petits outils d'animation
      À combien de participants cet outil est-il adapté ? : De 2 à 5 personnes
      Description de l'outil : se déroule sur 45 ou 60 minutes
      En binôme,

      Objet : analyser son projet, aidé par une tierce personne qui aide à accoucher, verbaliser son analyse.
      De manière séquentielle, chaque membre du binôme expose son analyse (sur la moitié du temps puis on interverti) .
      Un angle doit être choisi pour fournir une grille d'analyse.
      Par exemple :
      • En quoi Le projet support est-il ou coopératif et/ou collaboratif et/ou participatif ? Ou pas ...
      • Quelle est la part de controle/planification et de "chaos" dans mon projet ...
      • Quelle est la part d'actifs / réactifs, d'observateurs repérés ?
      • Ou sont les communs partagés dans vos projets cad vos ressources, visibles , ré-utilisables ? commun = licences libres / ouvertes
      Matériel nécessaire : une fiche pour poser par écrit son analyse : papier ou numérique
      Aut·eur·rice·s de la ressource : Pierre-Yves Cavellat
      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
      Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
      Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
      AnalyseCroisee (Les techniques et formats d'animation)
      créée le 07.05.2019 à 11:33, mise à jour le 07.05.2019 à 11:36.

      Animation d'une réunion de parents et animateurs d'une école démocratique

      Nature de l'action menée : Animation d'un temps collectif
      Nombre de participants : De 6 à 15 personnes
      Durée de l'action : Une demi-journée
      Niveau d'avancement de l'action : Terminée
      Degré de réussite de l'action :
      Année de mise en oeuvre : 2018
      Description de l'action : Il sʼagissait dʼanimer une réunion entre parents et animateurs de lʼécole démocratique « Objectif 100 % » à Tours.
      Lʼidée était de faciliter lʼélaboration et la construction partagée de solutions aux problèmes soulevés lors de la réunion.
      Un certain nombre de sujets sensibles avaient préalablement été identifiés :
      • effectifs et ratio adultes /enfants,
      • approche pédagogique libérale ou plus cadrée,
      • résultats mesurables dans la progression des enfants,
      • tarif de la participation aux frais de scolarité,
      • déménagement de lʼécole.
      Dans les jours précédent la réunion, un questionnaire avait été soumis aux élèves (appelés « membres »).
      Déroulement
      13 personnes présentes.
      1 – Lʼintervention a débuté par une ouverture sous forme de météo .
      2 – Les participants ont ensuite reçu cinq post-it (2 roses, 2 bleus et 1 beige) avec pour consigne dʼécrire
      • 2 choses que jʼaime dans cette école (une par post-it rose),
      • 2 choses que je nʼaime pas dans cette école (une par post-it bleu),
      • 1 chose que je voudrais changer dans cette école (sur le post-it beige).
      Ces questions faisaient partie du questionnaire auquel les membres avaient répondu. Cette information nʼa pas été donnée aux participants.
      Les participants ont ensuite positionné chaque post-it en les rassemblant par thématique abordée.
      3 – Jʼai ensuite demandé aux participants de repérer parmi les post-it exposés, sʼil y en avait avec lesquels ils ne se sentaient pas en accord.
      Le seul point sur lequel nʼexistait pas de consensus total au sein du groupe était le rapport entre liberté et cadre.
      4 – Nous avons donc eu recours à un débat mouvant sur la base de la proposition « La liberté ne se conçoit que sans contraintes ».
      Lʼexpression des uns et des autres a permis de dégager un accord sur le fait que la liberté de chacun ne peut être vécue sereinement par tous que dans le respect d'un cadre minimum et des règles qui l'accompagnent.
      5 – Les participants ont alors pris connaissance des réponses données par les membres au questionnaire.
      Ils ont échangé sur les réponses apportées par eux même et par les membres.
      6 – Sur la base de la proposition « énoncez trois idées permettant de mettre en œuvre, au sein de lʼécole, le principe énoncé à la fin du débat mouvant » nous avons vécu lʼanimation pyramide .
      Après les deux premières phases individuelles, les participants étaient regroupés en quatre groupes, puis deux, de manière à aboutir à 6 propositions.
      Le caractère vague de la proposition initiale était destiné à faciliter la créativité. Cependant, le nombre de questions de clarification sur cette proposition montre quʼelle nʼétait pas assez explicite pour certains.
      À la fin de la pyramide, le groupe a spontanément synthétisé les six propositions.
      Ceci a marqué la fin de lʼanimation. Le groupe abordant ensuite, de manière plus traditionnelle, rapidement dʼautres points de lʼordre du jour. En anticipant mieux cette fin de réunion avec le commanditaire, jʼaurais pu mettre en place une clôture digne de ce nom.
      Auteur.trice(s) de la ressource : Sylvain Boyer
      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
      Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
        AnimationDUneReunionDeParentsEtAnimateur (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
        créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

        Animation des dispositifs coopératifs : freins et facilitateurs

        Auteur de la fiche : Outils-réseaux
        Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
        Description : animer

        Ce qui freine

        • Manque de participation.
        • Au niveau des outils.
        • Au niveau de l'animateur.
        • Au niveau du projet.
        • Manque de temps.

        Ce qui facilite

        • Au niveau des personnes.
        • Au niveau des outils.
        • Au niveau de l'animation.
        • Au niveau des projets.
        • Les neuf lois de la coopération.

        1. Ce qui freine


        Freins
        Eric Grelet - CC By Sa

        Principal écueil : manque de participation (situation de non-collaboration).

        Au niveau des personnes

        • Manque de temps : pour s'approprier ces outils, pour s'en servir.
        • Peur du regard des autres, du jugement (des pairs), d'être ridicule.
        • Problème d'écrit, de langue.
        • Déconnexion au réel (trop virtuel, quelles personnes et quel(s) projet(s) sont derrière l'outil ?).
        • Difficulté à changer ses pratiques pour s'adapter à celles du groupe (résistance au changement).
        • Problèmes de droits d'auteur, propriété intellectuelle, peur de se faire piller les infos, la perte de pouvoir réelle ou ressentie liée au partage de l'information.
        • Difficulté d'appropriation des outils, peur de la technique :
          • Peur de la difficulté.
          • Peur des outils internet.
          • Ordinateur = compliqué.
          • Hétérogénéité par rapport à l'appropriation des outils.
        • Accès difficile à internet :
          • Débit lent.
          • Logiciels obsolètes.
        • Difficulté à se loguer :
          • Perte du mot de passe.
          • Perte de l'adresse du site.
        • Manque de motivation par rapport au projet, ne voient pas dans le projet le lien avec leurs intérêts personnels :
          • Peur que les messages soient mal interprétés.
          • Habitude d'un fonctionnement centralisé.
          • Contexte institutionnel.

        Au niveau des outils

        • Peur des outils, de la difficulté, interface pas assez ergonomique : l'ordinateur pose problème.
        • Matériel, connexion vétuste.
        • Protection, identification.
        • Pas adaptés aux besoins.
        • Mise en place pas assez progressive, ne prenant pas assez en compte les différentes étapes de la vie du groupe.
        • Difficulté à faire passer par l'écrit tout ce qui relève de l'émotionnel, second degrés.
        • Plusieurs outils pour le même usage.
        • Besoin du support papier, de concret.
        • Des outils trop compliqués.
        • On ne voit pas comment participer.
        • Évolution trop rapide des outils (visuels, fonctionnalités).

        Au niveau de l'animateur

        • Trop de sollicitation (Urgent ! à valider, question mal dirigée).
        • Omniprésence ou absence de l'animateur.
        • Messages trop longs, trop d'information, pas clairs.
        • Fondateur = fossoyeur.
        • Salarié : le financement du poste prend le pas sur les objectifs du réseau.
        • Pas assez à l'écoute des besoins du groupe.
        • L'animateur fait au lieu de faire faire.
        • Confusion dans les rôles : animation, leadership, facilitateur.

        Au niveau du projet

        • Dérive éthique, risque de rupture.
        • Représentation institutionnelle (perte de pouvoir réelle ou ressentie liée au partage de l'information).
        • Démobilisation : mauvaise appréhension de l'implication.
        • Difficulté à percevoir concrètement le projet, ses résultats.
        • Pertinence du projet.
        • Vocabulaire : niveau de jargon partagé ?
        • Complexification : les participants ne voient plus la globalité.
        • Réseau qui s'institutionnalise.
        • Niveau d'engagement trop élevé.
        • Manque de visibilité : du temps nécessaire, de l'intérêt du projet, de la finalité du projet.
        • Pas de leader.
        • Pas de traces de l'histoire du projet.

        Le temps

        • Manque de temps :
          • pour l'appropriation des outils
          • pour participer au projet.
        • Différences de rythme : salariés / bénévoles.

        2. Ce qui facilite

        Au niveau des personnes

        • Rencontres physiques, convivialité.
        • Évaluation par l'estime, citer tous les contributeurs
        • Mixer les publics (cf. forum).
        • Réduire les risques à participer, permettre la sortie et la multi-appartenance : procédure d'adhésion simplifiée, possibilité de désengagement !
        • Cercle vertueux de la motivation :
          • Projet / action qui a du sens
          • se sentir capable
        • Contrôlabilité :
          • Engagement cognitif.
          • Persévérance.
          • Réussite.
        • Réconcilier intérêt individuel et intérêt collectif.
        • Rendre visible les mécanismes.
        • Stratégie gagnant/gagnant.
        • Questionner les personnes sur leurs objectifs.
        • Accueil des nouveaux, parrainage.
        • Des supports techniques : savoir où se trouve le référent technique, avoir des modes d'emploi, des rubriques d'aides.

        Au niveau des outils

        • Des règles de conduite.
        • Nétiquette.
        • Mise en place progressive.
        • Simplifier !!! Masquer des fonctionnalités.
        • Mode d'emploi, rubrique d'aide, formations...

        Au niveau de l'animation

        visibilite
        • Rendre visible l'activité du groupe : synthèse, reformulation, historique, rendre visible ce qui se passe dans les sous-groupes, actus régulières : résumés (TST)
        • Incitation forte pour faire évoluer les habitudes : mettre uniquement les CR sur wiki, faire des fautes volontaires dans le nom des gens
        • Des animateurs "professionnels" :
          • Métiers émergents.
          • Séparer les fonctions d'animation et de facilitation.
          • Savoir-être plus que savoir-faire.
          • En éveil permanent.
        • Synthétiser, reformuler, jardiner.

        Au niveau du projet

        • Proposer un historique, un carnet des événements.
        • Minimiser les besoins de départ : mettre en ligne des productions inachevées.
        • Maîtrise des tâches critiques : compromis entre souplesse et pérennité du système, le projet doit se suffire d'un minimum de contributions.
        • Fonctionner en attention plutôt qu'en intention : laisser émerger des thèmes, des projets, en étant à l'écoute du groupe, définir des objectifs et non les résultats attendus.
        • Analyse du risque : volonté de réussite ou peur d'échouer ?
        • Définition des finalités et du pilotage (Matrice Sagace).
        • Objectifs clairs, charte.
        • Productions : Licences libres pour en faire des biens communs.

        Les 9 lois de la coopération

        • Réduire les risques à participer.
        • Abaisser le seuil de passage à l'acte.
        • Biens non consommables et environnement d'abondance.
        • Les communautés qui durent convergent vers la coopération.
        • L'évaluation par l'estime.
        • Minimiser les besoins de départ .
        • Minimiser les risques d'échec par la maîtrise des tâches critiques.
        • Le temps des opportunités.
        • N'oublier aucune des règles !

        Abaisser le seuil de passage à l'acte

        Le passage à l'acte chez l'être humain correspond à un basculement brutal

        • Logiciel libre :
          • Donner l'autorisation d'utilisation et de modification a priori grâce à une licence plutôt que d'imposer une demande d'autorisation avant toute action est un autre exemple d'éléments qui facilitent le passage à l'acte. (Jean-Michel Cornu)
        • Tela Botanica :
          • L'inscription est libre, gratuite et facile.
          • Utilisation Forum et Wiki.
        • Incitation à la participation par des exercices simples :
          • Faire une faute volontaire sur un nom de personne pour la faire réagir et l'inciter à corriger par elle-même.

        Biens non consommables et environnement d'abondance

        • Tela Botanica : projet Flore de France Métropolitaine.
          • Issu du travail d'une personne : travail de nomenclature et taxonomie sur 75 000 noms.
          • 55 599 fiches modifiées par les membres du réseau.
          • Ajout de 46 794 noms vernaculaires (plusieurs langues).

        Les communautés qui durent convergent vers la coopération

        convergence
        • S'associer très en amont pour éviter la concurrence en aval.
          • GNU/Linux.
            • GNU et Free Software Foundation : 1985 .
            • Linux : 1991.
          • projet Flore de France Métropolitaine : 2001.

        L'évaluation par l'estime

        • Tela : Projet compilation d'articles botaniques (25674 articles).

        • De Boissieu Henri - Un acer hybride nouveau pour la flore française. - 1912 - dendrologie, plante hybride, acer x bormulleri, localité, p. 77-78 - Société Botanique de France, Bulletin de la Société Botanique de France, Bull. Soc. Bot. Fr. (1904), Tome 59 - Fascicule 1 - Saisie : Jean TIMBAL -Art. n°13807.

        • Delahaye Thierry, Henze Gaston, Lequay Arthur - Les orchidées de Monthoux - 1996 - Savoie, Avant-pays, Acéracées, acer monspessulanum, Fabacées, Argyrolobium zanonii, p. 15-19 - Départ./Région : 73 - Société Mycologique et Botanique de Chambéry, Bull. de la sté Myco et Bota de la Région Chambérienne, N°1 - Saisie : Sylvie SERVE - Art. n°479.

        • Delahaye Thierry, Lequay Arthur, Prunier Patrice - Les découvertes botaniques de nos sociétaires en 1996 - 1997 - Savoie, violacées, Viola collina, loranthacées, Viscum album, acéracées, acer monspessulanum, joncacées, Juncus arcticus, liliacées, Erythronium dens-canis, p. 31-32 - Départ./Région : 73 - Société Mycologique et Botanique de Chambéry, Bull. de la sté Myco et Bota de la Région Chambérienne, N°2 - Saisie : Sylvie SERVE - Art. n°495.

        Minimiser les besoins de départ

        • Linux a commencé par réutiliser le code et les idées de Minix (la totalité du code de Minix a été abandonnée ou réécrite complètement depuis).
        • Exemple "Cathédrale et Bazar" : Fetchmail basé sur popclient et Fetchpop.
        • Tela :
          • Récupération d'un travail de synonymie de M. Kerguelen sur 75 000 noms.
          • Récupération de nombreuses base de données constituées par des amateurs.
        • Mettre en ligne des documents inachevés car ils peuvent être améliorés par des contributeurs. Si on attend l'achèvement du document pour le mettre en ligne, la dynamique de réseau ne va pas s'enclencher.

        Minimiser les risques d'échec par la maîtrise des tâches critiques

        • Loi de Brooks : "Le fait d'ajouter des gens à un projet logiciel en retard, le retarde encore d'avantage" : la complexité augmente, quant à elle, comme le nombre d'échanges et donc comme le carré du nombre de personnes.
        • Tela Botanica :
          • L'association contractualise des partenariats et assume les responsabilités.
          • Les salariés fournissent des outils et des services et assurent la permanence.
          • Les membres du réseau montent des projets et donnent du sens au réseau.
          • Le comité de pilotage assure la coordination et valide les décisions.

        L'analyse du risque

        • La peur d'échouer fait prendre un minimum de risque. On est alors tenté de tout blinder, c'est d'ailleurs une des caractéristiques actuelles : tout est balisé, verrouillé (notamment juridiquement). Au sein de certaines administrations par exemple, il existe un manque d'ouverture qui est le reflet d'un fonctionnement mental rigide.
        • A l'inverse, vouloir réussir suppose de mettre en oeuvre des moyens pour atteindre le but qu'on s'est fixé. Cette démarche renvoie à un schéma mental beaucoup plus ouvert et dynamique.

        Auteurs : Association Outils-Réseaux et tous ses stagiaires
        Crédits illustrations sous licence Creative Commons : CC-By Outils-Réseaux - CC-By Éric Grelet - CC-By Ell Brown - CC-By Cea - CC-By Marc Smith
        AnimationDesDispositifsCooperatifsFreins (Méthodes), écrite par WikiAdmin
        créée le 23.10.2013 à 10:42, mise à jour le 02.09.2014 à 12:55.

        Appropriation sociale du numérique, communs et politique publique, retours sur l’expérience de la Ville de Brest

        Témoignage : Un article publié dans la revue netcom
        aussi mis en ligne sur "Coopérations "

        (licence de netcom cc by nc nd)
        Auteur de la fiche : Michel Briand
        Licence d'utilisation la ressource : Autre licence libre (préciser en description)
        Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
        Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
        AppropriationSocialeDuNumeriqueCommunsEt (Les récits d'expérience et retours d'usage)
        créée le 17.09.2018 à 15:42, mise à jour le 17.09.2018 à 15:42.

        A propos des décisions à distance (Loomio, Framavox...)

        Description de la ressource : Un certain nombre de décisions peuvent être prises à distance afin d'alléger les réunions en présence et laisser la place au débats complexes.

        Les décisions à distance peuvent notamment être très utiles :
        • pour les décisions courantes
        • pour garder trace des décisions et des débats y ayant amené

        Les décisions à distance ne nous paraissent pas très adaptées pour :
        • Les décisions critiques.
        • La levée des oppositions dans la décision par consentement (un peu laborieux à distance)

        Une hypothèse à valider ou invalider par plus d'observation serait qu'il est plus facile de refuser et de dire non à distance : il est possible qu'un certain nombre de décisions refusées en distance ne le seraient pas en présence (pas très scientifique, mais instinctif comme analyse :-) )

        A lire :

        • Les retour d'expérience de Loomio par Osm France / Anis à Lille
        Thématique de la ressource : Prise de décision
        Auteur.trice(s) de la ressource : Audrey Auriault, Romain Lalande
        Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
        Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
        Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
        AProposDesDecisionsADistanceLoomioFram (Notions et concepts clés), écrite par RomainLalande
        créée le 07.05.2019 à 12:00, mise à jour le 07.05.2019 à 17:09.

        Après une réunion à distance

        Description de la ressource : Cette fiche traite des spécificités de la réunion à distance. Mais des essentiels de l'animation de réunion se trouvent dans les fiches sur l'animation en présence .

        Renvoyer un mail

        Pour reboucler avec le lancement, rappeler la prochaine date, dire que c'était sympa, extraire de la prise de note les quelques éléments clés, remettre le lien vers le document CR / le mettre en PJ. Cela réintègre aussi les absents et permet d'avoir des traces sur la durée.

        Remettre en forme les notes

        Pour sortir un CR des notes brutes. penser à l'exporter / le stocker dans un endroit rendu accessible à tous.

        Se rencontrer en physique

        Des fois on échange en visio mais on se voit jamais. Se rencontrer, ça change tout ça crée une étrange convivialité "on se connaît mais on se connaissait pas".

        Se programmer une pause

        Au moins 30mn de pause après l'animation afin d'être en état de se remettre à travailler sur autre chose

        Evaluer et tirer les leçons

        Si le tour de clôture ou les échanges en off après la réunion amènent des éléments d'améliorations pour les prochaines visio prenaient les comme des cadeaux ! L'animateur peut même tendre cette perche en proposant en debrief collectif ou individuel de la visio sur le fond ET la forme.
        Thématique de la ressource : Animation de réunions à distance
        Auteur.trice(s) de la ressource : Cécile Favé, Marika Bernier, Louise Didier, Romain Lalande
        Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
        Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
        Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
        ApresUneReunionADistance (Notions et concepts clés), écrite par RomainLalande
        créée le 07.05.2019 à 15:46, mise à jour le 07.05.2019 à 16:04.

        Associations - s'organiser grâce aux outils numériques

        Nature de l'action menée : Formation
        Nombre de participants : De 6 à 15 personnes, De 16 à 30 personnes
        Durée de l'action : Entre deux et trois jours au total
        Niveau d'avancement de l'action : Terminée
        Degré de réussite de l'action :
        Année de mise en oeuvre : 2017
        Description de l'action : La plupart des petites associations ont une connaissance superficielle et une utilisation parcellaire des outils numériques. Elles se sont appropriés les outils de communication tels que les emails et, dans une moindre mesure, Facebook. En revanche, elles sont beaucoup moins nombreuses à connaître et à utiliser, sans parler de les maîtriser, d'autres types d'outils numériques.

        Dans le même temps, beaucoup de ces associations sont confrontées à des questions d'animation du collectif, de gouvernance, de suivi des actions, etc. Or, de nombreux outils existent qui pourraient répondre sur le plan technique à ces besoins.

        L'enjeu de cette intervention est de permettre à ces structures :
        • d'identifier, parmi le panel d'outils existant, ceux qui sont pertinents pour chacune d'entre elles ;
        • de se former à l'utilisation de plusieurs outils numériques simples ;
        • d'apprendre à mettre en adéquation avec leurs besoins les usages et les outils adaptés.

        Un espace ressource a été créé durant l'accompagnement : http://osons.cc/outilsnumeriques41/wakka.php?wiki=Page1
        Lien vers la documentation de l'expérience : https://partage.osons.cc/s/55me2CY2hu7beIS
        Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande, Sylvain Boyer
        Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
        Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
          AssociationsSOrganiserGraceAuxOutilsNum (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
          créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

          Atelier aux Grands Voisins - Expérimenter la prise de décision collective sur des budgets

          Témoignage :

          Contexte


          Audrey du GARC.ESS, collectif francilien qui accompagne la dynamique de coopération entre les résidents des grands Voisins, a invité Simon Sarazin à partager son expérience en terme de prises de décisions collectives début 2018.

          Le format expérimenté

          Simon a rapidement proposé de tester « en présentiel » les outils de prise de décision en ligne qu’il expérimente depuis quelques années au sein de collectifs Lillois. En réalité, c’est surtout les méthodes de prise de décision associées à ces outils qui ont été amenées aux participants.

          Sur un effectif de 25 personnes, trois groupes ont été constitué autour d’une problématique commune : « Vous avez un budget de 10 000€, et vous devez décider des projets que vous souhaitez financer avec cette somme ».

          Au sein de chaque groupe, une méthode différente est proposée :
          • Groupe 1 - Sans méthode : aucune méthode / outil n’est proposé, ils sont laissés totalement libres du mode de prise de décision.
          • Groupe 2 – Avec Cobudget : chacun dispose d’une fraction de la somme, chacun peut proposer un projet s’il le souhaite, et chacun affecte ensuite sa somme sur les différents projets.
          • Groupe 3 – Avec loomio : chacun fait une proposition de projet avec un budget, puis chacun va pouvoir voter pour/pas pour/abstention ou opposition ferme sur chaque projet.

          A la fin du délai imparti (20mn), nous avons fait le tour des décision prises avant de terminer par un retour de chacun sur la méthode/outil qu’il avait vécu.
          image cobudget_manuel.png (53.1kB)
          Fichier source distribués aux participants pour cobudget
          image Loomio_manuel.png (85.2kB)
          Le fichier source Loomio distribué aux participants
          image cobudget_GV.jpg (1.0MB)
          exemple de décision co-budget en physique

          Les enseignements


          Le format a bien fonctionné, les participants en ont retiré que chacun des groupes disposant d’une méthode avaient réussis à prendre une décision, bien qu’elle ne soit pas nécessairement la meilleure.

          Le groupe 1 n’ayant aucune méthode, il n’a pas pu prendre de décisions dans les délais impartis, mais a eu l’avantage de prendre le temps de négocier des critères de sélection des projets. Il est donc finalement apparu qu’une solution hybride serait de s’approprier une méthode tout en se mettant d’accord en amont sur des guides afin que les choix correspondent bien à des enjeux exprimés par le collectif.

          Un frein a été d’expérimenter ces méthodes sur des projets factices qui ont certainement biaisé l’expérience, mais même avec du recul il semble compliqué de mener ce format sur des sujets de budget réels, qui sont potentiellement des sujets «brûlants».

          image G1_GV_sans_methode.jpg (1.3MB)
          Le groupe 1 en plein travail
          image GV_cobudget.jpg (1.3MB)
          Le groupe 2 en pleine action
          image GV_Loomio.jpg (1.1MB)
          Le groupe 3 en action
          Auteur de la fiche : Romain Lalande - sur un concept, une animation et une expérimentation de Simon Sarazin
          Licence d'utilisation la ressource : CC 0
          Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
          atelierauxgrandsvoisinsexperimenterlapr_vignette_atelierauxgrandsvoisinsexperimenterlapr_gv_loomio.jpg
          Format d'animation expérimenté :
          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
          AtelierAuxGrandsVoisinsExperimenterLaPr (Les récits d'expérience et retours d'usage), écrite par RomainLalande
          créée le 06.05.2019 à 15:56, mise à jour le 06.05.2019 à 15:56.

          Atelier cohésion d'équipe

          Nature de l'action menée : Animation d'un temps collectif
          Nombre de participants : De 6 à 15 personnes
          Durée de l'action : Une demi-journée
          Niveau d'avancement de l'action : Terminée
          Degré de réussite de l'action :
          Année de mise en oeuvre : 2017, 2018
          Description de l'action : Déjà 2 ateliers de cohésion d'équipe ont été organisés au sein de la SCOP Odyssée Création.
          Ils ont à chaque fois rassemblé 10 entrepreneur.e.s-salarié.e.s, venu.e.s pour partager un moment convivial et se découvrir autrement que par nos activités professionnelles.

          Convaincu.e.s que la coopération naît de rencontres humaines joyeuses et que la confiance nécessaire au travail d'équipe s'acquiert par le plaisir à être ensemble, cet atelier proposait d'expérimenter des jeux coopératifs et créatifs permettant de tisser du lien entre les coopérateurs/trices. Néanmoins, les mêmes jeux ont permis à chacun de tester sa propre posture coopérative. Nous prêtons alors attention à ce que l'activité ne renvoie pas une vision trop contrastée des "bonnes pratiques" (et par comparaison des mauvaises) grâce à une approche qui invite à prendre en compte les avantages et les inconvénients des différente postures.

          Veillons à entretenir nos liens car le sentiment d'appartenance à un collectif est un puissant carburant pour développer nos activités respectives ! Et pouvoir se soutenir les un.e.s les autres est une grande force !
          Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher ; Alice Oechsner
          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
          Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
            AtelierCohesionDEquipe (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
            créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

            Atelier professionnel participatif au festival Terres du Son

            Nature de l'action menée : Animation d'un temps collectif
            Nombre de participants : De 6 à 15 personnes
            Durée de l'action : Une demi-journée
            Niveau d'avancement de l'action : Terminée
            Degré de réussite de l'action :
            Année de mise en oeuvre : 2015, 2016, 2017
            Description de l'action : Dans le cadre du festival de musique Terres du Son, qui se déroule chaque année au Domaine de Candé à Monts (37) début juillet, une journée spéciale rassemblant des professionnels du milieu culturel est organisée.

            Un atelier de 2h à 3h permet à ces derniers d'échanger autour de sujets liés à l'ESS :
            - "agir en local et favoriser l'ancrage territorial" (en 2014)
            - "le rôle du secteur culturel dans l'ESS et la prise en compte des monnaies locales" (en 2015)
            - "la prise en compte d'une alimentation éco-responsable dans nos événements" (en 2016)

            Cet atelier se base sur l'implication active des participants. Il est ainsi proposé une animation très participative : débats mouvants, travaux de groupes, jeux de découverte sur les thèmes abordés... La convivialité est un enjeu fort dans le cadre proposé !

            Cette journée est également l'occasion d'échanger avec des partenaires, de découvrir des acteurs locaux et de visiter le site du festival en avant-première.
            Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher
            Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
            Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
              AtelierProfessionnelParticipatifAuFestival (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
              créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

              Ateliers de la coopération - à destination d'acteurs associatifs ruraux

              Nature de l'action menée : Formation, Animation d'un temps collectif, Education populaire
              Nombre de participants : De 16 à 30 personnes
              Durée de l'action : Une semaine au total
              Niveau d'avancement de l'action : Terminée
              Degré de réussite de l'action :
              Année de mise en oeuvre : 2016
              Description de l'action : Action assez peu documentée par manque d'intérêt et de participants, mais réponse disponible.
              L'association ID 37 portant le DLA en Indre et Loire organise des ateliers de la coopération en novembre et décembre 2016.
              Ces ateliers, qui se déroulent sur 1⁄2 journée chacun, ont pour but de donner les moyens aux associations de mettre en place des coopérations au sein de leur structure et avec leurs partenaires en accompagnant la mise en place d'outils concrets.
              Il s'agit donc de proposer et expérimenter avec les participants des outils immédiatement mobilisables leur permettant de développer les dynamiques de coopération sur le territoire. Les modules proposés doivent pouvoir être suivis séparément les uns des autres et porter sur des thématiques différentes, chacune d'elles permettant de transmettre des outils spécifiques facilitant la coopération.
              Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande, Sarah Gaucher
              Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
              Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                AteliersDeLaCooperationADestinationDAc (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                Ateliers sur la coopération à l'IUT Carrières Sociales de Tours

                Nature de l'action menée : Formation
                Nombre de participants : Plus de 30 personnes
                Durée de l'action : Une demi-journée, Une journée
                Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                Année de mise en oeuvre : 2016, 2017, 2018
                Description de l'action : Chaque année, les 80 étudiants du DUT Carrières Sociales de Tours, répartis en 4 groupes, vivent 1/2 journée de formation sur l'animation coopérative de groupe.

                Dans la suite de l'intervention du Cré-sol sur les pôles de coopération, chaque groupe peut vivre et tester la conduite coopérative de réunion, dans le but de découvrir et goûter à des outils et méthodes utiles. Cet atelier vise à identifier les ingrédients nécessaires à la coopération à travers des temps de jeu, de transmission de connaissances et de mise en situation. Chacun.e peut ainsi commencer à construire son "outilthèque" de la coopération et pourra progressivement l'intégrer dans ses projets menés en collectif.
                Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher
                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                  AteliersSurLaCooperationALIutCarrieresS (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                  créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                  Audrey Auriault /GARC.ESS

                  Présentation : Membre du Groupe d’Accompagnement et de Recherche Coopératif en Économie Sociale et Solidaire. Bon d’accord : ce nom à rallonge était surtout une excuse pour s’appeler GARC.ESS !
                  Plus concrètement, nous accompagnons les pratiques collaboratives : comment travailler ensemble, en coopération, dans une équipe, un réseau ou un projet. Et comment prolonger ces dynamiques de groupes à distance grâce aux outils numériques.
                  J'anime ou facilite, selon les cas :
                  • La formation Animacoop à Paris, et des formations plus courtes
                  • La démarche de gouvernance partagée aux Grands Voisins où nous avons nos locaux depuis janvier 2017-vaste, épineux, et passionnant projet lié aux communs!
                  • Le collectif Transiscope, le portail web de la transition : transiscope.org
                  Et pleins d'autres projets super intéressants!!!!
                  audreyauriaultgarcess_photoaa.jpg
                  Code postal : 04400
                  Ville : barcelonnette

                  Téléphone : 0615463987
                  Site Internet : http://garcess.org
                  AudreyAuriaultGarcEss (Les contributeurs)
                  créée le 25.09.2018 à 15:22, mise à jour le 20.06.2019 à 00:05.

                  Avancer avec les Plus Petits Précieux Pas Possibles (méthode des 5P)

                  Description de la ressource : Il y a deux types de projets : ceux de longue haleine (bâtir une barre d’immeuble) et ceux qui sont quasi immédiats (organiser la prochaine réunion).

                  Dans les gros projets si l'on se met tous d’accord sur tout et qu'on n'agit que quand c’est décidé, quand on commence à agir, la situation a évoluée et on est plus dans le contexte du départ.

                  Pour contrer cet effet : l’idée du petit pas qui va dans le sens de la valeur ajoutée définit. Ça permet d’avoir avancé de manière rationnelle, d’avoir acter quelque chose de concret, de visible.

                  Pour aller plus loin : https://www.reussite-personnelle.fr/kaizen-la-methode-des-petits-pas/
                  Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne, Organisation et gestion du temps
                  Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
                  Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                  Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                  Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                  AvancerAvecLesPlusPetitsPasPossiblesMet (Notions et concepts clés), écrite par RomainLalande
                  créée le 06.10.2018 à 14:20, mise à jour le 07.05.2019 à 16:38.

                  Avant une réunion à distance : la préparation

                  Description de la ressource : Cette fiche traite des spécificités de la réunion à distance. Mais des essentiels de l'animation de réunion se trouvent dans les fiches sur l'animation en présence .

                  Choisir la réunion en visio ... ou pas !

                  La visio : pas adaptée à tous les contextes

                  • La fréquence des réunions
                  Préférer le téléphone pour des groupes qui ne vont se réunir qu'une fois pour ne pas faire découvrir voire installer un nouvel outil à usage unique. La visio est particulièrement intéressante pour les groupes qui se réunissent régulièrement sans pouvoir rejoindre le même lieu physique.
                  • Les sujets traités
                  Une réunion à distance est particulièrement adaptée pour des temps d'information descendante. Les sujets sensibles et les débats seront réservés aux temps en présence.
                  • Le temps disponible
                  La réunion à distance fait gagner du temps aux participants qui s'épargne le déplacement. Mais n'oublions pas pour autant le temps de préparation de l'organisateur / animateur qui peut être rallongé par ces conditions particulières.
                  • L'aisance informatique des participants
                  On peut imaginer plusieurs degrés de participation :
                  • voir et écouter de manière passive
                  • être plus actif nécessite souvent de savoir jongler entre plusieurs outils : avoir image, le son, lire et écrire dans le pad, jouer avec le clavardage, consulter un document ...
                  Vous adapterez donc le nombre et la complexité des outils à la capacité du groupe à les intégrer : n'en faites pas trop !

                  Se préparer en tant qu'animateur

                  Monter une petite équipe d'animation

                  Animer une réunion à distance seul est compliqué,il y a trop de choses auxquelles penser (distribution de la parole, prise de note, contenu,...). C'est physiquement possible, mais déconseillé si on veut prendre soin de soi. N'hésitez-pas à définir des rôles au sein de l'équipe à l'avance lorsque c'est possible (gestion du temps, distribution de la parole, questions techniques, ...).

                  Se préparer à avoir la pêche

                  A distance l'animation demande encore plus d'attention et d'énergie. Il vaut mieux s'être vraiment mis en condition (sieste, repas léger, journée pas trop chargée,...). Un calcul (à retrouver) disait qu'une heure de visio dépensait autant d'énergie que....

                  Avant d'animer à distance... commencer en présence !

                  Animer une réunion ça s'apprend et il est plus pertinent de démarrer son rôle d'animateur en présence. Les étapes et points d'attention clés de l'animation de réunion sont similaires en présence et à distance. Les particularités de la distance viennent simplement complexifier l'animation.

                  Informer

                  Bien préparer l’ordre du jour

                  L'ordre du jour à distance est encore plus indispensable qu'en présence pour que les participants sachent pourquoi il viennent. Attribuer des types de temps à chaque point (prise de décision, échange, information descendante). Tout cela devrait permettre à chacun de savoir quand s'exprimer et quand être à l'écoute.

                  Effectuer un envoi en amont

                  Envoyer un mail à l'avance, le lien vers la visio du jour J en invitant les gens à se connecter plutôt avant, précisez une solution de replis en cas de technique défaillante. Propos un petit moment collectif d'apéro pré-réunion, introduire des éléments qui permettent de prendre soin du moment (régler la luminosité, ...). Systématiquement remettre les instructions pour ceux qui n'auraient jamais utilisé / vécu ce type de moment ("cliquez sur le lien", ...). Ce doit être des informations très courtes, mais ça doit être présent tout le temps pour être simple à trouver. . . La technique n'est pas agréable pour tout le monde, alors pensez à mettre une bonne dose d'enthousiasme dans votre message !

                  La logistique

                  Valider la technique en amont, rassurer sur la technique

                  Afin d'éviter les déboire, mieux vaut prévoir un temps où chacun puisse tester son matériel, se familiariser avec l'interface. Ce temps peut être organiser 20minutes avant la réunion, il est particulièrement utile pour les nouveaux participants, mais peut aussi servir au groupe de se dire bonjour et d'échanger quelques blagues ou nouvelles avant de passer au sujet du jour ! Pour les novices, afin de dédramatiser la complexité de l'outil, une première réunion sans ordre du jour formel peut permettre de se mettre le pied à l'étrier, par exemple sous forme d'un apéritif distant, chacun devant son écran :p

                  Lancer en amont un document de co-écriture en ligne

                  Vous pouvez créer un document partager (framapad par exemple et mettre le lien vers ce document dans le mail, en pensant ajouter en haut du pad les éléments de connexion. Attention c 'est plus facile si les participants ont déjà utilisé ce type de document à distance sinon ça ajoute une difficulté (avoir deux fenêtre,...). Il y a vraiment un temps à part entière pour adopter cet outil. Malgré ces difficultés potentielles, l'usage d'un document commun où écrire n live est un indispensable car il permet à tous de focaliser son attention sur un espace commun, et de pouvoir réagir en direct à la prise de note / d'y intervenir l'écrit lorsqu'une intervention orale n'est pas indispensable.

                  Savoir à l'avance qui participera

                  Quand on peut savoir qui va être là, ça permet de penser l'animation plus en détail. En fonction du nombre de personnes, de leur niveau d'interconnaissance, du sujet, de l'heure, on pourra plus facilement adapter l'animation (laisser la parole plus ou moins, prendre plus ou moins de temps sur le tour de table,...).

                  Préparer un plan B

                  la technique étant ce qu'elle est, si au bout de 15mn (grand maximum) la solution A ne fonctionne pas, passez au plan B (conférence téléphonique par exemple) !

                  S'assurer des conditions matérielles

                  Quelques conditions sont à réunir pour réussir sa réunion à distance :
                  • Que chacun ait un micro, un casque et puisse se trouver dans un environnement calme le temps de la réunion
                  • Que chacun sache couper son micro et le réactiver (astuce qui peut être partagé en début de réunion)
                  • Ne pas présumer des capacités techniques des participants (vérifier avec délicatesse auprès des participants que l'on connait le moins leur aisance / craintes sur les outils et le cas échéant les accompagner pour une meilleure prise en main)
                  Thématique de la ressource : Animation de réunions à distance
                  Auteur.trice(s) de la ressource : Cécile Favé, Marika Bernier, Louise Didier, Romain Lalande
                  Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                  Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                  Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                  AvantUneReunionADistanceLaPreparation (Notions et concepts clés), écrite par LouisE
                  créée le 07.05.2019 à 15:43, mise à jour le 07.05.2019 à 16:13.

                  Balmes Malvina

                  Présentation : Coopératrice au sein d'Artefacts, j'apprends depuis 5 ans beaucoup de choses sur un nouveau territoire (la Touraine) avec une forte envie de le partager.
                  Code postal : 37000
                  Ville : Tours

                  Téléphone : 06 37 06 97 33
                  BalmesMalvina (Les contributeurs)
                  créée le 17.09.2018 à 15:23, mise à jour le 17.09.2018 à 15:23.

                  Bataille de boules de papier

                  De quel type d'outil s'agit-il ? : Petits outils d'animation
                  Pour quel usage utiliser cet outil ? : S'énergiser, Se rencontrer, se présenter
                  À combien de participants cet outil est-il adapté ? : De 6 à 15 personnes, De 16 à 30 personnes, Plus de 30 personnes
                  Description de l'outil : Un jeu qu'on peut utiliser en energyser ou pour faire connaissance.
                  Chaque participant.e fait une boulette de papier avec une feuille sur laquelle il/elle a écrit deux choses qui la concernent, l'une physique, l'autre non visible. Puis, c'est la bataille de boules de papier ! Enfin, chacun ramasse une boule et doit retrouver son/sa propriétaire.

                  Pour voir le format en vidéo :
                  Matériel nécessaire : Des feuilles et des stylos
                  Variantes : En mode energyser : les descriptions physiques sur les boules de papier doivent être assez précises pour que la recherche aille vite.
                  En mode interconnaissance : les descriptions physiques doivent être moins précises pour inciter les participant.e.s à se parler davantage.
                  Aut·eur·rice·s de la ressource : Gatien Bataille l'inventeur, Sarah Gaucher la rédactrice
                  Licence d'utilisation la ressource : CC 0
                  Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
                  Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                  BatailleDeBoulesDePapier (Les techniques et formats d'animation)
                  créée le 09.06.2019 à 20:55, mise à jour le 18.06.2019 à 11:24.

                  Biocentre : Animation d'une journée "filière"

                  Nature de l'action menée : Animation d'un temps collectif
                  Nombre de participants : Plus de 30 personnes
                  Durée de l'action : Une journée
                  Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                  Degré de réussite de l'action :
                  Année de mise en oeuvre : 2017
                  Description de l'action : A l'invitation de l'association Biocentre (Interprofessionnelle de l'agriculture bio en région Centre Val de Loire et association des Groupements d'Agriculteurs Biologiques - FNAB), des producteurs, transformateurs, distributeurs se sont retrouvés une journée pour améliorer leurs démarches de filière.
                  En coconstruction avec la conseillère technique, nous avons proposé des ateliers thématiques par filière et des temps d'interconnaissance dans une ambiance conviviale.
                  Auteur.trice(s) de la ressource : Alice
                  Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                  Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                    BiocentreAnimationDUneJourneeFiliere (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                    créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                    Brainstorming en file indienne

                    De quel type d'outil s'agit-il ? : Petits outils d'animation
                    Pour quel usage utiliser cet outil ? : Produire (Co-produire, écrire collectivement) , S'énergiser, Autre
                    À combien de participants cet outil est-il adapté ? : De 16 à 30 personnes, Plus de 30 personnes
                    Description de l'outil : Un outil de brainstorming qui met en mouvement le corps et l'esprit !
                    Il a été découvert par Simon lors d'une formation BAFD et redécouvert lors d'une animation aux Grands voisins avec Audrey Auriault, Simon Sarazin et Romain Lalande.

                    Utilité
                    Ce petit outil d'animation permet à un groupe d'exprimer toutes ses idées ou représentations autour d'un sujet. Il est particulièrement adapté quand vous souhaitez effectuer un brainstorming avec un groupe sans passer par une séquence qui nécessite trop d'écoute.

                    Déroulement
                    • Demandez au groupe de se positionner en deux files indiennes parallèles, face à un grand tableau blanc ou à deux feuilles de paperbord
                    • Donnez un feutre à la première personne de chaque file et invitez -les à exprimer leurs idées sur le sujet posé directement en écrivant sur le tableau (ce peut être un concept "les Communs" ou une question "qu'est-ce qui freine et facilite la coopération?"
                    • Une fois que le premier de la file a finit, il donne son feutre au second, se replace derrière s'il le souhaite et ainsi de suite

                    Avantage
                    • Permet de prendre connaissance des représentations de tous sans nécessité trop d'écoute
                    • Permet à chacun de prendre connaissance des idées des autres au moment où il le souhaite
                    • Permet des échanges informels / de se resservir un café tout en étant en file indienne
                    Matériel nécessaire :
                    • Deux feuilles de paperboard
                    • Des post-it
                    • Des feutres
                    Préparation : Préparer les deux feuilles de paperboard ou le tableau blanc en inscrivant la thématique ou le sujet du brainstorming bien en évidence.
                    Variantes :
                    • Possibilité d'animer la séquence autour d'une question, et de constituer deux files pour deux réponses possibles, en permettant à chacun de passer zero, une ou plusieurs fois dans chaque file
                    Aut·eur·rice·s de la ressource : Romain Lalande
                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                    Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
                    brainstormingenfileindienne_20180919_101802.jpg
                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                    BrainstormingEnFileIndienne (Les techniques et formats d'animation), écrite par WikiAdmin
                    créée le 05.10.2018 à 10:32, mise à jour le 05.10.2018 à 14:01.

                    BriandMichel

                    Code postal : 29200
                    Ville : Brest

                    Téléphone : 0652758038
                    BriandmicheL (Les contributeurs)
                    créée le 17.09.2018 à 15:28, mise à jour le 17.09.2018 à 15:28.

                    Bâtir des architectures inclusives et conviviales

                    Description de la ressource : Pour chaque projet ou structure, nous avons intérêt à développer des formes d'organisation qui soient des outils inclusifs et conviviaux (qui ne suscitent ni maîtres ni esclaves ). L'architecture de nos projets doit être pensée pour favoriser la capacité de chacun à agir sans l'enfermer : c'est un espace fertile de libre accueil et circulation des idées, des personnes et de leurs contributions. C'est alors l'organisation qui s'adapte naturellement aux contributeurs et non l'inverse !

                    L'architecture d'une organisation est inclusive et conviviale lorsque chaque nouvel arrivant est en capacité d'en comprendre le fonctionnement, de contribuer à l'évolution de ses règles, de disposer de ses ressources et de les enrichir selon des modalités claires. Ainsi, si l'intégration de nouvelles personnes est facilitée à son maximum, leur sortie l'est également. Il n'y a plus de frein à partir car cela ne représente plus une charge ni émotionnelle ni économique tant pour le collectif (qui perd quelqu'un mais conserve ses apports) que pour l'individu (qui ne remet pas en cause le collectif par son départ et peut emporter ce qui lui est utile).

                    Une architecture conviviale s'adaptera ainsi mieux aux changements internes et externes et favorisera la contribution de tous à la structure. Elle sera résiliente, capable de muter, et ne s'acharnera pas à lutter contre les éléments pour survivre à tout prix.

                    Pour aller plus loin : « La Convivialité » Ivan Illitch

                    image CodeSocialorg768x442.jpg (20.5kB)
                    Illustration du #CodeSocial - cc by sa - ChezNous

                    La démarche #CodeSocial : pour formaliser les éléments fondateurs

                    D'abord imaginée par Mathieu Coste de ChezNous, cette méthode est désormais une marque collective dont chacun peut s'inspirer. Il s'agit d'une méthodologie de description de projet destinée aux membres qui souhaitent y contribuer. Le code social va reprendre et expliciter toutes les règles propres au fonctionnement de l'organisation : gouvernance, raison d'être, modalités de circulation des ressources, etc. En comprenant les engagements pris en rejoignant une organisation, il est ainsi plus simple d'y contribuer sereinement et en connaissance de cause.

                    * - Le #CodeSocial - toute comprendre !


                    image GareCentrale_orIntranet_20171006145616_20171006130022.png (0.2MB)
                    Le Yeswiki - gare centreale d'Outils Réseaux

                    La gare centrale, voie 9¾ d?une architecture inclusive

                    Développée dans le cadre de la formation Animacoop, la notion de « gare centrale » est un outil de gestion de projet interne qui capitalise l'ensemble des informations utiles aux membres du groupe. Il rend visible, transparente et accessible la gouvernance et la manière de s'y investir. Il s'agit généralement d'un espace en ligne, souvent sous forme de wiki, qui regroupe notamment :
                    • Les éléments de définition et de gouvernance du projet,
                    • Les dates de rendez-vous liés au projet,
                    • La liste des ressources communes utiles au groupe (les « Communs »),
                    • La liste des outils utilisés ainsi que leurs règles d'usage au sein du groupe (espaces de coécriture, services de stockage de document, listes de discussion mail, ...)
                    • Un annuaire et une cartographie des membres du groupe
                    Thématique de la ressource : Compostabilité des projets
                    Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                    BatirDesArchitecturesInclusivesEtConvivial (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                    créée le 16.09.2018 à 23:05, mise à jour le 14.02.2019 à 16:00.

                    Canevas graphique

                    De quel type d'outil s'agit-il ? : Petits outils d'animation
                    Pour quel usage utiliser cet outil ? : Produire (Co-produire, écrire collectivement)
                    Description de l'outil : Un format graphique et coopératif pour exprimer son sentiment,seul et en équipe
                    Matériel nécessaire : paperboard, feutres (et autres selon l’inspiration)
                    Préparation : 0. Préparer le canevas, sur une feuille de paperboard : dessiner des collines, des moyennes montagnes et de hauts sommets enneigés. Ajouter quelques sapins (forêt profonde) et des ruisseaux (fonte des neiges) menant à une rivière (ou torrent)

                    1 . Raconter une histoire : la présentation au groupe de ce format passe par une histoire racontée, étayée d’exemples inventés. L’objectif est d’ouvrir l’imaginaire pour stimuler la créativité, le grand objectif de ce format étant de permettre de faire prendre conscience du chemin parcouru en équipe lors du travail en POP. Il est attentu de faire sortir les difficultés, tensions, joies, et autres sentiments, en passant par le dessin et la discussion (métaphorique).
                    L’histoire concerne donc :
                    • les personnages = membres du POP
                    • le point de départ : R2, choix du sujet
                    • l’arrivée : aujourd’hui le R3, compte rendu du travail effectué
                    • le parcours : des hauts et des bas représentés par des sommets de hauteurs différentes, une météo variable, une forêt profonde, un torrent, des crevasses à franchir, une grotte sombre,
                    - des rencontres en route : animaux, ermite, danger, surprises…

                    2. Consigne : «  Placez le point de départ, dessinez vous. Racontez votre cheminement en groupe pour ce travail, et placez votre point d’arrivée »

                    Travail en groupe comme le groupe de POP, temps à évaluer selon les personne, la taille du groupe (au moins 30min). Idéal en reprise de début d’après midi, apres un énergiseur graphique type « portraits en aveugle »
                    Variantes : Attention cette rétrospective ne concerne que l’aspect « humain » du travail, ce n’est pas le support pour présenter le contenu produit.
                    La métaphore de la randonnée en montagne est choisie ici pour illustrer visuellement le parcours d'un groupe; amené à travailler ensemble sur un projet (le POP). En choisissant une autre métaphore, et une autre histoire on peut imaginer une infinité de variantes !
                    Aut·eur·rice·s de la ressource : melanie lacayrouze
                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                    Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
                    canevasgraphique_debrief_pop_1.jpg
                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                    CanevasGraphique (Les techniques et formats d'animation)
                    créée le 07.05.2019 à 11:36, mise à jour le 24.05.2019 à 11:22.
                    bf_imagemapping.jpg

                    Cartographier pour donner une vision d'ensemble

                    Auteur de la fiche : Jean-Michel Cornu
                    Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                    Description :

                    Vive les antagonismes !

                    1Que ce soit lors d'une discussion collective avec des points de vue différents, ou a fortiori lors d'un conflit, chacun défend sa position et la répète sans cesse pour être sûr qu'elle soit bien prise en compte ou même qu'elle s'impose face aux autres. Ce biais empêche en général chacun d'avoir une vue d'ensemble des points proposés : chacun cherche ce qui justifie sa position et éventuellement ce qui discrédite la position de l'autre. La discussion "tourne en rond".

                    A y regarder de plus près, il se joue deux choses dans ce type d'échanges : les participants cherchent à atteindre ensemble une vérité ou une solution, mais en remplaçant bien souvent la démarche rationnelle par une justification a posteriori.. des positions prises 2 ; et d'un autre coté se joue un jeu le plus souvent inconscient où chacun cherche à ne pas être mis en défaut mais plutôt à obtenir l'estime des autres. Le plus souvent, il existe également un présupposé qu'une seule solution est vraie ou au moins est la meilleure. Cette situation empêche fréquemment les participants de chercher d'autres propositions que celles qui sont données au début par eux. Les techniques de créativités permettent de sortir de ce cercle vicieux en conservant l'ensemble de ce qui est dit et en proposant aux participants de trouver des solutions nouvelles.

                    Un antagonisme est "une situation dans laquelle deux phénomènes ou leurs conséquences s'opposent dans leurs effets 3". Dans la fable des aveugles et de l'éléphant 4 , chaque aveugle touche une partie différente de l'animal et en tire une conclusion différente qui semble s'opposer aux autres. Mais un opposé n'est pas un contraire qui lui, est totalement incompatible avec la proposition de départ. Ainsi, on oppose souvent réussir et échouer. Mais ces deux opposés ne sont pas si incompatibles qu'ils le semblent au premier abord. Ceux qui ont réalisé des projets savent bien que dans la vie on rencontre à la fois des réussites et des échecs... Sauf à ne rien faire du tout ce qui permet ni de réussir ni d'échouer.5

                    Il est donc important de ne pas exclure des propositions dès le départ dans une discussion, mais au contraire de chercher de nouvelles idées pour enrichir la "carte" des possibles avant de chercher à faire un choix. 6

                    Les limites du discours

                    Prenons une image pour représenter le discours d'une personne. Il comprend un point de départ - souvent une question - un cheminement et un point d'arrivée qui en est la conclusion. En cela, il ressemble à une promenade par exemple dans une forêt, avec son point de départ, son cheminement et son point d'arrivée. Mais si nous cherchons à nous promener à plusieurs sans que tous acceptent de suivre une seule et même personne, alors les choses commencent à se gâter. Le conflit pourrait être représenté par un même point de départ et deux cheminements dans des sens opposés. Comment représenter ce conflit sous la forme d'un seul et même discours ? Nous pouvons présenter les cheminements l'un après l'autre, mais il n'est plus possible de présenter un seul point de départ, un seul cheminement et un seul point d'arrivée comme lorsque nous raisonnons à l'aide de la parole... De même l'intelligence collective peut être représentée comme plusieurs points de départ (plusieurs points de vue) pour un même point d'arrivée (l'objet à observer). Comme dans le cas des aveugles et de l'éléphant, il n'est plus possible également de représenter cela sous la forme d'un discours unique. La création pour sa part consiste à relier deux idées entre elles pour en créer une nouvelle. Là aussi, un discours unique ne permet pas de partir des nombreux points de départ potentiels vers les nombreux points d'arrivée possibles. Le discours est donc limité dans sa capacité à représenter certains domaines 7. Parfois même nous tournons en rond ! Jacques Monod 8 a montré que c'est notre langage symbolique et notre capacité à former des discours qui constitue notre intelligence. Ainsi, nous les humains disposons d'une intelligence qui nous permet de faire des discours parfois rationnels. Elle nous a permis de développer des civilisations et même d'envoyer des hommes sur la Lune. Mais cette forme d'intelligence ne nous permet ni de résoudre les conflits, ni de traiter l'intelligence collective, ni de faire de la créativité ! C'est sans doute pour cette raison que nous sommes les seuls animaux à avoir été capable de maîtriser l'atome mais que nous avons été assez bête pour nous envoyer des bombes atomiques sur nous même...

                    Une carte pour ne pas tourner en rond

                    Heureusement, nous n'avons pas que le discours et le langage classique pour développer notre intelligence. Les sciences cognitives ont montré que nous avons plusieurs mémoires de travail 9 qui nous permettent de conserver ces concepts à l'esprit. Or penser consiste à relier des idées entre elles. Nous faisons cela avec celles que nous avons "à l'esprit", présentes dans nos mémoires de travail. La "boucle phonologique" est une mémoire de travail qui s'intéresse aux idées qui s'enchaînent comme c'est le cas dans notre discours ou, pour reprendre notre analogie, comme les différents pas de notre cheminement durant notre promenade. Nous disposons également d'un "calepin visuo-spatial", une autre mémoire de travail qui elle s'intéresse aux différents concepts non reliés entre eux. Si nous reprenons notre analogie de la promenade dans la forêt, cette mémoire nous permet de constituer un plan rassemblant différents éléments pour nous orienter. Dans ce cas, il est possible de conserver à l'esprit plusieurs idées opposées ou bien simplement différentes. De même que de disposer d'une carte pour notre promenade collective permet de se situer et de situer les autres, il est possible de constituer une carte d'idées pour se situer dans un débat. Cette forme de pensée particulièrement adaptée à la résolution de conflit, à l'intelligence collective ou à la créativité, nous l'avons nommée "pensée-2" en reprenant le terme de Edward de Bono 10. La carte permet de voir tous les chemins en même temps et éventuellement d'en chercher de nouveaux non encore explorés. Nous pouvons la coconstruire en y mettant toutes les idées et les cheminement de chacun au cours d'un échange. Des outils tels que les schémas heuristiques (mind mapping en anglais) permettent justement de cartographier les débats avec une grande efficacité.

                    Mais nos mémoires de travail, contrairement à nos mémoires à long terme sont très limitées. La boucle phonologique qui nous permet de conserver l'enchaînement des idées ne permet de conserver à l'esprit que trois concepts 11. Cette limite nous apparaît lorsque nous cherchons à "remonter" le fil d'une discussion que nous venons juste d'avoir. Nous retrouvons facilement les trois dernières idées mais avons du mal à aller au-delà. Avec cette limite, nous devrions être incapable de construire un discours de plus de trois idées. C'est effectivement le cas dans le langage animal. Mais nous les humains, avons réussit à dépasser cette barrière grâce à une augmentation... culturelle. L'invention du langage symbolique nous a permis de stocker dans une de nos mémoire à long terme 12 plusieurs milliers de concepts sous la forme de mots symboliques. Nous puisons dans cette mémoire à long terme pour alimenter notre petite mémoire à court terme en enchaînant les mots les uns à la suite des autres pour constituer des discours. Ainsi, grâce à cette alimentation en continue de concepts pré-empaquetés dans des mots, nous pouvons constituer des discours sans limite. Nous sommes tellement fiers de cette avancée majeure que nous n'arrêtons plus de parler... Même notre inconscient parle nous dit Jacques Lacan !

                    Notre deuxième mémoire de travail, le calepin visuo-spatial qui nous permet de constituer des cartes d'idées que nous pourrons chercher à relier par la suite, est limitée également. Son "empan mnésique", la taille de ce que nous pouvons conserver en tête à un moment donné, est compris entre cinq et neuf 13. Nous pouvons nous rendre compte de cette limite si on nous présente une photo avec plusieurs personnes et qu'une fois seulement la photo retirée, on nous demande combien de personnes s'y trouvaient. Si le nombre est peu élevé, jusqu'à environ sept, nous pouvons recompter à partir de l'image mentale que nous avons conservée de la photo. Mais si le nombre de personnes est plus important, nous sommes incapable de les compter a posteriori. Une fois de plus, nous avons une limite commune avec la plupart des animaux. Mais sans outils cognitifs nous permettant de la dépasser, nous sommes incapable de nous souvenir de plus de cinq à neuf idées dans un échange et nous perdons toute la richesse du débat. L'humain du XXIe siècle est même désavantagé car il est tout le temps sollicité et doit conserver en mémoire plusieurs choses. Bien souvent, nous ne réagissons plus dans un débat que par rapport à une ou deux idées qui nous ont marquées en oubliant toutes les autres...

                    Augmenter notre capacité à cartographier les débats

                    Tout comme nous avons pu augmenter notre capacité à construire des discours en stockant dans notre mémoire à long terme des mots symboliques, il est possible d'augmenter notre capacité de construire des cartes mentales. "L'art de la mémoire" consiste à stocker dans sa mémoire à long terme des lieux symboliques - appelés Loci - puis à les associer aux idées qui apparaissent dans les échanges (il est plus facile de mémoriser à long terme un territoire que des idées). Nous pouvons ainsi conserver dans notre mémoire à long terme suffisamment de concepts pour dépasser les limitations de notre mémoire à court terme.

                    L'art de la mémoire14

                    Dans le cas de la pensée-2, nous avons vu que nous étions limités par la taille de notre mémoire de travail à court terme. Pour dépasser cela, nous pourrions utiliser une carte déjà conservée dans notre mémoire à long terme (par exemple, un plan de ville) pour y stocker les différents concepts qui seront reliés à un des lieu sur notre carte.

                    C'est exactement ainsi que fonctionne l'art de la mémoire 15 dont Cicéron attribue l'origine aux Grecs 16. Lors d'un banquet, raconte-t-il, le poète Simonide de Céos fut invité comme il était de tradition pour faire l'éloge du maître des lieux. Mais il y inclut un passage à la gloire de Castor et Pollux. Scopas, le maître de céans, dit alors à Simonide qu'il ne lui paierait que la moitié de son dû et qu'il n'avait qu'à demander le solde aux dieux jumeaux. Un peu plus tard au cours du repas, une personne appelle Simonide pour lui dire que deux jeunes gens l'attendent dehors. À peine sorti de la maison, il voit le toit s'effondrer sur l'ensemble des convives. Les corps sont écrasés à tel point qu'ils sont méconnaissables pour leurs proches venus les identifier. Le poète est alors capable de reconnaître la totalité des victimes en se rappelant les places qu'ils occupaient lors du banquet fatal.

                    Progressivement, d'un simple système mnémotechnique, l'art de la mémoire s'est transformé en un système qui ambitionnait de catégoriser l'ensemble de la pensée humaine sur un plan spatial. Bien au-delà du simple procédé mnémotechnique, ce système dessinait un art de créer de la pensée 17. Mais l'utilisation même de l'expression "art de la mémoire" a sans doute poussé à oublier ces techniques au moment où l'imprimerie, puis l'ordinateur se substituaient à nos capacités de mémoire. Pourtant ce type de méthode, utilisé dès le Moyen Âge par les moines, permet de penser avec un très grand nombre de concepts simplement en les associant à des parties d'un lieu connu, conservé quant à lui dans notre mémoire à long terme.

                    On retrouve des traces de ces méthodes de pensée alliant concepts et lieux symboliques -pas toujours des lieux physiques mais des cartes apprises et conservées en mémoire- dans de nombreux domaines : l'utilisation des psaumes 18, les contes oraux 19, les griots africains, le Yi King, la calligraphie chinoise...

                    Quelle type de carte pour l'intelligence collective ?

                    Pour permettre le développement de l'intelligence collective par exemple dans la production d'un document collectif ou la résolution des conflits, nous pouvons donc utiliser des cartes afin de montrer les différents cheminements des participants et en découvrir de nouveaux. L'utilisation des schéma heuristiques (mind mapping) est particulièrement puissant. Lors de réunions en présentiel il est possible de projeter la carte sur un mur à la vue de tous afin de permettre à chacun d'avoir une vue d'ensemble et ainsi de changer totalement la façon dont les participants proposent de nouvelles pistes plutôt que de ne répéter que celles dont ils se souviennent... Généralement la leur.

                    Mais il existe des limitations à cette approche : la carte heuristique devient vite complexe. Quelqu'un qui arrive en cours de route aura du mal à s'y retrouver. Ceux qui suivent la construction de la carte depuis le début, peuvent l'utiliser de façon plutôt très efficace... jusqu'à ce que le projecteur soit éteint. Le nombre d'idées posées sur la carte dépasse le plus souvent les limites de notre mémoire de travail et dès la fin de la séance nous arrêtons de penser et ne conservons plus que quelques conclusions reflétant mal la richesse de la discussion. Nous avons testé avec succès la superposition d'une carte d'idée sur un territoire suivant la méthode de l'art de la mémoire. La bibliothèque francophone du metaverse a créé une île virtuelle 20 contenant les différents concepts de notre livre Prospectic 21 sur les sciences et technologies émergentes (Nanotechnologies, Biotechnologies, Sciences de la complexité, Informatique, Neurosciences, Cognition...). Par ailleurs, dans le cadre d'un débat public sur la biologie de synthèse organisé par Vivagora sur 6 séances réparties sur un an, nous avons cartographié en temps réel les idées et opinions sur une ville imaginaire 22.

                    Cette méthode utilisant des cartes heuristiques couplées à un territoire construit au fur et à mesure s'est révélé particulièrement puissante lors de séances en présentiel ou même lors de réunions en ligne (rencontres synchrones). Pour les échanges en ligne asynchrones, lorsque chacun réagit à la discussion au moment qu'il choisit, il en va différemment. En effet, dans ce cas, le niveau d'attention des participants est très variable depuis les plus proactifs jusqu'aux observateurs épisodiques23. Il devient difficile de co-construire progressivement une carte en gardant l'attention de chacun. Par ailleurs, il est également difficile de trouver des lieux suffisamment connus de tous pour servir de base pour y placer une ou deux centaines de concepts. Nos maisons et notre environnement sont bien mémorisés dans nos têtes et peuvent servir de support à l'art de la mémoire. Mais ils sont différents pour chacun et ne peuvent être utilisés qu'individuellement. La carte du monde pourrait éventuellement servir de base car nous en avons déjà mémorisé une partie, mais il est délicat de placer des idées souvent subjectives sur des pays ou des territoires habités. Où placer par exemple la notion de déviance ? Le meilleur candidat semble encore la carte du corps humain où une personne même non instruite sait situer des dizaines de lieux différents. Vivian Labrie a expérimenté cette approche avec des "sculptures humaines" constituée de plusieurs participants lors de débats sur la pauvreté au Québec 24. Par ailleurs, lors d'un débat en ligne, les participants qui adoptent une attitude réactive, environ dix fois plus nombreux que les proactifs, reçoivent les contributions et les synthèses dans un outil qu'ils lisent régulièrement plutôt orienté texte (mail, Facebook, Twitter) 25 et ne vont bien souvent pas faire l'effort d'aller chercher sur une page particulière la carte heuristique présentée sous forme graphique. Demander de cliquer sur un lien dans un texte envoyé, réduira à environ la moitié le nombre de personnes qui pourront réagir.

                    Pour les débats en ligne, il est donc plus intéressant d'avoir une carte constituée exclusivement de texte (même si dans le cas de Twitter, il est toujours nécessaire de cliquer sur un lien si on veut proposer plus de 144 caractères). Le texte, lorsqu'il est formaté, propose effectivement ce type de possibilité avec les listes à point structurée (qui constituent une arborescence comme les schémas heuristiques) et différents artifices qui permettent de naviguer sur le texte comme sur une carte, sans avoir besoin de lire le texte du début à la fin (gras, soulignés...). Si on conserve la "carte heuristique textuelle" courte, de la taille d'un écran moyen d'ordinateur, alors on peut permettre aux participants d'avoir une vision d'ensemble des échanges et d'utiliser la pensée 2 pour produire de l'intelligence collective.

                    • 1 Ces idées ont été présentées à l'origine dans Cornu Jean-Michel, « Modes de pensée et conflit d’intérêt » [en ligne], in Nouvelles technologies, nouvelles pensées ?, Innovation, ISSN 1961-8328, 1 vol., Limoges, France, FYP éditions, 2008, disponible sur <http://www.cornu.eu.org/files//ProspecTIC_pensee2.pdf>.
                    • Disponible dans l'article : « Nous avons non pas un mais deux modes de pensée » [en ligne], Le blog de Jean-Michel Cornu, disponible sur <http://www.cornu.eu.org/news/nous-avons-non-pas-un-mais-deux-modes-de-pensee>, (consulté le 4 février 2014).
                    • 2 La démarche rationnelle consiste à émettre une hypothèse et ensuite à chercher à la réfuter. En effet, depuis Aristote, nous savons qu'il n'est pas possible de démontrer qu'une théorie générale - Aristote parle de "proposition universelle"- est vraie (une phrase du type tous les lapins ont une queue ne peut pas être vérifiée totalement car on est jamais sûr d'avoir pu observer tous les lapins...). La démarche rationnelle consiste donc à chercher à démonter que la théorie est fausse. Si on n'y arrive pas alors la théorie est considérée suffisamment bonne pour être considérée comme vraie provisoirement... jusqu'à ce qu'une réfutation l'invalide (voir la théorie vérificationniste de la signification de Karl Popper). La démarche scientifique s'appuie sur la démarche rationnelle mais en tentant de tirer des prévisions vérifiables de la théorie, qui permettent de la réfuter... ou non.
                    • 3 « Antagonisme » [en ligne], Wikipédia, disponible sur <http://fr.wikipedia.org/wiki/Antagonisme>, (consulté le 4 février 2014).
                    • 4 Voir "Comment produire un document à plusieurs centaines de personnes" - la parabole des aveugles et de l'éléphant
                    • 5 Pour en savoir plus, voir le carré sémiotique ("square of opposition" en anglais) : « Le carré Sémiotique » [en ligne], Le blog de Jean-Michel Cornu, disponible sur <http://www.cornu.eu.org/news/le-carre-semiotique>, (consulté le 4 février 2014).
                    • 6 Voir "Le choix a posteriori"
                    • 7 Cela est dû au fait que nous utilisons un langage oral ou écrit mais qui se déroule de façon séquentielle. D'autres formes de langage pourraient permettre de montrer simultanément deux ou plusieurs notions. C'est le cas par exemple de la danse. Les abeilles utilisent cette forme de langage (sans cependant avoir un langage symbolique élaboré comme le nôtre). De même la langue des signes pour les sourds et malentendants, permet certaines choses qui sont impossible avec le langage oral, par exemple dire avec la main gauche une chose et autre chose, même opposée avec la main droite !
                    • 8 Monod Jacques, Le hasard et la nécessité: essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, Points. Série Essais, ISSN 1264-5524 43, 1 vol., Paris, France, Éd. du Seuil, 1970.
                    • 9 Baddeley Alan D., Hitch G.J., « Working memory », in G. H. Bower (éd.), The psychology of learning and motivation : Advances in research and theory Volume 8, vol. 8, New York, Academic Press, 1974, p. 47‑90.
                    • 10 Bono Edward De, Conflits: comment les résoudre, trad. Terrier Anne, 1 vol., Paris, France, Eyrolles, 2007.
                    • 11 Braddeley, A. D., Hitch, G. J. et Bower, G. ibid.
                    • 12 Appelée "mémoire sémantique"
                    • 13 Miller George A., « The magical number seven, plus or minus two: some limits on our capacity for processing information. », Psychological review 63 (1956/2), p. 81.
                    • 14 Extrait de Jean-Michel Cornu, Nouvelles technologies, nouvelles pensées ?, ibid.
                    • 15 Yates Frances Amelia, L’art de la mémoire, trad. Arasse Daniel, Bibliothèque des histoires, ISSN 0768-0724, 1 vol., Paris, France, Gallimard, impr. 1987, 1987.
                    • 16 Cicéron, De l’orateur, trad. Courbaud Edmond Éditeur scientifique, Collection des universités de France, ISSN 0184-7155, 1 vol., Paris, France, Les Belles Lettres, 1966.
                    • 17 Carruthers Mary J., Machina memorialis: méditation, rhétorique et fabrication des images au Moyen Age, trad. Durand-bogaert Fabienne, Bibliothèque des histoires, ISSN 0768-0724, 1 vol., Paris, France, Gallimard, 2002.
                    • 18 Carruthers, Mary J. ibid.
                    • 19 « Des cartes pour décrire des contes : rencontre avec Vivian Labrie » [en ligne], Le blog de Jean-Michel Cornu, disponible sur <http://www.cornu.eu.org/news/des-cartes-pour-decrire-des-contes>, (consulté le 4 février 2014).
                    • 20 « Ile Prospectic » [en ligne], ProspecTIC , disponible sur <http://prospectic.fing.org/texts/ile-prospectic>, (consulté le 4 février 2014).
                    • 21 Cornu Jean-Michel, Nouvelles technologies, nouvelles pensées ?, Innovation (Limoges), ISSN 1961-8328, 1 vol., Limoges, France, FYP éditions, 2008.
                    • 22 « Biosynth-ville : la ville de la biologie synthétique » [en ligne], Vivagora, disponible sur <http://web.archive.org/web/20130619184123/http://www.vivagora.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=436:biosynth-ville-la-ville-d-ela-biologie-synthetique&catid=21:nos-actions&Itemid=111>, (consulté le 4 février 2014).
                    • 23 Voir "La taille des groupes et les rôles des membres"
                    • 24 « Collectif pour un Québec sans pauvreté » [en ligne], disponible sur <http://www.pauvrete.qc.ca/>, (consulté le 4 février 2014).
                    • 25 Voir "La taille des groupes et les rôles des membres"

                    En résumé

                    Dans un échange à plusieurs, et plus encore dans un conflit, chacun à tendance à défendre sa position et à la répéter sans cesse pour être sûr qu'elle soit bien prise en compte. Dans les faits, très souvent les différents points de vue ne s'excluent pas mais au contraire se complètent pour donner ensemble une vision plus globale. Pour dépasser cette difficulté, il faut prendre en compte nos deux modes de pensée qui utilisent chacun une mémoire de travail différente.

                    Le premier, basé sur le discoursconsiste à placer les idées les unes à la suite de l'autre, un peu comme nous plaçons un pas devant l'autre pour avancer depuis un point de départ jusqu'à un point d'arrivée en suivant un cheminement. Ce mode de pensée permet en particulier l'approche rationnelle mais il prend très difficilement en compte le conflit (un point de départ, deux directions), l'intelligence collective (plusieurs points de vue sur le même point d'arrivée) ou encore la créativité (trouver de nouveaux chemins entre plusieurs points de départ et plusieurs points d'arrivée) qui utilisent tous les trois un autre mode complémentaire.

                    Le deuxième mode de pensée est basée sur la cartographie. Il consiste à disposer toutes les idées en fonction de leur proximité sur une même carte mentale, sans chercher à les sélectionner a priori pour obtenir une vision la plus complète des idées et des chemins possibles. Les schémas heuristiques (mind mapping en anglais) co-construits et projetés à la vue de tous lors de séances sont très performants pour donner une vision globale aux membres du groupe et ainsi permettre de chercher de nouvelles idées et de nouveaux points de vue plutôt que chacun ne se focalise que sur une ou quelques idées déjà proposées.
                    Pour aller plus loin, deux approches sont possibles :
                    • L'art de la mémoire : Lors de rencontres synchrones (en ligne ou en présentiel), il est possible de coupler la carte d'idée avec une autre carte souvent territoriale que chacun peut conserver plus facilement dans sa mémoire à long terme. Il peut s'agir d'un lieu connu de tous (leur cathédrale pour les moines du Moyen Âge) ou à défaut d'un lieu co-construit (il est plus facile de mémoriser à long terme un territoire que des idées) ;
                    • Les cartes textuelles : dans les échanges asynchrones en ligne, les personnes qui adoptent une attitude réactive (dix fois plus nombreux que les proactifs) et les "observateurs" (encore plus nombreux) utilisent des outils qui gèrent mal le mode graphique (mail, Facebook, Twitter). Proposer une carte dessinée nécessite alors de fournir un lien vers une page web qui contient la carte. Mais dans ce cas, une moitié seulement environ des participants vont voir la carte. Il est cependant possible d'utiliser les possibilités de présentation des textes pour permettre une carte textuelle qui ne nécessite pas d'être lue en entier comme un texte mais peut être parcourue comme une carte : listes à points et à sous-points, formulation courte des idées tenant sur maximum une ligne, gras, soulignés, italique pour mettre en valeur certains mots clés.


                    Mot clé : #cartographier


                    Crédits photographiques : By วาดโดยบุญศิริ เทพภูธร สพอ. นครหลวง จ.พระนครศรีอยุธยา [Public domain], via Wikimedia Commons
                    CartographierPourDonnerUneVisionD039ens (Méthodes), écrite par WikiAdmin
                    créée le 23.10.2013 à 10:42, mise à jour le 03.04.2015 à 13:04.

                    Changement de posture pour les association : tournez vous vers la coopération

                    Témoignage : Mise en place d'une formation d'une journée sur l'animation de réseau, à destination d'associations locales.

                    Pourquoi CoopLoc ?

                    Suite à la formation CoopTic , nous devions transmettre ce que nous avions appris à une quinzaine d'animateurs, ce qui fut nommé "phase de démultiplication". Habitantes de Lozère où le tissu associatif est dense, nous souhaitions partager nos expériences avec les associations locales. Nous entendions souvent : on retrouve les mêmes personnes dans les différentes associations, les gens ne participent pas,...alors comment faire pour favoriser la participation ? comment "outiller" les salariés ou les bénévoles pour optimiser leur façon d'animer ces réseaux associatifs ?

                    La formalisation du projet

                    Au départ, nous nous interrogions sur la durée de la formation, sur le nombre de participants, sur le contenu ; nous voulions aborder tellement de choses entendues et vécues à Cooptic .
                    Lors des Rencontres Moustic , nous nous sommes inscrites à l'atelier sur la méthode Accélérateur de projet . En quarante cinq minutes, nous avions enfin notre trame et des réponses à notre question "Concevoir un dispositif de formation sur 6 heures pour 15 personnes avec 3 objectifs : vivre une expérience irréversible de coopération, découvrir des outils collaboratifs, et appréhender un changement de posture pour faciliter la participation des membres à un réseau ou une association".
                    Grâce à cette méthode, une dizaine de personnes a débroussaillé le terrain et nous a ouvert des pistes d'action .

                    Quels outils pour l'organisation?

                    Selon les tâches à réaliser, les outils utilisés étaient différents:
                    • Un wiki : dans lequel, nous avons créé une rubrique Organisation (ruban pédagogique, questionnaire), une rubrique Formation (une page participants où chacun pouvait se présenter, une page déroulé de la journée , une page pique-nique pour l'organisation d'un pique nique collaboratif), une rubrique Ressources (des liens sur des réseaux et des formations d'animateur, des sites, des articles, des outils, une bibliographie)
                    • Un dossier partagé sur Google drive : un formulaire pour l'inscription des participants, un pour le bilan envoyé une semaine après; un fichier texte pour écrire à deux le courrier à envoyer aux participants; un fichier texte pour rédiger, suite à la formation, l'article de presse sur lequel les participants pouvaient contribuer ;
                    • Un pad : pour l'écriture collaborative pendant la journée ;
                    • Un freeplane : un pour une présentation synthétique du programme de la journée, avec des liens internet ; et un autre rempli, en direct, en fin de journée, rendant compte des remarques des stagiaires ;
                    • Un doodle : pour l'organisation du pique-nique, envoyé à chaque participant pour susciter un peu de partage
                    • Une dropbox : pour y stocker des documents finalisés (le courrier finalisé en pdf, le freeplane, le modèle de la feuille d'émargement, le tableau pour le déroulé des barcamps).

                    Le fait d'avoir mutualiser sur la plate-forme CoopTic des ressources, pendant notre propre formation, nous a permis de récupérer certaines parties de cours, (notamment le cours de Jean-Michel Cornu sur La coopération en 28 mots clés)

                    Au sein de l'établissement, il a été demandé de remplir un tableau, en ligne, sur les différentes associations connues de chacun, avec mail, adresse, pour élargir notre offre.

                    L'utilisation de ces outils permet de réduire le nombre de réunions, de pouvoir travailler sur des documents en ligne, voire à distance, à plusieurs (d'en améliorer le contenu), et d'impliquer les stagiaires en amont de la formation, ainsi qu'en aval.
                    Auteur de la fiche : Corinne Lamarche et Claire Herrgott - SupAgro Florac
                    bf_imagecooploc.png
                    ChangementDePosturePourLesAssociationTo (Les récits d'expérience et retours d'usage), écrite par WikiAdmin
                    créée le 23.10.2013 à 10:43, mise à jour le 17.01.2014 à 16:23.

                    Choisir collectivement les affectations budgétaires collectifs en CAE avec Cobudget

                    Témoignage :

                    En 2018, Cobudget a été expérimentés simultanément au sein de deux Coopératives d’Entrepreneurs : Artefacts en région Centre Val de loire, et OPTEOS à Lille. Plus d’information sur les CAE, coopératives d’entrepreneurs via ce lien.


                    Artefacts : affecter les bénéfices annuels à des projets collectifs


                    Avant Cobudget, avant chaque Conseil d’Administration (CA), les sociétaires de la coopérative pouvaient proposer des projets collectifs (porté par au moins deux entrepreneurs) et y associer un budget. Le jour du CA chaque sociétaire répartissait l’enveloppe disponible entre les différents projets sur une fiche papier. La comptable (Audrey de son prénom) prenait ensuite un certain plaisir à effectuer de savants calculs pour attribuer un budget à chaque projet au prorata des votes.


                    Ce mode de fonctionnement présentait trois inconvénients :

                    • Des saisies manuelles laborieuses et une difficulté pour les personnes absentes physiquement à participer

                    • Une impossibilité à avoir connaissance des affectations budgétaires le jour du CA, et donc à les célébrer

                    • Des projets souvent financés partiellement, certains ne pouvant s’en contenter, une part du budget n’était finalement pas dépensée

                    • Des affectations de budgets individuels ne permettant pas de voir les affectations dans leur ensemble et donc de faire des choix d’affectation réellement éclairés

                    En 2018, Artefacts est passé à cobudget en s’inspirant des expérimentations menées par Simon Sarazin à lille, avec un fonctionnement assez différent :

                    • Entre un mois et deux semaines avant le CA, l’ensemble des coopérateurs (même les non-sociétaires) pouvent déposer des projets collectifs et les budgets associés sur la plate-forme en ligne. Chacun était invité à questionner à distance les projets des uns et des autres, à demander des précisions ou des modifications. Certains projets se retirent alors à cette étape, d’autres fusionnent.

                    • Deux semaines avant le CA, les sociétaires peuvent affecter tout ou partie de leur cagnotte (430€ / personne) aux différents projets, au rythme qu’ils souhaitent

                    • Le jour du CA, les projets financés sont célébrés, ceux qui ont fait débat peuvent faire l’objet d’échanges collectifs en présentiel.

                    De manière général, Cobudget a eu l’avantage de provoquer des affectations plus dynamiques, permettant de se rendre compte en temps réel de l’état de financement des différents projets. Plutôt que de n’écouter que son envie initiale, on peut alors se positionner vis à vis d’un élan collectif et parfois s’autoriser à soutenir un projet qui nous semblait secondaire si nos projets phares sont déjà financés par les autres.


                    L’outil a été très vite et simplement approprié par les entrepreneurs salariés malgré les réticences craintes au départ.


                    Suite à cette première expérience, trois frustrations sont apparues :

                    • L’utilisation d’un énième outil en ligne, et le peu d’échanges présentiel autour de ces projets.

                    • Le manque de préparation à l’intégration de l’outil. Nous n’avions aucune grille d’appréciation collective et certaines décisions ou manque de prise de conscience de l’importance de ce vote a parfois frustré. Le coté « outil de vote" donnant un effet ludique peu en phase avec les engagement financiers conséquents liés aux sommes dont il était question (26 000€ sur l’année).

                    • La difficulté de prendre une décision vis à vis des projets « presque financés » : un projet peut-il se concrétiser avec 90 % de la somme ? Avec 50 % ? C’était un des risques non identifiés auquel nous n’avons toujours pas de réponse.

                    Dans les améliorations pour la suite, on peut noter :

                    • L’appropriation par tous de cet outil, certains n’ayant pas participé à la première expérimentation

                    • L’ajout d’une phase de présentation des projets en présentiel pour compléter la phase numérique ayant court en amont.


                    OPTEOS : gérer collectivement un budget permanent d’investissement


                    Ayant déjà expérimenté Cobudget au sein de plusieurs collectifs Lillois, Simon Sarazin a lancé une expérimentation au sein de sa CAE au printemps 2018.


                    L’idée est de proposer une bourse permanente aux projet : chaque membre dispose d’une enveloppe annuelle de 100€, et tout le monde peut proposer un projet et distribuer son « crédit » dés qu’il le souhaite.


                    Une réflexion est en cours sur le nombre de droits de vote : ne serait-il pas envisageable d’augmenter l’enveloppe détenue à ceux qui contribuent beaucoup à la CAE sachant que seuls les projets collectifs peuvent être financés ?


                    L’expérimentation ne fait que commencer… suite au prochain épisode !


                    Si ces sujets vous intéresse, OPTEOS propose d’ailleurs une formation aux outils de répartition financière à travers l’intervention de trois Commoneurs Lillois… plus d’infos via ce lien !


                    Auteur de la fiche : Romain Lalande - matière accumulée auprès de Simon Sarazin et Emmanuel Doudat
                    Licence d'utilisation la ressource : CC 0
                    Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                    choisircollectivementlesaffectationsbudgeta_vignette_casdusageschoisircollectivementlesaffec_cobudget_artefacts.png
                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                    ChoisirCollectivementLesAffectationsBudgeta (Les récits d'expérience et retours d'usage), écrite par RomainLalande
                    créée le 06.05.2019 à 16:04, mise à jour le 27.06.2019 à 16:53.

                    Choisir le bon outil

                    Description de la ressource :

                    Pas de stress : le BON outil n'existe pas !

                    De même que l'outil collaboratif n'existe pas, l'outil idéal non plus !
                    Nous allons voir dans cette fiche comment trouver l'outil le plus adapté à votre usage et votre besoin pour un groupe donné à un moment donné. Nous nous limitons donc ici la phase du choix, la mise en place étant une autre étape.

                    Avoir les idées claires sur vos usages

                    Après avoir vu qu'est-ce qu'un usage, vous pourrez en dresser la liste et les hiérarchiser.
                    Cette hiérarchisation vous permettra de commencer par le Plus Petit Précieux Pas Possible.
                    C'est ainsi que vous allez choisir l'outil adapté à un groupe donné.

                    Si une ressource est pensée pour être réutilisée, elle ne le sera effectivement que si l'espace qui l'héberge nous survit. Vous devez donc vous assurer de la pérennité de l'outil.
                    mais aussi veiller sur les outils du moment > voir plus bas le paragraphe suivant
                    C'est ainsi que vous allez choisir l'outil adapté à un moment donné.

                    Ne restez pas seul.e...

                    ...dans votre collectif

                    Le bon outil ne sera jamais celui choisi par le seul animateur ou par le plus geek du groupe.
                    Quels sont les risques :
                    • concentrer les pouvoirs dans une seule paire de mains (avoir l'outil c'est avoir l'information, et avoir l'information c'est avoir le pouvoir)
                    • mettre en péril le groupe en cas de départ de cette personne
                    • avoir un outil qui correspond à un point de vue mais pas aux autres qui ont forcement une autre posture dans un groupe, d'autres habitudes avec le numérique ...
                    Choisir le bon outil veut alors dire animer un groupe de travail sur cette question pour lister les usages et les hiérarchiser collectivement, mais aussi les tester ensemble.

                    ...dans la communauté plus large

                    D'autres autour de vous se sont sûrement posé des questions similaires. Leur groupe ne peut pas être identique au votre, mais partager vos réflexions vous éclairera sûrement sur des pistes d'outils adaptés à vos besoins. Par exemple si vous suivez ou avez suivi la formation Animacoop, vous pouvez échanger sur le forum du réseau .

                    L'outil n'est pas choisi une bonne fois pour toute

                    C'est l'usage qui est stable, l'outil doit pouvoir évoluer en fonction de ce que le net vous offre.
                    Nous vous invitons à ritualiser la remise en question de vos outils : vérifier qu'ils correspondent toujours à un usage, que les accords définis sont respectés ...
                    Accueillir une nouvelle personne et lui présenter les outils du groupe peut être une bonne occasion de ce poser des questions : en faisant cette état des lieux vous allez peut-être vous rendre compte d'incohérences, ne les mettez pas sous le tapis !
                    Et aussi, le groupe bouge : de nouvelles personnes vous rejoignent, d'autres vous quittent, les projets évoluent ... donc vos usages et besoins bougent aussi, et les outils avec !
                    Et oui tout bouge tout le temps : mais c'est qui est rigolo !
                    Thématique de la ressource : L'outil au service du projet
                    Auteur.trice(s) de la ressource : Louise Didier
                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                    ChoisirLeBonOutil (Notions et concepts clés)
                    créée le 07.05.2019 à 10:05, mise à jour le 07.05.2019 à 16:39.

                    Circulation de la parole

                    Description de la ressource : Il est important d'instaurer des règles et un cadre dès le début de la réunion qui sécurise les participants.

                    Outils :
                    • Le Bâton de parole : un objet qui est placé au milieu du cercle à prendre pour prendre la parole et à reposer quand on a fini de parler ; pas d'intervention tant que l'objet n'est pas reposé (évite la surréaction et permet à l'intervenant d'aller au bout de son cheminement) ; si on souhaite intervenir, on prend des notes ; on peut aussi prendre l'objet de parole pour créer un silence.
                    • Accords de groupe sur les prises de parole. Il s'agit de décider ensemble des règles de prise de parole (ou règles de vie en réunion) et les afficher ensuite au mur à chaque réunion (des Panneaux indicateurs de paroles). Ex : “Savoir lâcher prise et relativiser”, “Écouter de sorte de pouvoir parler”, “Parler de sorte de pouvoir Écouter”, “le silence est bon”, “Parole consciente”, “Parler avec élan”, “Parler en "Je"”, “Parler au centre” (s'adresser au collectif), “Suspendre ses jugements”, “Laisser de la place à l'autre” et “Savoir trouver sa place”. Il peut y avoir aussi des règles sur les horaires, la mise en place d'un quorum (=nombre minimum de personnes) et les modalités de prise de décision.
                    • La Communication Non Violente.
                    • Eventuellement prévoir des temps de parole précis pour chaque personne, pour éviter les débordements.
                    • Les gestes de communication silencieuse :
                    Thématique de la ressource : Animation de réunions présentielles
                    Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                    CirculationDeLaParole (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                    créée le 23.09.2018 à 13:56, mise à jour le 04.10.2018 à 16:49.

                    CityKart - parcours de remobilisation 16-25 à argenteuil autour du jeu vidéo libre

                    Nature de l'action menée : Formation, Animation d'un temps collectif, Education populaire
                    Nombre de participants : De 6 à 15 personnes
                    Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                    Degré de réussite de l'action :
                    Année de mise en oeuvre : 2016
                    Description de l'action : Le prototype expérimenté avec l?École de la 2ème Chance d'Argenteuil visait à valider l'acquisition de compétences numériques et de gestion de projet nécessaires à une plus grande agilité professionnelle d'un groupe de jeunes raccrocheurs, grâce aux logiciels
                    libres et au jeu vidéo.
                    Ce prototype devait permettre de formaliser un processus pédagogique appropriable par d'autres acteurs souhaitant s'appuyer sur ces mêmes outils pour soutenir l'agilité professionnelle des jeunes.

                    Des visuels ont été dessinés en direct par Mathilde durant les séance et constituent une belle mémoire de l'action, ils sont accessibles via ces liens :

                    Des ressources audio ont également été produites :
                    Lien vers la réponse au cahier des charges (s'il y a lieu) : http://osons.cc/wakka.php?wiki=PageTest/download&file=TOUSAGILES_K2CE2C_FREE.odt
                    Auteur.trice(s) de la ressource : Isabelle Bapteste (rédaction et intervention), Fabrice Villard, Cyrille Giquello, Romain lalande, Jehan, Mathilde, Sébastien
                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                    Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                      CitykartParcoursDeRemobilisation1625AA (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                      créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                      Clarifier les conditions d'utilisations

                      Description de la ressource : Lorsqu'on envisage un réseau coopératif, il est fort probable que les échanges fassent émerger des productions collectives communes.
                      Pour éviter tout problème ou malentendu, il vaut mieux envisager et discuter dès le début de la dynamique des conditions d'utilisations, et des droits qui s'appliquent aux productions communes :
                      • Qui est propriétaire du contenu élaboré collectivement ?
                      • Ce contenu pourra-t-il être vendu ?
                      • Pourra-t-il être transformé ? ...
                      Les licences Créatives Commons (contrat flexible de droit d'auteur pour libérer ses oeuvres) permettront d'aider à réfléchir sur le sujet et à donner un cadre juridique à la création de biens communs.
                      Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
                      Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
                      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                      Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                      ClarifierLesConditionsDUtilisations (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                      créée le 16.09.2018 à 23:42, mise à jour le 30.01.2019 à 19:15.

                      Co-construire un ODJ de réunion

                      Description de la ressource :

                      Concevoir un ordre du jour à plusieurs est un exercice qui peut s'avérer difficile!

                      Pourtant une réunion où chacun peut exprimer ses besoins et les sujets qu'il a besoin de voir traiter est un gage de présence des participants et d'implication à long terme.

                      Les pièges les plus fréquents en terme de construction de l'ODJ


                      Plein comme un œuf, à la dernière minute, et par e-mail...
                      L'animateur ou l'animatrice/facilitateur/trice a peur d'avoir l'air d'avoir mal fait son travail, fait une immense liste de sujets à traiter , puis l’envoie par e-mail en disant : "surtout n'hésitez pas à ajouter un sujet, vous avez jusqu'à demain matin..." Les participants, pris par le temps, effrayés par la longueur des sujets et la peur de réunions interminables ne rajoutent évidemment rien..

                      Nos expériences réussies :


                      • Avoir un outil de co-écriture en ligne pour co-concevoir l'ordre du jour, et pas des échanges de mails
                      • Vide...mais pas trop : l'animateur peut proposer des sujets, mais laisser de la place pour les idées des autres. Un ou deux sujets suffisent...
                      • Donner un délai suffisant et une date limite pour mettre des points à l'ordre du jour
                      • S'engager à trier et prioriser les sujets ensemble en début de réunion : il vaut mieux reporter les sujets annexes et tenir le timing prévu
                      • Préciser si possible la nature des différents sujets -peut être fait en début de réunion sinon-: s'agit-il d'un élément d'information, à discuter, d'une décision à prendre (si oui quel mode de décision adopter?). On distingue souvent : Information, Discussion, Décision
                      • Lâcher prise sur le perfectionnisme et le besoin de contrôle de l'animateur : le meilleur ordre du jour n'est pas forcement le plus complet, c'est peut-être celui auquel auront contribué le plus de participants.
                      Il sera toujours temps de le compléter en début de réunion!

                      Les points de vigilance :


                      • Commencer en présence pour la première fois l'utilisation d'un outils de co-écriture, accompagner et former les participants
                      Co-construire par e-mail est toujours possible -mais vraiment pas conseillé, notamment à cause des risques d'infobésité et de pertes d'informations!
                      • Assumer une priorisation collective en début de réunion : c'est bien que tous les sujets soient exprimés, mais ils ne pourront pas être tous traités
                      • Rendre visible les idées, propositions, suggestions de tous permet une transparence et donc un partage du pouvoir ! Il faut donc être attentif à la façon dont les sujets sont choisis et priorisés.
                      Vos règles de fonctionnement internes vont définir si c'est l'animateur , le secrétaire, ou tout le groupe qui décide de ce qui est gardé à l'ordre du jour et ce qui est reporté à une réunion suivante ou dans un autre espace de discussion/décision.
                      Thématique de la ressource : Animation de réunions présentielles, Animation de réunions à distance
                      Auteur.trice(s) de la ressource : Audrey Auriault Célia Gonçalves
                      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                      Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                      CoConstruireUnOdjDeReunion (Notions et concepts clés)
                      créée le 07.05.2019 à 15:21, mise à jour le 07.05.2019 à 16:17.

                      Co-définition d'accords de groupes

                      De quel type d'outil s'agit-il ? : Petits outils d'animation
                      Pour quel usage utiliser cet outil ? : Ouvrir/cloturer une réunion, Décider et rendre visible les décisions
                      À combien de participants cet outil est-il adapté ? : De 2 à 5 personnes, De 6 à 15 personnes, De 16 à 30 personnes, Plus de 30 personnes
                      Description de l'outil : Les accords de groupes peuvent se définir comme la formalisation d'un cadre collectif qui sécurise la participation des individus à un temps de réunion et qui permet ainsi de remplir les besoins individuels de chacun des participants.

                      Toutes les informations sur les accords de groupes dans cette fiche : https://interpole.xyz/?DefinirDesAccordsDeGroupe
                      Les accords de groupes peuvent être animés en 5 phases distinctes :
                      1/ Expression des besoins individuels : "pour me sentir bien dans ce collectif pour ce temps donné j'ai besoin de..."
                      Chacun.e énonce son ou ses besoins, y compris les animateurs ou formateurs
                      2/ Tour d'objection : Si un.e des participant.e considère que le besoin des autres rencontre une de ses limites et va l’empêcher de trouver sa place dans le groupe, il.elle peut émettre une objection ET proposer une solution pour lever son objection
                      3/ Validation collective. Les accords sont adoptés collectivement, et tous les membres du groupe seront donc co-garants de leur respect. L'adoption peut être matérialisée par le fait que chacun lève la main pour donner son accord ou fasse un signe particulier,, dise oui... Une participation active à la validation permet de s'assurer que tou.te.s aient entendu et validé.
                      4/ Se mettre d'accord sur le prochain temps de validation/rediscussion des accords (prochaine réunion, formation...)
                      5/ Vérifier régulièrement (ou à la fin de la réunion) avec les participant.e.s que les accords ont bien été respectés, et si non, comprendre pourquoi (un des accords ne correspond pas aux besoins du groupe ou difficulté d'être co-garants...)
                      Variantes : Possibilité de proposer un temps créatif pour matérialiser ces accords de groupe et d'en faciliter l'ancrage. Variante particulièrement adaptée à des groupes d'enfants.
                      Aut·eur·rice·s de la ressource : Audrey Auriault
                      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                      CoDefinitionDAccordsDeGroupes (Les techniques et formats d'animation)
                      créée le 07.12.2018 à 09:38, mise à jour le 24.05.2019 à 11:22.

                      Cobudget – décider collectivement de la répartition d’un budget

                      Pour quel usage utiliser cet outil ? : Décider et rendre visibles les décisions, Gérer un budget
                      Est-ce un outil libre / Opensource ? : Oui
                      Difficulté de prise en main : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
                      Description de l'outil : Cobudget est un logiciel libre qui permet de décider de répartitions budgétaires de manière démocratique. Chaque participant dispose d’une fraction du budget total qui constitue son « droit de vote ». On peut proposer des « bucket » qui correspondent à des objectifs de budgets nécessaires pour mener à bien des projets. Chacun peut ensuite utiliser attribuer ses fonds aux différents projets, et chaque projet est validé lorsqu’il atteint son objectif.

                      Ressources connexes
                      Avantages de l'outil :
                      • Chacun peut proposer des projets sans contrainte
                      • Tout le monde a le même pouvoir de décisions
                      • Le montant des budgets des projets est proportionnel au nombre de personnes qu’ils intéressent. Plus le projet nécessite de fonds, plus le nombre de personnes devant y contribuer est important.
                      • Oblige les projets à être présentés à l’écrit
                      • Facilite une vision d’ensemble par chacun de tous les projets, même ceux qui ne le concerne pas.
                      • Peut être utilisé au long court pour affecter un budget annuel
                      Inconvénients de l'outil :
                      • Impossibilité de modifier les budgets affectés une fois fait
                      • Nécessite une gouvernance claire et une bonne compréhension du cadre général et des enjeux de ces attributions budgétaires.
                      Lien vers l'outil : https://cobudget.co/#/login
                      Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
                      Licence d'utilisation la ressource : CC 0
                      Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
                      cobudgetdecidercollectivementdelareparti_vignette_casdusageschoisircollectivementlesaffec_cobudget_artefacts.png
                      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                      CobudgetDeciderCollectivementDeLaReparti (Les outils numériques), écrite par RomainLalande
                      créée le 06.05.2019 à 16:02, mise à jour le 24.05.2019 à 11:24.

                      Commencer en présence

                      Description de la ressource : Lorsqu'on parle "réseau coopératif" on envisage une communauté qui n'est pas toujours sur le même espace-temps : il y a du travail à distance, des échanges synchrones et asynchrones. A l'inverse, rares sont les communautés virtuelles qui fonctionnent uniquement à distance : les regroupements, les rencontres sont des temps forts de la dynamique de réseau.
                      Lorsqu'on démarre un réseau, il est judicieux d'exploiter ce temps "en présence" pour tester et expérimenter des outils et méthodes qui pourront perdurer à distance : mettre en oeuvre en présence ce que l'on veut mettre en oeuvre à distance.
                      Ceci permettra de se familiariser, de se former et d'assurer une continuité entre présence et distance.
                      Par exemple, lors d'une rencontre d'un réseau, l'un des membres pose une question à l'assemblée. Tout le monde peut proposer une ou plusieurs réponses sur des petits papiers et en indiquant bien ses coordonnées. Les réponses sont synthétisées et rendues visibles à tous. Puis la personne qui a posé la question récupère les contacts des personnes ayant répondu et créée une liste de discussion pour continuer à échanger à distance.
                      Par exemple, on peut mettre en place des outils pour travailler à distance qui vont du coup soulever des questions sur les modes de fonctionnement en présence : les règles de prise de parole, de prise de décisions, car souvent ces éléments sont implicites. Dans un groupe, la rédaction des compte-rendus de réunion est souvent assumée par une personne. Si on met en place un outil de co-rédaction pour prendre des notes, du coup cela soulève des questions : tout le monde peut écrire ? qui valide ? On voit bien que ce n'est pas l'outil qui pose des problèmes, il soulève juste les questions.
                      Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
                      Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
                      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                      Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                      CommencerEnPresence (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                      créée le 16.09.2018 à 23:38, mise à jour le 16.09.2018 à 23:38.

                      Commencer par soi même

                      Description de la ressource : Charité bien ordonnée commence par soi-même. ou Pour changer le monde, il faut commencer par se changer soi-même.
                      Beaucoup de structures ont le projet de faire coopérer un groupe, un réseau. Mais avant toute chose, il faut commencer par pratiquer méthodes et outils coopératifs : il s'agit de s'appliquer en interne ce que l'on souhaite mettre en place en externe.
                      cf. la stratégie ITPTS , "Interactions Transformation Personnelle, Transformation Sociale" : ne pas opposer les volontés de changer le monde et le travail sur soi, les deux sont liés et doivent s'articuler.
                      Un constat : une structure qui ne coopère pas en son sein et n'utilise pas les outils qui vont avec peinera à faire coopérer autour d'elle.
                      Mais comment faire lorsqu'on est dans un contexte très figé, très contraint difficilement perméable à ce type de pratiques ? Il faut partir du plus petit lieu sur lequel on a prise pour coopérer, quelques collègues de confiance, un petit groupe de travail audacieux... On trouvera toujours deux ou trois personnes prêtes à jouer le jeu !
                      Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
                      Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
                      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                      Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                      CommencerParSoiMeme (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                      créée le 16.09.2018 à 23:39, mise à jour le 16.09.2018 à 23:39.

                      Commencer simple

                      Description de la ressource : Proposer des outils faciles à prendre en main par les utilisateurs
                      Lorsqu'on aborde l'utilisation d'outils informatiques, la première marche est la plus importante à passer. Si la première manipulation est simple, les contributeurs, rassurés auront envie de s'investir un peu plus et d'accepter qu'il y ait besoin d'un petit temps de formation ou de prise en main.
                      On peut même envisager de cacher des fonctionnalités dans un premier temps et attendre que le groupe grandisse en maturité avant d'ajouter des briques progressivement. Ou attendre que la demande soit exprimée et faire évoluer le dispositif technique en fonction des propositions du groupe.
                      Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
                      Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
                      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                      Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                      CommencerSimple (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                      créée le 16.09.2018 à 23:39, mise à jour le 16.09.2018 à 23:39.

                      Comment la vidéoconférence a sauvé mon réseau ?

                      Témoignage : Membre d'un réseau de structure d'éducation à l'environnement, j'ai vu au cours des années, la fréquence et la participation à nos réunions de coordination diminuer sans cesse.

                      Ce sont principalement les temps de trajets qui plombaient nos réunions. Le plus souvent, le temps passé sur la route dépassait le temps de réunion...
                      Ceci a fini par décourager les plus motivés d'entre-nous...
                      Les réunions étaient de moins en moins fréquentées. Les décisions prises en séance étaient de moins en moins représentatives ...
                      La fréquence des réunions s'est mise à diminuer quasiment jusqu'à l'extinction.

                      J'ai proposé aux autres membres de relancer nos réunions mais en incluant deux réunions "virtuelles" entre chaque réunion "en présence" (trimestrielle).
                      Pour ce faire, j'ai formé soit en direct soit par petit tutoriel vidéo mes collègues à l'utilisation des vidéobulles de Google .

                      Depuis plus d'un an et demi, nous utilisons ce moyen de communication pour réaliser nos réunions. Le résultat fut sans appel !
                      Le taux de participation est redevenu proche des 100 % et la fréquence de nos réunions est redevenue mensuelle.
                      La dynamique de réseau est de nouveau en marche.
                      Nos réunions durent 2h et les dates sont fixées de commun accord pour l'année.
                      Le changement majeur réside dans la durée de la réunion elle-même. Alors qu'auparavant pour cette même réunion de 2h, il aurait fallu à chacun d'entre nous au moins 3 à 4h de trajet, maintenant la durée de réunion est de 2h montre en main et chacun reprend ses activités dans les 5 minutes qui suivent.

                      Quelques remarques tirées de cet exemple :
                      • Il est important de rassurer les participants en expliquant en présence le fonctionnement de l'outil.
                      • Les tutoriels vidéo sont d'une grande aide. Le fait que je les ai réalisés moi-même aide beaucoup. En effet, contrairement aux tutoriels "officiels" reprenant une situation "classique", mes tutoriels, commentés avec ma voix, montre la situation précise qui sera vécue par les participants. C'est une vraie marche à suivre, pas à pas.
                      • Il est important de ne pas sous-estimer les petits soucis techniques de départ. Il a bien fallu 4 à 5 réunions pour que chacun trouve ses marques. J'ai été fort présent et soutenant au début.
                      • Il est important que l'animateur maîtrise bien l'outil afin de déjouer tous les petits tracas qui surviennent (le plus souvent liés aux configurations différentes des PC des participants).
                      • Il n'est pas inutile de prévoir 15 minutes en début de réunion pour bien caler le son et l'image de chacun (en général 3 minutes suffisent).
                      • Il arrive que la connexion trop faible d'un participant créé de drôles de bruits en réunion (sorte de chasse d'eau).
                      • Il est arrivé quelques fois que des "participants cachés" s'invitent dans nos réunions. Bien que pas "dramatique" (puisque c'était des collègues des participants à la réunion), ces invités "non déclarés" (évitant bien de se montrer sur la vidéo ou de parler) ont créé une "gêne" dans le bon fonctionnement de la réunion. Nous avons demandé à ces "invisibles" de se déclarer ou de quitter la réunion.
                      • Le langage non verbal n'est pas simple à saisir dans ce genre de réunion même si la vidéo de chaque participant est visible. Ceci demande un surcroît de vigilance de la part de l'animateur de réunion. J'ai pour ma part, rapidement instauré l'utilisation de signe de la main pour permettre à chaque participant de faire connaître son "humeur" sur des paroles en cours. Ces signes me permettaient aussi de plus facilement distribuer la parole.
                      - Ce n'est pas parce que la réunion est en ligne qu'il ne faut pas un animateur de réunion... Peut-être même plus que dans une réunion classique !
                      • il est nécessaire d'être attentif au ton employé dans les réunions "virtuelles". Nous avons constaté que la "distance" nous faisait parfois employer un "ton" de parole que nous ne nous serions pas permis si nous avions été en présence !
                      • Dans les Vidéobulles de Google, il est facile de mettre en place un espace de co-écriture (Google Docs). Ceci offre une plus-value supplémentaire à l'outil car en plus de permettre des réunions à distance, il initie à la rédaction de PV à plusieurs mains !

                      Deux limites :
                      • L'outil présente une limite qui peut être gênante. Seuls 10 personnes peuvent prendre part à la réunion, tout au moins en vidéo. Il est possible d'accueillir 5 personnes supplémentaires mais avec la voix seulement.
                      • Il faut que les participants possèdent un compte Google (adresse Gmail)

                      Globalement, à l'usage, tous les participants ont trouvé cet outil super et je n'ai même plus à initier les réunions, chaque membre s'y étant mis !
                      Auteur de la fiche : Gatien Bataille
                      CommentLaVideoconferenceASauveMonReseau (Les récits d'expérience et retours d'usage), écrite par WikiAdmin
                      créée le 23.10.2013 à 10:43, mise à jour le 23.10.2013 à 10:43.
                      bf_imageecrire_fonnatacha_flickr_ccbysa.jpg

                      Comment produire un document à plusieurs centaines de personnes ? (1ère partie)

                      Auteur de la fiche : Jean-Michel Cornu
                      Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                      Description :

                      Comment passer du café du commerce à l'intelligence collective ?

                      La parabole des aveugles et de l'éléphant 1

                      Six hommes d'Inde, très enclins à parfaire leurs connaissances, allèrent voir un éléphant (bien que tous fussent aveugles) afin que chacun, en l'observant, puisse satisfaire sa curiosité. Le premier s'approcha de l'éléphant et perdant pied, alla buter contre son flanc large et robuste. Il s'exclama aussitôt : "Mon Dieu ! Mais l'éléphant ressemble beaucoup à un mur!". Le second, palpant une défense, s'écria : "Oh ! qu'est-ce que cet objet si rond, si lisse et si pointu? Il ne fait aucun doute que cet éléphant extraordinaire ressemble beaucoup à une lance !". Le troisième s'avança vers l'éléphant et, saisissant par inadvertance la trompe qui se tortillait, s'écria sans hésitation : "Je vois que l'éléphant ressemble beaucoup à un serpent !". Le quatrième, de sa main fébrile, se mit à palper le genou. "De toute évidence, dit-il, cet animal fabuleux ressemble à un arbre !". Le cinquième toucha par hasard à l' oreille et dit : "Même le plus aveugle des hommes peut dire à quoi ressemble le plus l'éléphant ; nul ne peut me prouver le contraire, ce magnifique éléphant ressemble à un éventail !". Le sixième commença tout juste à tâter l'animal, la queue qui se balançait lui tomba dans la main. "Je vois, dit-il, que l'éléphant ressemble beaucoup à une corde !". Ainsi, ces hommes d'Inde discutèrent longuement, chacun faisant valoir son opinion avec force et fermeté. Même si chacun avait partiellement raison, tous étaient dans l'erreur.

                      Du café du commerce 2 ...

                      Habituellement, nous considérons que si une idée est vraie, alors l'idée contraire est fausse. C'est ce que l'on appelle le principe de non-contradiction qui est à la base de notre logique telle que l'a définie Aristote. Cependant Eubulide de Millet, qui en était un adversaire a montré grâce au paradoxe du menteur 3 que cela n'était pas nécessairement juste : "Un homme disait qu'il était en train de mentir. Ce que l'homme disait est-il vrai ou faux ?". Cette phrase ne peut être ni vraie... ni fausse ! De même, comme dans la parabole de l'éléphant, il y a des affirmations qui peuvent sembler contradictoire mais sont toutes vraies 4 . On parle alors d'antinomie. C'est particulièrement le cas, lorsque l'on cherche à avoir plusieurs points de vue différents sur un sujet.

                      Comment produire un doc
                      Eric Grelet - CC By Sa

                      Armé du principe de non-contradiction, nous passons beaucoup de temps, non pas à chercher ce qui est vrai ou faux, mais à justifier ce que nous avons dit précédemment ... Et donc que les autres qui proposent des arguments différents sont dans l'erreur. Une très grande majorité du temps de discussion est ainsi consacré pour chacun à répéter sa propre affirmation pour être sûr qu'elle soit bien prise en compte et à la justifier. Le fond de la discussion bien souvent, ne consiste plus à chercher ce qui est vrai, mais à ne pas être mis en défaut et même si possible à obtenir la reconnaissance des autres pour avoir dit quelque chose considéré comme vrai.

                      ...A l'intelligence collective

                      Pour sortir du "café du commerce", il est nécessaire de chercher dans un premier temps non pas ce qui est vrai mais les différents points de vue sur un sujet. Plus le nombre de personnes qui proposerons un point de vue sera grand, plus la vision aura des chances d'être plus complète. A ce stade, la discussion peut s'accommoder de visions approximatives, voire apparemment fausses, l'objectif étant de rassembler le plus grand nombre de point de vue différents et d'en susciter de nouveaux pour compléter ceux déjà rassemblés.

                      Mais nous devons également composer avec nos propres limitations cognitives. Ainsi, nous ne pouvons garder à l'esprit que les trois derniers éléments d'une discussion 5. Lorsque nous prenons du recul par rapport au discours, nous pouvons avoir une vue d'ensemble des différents affirmations ou arguments, mais là encore nous sommes limités et ne pouvons conserver à l'esprit qu'entre 5 et 9 idées 6. Pour permettre de traiter un sujet par l'intelligence collective, nous allons donc devoir avoir une méthode pour travailler avec un très grand nombre de personnes, cartographier l'ensemble des idées proposées tout en s'interdisant dans un premier temps de sélectionner certaines idées et d'en éliminer d'autres.

                      Les trois principes pour construire des idées à plusieurs

                      Pour arriver à lever les difficultés de la discussion collective, il est nécessaire de prendre en compte trois principes de l'intelligence collective qui sont assez contre intuitifs mais qui vont servir de base à la construction d'une méthode qui permet de produire des idées et des contenus avec plusieurs centaines de personnes.

                      La taille des groupes et les rôles des membres 7

                      Dès qu'un groupe dépasse le nombre d'une douzaine de membres, chaque personne prend une posture proactive, réactive, d'observateur ou inactive et peut en changer en fonction d'un certain nombre de critères. On observe de façon assez contre-intuitive que le pourcentage d'actifs reste remarquablement constante (principe du 90-9-1) : les proactifs sont entre un et quelques pour cent et les réactifs entre dix et quelques dizaines de pour cent.

                      On peut en déduire différents types de groupes distingués par le nombre de leurs membres :
                      Les petits groupes jusqu'à une douzaine de personnes qui peuvent être gérés de façon contrainte (en attendant une action de chacun des différents membres) ;
                      Les groupes intermédiaires entre une douzaine et une centaine de personnes qui nécessitent plus d'efforts d'animation pour obtenir des réactions ;
                      Les grands groupes entre une centaine et un ou deux milliers de personnes qui permettent de produire de façon collaborative... à condition de se focaliser sur les réactifs ;
                      Les très grands groupes intermédiaires de plusieurs milliers de personnes où le groupe que forme les membres proactifs devient plus difficilement cohérent ;
                      Les très grands groupes au-delà de quelques dizaines de milliers où les proactifs sont suffisamment nombreux pour rendre l'animation moins contrainte.

                      Les grands groupes entre une centaine et un ou deux milliers de personnes présentent un intérêt particulier : ils sont un passage obligé pour les groupes qui ont vocation à devenir très grands, et surtout ils représentent une taille qui correspond bien au nombre de personnes que l'on peut rassembler sur beaucoup de thèmes assez précis. Ils nécessitent cependant de bien prendre en compte les membres qui ont adoptés une attitude réactive (que l'on peut atteindre dans les système en ligne par des outils push comme le mail, Facebook ou Twitter plutôt que par des outils pull comme le web ou les forums) et pas seulement les proactifs qui dans ce cas ne sont pas assez nombreux.

                      Le choix a posteriori 8

                      Il existe plusieurs stratégies en fonction de l'environnement dans lequel on se situe :
                      La planification : dans une situation prévisible mais où les ressources sont rares, il faut prévoir pour optimiser les ressources et ne pas les gâcher ;
                      La négociation : lorsque les ressources sont rares mais que la situation n'est pas prévisible, la négociation permet de faire un choix au présent à défaut de pouvoir le faire à l'avance ;
                      Le choix a posteriori : lorsque l'on peut disposer d'une abondance de ressources (grand groupe, information abondante) mais que la situation n'est pas prévisible, alors il vaut mieux susciter une abondance de choix et ne choisir qu'a posteriori, parmi toutes les possibilités ;
                      Souvent nous ne choisissons pas notre stratégie mais utilisons celle que nous maîtrisons, quelque soit le contexte. Il est important de s'adapter à notre environnement pour choisir la meilleure stratégie. Parfois, la situation peut être prévisible pour certaines choses et imprévisible pour d'autres, certaines ressources peuvent être abondante et d'autres rares. Dans ce cas, il faut pouvoir s'adapter et même jongler avec les stratégies.

                      Par exemple, dans un grand groupe au-delà de cent personnes, il est possible, grâce au nombre suffisant de membres adoptant un rôle réactif, de faire ressortir le maximum de points de vue et de ne choisir qu'a posteriori ceux que l'on souhaite conserver : "Étant donné suffisamment d'observateurs, toutes les pistes applicables à un problème donné sautent aux yeux". Mais si le groupe est plus petit que un ou deux milliers de personnes, le nombre de membres qui adoptent une attitude proactive et a fortiori le nombre de personnes qui participent à la coordination du groupe est faible. La coordination de groupes inférieur à quelques milliers doit donc faire appel à des stratégies de planification et/ou de négociation.

                      Cartographier pour donner une vision d'ensemble 9

                      Dans un échange à plusieurs, et plus encore dans un conflit, chacun à tendance à défendre sa position et à la répéter sans cesse pour être sûr qu'elle soit bien prise en compte. Dans les faits, très souvent les différents points de vue ne s'excluent pas mais au contraire se complètent pour donner ensemble une vision plus globale. Pour dépasser cette difficulté, il faut prendre en compte nos deux modes de pensée qui utilisent chacun une mémoire de travail différente.

                      Le premier, basé sur le discours consiste à placer les idées les unes à la suite de l'autre, un peu comme nous plaçons un pas devant l'autre pour avancer depuis un point de départ jusqu'à un point d'arrivée en suivant un cheminement. Ce mode de pensée permet en particulier l'approche rationnelle mais il prend très difficilement en compte le conflit (un point de départ, deux directions), l'intelligence collective (plusieurs points de vue sur le même point d'arrivée) ou encore la créativité (trouver de nouveaux chemins entre plusieurs points de départ et plusieurs points d'arrivée) qui utilisent tous les trois un autre mode complémentaire.

                      Le deuxième mode de pensée est basée sur la cartographie. Il consiste à disposer toutes les idées en fonction de leur proximité sur une même carte mentale, sans chercher à les sélectionner a priori pour obtenir une vision la plus complète des idées et des chemins possibles. Les schémas heuristique (mind mapping en anglais) co-construits et projetés à la vue de tous lors de séances sont très performants pour donner une vision globale aux membres du groupe et ainsi permettre de chercher de nouvelles idées et de nouveaux points de vue plutôt que chacun ne se focalise que sur une ou quelques idées déjà proposées.

                      Pour aller plus loin, deux approches sont possibles :
                      L'art de la mémoire : Lors de rencontres synchrones (en ligne ou en présentiel), il est possible de coupler la carte d'idée avec une autre carte souvent territoriale que chacun peut conserver plus facilement dans sa mémoire à long terme. Il peut s'agir d'un lieu connu de tous (leur cathédrale pour les moines du Moyen Âge) ou à défaut d'un lieu co-construit (il est plus facile de mémoriser à long terme un territoire que des idées) ;
                      Les cartes textuelles : dans les échanges asynchrones en ligne, les personnes qui adoptent une attitude réactive (dix fois plus nombreux que les proactifs) et les "observateurs" (encore plus nombreux) utilisent des outils qui gèrent mal le mode graphique (mail, Facebook, Twitter). Proposer une carte dessinée nécessite alors de fournir un lien vers une page web qui contient la carte. Mais dans ce cas, une moitié seulement environ des participants vont voir la carte. Il est cependant possible d'utiliser les possibilités de présentation des textes pour permettre une carte textuelle qui ne nécessite pas d'être lue en entier comme un texte mais peut être parcourue comme une carte : listes à points et à sous points, formulation courte des idées tenant sur maximum une ligne, gras, soulignés, italique pour mettre en valeur certains mots clés ;

                      Appliquer ces principes pour produire de l'intelligence collective

                      A partir des principes présentés dans les parties précédentes, nous pouvons commencer à poser quelques règles pour permettre de produire des idées et des contenus avec plusieurs centaines de personnes. Nous traiterons ici plus particulièrement d'échanges en ligne asynchrones qui peuvent être enrichis ponctuellement par des rencontres synchrones en présentiel ou en ligne.

                      1. Le groupe doit avoir au minimum une centaine de membres.
                      Ceux-ci ne vont plus contribuer systématiquement comme dans un petit groupe. Tant que le groupe ne dépasse pas plusieurs milliers, voir plusieurs dizaine de milliers il est important de se focaliser sur les personnes qui adoptent une attitude réactive (cette taille de groupe est la plus courante. Même dans les très grands groupes de dizaine de milliers de personnes, seul un sous-groupe va s'intéresser à un contenu spécifique). Selon la règle des 90-9-1, les réactifs seront au moins une dizaine ce qui est suffisant pour démarrer une dynamique et éventuellement encourager d'autres participations.

                      2. Le ou les animateurs ont un rôle particulièrement critique.
                      En effet les animateurs doivent être par définition proactifs. Or ceux-ci, dans un groupe entre une centaine et un ou deux milliers de membres, ne représentent que quelques personnes. Les erreurs ou le manque de proactivité d'un animateur peuvent entraîner une inaction de tout le groupe. Dans un groupe jeune (en général moins de deux ans), l'animateur ou le petit groupe d'animation a un rôle central. On parle même dans le logiciel libre de "dictateur bienveillant". Pour un groupe plus mature, il est possible d'avoir des personnes différentes qui, suivant les thèmes abordés, prennent un rôle d'animation. Dans ce cas si l'animation d'une discussion est toujours un rôle contraint, il l'est moins pour l'ensemble du groupe qui pourra avoir des discussions qui aboutissent et d'autres non.

                      3. Laisser exprimer toutes les idées sans faire choix dans un premier temps.
                      Il faut au contraire "ouvrir les possibles" pour identifier toutes les idées qui pourraient être ajoutées, plutôt que de supprimer celles déjà émises. Des idées qui semblent a priori moins intéressantes peuvent se révéler extrêmement riches bien qu'a priori contre intuitives. Même si une idée proposée se révèle effectivement stupide, elle peut en susciter d'autres tout à fait intéressantes.

                      4. Une synthèse sous forme de carte donne une vision d'ensemble des échanges.
                      Dans le cas des échanges en ligne asynchrone, il vaut mieux utiliser une "carte textuelle" qui peut être reçu par pratiquement tout le monde. Elle ne nécessite pas d'être lue en entier comme un texte mais peut être parcourue comme une carte (avec des listes à points et sous points, des gras et des soulignés pour faire ressortir des mots...). C'est ce point qui demande le plus de travail d'animation. Des outils et des méthodes doivent permettre de réduire ce temps au mieux.

                      5. Au moins quelques informations doivent être envoyés en "push".
                      Pour toucher les réactifs il faut fournir au moins certaines information en push (l'information est envoyée directement sur un compte que lit la personne régulièrement : mail, Facebook ou Twitter). Mais suivant le nombre de membres, l'activité de la discussion et l'acceptation plus ou moins grande pour chacun de recevoir directement des informations, il faut également pouvoir offrir l'accès à l'ensemble de l'information avec des outils pull pour ceux qui le veulent (la personne va chercher elle même l'information en allant sur un forum, les archives mail ou d'autres pages web). Il faut donc trouver le juste équilibre entre ce qui est envoyé à tout le monde et ce qui n'est pas envoyé mais doit aller être cherchée par ceux qui le veulent (depuis la liste de discussion ou tout est reçu par tout le monde jusqu'à l'envoi des seules synthèses, en passant par l'envoi en plus d'une sélections de quelques contributions stimulantes incitant les lecteurs à réagir).

                      6. Ce sont les itérations de contributions/synthèses qui apportent l'intelligence collective 10.
                      La cartographie des différents points de vue permet d'obtenir une meilleure vision d'ensemble (comme dans la parabole des aveugles et de l'éléphant). Mais l'intelligence collective commence réellement lorsque les participants s'appuient sur ce qu'ont dit les autres (ou plus précisément sur la cartographie d'ensemble de ce qui a été dit) pour proposer des idées nouvelles qu'ils n'auraient pas eu autrement. Ainsi chaque cycle de contributions puis de synthèse augmente le niveau d'intelligence collective et permet d'arriver à des propositions qui pour certaines sont particulièrement innovantes et pertinentes.

                      Méthode pour produire un texte collectif jusqu'à quelques milliers de participants

                      L'objectif de cette méthode est de produire du contenu de façon collaborative, non seulement en y intégrant les contributions initiales de chacun mais aussi et surtout les contributions issues des échanges. Elle s'appuie sur des synthèses régulières sous la forme de cartographies textuelles (un texte qui peut être parcouru comme une carte plutôt que lu de bout en bout avec des listes à point et à sous point, des gras et des soulignés pour faire ressortir des mots, etc.). Il s'agit de donner une vision d'ensemble de ce qui a été déjà proposé pour concentrer les contributions sur des idées nouvelles.

                      Cette méthode se concentre sur les "grands groupes" en ligne, suffisamment grands pour avoir des réactions sans trop d'effort (une centaine ou plus de membres) tout en n'atteignant pas la taille suffisante pour pouvoir se concentrer uniquement sur les proactifs (au-delà de plusieurs milliers). Cela représente une très grande partie des groupes en ligne souhaitant produire en commun des contenus sur un thème plus particulier. Dans ce cas, l'accent est mis sur les personnes ayant adoptés une attitude réactive qui sont en général dix fois plus nombreux que ceux qui ont adoptés une attitude proactive.

                      Les deux premières parties présentées ci-après, se concentrent sur les outils et la constitution du groupe pour ceux qui créent leur groupe ou bien qui ont des groupes encore trop petits. La partie suivante sur la veille, la compréhension commune et l'idéation constitue le coeur de la méthode pour constituer une vision d’ensemble structurée d’idées collectives. Les deux dernières parties sur le choix dans les idées et la rédaction permettent d’obtenir un texte qui peut être lu facilement par des personnes n’ayant pas participé au sujet et le connaissant peu.

                      Mise en place des outils en ligne

                      Les outils de la discussion
                      La première étape est de faire le choix des outils push (l'information est apportée jusqu'au participant : mail, Facebook, Twitter...) et pull (le participant va chercher l'information : forum, pages web...). Pour un groupe relativement petit jusqu'à quelques centaines de personnes qui utilisent toutes le mail, une simple liste de discussion mail suffit. Les archives de la liste permettent aux proactifs d'aller retrouver les informations anciennes et facilitent le travail des animateurs qui doivent faire des cartographies.

                      Mais de plus en plus souvent, les participants lisent régulièrement leurs messages à l'aide d'outils qui ne sont pas les mêmes pour chacun : certains suivent Facebook mais ne lisent plus leurs mails très régulièrement, d'autres suivent Twitter mais ne vont plus sur Facebook. Certains ne suivent qu'un de ces trois outils parfois deux mais rarement les trois. D'autres groupes utilisent un réseau social général (Linkedin, Viadeo) ou spécifique à leur communauté (basé sur les logiciels Elgg, Diaspora, Movim, Daisychain...). Il faut donc pouvoir s'adapter aux différents outils utilisés par les membres du groupe... ou réduire celui-ci aux seuls membres utilisant fréquemment tel ou tel outil.

                      De plus, lorsqu'un groupe devient grand, le nombre de contributions grandit également et peut dépasser le taux acceptable pour un participant. Dans un mode en ligne ou la plupart souffrent de "l'infobésité" (trop d'information), même pour un groupe relativement peu nombreux, certains peuvent être gênés par les mails suscités par la discussion. Pour éviter des désabonnement ou des désaffections (des mails classés automatiquement sans être lus, voire classés comme spam...), il est nécessaire de n'envoyer à tout le monde ou à ceux qui le souhaitent que les informations les plus importantes : cartographies régulières des discussions, sélection de quelques contributions groupées dans un même message pour stimuler la participation, etc. Dans ce cas, il est encore plus important que l'ensemble des contributions soit disponible (de façon pull) pour permettre à ceux qui le souhaitent et bien sûr aux animateurs qui font la cartographie, de retrouver le détail des contributions. C'est donc par une alliance entre des outils push et pull que la discussion peut permettre d'envoyer certains messages à tout le monde (pour toucher les réactifs) tout en gardant le nombre de messages reçu raisonnable (pour éviter la surinformation).


                      Pour en savoir plus : la Fing, lien entre le mail et un réseau social sous Elgg 11
                      Après avoir testé de nombreux outillages en ligne pour ses travaux collaboratifs (listes mail, blogs, forums), la Fing a mis progressivement en place depuis 2010 son réseau social, une plateforme Elgg qui permet d'unifier les environnements collaboratifs de ses contributeurs : certains, en effet, s'intéressent à plusieurs sujets d'affilés et la gestion de nombreuses inscriptions sur des plateformes et listes mail éparses était un problème.

                      Dans un premier temps, le choix a été fait de combiner la plateforme web (pour publier) et le mail (pour échanger). Au lancement de Questions numériques, mi-2012, la Fing a choisi d'interfacer les deux modes. Chaque forum de son réseau permet l'interaction web ou mail : par exemple, un sujet de forum est publié sur le web, et notifié par mail aux 260 inscrits du groupe Questions numériques, qui peuvent y réagir indifféremment par retour de mail ou en se connectant à la plateforme. Il semble que les utilisateurs choisissent le mail pour des réponses rapides, le web pour les réponses plus élaborées.

                      Cette modalité permet aussi de mener, comme sur tout forum, plusieurs fils de discussion en parallèle, à condition de prendre soin des titres. Elle facilite l'accès aux nouveaux entrants et le travail à ciel ouvert, et baisse les barrières à l'entrée. Activée sur les forums, cette fonctionnalité est aussi activable facilement sur les commentaires d'autres publications : blogs, partage de documents, événements...



                      Pour en savoir plus : groupe ADEO, utilisation des Google groups en push et en pull 12
                      Groupe ADEO est une entreprise de 70000 personnes réparties dans 13 pays et 27 Business Units (BU). Très décentralisé, orienté vers le partage du Savoir et du Pouvoir, ADEO s'est lancé depuis près de 20 ans dans de nombreuses démarches de Vision partagée avec l'ensemble des collaborateurs de certaines de ses BU.

                      La Communauté Produit, Achat et Supply-Chain (PAS), regroupant les Centrales d'Achats et département logistiques des BU et la Direction PAS Groupe, a initié mi 2011 une démarche transverse : VisionPAS 2023, la Vision de la Coopération PAS de Groupe ADEO en y associant ainsi plus de 2000 collaborateurs. Différentes techniques collaboratives ont été utilisées pour extraire la "substantifique moelle": groupes de travail, séminaire de créativité, prototypes en mode Design Thinking, ... mais aucune n'impliquant plus de 150 personnes ensemble.

                      Afin de réaliser l'écriture de notre cible à 10 ans, nous avons décidé de découper notre réflexion suivant 8 grands axes et avons fait travailler chaque équipe BU, Centrale d'Achat ou Logistique, et chaque synergie Produit sur un des 8 sujets selon la structure suivante: Benchmark, MOFF (Menaces, Opportunités, Forces, Faiblesse), Vision à 10 ans. Ce sont ainsi près de 50 groupes de travail d'une quinzaine de personnes qui nous ont permis de constituer une matière très riche et complémentaire (cf: La parabole des aveugles et de l'éléphant) . Nous avons ensuite réalisé une 1ère synthèse sur chaque thème. L'important était alors de trouver un moyen de faire réagir l'ensemble de la Communauté sur cette V0 pour profiter de l'intelligence Collective. Mais très vite dans un groupe international sans langue de référence, la problématique linguistique se posait à nous. Nous ne disposions pas non plus d'outil de CRM, d'annuaire enrichi, ni de réseau social d'entreprise. Nous avons donc mis en place un Débat Numérique sur 6 semaines sur une cible de 1500 personnes, à l'aide des Google Groups.

                      Le besoin :
                      • Forum multilingue pour favoriser l'expression individuelle.
                      • Possibilité d'envoyer des messages du Forum vers les boîtes mails en masse avec option de réponse directe du mail vers le Forum sans nécessairement devoir y entrer (ce critère nous a fait exclure l'outil Nabble qui ne permet pas de faire des envois en masse).
                      La solution :
                      • 7 Forums = 7 Google Groups (1 par langue: français, anglais, espagnol, italien, polonais, portugais, russe) faisant appel à un ensemble de traducteurs.
                      • Traitement intense d'un thème sur une durée d'une semaine avec des push différents et cohérents, suivant un schéma identique d'un thème à un autre :
                      • 1. Lancement du débat par envoi d'une synthèse sur le thème
                      • 2. Envoi d'inspirations sur le même thème : ouverture d'esprit, proposition de perspectives extérieures
                      • 3. Publication des dernières contributions : le message que l'on veut faire passer : "le débat avance, tes collègues participent, il y a de nouvelles idées, n'attends plus pour contribuer !"
                      • 4. Publication d'une nouvelle synthèse enrichie grâce au débat : les contributeurs retrouvent leur "patte" dans la rédaction du livrable final et constatent bien l'enrichissement de la synthèse initiale grâce au débat collectif.
                      • Système simple pour contribuer : réponse par mail et la réponse vient automatiquement alimenter le fil de discussion du forum OU contribution directement sur le forum en postant un commentaire. Sur le forum, on voit de façon indifférenciée toutes les contributions faites sur un sujet.

                      Les points forts :
                      • Des sujets stratégiques abordés dans 7 langues : richesse des contributions car facilitation de l'expression individuelle.
                      • Des traducteurs "volontaires" en interne a rendu les opérations de traductions réactives et flexibles, indispensables pour coller à nos délais assez courts.
                      • Pas de schéma hiérarchique : toutes les idées sont conservées et exploitées de la même façon dans l'écriture du livrable final. D'ailleurs, les contributions mises en avant dans les mails "Flash" reprennent seulement le prénom du contributeur, pas son nom.
                      • push par mail quotidien : sollicitation des collaborateurs via le canal qu'ils utilisent le plus aujourd'hui. Les contributions sont, elles, stockées en un même endroit : le Google Group (1 groupe par langue). Chacun reçoit donc "obligatoirement" l'information mais est libre ensuite de suivre le fil de discussion sur un outil annexe, dans notre cas le Google Group. Pour ne pas manquer les "meilleures contributions", nous "pushons" une sélection de ces dernières par mail à tous.

                      Les difficultés :
                      • Un forum par langue mais pas de transversalité entre les 7 forums : ce qui est posté dans le forum Polonais n'était pas visible pour les Espagnols. SAUF : La diffusion des "meilleurs commentaires" dans les flash pouvait provenir des 7 forums et les synthèses étaient communes dans toutes les langues.
                      • Pour que les participants reçoivent les mails de synthèse mais pas les différentes contributions, seul la coordinatrice était abonné au Google Group. En l'absence de CRM, les envois étaient fait depuis un compte Gmail avec une adresse de retour qui était celle du Google Group. Le Google Group lui-même était ouvert pour que les participants puissent y accéder s'ils le désiraient, sans avoir besoin d'avoir un compte Gmail pour accéder aux Google Groups.
                      • Besoin d'outils adaptés (annuaire enrichis, CRM, ...) pour ce volume d'envois.
                      • La nécessité pas toujours facile à mettre en oeuvre de la participation de "complices" permettant d'activer les débats.

                      Les résultats et quelques chiffres :
                      • Un débat vivant de 6 semaines autour de 8 thèmes stratégiques.
                      • Un taux de participation d'environ 13% avec plus de 400 commentaires multi-lingues, qui ont enrichi la base des cahiers de Vision.
                      • Des contributions faites dans les 7 langues : "seulement" 55% des commentaires sont en français.
                      • 8 Cahiers Vision V1 en input de notre Rencontre Internationale réunissant en février 2013 700 managers de la Communauté PAS de Groupe ADEO pendant 3 jours pour notamment en faire une relecture collective 13 .

                      En conclusion, ce premier Débat Numérique à grande échelle chez ADEO a été très riche d'enseignements. Il nous a permis de suivre les principales étapes évoquées dans la partie "Appliquer ces principes pour produire de l'intelligence collective". Il nous a permis de valider cette méthode participative et en appellera certainement d'autres.


                      Les outils de capture et de cartographie textuelle
                      Pour créer une synthèse sous la forme de cartographie virtuelle afin de donner une vision d'ensemble au groupe, il faut dans un premier temps "capturer" les contributions intéressantes dans les différents messages (il peut y en avoir deux ou plusieurs dans un même message), éventuellement leur donner un titre plus court (moins d'une ligne) et plus explicite, et ordonner les contributions sous la forme d'une hiérarchie. Cette dernière action peut nécessiter de créer une nouvelle entrée dans la hiérarchie pour rassembler plusieurs idées qui peuvent s'y trouver.


                      Pour en savoir plus : réorganiser les niveaux au fur et à mesure de la discussion
                      Imaginons une discussion sur la mise en place de cette méthode où la vision actuelle est décrite par la carte textuelle suivante :
                      • Outils de discussion
                      • Mail (outil push : information envoyée directement aux participants)
                      • Prendre en compte ceux qui préfèrent Facebook au mail
                      • Forum (outil pull : le participant va chercher lui-même l'information si il le souhaite)

                      Des contributeurs proposent d'y ajouter l'idée d'utiliser également Twitter ainsi que d'autres réseaux sociaux. La carte pourrait alors être réorganisée sous la forme suivante :
                      Outils de discussion
                      • Outils push (information envoyée directement aux participants)
                      • Mail
                      • Facebook
                      • Twitter
                      • Autres réseaux sociaux
                      • Permettre plusieurs outils push pour laisser le choix aux participants ?
                      • Outils pull (le participant va chercher lui-même l'information si il le souhaite)
                      • Forum
                      • Autres ?

                      Dans ce cas, non seulement l'idée de "Mail" se décale d'un niveau pour avoir une catégorie "outils push" comprenant également Facebook, Twitter et d'autres réseaux sociaux, mais la personne qui fait la cartographie a eu l'idée d'y ajouter la possibilité de mixer les outils et a également procédé à la même réorganisation pour les outils pull pour laisser la place à d'autres choix. En cela, il ne s'agit pas véritablement d'une synthèse de la discussion mais plutôt de la cartographie de la compréhension actuelle du problème. Réorganiser une carte donne très souvent des idées supplémentaires et même le cartographe peut ajouter des idées, qui peuvent être complétées ou corrigées par les participants lors de l'itération suivante.


                      La cartographie des échanges peut se faire à la main avec éventuellement des post-it collés sur un mur pour plus facilement réorganiser le tout. Mais lorsque la discussion est importante, une seule itération de la cartographie peut demander environ 5 heure et cela se reproduit une à deux fois par semaine pendant la phase d'idéation... L'animation d'une telle discussion demande alors un temps assez important pour les animateurs et particulièrement pour celui ou ceux qui font les cartographies et les complètent.

                      Pour réduire la durée de cartographie et ainsi permettre l'animation de groupes y compris par des personnes dont cela ne fait pas parti du travail "officiel 14", il faut réduire ce temps à une ou maximum deux heures par semaine. L'objectif de l'application Assembl développée par Imagination for People en partenariat avec l'Institut du Nouveau Monde au Québec, est de faciliter la capture des contributions pertinentes, d'aider à les renommer et à les réorganiser facilement malgré la taille réduite d'un écran d'ordinateur.

                      Pour en savoir plus : Assembl un outil pour cartographier les contributions 15
                      Assembl est un système de discussion en ligne qui s'adresse aux groupes de personnes ayant à produire collectivement un livrable (opinion, consensus, document, modèle, alternatives, etc.) autour d'un sujet quelconque. Bien qu'à l'ère des réseaux sociaux il soit "relativement" facile de mobiliser de grands groupes sur un enjeu, pour une multitude de raisons la qualité du livrable n'augmente pas souvent avec le nombre de participants. C'est principalement à ce problème qu'Assembl s'attaque.

                      Tout d'abord en combinant la discussion chronologique (nécessaire pour faciliter l'implication, le sentiment d'appartenance et la dynamique de groupe) et une présentation plus structurée et résumée de la discussion (nécessaire pour permettre à chaque participant, quelque soit le niveau de temps et d'attention qu'il peut y consacrer, d'avoir une vision d'ensemble des échanges et propositions)

                      Assembl permet à des humains de jouer le rôle de facilitateurs en équipe. Avec l'aide d'outils qui rendent ces tâches productives, ils identifient les idées clés, les communiquent de façon synthétique et guident les participants vers des pratiques de discussion constructives.

                      Assembl tente de ne pas répéter ce que nous percevons comme des faiblesses des systèmes précédents, ainsi, Assembl:
                      • Ne force pas les participants à écrire leur contributions dans un format quelconque (la structure doit servir la discussion, pas la remplacer)
                      • Reconnaît que certains participants préféreront toujours un modèle push (ex: listes de diffusion) et d'autres un modèle pull (ex: forums web, groupes Facebook), et leur permet de discuter ensemble en brisant ces "îlots" de discussion 16.
                      • Ne brise pas les communautés existantes en forçant des migrations. Il peut par exemple être implanté progressivement sur la liste de diffusion existante d'une communauté déjà active.
                      • Ne "déconnecte" pas les représentations cartographiques des discussions qui y ont donné naissance. Les réactions à la discussion sont accessibles à partir de la représentation synthétique et vice-versa.
                      • N'impose pas une structure de discussion (de nombreux systèmes sont centrée sur un débats polarisé pour/contre) et impose beaucoup moins de contraintes aux méthodes d'animation.


                      La suite de ce texte est disponible ici : http://ebook.coop-tic.eu/francais/wakka.php?wiki=CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai2


                      • 1 Parabole du Jaïnisme, rendue célèbre par le poète américain John Godfrey Saxe au milieu du XIXe siècle. Source, Gérard Huet, The Sanskrit Heritage Dictionary http://sanskrit.inria.fr/DICO/index.html cité par Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Anekantavada
                      • 2 L'expression équivalente en anglais pourrait être "bar-room politics" ou mieux "armchair philosophy" pour renvoyer à des personnes cultivées mais désœuvrées, parlant beaucoup mais agissant peu (plutôt qu'à des personnes ayant trop bu et ne sachant plus ce qu'elles disent) : http://forum.wordreference.com/showthread.php?t=70335&highlight=comptoir
                      • 3 Un paradoxe qui aurait été inventé par Eubulide de Millet (IVe siècle) à partir du paradoxe du crétois de Epiménide. Source Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_du_menteur
                      • 4 Alfred Korzybski, auteur de la sémantique générale, a pris conscience au cours de la première guerre mondiale que les mécanismes de pensée qui avaient provoqués cette guerre reposaient sur les postulats de la logique d'Aristote (principe d'identité, de non contradiction et de tiers exclu). Il formula alors une nouvelle logique, non-aristotélicienne, basée sur de nouveaux postulats correspondants à l'évolution scientifiques du XXe siècle : http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_g%C3%A9n%C3%A9rale
                      • 5 Il s'agit d'une limitation d'une de nos mémoire de travail appelée boucle phonologique, qui ne permet de "conserver en tête" que trois items dans une chaîne d'idée. Pour le modèle des différentes mémoires de travail, voir A. D. Baddeley and G. Hitch, Working Memory, in G. H. Bower (ed), The psychology of learning and motivation: Advances in research and theory, vol. VIII, Academic Press, New York, 1974
                      • 6 Cette deuxième mémoire de travail concerne l'ensemble des objets ou des idées que nous pouvons conserver à l'esprit à court terme. Elle porte le nom de calepin visuo-spatial. Elle nous permet par exemple de compter a posteriori les fenêtres d'une maison alors que nous n'en avons plus l'image devant les yeux... à condition que leur nombre soit limité. C'est également cette même mémoire de travail qui nous permet de créer de nouvelles idées en reliant deux idées anciennes que nous avons à l'esprit. Georges A. Miller, The Magical Number Seven, Plus or Minus 2: Some limits on our Capacity for Processing Information, The psychological review, vol. III, 1956, http://www.musanim.com/miller1956/
                      • 7 Pour en savoir plus, voir le texte complet "La taille des groupes et les rôles des membres" : http://ebook.coop-tic.eu/LaTailleDesGroupesEtLesRolesDesMembres
                      • 8 Pour en savoir plus, voir le texte complet "Le choix a posteriori" : http://ebook.coop-tic.eu/LeChoixAPosteriori
                      • 9 Pour en savoir plus, voir le texte complet "Cartographier pour donner une vision d'ensemble" : http://ebook.coop-tic.eu/CartographierPourDonnerUneVisionDensemble . Ces idées ont été présentées à l'origine dans Jean-Michel Cornu, Prospectic, nouvelles technologies nouvelles pensées, FYP édition 2008 - chapitre 9 modes de pensée et conflit d'intérêt. Disponible dans l'article : Nous avons non pas un mais deux modes de pensée : http://www.cornu.eu.org/news/nous-avons-non-pas-un-mais-deux-modes-de-pensee
                      • 10 Voir également la méthode Delphi qui permet d'améliorer la prévision de personnes ayant une connaissance du sujet par une approche itérative qui met en évidence les domaines de convergence et d'incertitude : Harold A. Linstone & Murray Turoff, The Delphi Method, Techniques and applications, New Jersey Institute of Technology 2002, http://is.njit.edu/pubs/delphibook/
                      • 11 Cette partie a été rédigée par Jacques-François Marchandise de la Fing
                      • 12 Cette partie a été rédigée par Victoria Masson et Jean Duclos de groupe ADEO
                      • 13 Voir la partie "Rédaction du texte : relecture collective"
                      • 14 L'animation d'une discussion doit pouvoir être faite par des bénévoles mais aussi par des personnes professionnelles qui vont trouver un intérêt à être au cœur de la discussion pour mieux en saisir toutes les idées et les subtilités, sans que ce travail d'animation soit pris en compte officiellement dans leur temps de travail
                      • 15 Cette partie a été écrite par Benoît Grégoire de Imagination for People
                      • 16 Voir la partie "La taille des groupes et les rôles des membres" sur la différence entre participant proactif et participant réactif : http://ebook.coop-tic.eu/LaTailleDesGroupesEtLesRolesDesMembres


                      Dessin : Éric Grelet - CC By-Sa
                      CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai (Méthodes), écrite par WikiAdmin
                      créée le 23.10.2013 à 10:42, mise à jour le 24.11.2015 à 14:24.
                      bf_imagewritingg2_ajc1_flickr_ccbysa.jpg

                      Comment produire un document à plusieurs centaines de personnes ? (2ème partie)

                      Auteur de la fiche : Jean-Michel Cornu
                      Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                      Description : La première partie de ce texte est disponible ici

                      Constitution du groupe

                      Invitation à participer
                      Pour constituer un groupe il faut commencer par y inviter des personnes. Cela peut se faire de façon collective et de façon individuelle. Les deux sont complémentaires. Une invitation n'est pas une inscription, il faut demander l'autorisation à une personne pour l'inscrire au groupe. Par contre, si celle-ci est intéressée, son inscription doit être la plus simple possible : cliquer sur un simple lien dans un mail en n'ayant à remplir qu'un minimum d'information (en général le prénom et le nom, parfois l'organisation. Le mail peut souvent être détecté directement). Il est possible de proposer en plus de cette première méthode, de répondre simplement au mail envoyé afin d'abaisser encore le seuil de passage à l'acte17. La réponse peut être traitée soit manuellement, soit mieux de façon automatique avec une adresse de retour qui pointe vers un robot qui permette d'inscrire directement la personne (en détectant dans l'adresse d'envoi son mail ou son compte sur le réseau social, ainsi que son nom).

                      Pour l'invitation collective, il faut tout d'abord choisir les créneaux de diffusion de l'information : listes mails de discussion ou de diffusion, réseaux sociaux, newsletters... Il faut prendre garde de ne pas spammer des groupes où une telle invitation ne ferait pas partie de l'objet. Des endroits naturels où une telle invitation peut être envoyée seraient la liste des membres, les newsletters et les réseaux sociaux de la ou des organisations qui animent le nouveau groupe. Avec un CRM (Customer Relationship Management, système de gestion des profils et des envois dans une organisation), il est même possible de personnaliser le message d'invitation avec en particulier le prénom et/ou le nom de la personne.
                      Pour ceux que l'on souhaite particulièrement avoir dans le groupe
                      Pour la partie individuelle, il faut tout d'abord constituer une liste des personnes que l'on souhaiterait avoir dans le groupe. Cela peut être fait par exemple avec un tableur où on trouve pour chaque personne à inviter une champ au format "Prénom Nom" <adresse_mail> (format qui permet un envoi facile avec non seulement le mail mais aussi le nom). D'autres colonnes peuvent comprendre l'organisation, un champ commentaire montrant l'intérêt d'avoir la personne dans le groupe ou encore des champ avec la date d'envoi, la réponse, la date éventuelle de première et de deuxième relance, etc. Ce tableau (ou une application qui ferait cela de façon plus efficace) permet de suivre les invitations individuelles 18. Si la personne, au bout d'une semaine environ n'a pas répondu, il est possible de faire une relance puis éventuellement une deuxième relance une semaine encore après. Il ne faut pas aller plus loin, on peut considérer qu'une personne qui ne répond pas deux ou trois fois ne souhaite pas être dans le groupe. Les messages d'invitation et de relance doivent être personnalisés avec le nom et/ou le prénom au moins au début du message, même si le reste est un message type. Il peut être également utile de prévoir deux types de messages : l'un avec le tutoiement et l'autre avec le vouvoiement (il faut alors indiquer dans le tableau la façon dont on s'adresse à la personne : tu ou vous) 19. Le message doit être le plus court possible tout en restant clair et complet (il doit tenir dans maximum un écran habituel d'ordinateur) et la fin du message doit être signée par une ou deux personnes avec éventuellement leur titre plutôt que de façon plus anonyme par un groupe ou une organisation. Une telle approche des invitations individuelles, lorsque elles est bien réalisée et que l'on connaît au moins un peu les personnes invitées (il peut être utile de faire signer le message par des personnes qui connaissent le destinataire) permet un très bon taux de retour (jusqu'à entre 80 et 90%).

                      Il peut être judicieux également de montrer dans l'invitation qu'il n'est pas nécessaire de contribuer pour participer au groupe (entre 60 et 90% des membres d'un groupe sont observateurs voire totalement inactifs 20), que le nombre de messages restera raisonnable (par exemple seules les synthèses et une sélection groupée de contributions seront envoyées avec au maximum cinq messages par semaine, le détail restant disponible sur une page web), et qu'il est possible de se désinscrire à tout moment 21.


                      Pour en savoir plus : exemple de messages d'invitation individuel personnalisé
                      Exemple de message d'invitation individuel (pour un homme et utilisant le tutoiement)
                      Sujet : démarrage d'un travail sur l'innovation monétaire

                      Cher <prénom>,

                      Je lance au sein de la Fondation Internet Nouvelle Génération (Fing) une "expédition" (un travail collectif de quelques mois) sur l'"Innovation monétaire" : Plus de 5000 "monnaies complémentaires" existent aujourd'hui dans le monde. La crise, la recherche de nouveaux modes de développement, l'internet et le mobile enfin, en accélèrent le développement. Et si les mêmes facteurs contribuaient aussi à réinventer les fonctions même de ces monnaies, et ce qu'elles rendent possible ?

                      Tous les résultats de l'expédition seront publics et librement réutilisables. L'objectif est d'ouvrir des opportunités nouvelles et d'inviter à l'action. Au regard de tes connaissances sur les monnaies, je te propose de nous rejoindre pour participer à cette réflexion. Si tu en es d'accord, il te suffit de cliquer sur le lien suivant : <lien vers l'inscription> ou si tu le préfères, tu peux me répondre et je m'occuperai moi-même de ton inscription.

                      En attendant d'avoir le plaisir d'échanger avec toi.

                      Amicalement.

                      Jean-Michel Cornu

                      Exemple de message de relance (pour un homme et utilisant le tutoiement)

                      Cher <prénom>,

                      Les premiers échanges commencent ces jours-ci dans le groupe Innovation Monétaire. Si tu souhaites suivre ce qui va se dire sur une redéfinitions des fonctions de la monnaie et de ce qu'elles rendent possible (voir à y contribuer si tu en as le temps), je te propose de cliquer sur le lien suivant : <lien vers l'inscription> ou si tu le préfères, de répondre à ce mail et je m'occuperai moi-même de ton inscription.

                      Bien amicalement

                      Jean-Michel Cornu

                      [copie du mail précédent d'invitation]


                      Le premier tour d'échanges
                      Une fois que le nombre des participants se rapproche de la centaine, la première chose à faire est de proposer à chacun de se présenter brièvement en une ou deux lignes en y ajoutant ce qu'elle attend du groupe et éventuellement ce qu'elle peut y apporter. Ce premier "tour de table" peut sembler inutile en particulier dans les réseaux sociaux où chacun dispose d'un profil, mais il a avant tout pour fonction de faire parler le maximum de personnes une première fois avec une question très simple à laquelle il est possible de répondre immédiatement. Ceux qui ont déjà posté un message ont beaucoup plus de chance de contribuer par la suite, permettant un nombre plus important de contributeurs (outre ceux qui ont tendance à contribuer systématiquement...). Il permet de montrer aux membres du groupe qu'ils sont nombreux et que beaucoup d'autres personnes contribuent, ce qui est également un facteur pour faciliter la participation. Pour lancer ce premier tour de table, il peut être nécessaire de faire appel à des "complices" qui vont répondre très rapidement pour se présenter et ainsi monter une première activité qui incitera les autres participants à se présenter également. Ce type de tour de table peut permettre jusqu'à 40% de participation sur les grands groupes.

                      Ce premier mail d'invitation à se présenter est également l'occasion de proposer des règles simples et courtes pour le fonctionnement du groupe qui sont facilement acceptables par tous et qui permettront ensuite d'être légitime à faire des remarques à des contributeurs qui ne les respecteraient pas.


                      Pour en savoir plus : exemple de trois règles courtes de fonctionnement
                      Petit rappel des règles pour nos échanges:
                      • Soyez court : un mail égal au plus à un écran (sauf pour les synthèses...).
                      • Soyez constructif : personne n'a toute les solutions, chaque contribution enrichit le débat.
                      • Osez contribuer et accueillez les nouveaux contributeurs : il n'y a pas d'idées inutiles.


                      Si la constitution du groupe prend beaucoup de temps (au-delà de quinze jours), il peut être nécessaire avant le tour de table, d'envoyer un premier message d'attente indiquant que d'autres personnes s'inscrivent en ce moment et que les discussions vont bientôt commencer. Par contre, il n'est pas nécessaire d'attendre que la totalité des personnes soient inscrites pour commencer le tour de table (il peut rester après quinze jours d'invitation quelques relances individuelles).

                      Une fois dépassé la centaine de participants et le premier tour de table ayant permis au maximum de personnes de parler, le groupe est maintenant prêt pour faire un travail d'intelligence collective. Souvent le cycle de présentation se continue alors que la première question thématique est posée. Cela est normal, au fur et à mesure que les participants voient que de plus en plus de personnes se présentent et contribuent, il y a une certaine pression qui les incite à se présenter à leur tour. D'autres ne se présenteront pas. Il est important alors dans les messages d'animation de faire comprendre que l'on ne doit pas se sentir coupable de ne pas avoir participé (dans un grand groupe, la non participation est la norme), mais que ceux qui veulent apporter une idée, même simple et à n'importe quel moment, sont les bienvenus, qu'ils aient contribué auparavant ou non.
                      Par ailleurs, dans le groupe, identifiez un ensemble de "complices" : des personnes que vous connaissez bien et que vous pourrez contacter individuellement pour leur demander de contribuer afin "d'amorcer la pompe" et ainsi créer un effet d'entraînement pour les réactifs du groupe.

                      Veille, compréhension commune et idéation : une cartographie itérative

                      Cette phase comporte une alternance de périodes de contributions puis de synthèses sous la forme d'une carte textuelle donnant une vision d'ensemble de la compréhension du problème à un instant donné. Elle peut se décomposer en 3 grandes fonctions : la veille, la construction d'une compréhension commune et l'identification de nouvelles idées. Il peut être intéressant de les introduire l'une après l'autre mais elles continuent ensuite souvent en parallèle. Ainsi, une compréhension plus fine de certaines ramifications de la question initiale va pousser certains à citer des sources de veille et de nouvelles idées vont souvent obliger à réorganiser le savoir antérieur avec une classification améliorée.
                      La question initiale
                      La phase commence par l'énoncé de la question ou mieux, lorsqu'un travail préparatoire à été fait, par une première cartographie. Le débat est d'autant plus motivant pour les contributeurs qu'il est déjà suffisamment avancé tout en laissant de nombreux domaines à explorer. A partir de cette question ou de cette carte textuelle, il s'agit maintenant de demander aux membres du groupe les notions qui leur semble manquer et dans un premier temps de citer des sources pertinentes de travaux dans ces différents domaines (veille).

                      Comme à chaque mail étape, les règles peuvent être rappelées brièvement (voir plus haut "exemple de trois règles courtes de fonctionnement").
                      Les contributions : des "complices" aux "réactifs"
                      Pour susciter les premières contributions qui vont ensuite déclencher les suivantes, il est possible de faire appel à des "complices" : contactez directement en dehors des messages collectifs quelques personnes du groupe que vous connaissez bien en leur demandant de réagir à votre message le plus rapidement possible pour "amorcer la pompe". Bien sûr, vous ferez cela juste avant d'envoyer le mail initial ou les cartographies intermédiaires. Même si tous vos complices ne réagiront pas, le fait de les contacter en direct augmente très significativement le pourcentage de ceux qui enverront une contribution. En contactant ainsi entre 6 et 10 personnes, vous vous assurerez environ 3 à 5 premières contributions qui permettront de faire réagir les autres participants.

                      Laissez également un peu de temps (en général une semaine ou un peu moins si il y a beaucoup de contributions) pour que ceux qui le souhaitent puissent réagir. Dans les groupes où tout le monde voit toutes les contributions (liste de discussion par exemple), les réponses des autres a un effet d'entraînement. Pour les groupes ou seuls certains messages sont reçus par tous, il peut être utile de construire rapidement un message contenant une sélection de contributions reçus juste après votre envoi (un ou deux jours après la question initiale ou la carte intermédiaire). Ces contributions contiendront bien sûr celles de vos "complices", mais aussi peut être d'autres contributions plus spontanées.

                      Il est possible également de relancer en indiquant des domaines moins bien couverts. Vous pouvez aussi proposer d'identifier des éléments de veille (avec des références ou des URL), d'améliorer les différenciations entre deux concepts proches (et portant parfois le même nom) pour aboutir à une meilleure compréhension commune ou encore de proposer de développer des idées nouvelles non encore identifiées. Souvent les participants se concentrent sur certaines approches en continuant les discussions dans le même sens. Socrate, dans les écrits de Platon, appelait la maïeutique 22 "l'art de faire accoucher les esprits" en posant des questions. En proposant au groupe de développer plus particulièrement telle partie ou telle approche, vous améliorerez la qualité du résultat final.


                      Pour en savoir plus : la méthode des 6 chapeaux
                      La méthode des 6 chapeaux d'Edward de Bono 23 permet d'identifier les angles des différentes contributions. Il devient ainsi possible de relancer le groupe vers des approches insuffisamment développées :
                      • chapeau blanc : quelles idées peut-on proposer d'un point de vue rationnel ?
                      • chapeau rouge : que peut-on y ajouter d'un point de vue émotionnel et intuitif ?
                      • chapeau noir : quels problèmes cela pose d'un point de vue négatif ?
                      • chapeau jaune : quelles opportunité nouvelles d'un point de vue positif ?
                      • chapeau vert : reprenons l'ensemble d'un point de vue créatif
                      • chapeau bleu : quelle organisation pour développer le contrôle du processus ?


                      Des méthodes plus complètes permettent d'identifier les domaines mal couverts dans un débat afin d'en assurer une qualité optimale 24.
                      Cette partie de l'itération peut aussi se faire lors de séances en ligne ou en présentiel, en complément des échanges en ligne asynchrones. Nous avons ainsi soumis la carte en cours sur le sujet de l'innovation monétaire 25 dans deux ateliers de travail à Marseille et Paris dans le cadre des rencontres Lift en demandant aux participants ce qui leur semblait manquer. Bien que l'assistance comprenne à la fois des participants au groupe et des personnes qui découvraient le travail, la présentation de chaque partie de la carte a permis à chaque fois une discussion avec des pistes nouvelles et des nouveaux concepts distingués. Ces rencontres ont permis à chaque fois de mettre à jour la carte qui a ensuite été resoumise au groupe en ligne. Une troisième rencontre a été organisée au lieu du design à Paris en y invitant trois intervenants de disciplines différentes (anthropologie, économie et philosophie) à réagir à la carte résultant des travaux collectifs. Dans un autre groupe, une phase de contribution a été testée lors d'une séance en ligne portant sur la stigmergie 26 (un mécanisme de coordination indirecte entre les acteurs qui permet un mode d'auto-organisation distribuée) en y ajoutant des éléments de la méthode SECI d'animation de séance proposée par Nonaka et Takeushi 27. Il est ainsi possible de mixer des itérations lors d'échanges asynchrones en ligne (d'une durée d'une demi semaine à une semaine) et des séances en ligne ou en présentiel (d'une durée comprise entre 1h30 et 3h), afin d'avoir un maximum de diversité parmi les contributeurs. Même parmi ceux qui assisteraient à la fois aux séances et aux échanges en ligne, certains sont plus à l'aise avec des contributions écrites ou orales.
                      La cartographie textuelle
                      Une fois par semaine, ou deux fois si les contributions sont nombreuses, améliorez la carte qui synthétise les différents éléments de veille, de compréhension et d'idées nouvelles proposés par le groupe.
                      La première étape consiste à attraper les éléments de contribution dans les différents messages du groupe. Un message peut comprendre deux ou plusieurs contributions. Pour faciliter leur utilisation, il est possible de les caractériser par une phrase reformulée, tenant sur une ligne maximum. Gardez également le nom du contributeur afin de faciliter les mécanismes d'estime dans le groupe 28.
                      L'étape suivante consiste à compléter la carte textuelle du débat (ou la créer si c'est la première fois) en y insérant les nouvelles contributions aux endroits judicieux. Cette opération nécessite souvent de réorganiser la carte en ajoutant des niveaux pour distinguer des concepts qui étaient confondus auparavant.
                      La carte a pour but de donner une vision d'ensemble des échanges. Elle se présente sous la forme d'une liste à point structurée contenant différents niveaux. Les contributions sont exprimées à raison d'une idée par ligne afin de conserver la carte la plus courte possible et éviter au maximum l'utilisation des ascenseurs pour la dérouler sur l'écran. A la fin de chaque ligne peut être ajouté le prénom du contributeur. L'objectif est de permettre de circuler sur la carte textuelle comme on déplace notre regard sur une carte graphique : plutôt que de nécessiter la lecture complète de la carte, nous devons pouvoir identifier rapidement les éléments clés et ensuite regarder plus en détail uniquement les parties qui nous intéressent. Pour cela, l'utilisation des gras, soulignés, italiques ainsi que les parties à la fois en gras et souligné permettent de faire ressortir certains mots ou groupes de mots importants. Il est également possible d'utiliser des couleurs telles que le rouge pour indiquer des éléments particuliers.


                      Pour en savoir plus : exemple d'une carte sur la façon de présenter la coopération
                      Quelle coopération vendre ?
                      • 1) Défendre l'intérêt général en oubliant l'intérêt particulier à court terme. (altruisme) (Mathieu)
                        • Il existe des fondements mais complexes (théorie des barbes vertes...).
                      • 2) Faire converger sur le long terme l'intérêt collectif et particulier. (Michel)
                        • C'est le fondement de la coopération. (Jean-Michel)
                        • Il existe des modèles économiques : collaboration radicale, coopetition. (Gatien)
                        • Quels exemples simples pour comprendre facilement ?
                      Comment faire converger l'intérêt individuel et l'intérêt collectif.
                      • Donner une vision à long terme. (Mathieu)
                        • "L'ombre du futur" dans le jargon des économistes. (Gatien)
                      • Développer l'abondance plutôt que la rareté. (Jean-Michel)
                      • Favoriser des mécanismes d'estime.
                      • Participer à une oeuvre collective et la mettre en commun. (Michel)
                      • Transformer les mécanismes de soutien aux projets. (Michel)
                      La coopération peut nous faire gagner du temps... ou en perdre...
                      • Par les contacts qu'elle apporte. (mise en réseau)
                      • Appartenir à une communauté créée de la confiance et de la légitimité. (Richard)
                      • La production du groupe peut nous faire gagner du temps (mutualisation). (Philippe Olivier)
                      • Mais il faut savoir rendre la coopération moins consommatrice en temps.
                        • Pour les participants : méthode d'échange en ligne. (Jean-Michel)
                        • Pour les animateurs : en étant "fainéant intelligent" comme Linus Torvarld. (Michel)
                      La coopération peut nous faire gagner de l 'argent... ou en perdre. (C'est cet aspect que j'aimerais voir étoffer)
                      • Mieux vivre collectivement : rediriger des fleuves pour irriguer des terres. (Mathieu)
                      • Des modèles économiques innovants (cf. libre, web 2, musique...). (Jean-Michel)


                      La carte n'est pas simplement une synthèse de la discussion. En effet, en la réorganisant, l'animateur voit souvent le premier des distinctions supplémentaires qui "sautent aux yeux". Il ne doit pas se priver de les ajouter sur la carte, car la prochaine itération de commentaires pourra éventuellement invalider son choix ou le compléter.
                      La fin de la phase
                      Au bout d'un certain nombre d'itérations, les contributions se tarissent et les participants n'ajoutent plus de nouvelles idées. Cela peut arriver dès la première itération (mais dans ce cas, les idées des contributeurs ne se sont pas croisées) mais on observe des échanges qui comprennent jusqu'à sept itération 29. Si par ailleurs, l'animateur estime que suffisamment d'angles sont couverts (voir par exemple la méthode des six chapeaux plus haut), alors une carte finale peut être diffusée au groupe. Il s'agit alors de faire éventuellement des choix et surtout de présenter les résultats sous une forme qui soit accessible à des personnes qui ne connaissent pas le sujet.

                      Choix : le consensus approximatif

                      Pas toutes les discussions nécessitent de faire des choix. Il est parfois plus utile de tout conserver pour montrer un maximum d'approches par exemple lorsque l'on souhaite produire un guide sur comment mettre en place un projet 30. Dans d'autres cas au contraire, il faut choisir collectivement parmi la diversité des idées proposées, les actions qui seront mises en oeuvre par le groupe ou les propositions qui seront retenues. La méthode utilisée pour la phase précédente permet d'atténuer le problème posé par la tendance de chacun à d'abord défendre son point de vue en opposition de celui des autres. Les idées les plus intéressantes sont souvent celles qui émergent au bout de plusieurs itérations. Même si elles sont proposées par un des participants, elles sont le fruit de nombreux croisements et ne peuvent plus être attribuées à une personne unique (même si on met en général le prénom de la personne qui a fait la proposition dans la carte textuelle). Il est plus facile de faire choisir à des personnes parmi des idées collectives que parmi les idées de ces mêmes personnes.
                      Une approche qui a montré son efficacité est celle du rough consensus. Il ne s'agit ni d'un consensus (difficile voir impossible à atteindre) ni d'un vote qui par définition laisse de coté les choix d'une partie des participants. Dans le rough consensus (consensus approximatif), la question posée est "quelqu'un a-t-il une objection majeure au choix proposé". Tout comme dans les grands groupes où la participation est l'exception et la non contribution la majorité, le rough consensus ne demande la réaction que de ceux qui auraient une véritable difficulté avec le choix proposé. Il est ainsi possible d'arriver à une situation où les choix faits, même s'ils ne sont pas ceux qu'auraient fait chacun des membres du groupe, sont suffisamment acceptables pour tous.
                      Le rough consensus est une des bases de l'IETF, Internet Engineering Task Force, la communauté qui depuis 1986, défini les standards de l'Internet. Malgré les enjeux importants que représentent le choix d'un standard plutôt qu'un autre pour beaucoup d'acteurs industriels, les méthodes de l'IETF ont permis de développer des standards acceptés par tous 31.

                      Rédaction du texte : relecture collective

                      Une fois tous les éléments de référence, les concepts et les idées identifiés par le groupe - et une fois éventuellement des choix opérés dans ces idées - il reste à transformer le tout en un document lisible par une personne extérieure au groupe ne connaissant pas le sujet. Cette phase se fait de façon plus traditionnelle avec un ou quelques "scribes" qui font la rédaction et l'ensemble du groupe qui relit et commente.

                      La relecture par le groupe est nécessaire car même avec la meilleure volonté du monde, personne ne comprend l'ensemble des subtilités inscrites dans la cartographie finale, pas même l'animateur qui l'a réalisée ! Ainsi, en rédigeant l'ensemble sous une forme plus littéraire, il n'est pas rare d'utiliser ce que l'on peut prendre comme des synonymes pour alléger le style. Mais un des contributeurs pourra faire remarquer que si le terme utilisé dans la cartographie est juste, cela n'est plus le cas dans le texte proposé. Il reste donc beaucoup d'éléments implicites dans la cartographie finale. Si celle-ci est acceptée par tous les membres du groupe, une formulation légèrement différente qui pourrait ne pas prêter à conséquence pour la majorité des personnes, peut ne s'avérer plus acceptable par certains.

                      La cartographie réalisée par le groupe peut engendrer un texte d'une ou deux pages ou bien un document important. Ainsi, dans le cas du groupe sur l'innovation monétaire, les six semaines de débat en ligne et les trois séances de travail ont permis 7 versions de la cartographie et ont abouti à un livre de 160 pages 32. La méthodologie Book sprint 33 utilisée par Floss Manuals 34 pour réaliser des livres collectifs en une semaine peut être utile. Un ensemble de personnes est réuni pendant cinq jours. Chacun rédige des parties du livre. Dans notre cas, il ne s'agit pas tant d'experts d'un domaine qui vont apporter leur connaissance que de personnes ayant participé aux échanges et qui vont chercher à transcrire le plus fidèlement possible la cartographie finale sous une forme accessible. Le sommaire est réparti entre les différents participants (suffisamment nombreux pour pouvoir rédiger leur partie en quelques jours) et chaque partie rédigée est mise en ligne et soumise aux commentaires du groupe. Des outils qui permettent de commenter en ligne tels que Co-ment 35 ou Google Drive 36 sont utiles à cette étape.

                      Une fois la rédaction terminée et validée par le groupe, il reste encore un travail d'édition pour traquer les fautes, améliorer le style et homogénéiser le tout. A ce stade, il est important d'éviter d'ajouter des erreurs. Aussi, il est intéressant d'avoir le texte final proposé avec les modifications apparentes par rapport au texte proposé par les rédacteurs (texte ajouté souligné et texte retiré barré), afin de permettre une dernière relecture plus aisée par le groupe en se concentrant uniquement sur les changements.

                      Une fois le travail entièrement terminé, il reste encore à diffuser largement le résultat en ligne et/ou sous la forme d'un livre imprimé. L'utilisation d'une licence Creative commons de type "cc - by -sa 3.0" 37 permet de faciliter sa diffusion et son appropriation par une large communauté.


                      Crédits photo : AJC1 sur Flickr - CC-By-SA
                      CommentProduireUnDocumentAPlusieursCentai2 (Méthodes), écrite par WikiAdmin
                      créée le 23.10.2013 à 10:42, mise à jour le 24.11.2015 à 14:40.

                      Comprendre par vous-même ce qui se passe dans votre groupe

                      Auteur de la fiche : Jean-Michel Cornu
                      Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                      Description : Il n'y a pas une façon unique de bien faire fonctionner un groupe qui pourrait vous être apportée par l'extérieur. Au contraire, c'est aux participants du groupe de se poser les bonnes questions - sans en oublier - pour trouver les réponses adaptées. Ce questionnaire vous permet d'étudier votre groupe sous toutes ses coutures. Il peut être rempli par le ou les animateurs mais encore mieux, par tous les membres, même ceux qui sont peu ou pas actifs.

                      Note : avant d'utiliser ce questionnaire, lisez au préalable La coopération en 28 mots-clés

                      Télécharger le fichier QuestionnaireCompréhensionGroupE.pdf
                      ComprendreParVousmemeCeQuiSePasseDansV (Méthodes), écrite par WikiAdmin
                      créée le 23.10.2013 à 10:42, mise à jour le 29.10.2014 à 08:42.

                      Concevoir une formation

                      Auteur de la fiche : Outils-Réseaux
                      Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                      Description : Une méthodologie de conception formalisée en 6 étapes :
                      • Étude préalable
                      • Analyse des informations.
                      • Conception d'architecture.
                      • Conducteur de stage.
                      • Réalisation des supports.
                      • Finalisation.

                      1. Étude préalable

                      La première étape de la conception d'une formation est un travail d'enquête sur les futurs participants et leurs besoins quant à la formation.
                      L'échange avec le commanditaire est important afin de bien cerner la demande exprimée par ce dernier (cahier de charge ou appel d'offre) et d'identifier les vrais besoins de formation.

                      Connaître son public

                      Des questions à se poser :
                      Qui sont-ils ? Quel est leurs métiers et comment évoluent-t-ils ? Ont-ils de l'expérience ? Ont-ils une formation initiale ? Comment le projet de formation leur sera-t-il présenté ? Qu'ont-ils besoin de savoir ? Quelles conditions sont favorables à leurs apprentissages ?....

                      Identifier les besoins en formation

                      Premier critère de qualité d'une formation : elle doit répondre aux besoins des participants.
                      Dans ce contexte, le besoin se définit comme un écart entre les compétences constatées et les compétences attendues.

                      besoin2.fpg


                      Que signifie le mot "compétence" ?
                      C'est un savoir-agir résultant de la mobilisation et de l'utilisation efficace d'un ensemble de ressources internes ou externes dans un contexte professionnel.
                      • ressources internes : savoir, attitudes (savoir-être), habilité (savoir-faire).
                      • ressources externes : environnement, motivation...

                      Comment identifier les compétences initiales ?
                      • entretiens avec les futurs stagiaires (ce qui est rarement le cas)
                      • questionnaire préalable.

                      Comment identifier les compétences à atteindre ?
                      • entretien avec le commanditaire
                      • observation sur le terrain
                      • analyse de l'évolution du contexte professionnel (quel sera le futur contexte professionnel du stagiaire ?) ...

                      Identifier le contexte

                      Quel est l'origine du projet de formation ? En quoi est-ce un enjeu qui relève de la formation ? Pourquoi maintenant ? Quelles sont les ressources et moyens déjà disponibles ? Quels sont les freins? Quelles peuvent être les conséquences de la formation sur l'environnement des stagiaires ? (quels impacts aura la formation sur l'environnement des stagiaires ?)...

                      Choisir une idée mobilisatrice

                      Pour faire naître et soutenir l'intérêt autour du projet, il est utile de cristalliser les attentes autour d'une idée forte, d'un thème porteur qui accompagnera le projet tout au long de son évolution. Cette idée servira bien souvent de fil rouge, de guide tout au long de la conception.

                      2. Analyse des informations

                      Il s'agit d'être force de proposition en formulant les besoins identifiés en objectifs de formation, déclinés en contenus (connaissances) à transmettre et la manière de le faire (méthodes).

                      Choix d'objectifs

                      Pour démarrer la conception d'une formation correctement, il faut s'assurer de disposer d'un objectif de formation précis et correctement formulé.

                      L'objectif est important car il est :
                      • un contrat : vis-à-vis du stagiaire, vis-à-vis d'un commanditaire.
                      • Un garde-fou : face à une grande quantité d'informations. Le critère est simple : en quoi dire ou faire faire ceci aidera-t-il les personnes à atteindre l'objectif visé ?

                      Pour commencer il faut clarifier les objectifs généraux de la formation (stage). On peut les formuler à l'aide de la phrase : "A la fin de la formation, le stagiaire devra être capable de ...."
                      Ensuite, il convient de diviser cet objectif en sous-objectifs associables aux différentes séquences du stage...(trois champs doivent être couverts : les savoirs, savoir-faire, savoir-être)
                      Dernière étape consiste à hiérarchiser ces sous-objectifs en précisant ceux qui peuvent éventuellement être supprimés si on ne dispose pas d'assez de temps.

                      A savoir :
                      Les objectifs s'expriment en verbe.
                      La grille SMART permet de s'assurer rapidement de la qualité des objectifs. Un bon objectif est :
                      • Spécifique
                      • Mesurable
                      • Atteignable
                      • Réaliste
                      • Temporellement défini

                      Choix des contenus

                      A partir des objectifs, les contenus et les séquences se précisent. Il s'agit de déterminer les connaissances : concepts, informations, exemples, activités...
                      Tout ce dont l'apprenant aura besoin pour acquérir les compétences identifiées.

                      Méthodes

                      Savoir choisir des méthodes pédagogiques adaptées c'est savoir faire preuve de pédagogie.
                      La méthode définit le mode de transmission par le formateur et le mode d'acquisition par l'apprenant. Il existe 4 grandes méthodes pédagogiques :

                      methode1

                      Les avantages et inconvénients des différentes méthodes pédagogiques

                      methavant1

                      Indicateurs d'évaluation

                      Ce dernier points de l'analyse pédagogique des informations. Il s'agit d'identifier les critères qui permettent d'affirmer qu'un objectif est atteint.
                      C'est un travail fastidieux mais il est important de l'entamer dès la conception du dispositif de formation.

                      3. Conception de la trame de formation

                      Toutes les informations étant collectées, il s'agit, à cette étape, de travailler l'itinéraire pédagogique. La principale question de cette étape est : comment atteindre l'objectif de formation ?

                      Compte tenu du niveau initial de publics :
                      • soit on peut le faire en une séquence mais c'est rarement le cas,
                      • soit, on peut diviser la progression en plusieurs étapes intermédiaires (séquences, modules...).

                      Découpage en séquences

                      Le découpage en séquences est plus fréquemment utilisé dans la conception des formations courtes (1-3 jours). Dans les parcours plus longs, on parle plutôt de modules pour désigner ces étapes intermédiaires.
                      A chaque étape (séquence ou module) correspond un objectif intermédiaire appelé "objectif pédagogique" .

                      Comment procéder ?
                      Pour matérialiser la réflexion pédagogique on peut utiliser un "tableau de séquencement"
                      ex :


                      Trame ou ruban pédagogique

                      La trame est une organisation des séquences dans le temps. Elle permet d'avoir d'une vision globale de la formation mais aussi d'adapter la progression des séquences aux contraintes externes (vacances, jours fériées, événements spécifique au contexte des stagiaires) ou rythmes quotidiens de la journée pour les stages courts en présence.

                      Caractéristiques de la bonne trame :
                      • Logique et progressive.
                      • Dotée d'un bon rythme ( régularité...).
                      • Qui alterne les techniques.
                      • Qui respecte les contraintes externes (périodes de vacances...).

                      Exemples

                      Règles

                      La conception d'une trame doit prendre en compte plusieurs paramètres : les contraintes liées au contexte, les besoins des publics, les principes pédagogiques...
                      Pour aller plus loin : voir quelques principes pédagogiques qui aident à séquencer la formation

                      4. Conducteur de stage

                      A ne pas confondre avec un ruban pédagogique !
                      Le conducteur est un appui pour l'animation de la formation. C'est un fil rouge. Il décrit minute pas minute le déroulement de la journée, l'animation des séquences, le temps prévu ...
                      Il sert seulement au formateur qui, pour réussir la formation, doit être en relation avec les personnes, et par conséquent, doit se décharger des questions d'organisation.

                      5. Concevoir les supports de cours

                      C'est l'étape la plus "opérationnelle" de la conception. Selon le choix d'objectifs, de contenus de méthodes et techniques, le formateur prépare ses supports.
                      Les formes de ces supports peuvent être multiples : exposé, activité, reportage, jeux de rôles, jeux de plateaux....

                      Quelques généralités :
                      • Donner l'information la plus fiable (citer ses sources).
                      • Donner une information suffisante. Il est utopique de penser que l'information peut être exhaustive. Il faut donc se cantonner à donner suffisamment d'éléments pour que l'apprenant acquiert une autonomie et une capacité à aller chercher l'information complémentaire si cela lui semble nécessaire.
                      • Soigner la forme : "la forme est un fond qui surgit à la surface".
                      • Préparer des supports qui intéressent et motivent.

                      6. Finaliser

                      Boite à outils du formateur
                      Mots clés :
                      ConcevoirUneFormation (Méthodes), écrite par WikiAdmin
                      créée le 23.10.2013 à 10:42, mise à jour le 16.01.2014 à 16:50.
                      bf_imagecooperationoucollaborationquellesdiff.jpg

                      Coopération ou collaboration : quelles différences ?

                      Auteur de la fiche : Outils-réseaux
                      Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                      Description : Entre la coopération et la collaboration, la différence est nuancée.
                      F. Henri et K. Lundgren-Cayrol analysent de manière très éclairante la différence entre ces deux notions.
                      La présentation qui suit reprend largement cette analyse.

                      La première différence : comment partage-t-on le travail ?

                      De manière générale, les groupes collaboratifs et coopératifs travaillent ensemble sur un but commun ou partagé.
                      C'est dans la manière de partager le travail que la différence est la plus visible :

                      En coopérant

                      cooperatio



                      Le groupe est divisé en équipes spécialisées qui réalisent une partie de tâche. Les membres de chaque équipe ont des responsabilités spécifiques. L'ensemble est réalisé seulement quand tous les membres ont fait leur part de travail.

                      La première différence : comment partage-t-on le travail ?

                      En collaborant


                      cooperatio


                      Les membres du groupe travaillent pour un but commun. Mais chacun, individuellement, cherche à atteindre par lui-même le but consensuel. Deux productions se font en parallèle : une production collective et les productions individuelles de chaque participant.

                      Autres différences

                      De cette manière de réaliser la tâche commune, découlent d'autres différences :
                      • La maturité des groupes
                      • Les interactions entre les personnes
                      • La manière de considérer le but

                      La maturité des groupes

                      • La démarche coopérative est plus structurée et encadrante. L'animateur organise et "contrôle" le travail. Ce type de travail convient davantage au "groupe-enfant";
                      • La démarche collaborative est plus souple et les membres du groupe disposent de plus de liberté, Elle convient davantage au "groupe-adulte".

                      maturité groupe
                      On peut voir la démarche coopérative comme une méthode d'initiation et de préparation à une réelle collaboration.

                      Les interactions entre les personnes

                      Les interactions entre les membre des groupes jouent un rôle central :
                      • En coopérant la complémentarité des tâches crée un sentiment de dépendance réciproque, les interactions sont de ce fait très fortes mais "hiérarchisées".
                      • En collaborant c'est la mise en commun des idées qui priment, les interactions ont plutôt un caractère "associatif", elles sont donc plus riches et plus intenses.

                      La manière de considérer le but

                      Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

                      coop


                      En coopérant, chaque membre est responsable d'une action ou sous-tâche. Le but est une production collective, c'est le groupe en tant qu'entité qui atteint un but.

                      coll


                      Dans les démarches collaboratives chacun utilise l'ensemble des ressources dans le groupe.

                      En conclusion


                      Coopération collaboration
                      Eric Grelet - CC By Sa

                      Ces deux notions ne sont pas encore "stabilisées" bien que on s'accorde sur le fait que la collaboration implique un processus plus "démocratique" : les rapports sont plus égalitaires.

                      Les filtres culturels sont forts et dans les deux cas peuvent avoir une connotation "négative" :
                      • "Collaborer" renvoie à l'histoire sombre de la guerre 39-45.
                      • "Coopération" s'associe avec la politique abusive des pays riches en Afrique.


                      En réalité la différence entre ces deux manières de faire n'est pas si tranchée : on passe facilement d'une démarche à l'autre.

                      Dessin : Éric Grelet - CC-BY-SA
                      CooperationOuCollaborationQuellesDifferen (Méthodes), écrite par WikiAdmin
                      créée le 23.10.2013 à 10:42, mise à jour le 02.09.2014 à 12:41.
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                      Coopération ouverte et/ou fermée ?

                      Auteur de la fiche : Corinne Lamarche - SupAgro Florac
                      Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                      Idées développées par l'auteur dans le domaine de la coopération dans ce livre, cette conférence :

                      Nous sommes "programmés" pour coopérer

                      Le comportement coopératif de l'homme est du, en partie, à son évolution génétique. Il est lié au degré d'apparentée et aux attentes identitaires.
                      Selon la théorie de l'évolution, nous aurions, au fil des siècles, développé des comportements altruistes, vis à vis de notre groupe de parentèle et d'appartenance.

                      Coopération fermée

                      L'altruisme évolue dans un groupe si celui-ci est en compétition avec d'autres groupes. Plusieurs expériences ont montré une propension à la coopération fermée au sein des groupes de parentèles et d'appartenance. L'enfant va plutôt partager avec les membres de son groupe proche et va se méfier des autres groupes. L'aspect cognitif et émotionnel jouant un rôle important (imitation, langage, croyance, imagination). L'ethnologie nous montre le fait de groupes renforçant leur solidarité face à d'autres, pour garder leurs biens matériels, voire immatériels. Dans de nombreuses langues, les terme utilisé pour le "Nous" et le "Eux" rend vraiment compte d'une distinction linguistique mais aussi comportementale entre "Son" propre groupe, et le groupe des "Autres". A travers l'histoire, et même de nos jours, nous nous affirmons en opposition par rapport aux autres; notre identité se construit en s'opposant à l'autre, et il en va de même pour les groupes. La coopération fermée renforce les liens au sein du groupe d'appartenance, permet un ancrage identitaire fort, valorise les réputations, peut se développer grâce la compétition.

                      Coopération ouverte

                      Cependant, la spécificité de l'Homo sapiens, au contraire de Néandertal, a été d'élaborer des formes de coopération de plus en plus ouvertes, à s'intégrer dans de larges réseaux. L'homme, selon les situations, a une inclination à la coopération ouverte. Nous coopérons plus facilement avec des gens qui eux-mêmes coopèrent, et en les observant, nous savons si ce sont de bons coopérateurs. Nous pourrions dire de certains comportements coopératifs qu'ils relèvent d'un "altruisme compétitif", tels que l'action de donner à des oeuvres caritatives. Cela pourrait être interprété comme une recherche de valorisation de soi, d'accroissement de la réputation pour être choisit à son tour par le groupe. Mais que dire de situation où l'individu va sauver une vie au risque de perdre sa propre vie? Il n'est pas dans une situation d'altruisme compétitif.
                      Quels sont donc les facteurs qui nous poussent à coopérer au sein de la parentèle ou avec d'autres groupes plus élargis?
                      La coopération ouverte permet l'accueil de nouvelles personnes et donc de nouvelles connaissances, de nouveaux savoir faire, augmente son exposition au doute (condition nécessaire pour l'innovation).

                      Les variables pour la promotion d'une coopération ouverte

                      Tout d'abord quels sont les bénéfices induits par une coopération ouverte? A travers l'histoire et par expérience, il est démontré l'accumulation culturelle et l'apport d'innovation dû à des facteurs géographiques, écologiques, démographiques, linguistiques. L'ouverture aux autres, à une diversité de manières de faire et de penser, ainsi que la taille du groupe influe sur la capacité d'adaptation et à une certaine stabilité politique.
                      Trois autres variables sont importantes pour comprendre "les bases évolutionnaires de la coopération humaine et de la manière dont celles-ci sont culturellement modulées":
                      • Les sanctions. Elles auront un effet positif si il existe, conjointement, des normes prosociales puissantes, une légitimité des acteurs et la confiance dans les dispositifs institutionnels.
                      • La notion d'identité collective au sens de créer du lien, de faire partie d'un "Nous"; la coopération est liée aux motivations et aux émotions sociales, et non pas à des motivations instrumentales et à un objectif utilitariste.
                      • Le pouvoir politique, bien qu'il y ait des risques; c'est une affaire de choix moral et d'assumer de passer d'un "Nous" exclusif à un "Nous" inclusif, de tendre vers un processus agrégatif de toujours plus de complexité et de diversité sociales.

                      Coopération fermée et coopération ouverte s'expriment de manière simultanées, et chacune présentent des avantages et des inconvénients. Pour répondre aux attentes identitaires de chacun, il faudrait d'abord mettre en avant la nécessité de comportements coopératifs. "Au principe "Identifiez-vous, puis coopérez", on opposerait alors un tout autre principe "Coopérez, puis vous vous identifierez".
                      Présentation rapide de l'auteur de l'ouvrage : Joël Candau : Professeur au Département de Sociologie-Ethnologie de l'Université de Nice-Sophia Antipolis.
                      Il est membre élu au Conseil National des Universités, membre de la section "Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales" du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, CTHS (2006-), membre de la Société d'Ethnologie Française, membre du Comité de rédaction de la revue Le monde alpin et rhodanien, expert pour l'AERES et directeur du Laboratoire d'Anthropologie et de Sociologie "Mémoire, Identité et Cognition sociale" (LASMIC, EA 3179).
                      Référence bibliographique : Dussaux Maryvonne, « «Pourquoi coopérer», Terrain, n° 58, 2012 » [en ligne], Lectures (2012), disponible sur <http://lectures.revues.org/9185>, (consulté le 4 février 2014).
                      CooperationOuverteEtouFermee (Idées), écrite par WikiAdmin
                      créée le 23.10.2013 à 10:44, mise à jour le 04.02.2014 à 15:11.
                      bf_imageconcept_coopererentreefficienceetresilience_1sur1_fr.png

                      Coopérer, entre efficience et résilience

                      Auteur de la fiche : Jean-Michel Cornu
                      Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                      Description : Robert Ulanowicz est un écologiste empiriste connu pour ses recherches sur la mesure de la biomasse dans les écosystèmes naturels. Ses découvertes dans ce domaine ont des implications philosophiques importantes dans d'autres domaines complexes, comme celui des réseaux. Il a constaté que les systèmes totalement optimisés ne sont pas durables1. Ainsi, si nous choisissions le plant le plus optimisé de maïs, par exemple, et ne plantions que celui-là, il y a fort à parier qu'au premier parasite, l'ensemble de la récolte serait perdu. Le professeur à l'université de Maryland, aujourd'hui à la retraite, s'est alors intéressé à la durabilité des systèmes et a montré que celui-ci était maximal lorsque l'on trouve le bon équilibre entre l'efficience et la résilience (qui nécessite une plus grande diversité au détriment de l'efficience, afin d'augmenter la capacité d'adaptation aux problèmes qui peuvent survenir). Cet optimum se situe un peu plus près de la résilience que de l'efficience (sur un rapport approximativement de un tiers/deux tiers).
                      C'est à ce point d'équilibre entre optimisation et adaptabilité, entre ordre et désordre2, qu'émergent de nouvelles possibilités : en un mot, que la possibilité d'innovation est maximale. Ce résultat, sur les dangers de seulement optimiser sans développer l'adaptabilité, n'est pas seulement un constat sur les systèmes biologiques, mais plutôt une règle profonde de tous les systèmes complexes. Il peut ainsi être appliqué au domaine de l'innovation, du fonctionnement en réseau, aux choix complexes et aux civilisations elles-mêmes3.

                      1 Ulanowicz Robert E., A third window: natural life beyond Newton and Darwin, West Conshohocken, Pa., Templeton Foundation Press, 2009.
                      2 Benoît Mandelbrot :"Entre le domaine du désordre incontrôlé et l'ordre excessif d'Euclide, il y a désormais une nouvelle zone d'ordre fractal". Voir également la notion de "dialogique" d'Edgar Morin qui "unit deux principes ou notions antagonistes, qui apparemment devraient se repousser l'un l'autre, mais qui sont indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité".
                      3 Tainter Joseph Anthony, The collapse of complex societies, New studies in archaeology [Texte imprimé] / ed. Wendy Ashmore, Clive Gamble, John O’Shea,... [et al.]. - Cambridge : Cambridge University press, 1976-, Cambridge, Etats-Unis, Etats-Unis, , 2000. L'idée que le manque d'adaptabilité conduit à l'extinction a été reprise et appliquée à l'économie par Clay Shirky dans l'article "The collapse of complex business models" accessible sur son blog (il aurait mieux valu parler de modèle économique compliqué et peu adaptable plutôt que complexe).
                      CoopererEntreEfficienceEtResilience (Concept), écrite par WikiAdmin
                      créée le 23.10.2013 à 10:45, mise à jour le 25.02.2014 à 16:20.

                      Coopérer, entre efficience et résilience

                      Description : Robert Ulanowicz est un écologiste empiriste connu pour ses recherches sur la mesure de la biomasse dans les écosystèmes naturels. Ses découvertes dans ce domaine ont des implications philosophiques importantes dans d'autres domaines complexes, comme celui des réseaux. Il a constaté que les systèmes totalement optimisés ne sont pas durables1. Ainsi, si nous choisissions le plant le plus optimisé de maïs, par exemple, et ne plantions que celui-là, il y a fort à parier qu'au premier parasite, l'ensemble de la récolte serait perdu. Le professeur à l'université de Maryland, aujourd'hui à la retraite, s'est alors intéressé à la durabilité des systèmes et a montré que celui-ci était maximal lorsque l'on trouve le bon équilibre entre l'efficience et la résilience (qui nécessite une plus grande diversité au détriment de l'efficience, afin d'augmenter la capacité d'adaptation aux problèmes qui peuvent survenir). Cet optimum se situe un peu plus près de la résilience que de l'efficience (sur un rapport approximativement de un tiers/deux tiers).
                      C'est à ce point d'équilibre entre optimisation et adaptabilité, entre ordre et désordre2, qu'émergent de nouvelles possibilités : en un mot, que la possibilité d'innovation est maximale. Ce résultat, sur les dangers de seulement optimiser sans développer l'adaptabilité, n'est pas seulement un constat sur les systèmes biologiques, mais plutôt une règle profonde de tous les systèmes complexes. Il peut ainsi être appliqué au domaine de l'innovation, du fonctionnement en réseau, aux choix complexes et aux civilisations elles-mêmes3.

                      1 Ulanowicz Robert E., A third window: natural life beyond Newton and Darwin, West Conshohocken, Pa., Templeton Foundation Press, 2009.
                      2 Benoît Mandelbrot :"Entre le domaine du désordre incontrôlé et l'ordre excessif d'Euclide, il y a désormais une nouvelle zone d'ordre fractal". Voir également la notion de "dialogique" d'Edgar Morin qui "unit deux principes ou notions antagonistes, qui apparemment devraient se repousser l'un l'autre, mais qui sont indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité".
                      3 Tainter Joseph Anthony, The collapse of complex societies, New studies in archaeology [Texte imprimé] / ed. Wendy Ashmore, Clive Gamble, John O’Shea,... [et al.]. - Cambridge : Cambridge University press, 1976-, Cambridge, Etats-Unis, Etats-Unis, , 2000. L'idée que le manque d'adaptabilité conduit à l'extinction a été reprise et appliquée à l'économie par Clay Shirky dans l'article "The collapse of complex business models" accessible sur son blog (il aurait mieux valu parler de modèle économique compliqué et peu adaptable plutôt que complexe).
                      Thématique de la ressource : Comprendre de la coopération
                      Auteur.trice(s) de la ressource : Jean-Michel Cornu
                      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                      Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                      coopererentreefficienceetresilience2_image_bf_imageconcept_coopererentreefficienceetresilience_1sur1_fr.png
                      Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                      CoopererEntreEfficienceEtResilience2 (OBSOLETE - Les concepts et éléments théoriques OBSOLETE), écrite par WikiAdmin
                      créée le 16.09.2018 à 22:02, mise à jour le 16.09.2018 à 22:02.

                      Corinne Lamarche

                      Présentation : Bonjour,
                      je suis documentaliste et assistante de communication à l'Institut de Florac - Montellier Supagro. J'interviens en formation sur les réseaux sociaux. Je participer au collectif Moustic. J'ai était stagiaire sur la formation Cooptic. Et j'aime tout ce qui est collaboratif et coopératif.
                      corinnelamarche_myavatar.png
                      Code postal : 48400
                      Ville : florac

                      Téléphone : 0466656555
                      CorinneLamarche (Les contributeurs)
                      créée le 17.09.2018 à 16:39, mise à jour le 17.09.2018 à 16:39.

                      Création de livre wiki par des étudiants en art

                      Témoignage : Stéphan Barron a mis en place un espace collaboratif pour ses étudiants en art. L'espace en question est un wiki. Il est enseignant-chercheur à l'Université Paul-Valéry, Montpellier III.

                      Pour quoi faire ?

                      • Lieu de dépose des TD et devoirs.
                      • Lieu d'information, de création, de partage de documents ...
                      • Création collective de contenu pour tous.
                      • Lieu d'information sur la pédagogie, sur les sorties pédago, expos.

                      La manière de concevoir les cours ?

                      C'est la suite logique de ma pédagogie qui est depuis toujours participative et ouverte. C'est une pédagogie qui est un intermédiaire entre celle des beaux arts et celle de l'université. Sans doute similaire des pédagogies ouvertes : Fresney, Steiner, Montessori mais pour l'université. Je déteste la pédagogie traditionnelle de l'université qui est absurde et ubuesque : des docteurs ont fait une thèse sur un sujet ultra-spécialisé, en prolongement de leur études dans la chapelle de tel ou tel professeur, et ils imposent aux étudiants d'apprendre une bonne parole gravée dans du marbre et de la recracher comme des singes savants. Ce qui m'intéresse c'est d'apprendre à apprendre, d'apprendre à aimer la connaissance et d'utiliser la motivation et le bonheur d'apprendre, de connaître, de découvrir de s'émerveiller... Pour moi c'est vraiment le sens de la pédagogie. Il y a un texte là-dessus dans le wiki.

                      http://www.artwiki.fr/wakka.php?wiki=EnseigneR
                      http://www.artwiki.fr/wakka.php?wiki=WikiePedagogie

                      Et le rapport aux étudiants ?

                      Il est clair que cela implique un autre rapport, moins hiérarchique et frontal, mais distribué. Même la salle de cours doit être différente : en cercle et non en pyramide. Je suis avec les étudiants et je suis là aussi pour partager et apprendre. Je ne détiens pas la vérité, mais le savoir bouge sans cesse et chacun sait quelque chose à apporter au groupe et aussi à moi. Et ce n'est pas de la démagogie, c'est vrai. Chaque génération d'étudiant connaît de nouvelles choses (techniques, ou sur les oeuvres). Un exemple est le wiki du TD art vidéo, on parle ensemble et si un étudiant a du nouveau intéressant on le met dans le wiki...

                      Les difficultés et les écueils à éviter

                      Il y a des difficultés techniques. Parfois les étudiants effacent des fonctions clef comme un étudiant qui a mis son dossier dans la page de recherche, bloquant cette fonction pendant un an jusqu'à ce que l'on comprenne ce qui était arrivé... Certains étudiants sont bloqués par l'outil informatique, mais c'est un problème plus vaste. D'autres ne comprennent pas pourquoi on fait tout ça et manquent de motivation et sont simplement paresseux. ils préfèrent s'asseoir sur un banc et entendre la bonne parole, par paresse.
                      Auteur de la fiche : Stephan Barron
                      CreationDeLivreWikiParDesEtudiantsEnArt (Les récits d'expérience et retours d'usage), écrite par WikiAdmin
                      créée le 23.10.2013 à 10:43, mise à jour le 17.01.2014 à 16:24.

                      Célia Goncalves / Animacoop

                      Présentation : Formatrice Animacoop Paris et responsable d'offre de formation et accompagnement à destination de l'écosystème associatif français (Solidatech), accompagnement en diagnostic numérique d'une structure associative et mise en œuvre d'un stratégie numérique.
                      Passionnée par les méthodes collaboratives, les outils numériques et les nouveaux modes d’apprentissages.
                      Missions en cours :
                      Comment dynamiser la plateforme de formation Animacoop pour rétablir l'équilibre présence distance et mobiliser des groupes autour de travaux à distance.
                      Mise en œuvre d'outils ( questionnaires d'auto- positionnement, vidéo, webinaires, visuels synthétiques) pour accompagner à distance les participants dans leur expérimentation acquisition de méthodes et bonnes pratiques autour des projets collaboratifs.
                      celiagoncalvesanimacoop_photo-profil.png
                      Code postal : 93500
                      Ville : pantin

                      Téléphone : 0611922857
                      CeliaGoncalvesAnimacoop (Les contributeurs)
                      créée le 17.09.2018 à 14:26, mise à jour le 09.05.2019 à 23:33.

                      De l'importance de penser la prise de décision

                      Description de la ressource : Dans une organisation ou un collectif, de très nombreuses décisions sont prises, sans que celles ci soient toujours explicitées pour le collectif. Le pouvoir se niche parfois dans des endroits insoupçonnés...
                      Lorsque le service informatique d'une organisation décide des logiciels permis ou autorisés "pour la sécurité", sans aucun débat politique au sujet des outils, on peut penser qu'il s'agit d'un abus de pouvoir... Mais en général, cette question étant considérée comme un débat d'expert auxquels les néophytes informatiques n'ont pas d'idées légitimes à apporter, le débat démocratiques n'a jamais lieu. Par contre, les AG d'associations peuvent passer des heures à discuter du choix de la couleur de la salle de réunion ...
                      Thématique de la ressource : Prise de décision
                      Auteur.trice(s) de la ressource : Audrey Auriault, Romain Lalande
                      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                      Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                      DeLImportanceDePenserLaPriseDeDecision (Notions et concepts clés)
                      créée le 07.05.2019 à 11:50, mise à jour le 07.05.2019 à 11:50.

                      Dessine moi Internet

                      De quel type d'outil s'agit-il ? : Petits outils d'animation
                      Pour quel usage utiliser cet outil ? : Se rencontrer, se présenter , Produire (Co-produire, écrire collectivement) , S'énergiser, Autre
                      À combien de participants cet outil est-il adapté ? : De 6 à 15 personnes, De 16 à 30 personnes, Plus de 30 personnes
                      Description de l'outil : "Dessine moi internet" est un format d'animation intéressant pour introduire des séances où il est important que les participant.e.s sachent distinguer un logiciel de sa mise à disposition en ligne par un hébergeur.

                      Il est souvent utilisé avant une session de formation sur certains services en ligne ou sur un CMS, afin de s'assurer que les participants disposent d'une culture numérique de base à même de leur permettre de faire des choix éclairés en la matière... et de mettre le bon sens derrière des mots aux contours souvent flous (serveurs, service en ligne,...).

                      Sa puissance réside dans le fait qu'il part des représentations des participants, ce qui lui permet de s'adapter à chaque groupe.

                      Il a été créé dans le cadre de la formation Animacoop.
                      image internet3.jpg (0.2MB)
                      Illustration présentation

                      Durée

                      45mn

                      Objectif

                      • Disposer d'éléments de culture numérique de base pour comprendre le fonctionnement du web.
                      • Se mettre en énergie collectivement.

                      Déroulement

                      Le format part de la représentation des participants (recueillie à l'écrit et à l'oral) pour aboutir à un exposé synthétique du fonctionnement du oueb.

                      Temps 1 - Créativité | 10mn

                      Cette première partie est très simple :
                      • Répartir les participants en trois groupes ou plus d'au moins deux participant.e.s. Chaque groupe doit disposer d'un espace dédié (une table séparée des autres par exemple)
                      • Donner à chaque groupe un support pour écrire ou dessiner, des feutres et tout autre matériel créatif disponible (gommettes, ...)
                      • Donner la consigne "Dessinez-moi Internet". En cas de question, ne pas donner plus de précision afin de laisser chaque groupe donner libre court à son imaginaire à partir de cette consigne floue.
                      • Passer dans les groupes afin de rassurer en cas de blocage (ça n'arrive en principe jamais)
                      • Au bout de dix minutes, demander aux groupes de stopper. Laisser 5 minutes supplémentaires si vous l'estimez utile.

                      A cette étape, nous observons généralement trois types de représentation d'internet :
                      • Techniques : des serveurs, situés sur une planète, reliés par des câbles à d'autres serveurs et à des ordinateurs.
                      • Par les usages : représentation des usages d'internet par les participant.es (logo des services utilisés, mots-clés)
                      • Philosophicometaphoriques : des nuages, des cœurs, des étoiles, des gentils CHATONS, parfois le diable représenté par son point G.

                      image internet3.jpg (0.2MB)
                      Illustration présentation

                      Temps 2 - débrief / exposé | 10mn

                      • Afficher les productions des participant.es
                      • Reformer un grand groupe
                      • Donner la parole successivement à chaque groupe (3mn maximum) afin qu'ils vous expliquent leur dessin
                      • Laisser chaque groupe choisir qui présente, mais inciter à l'action afin que ça ne prenne pas trop de temps à se décider.
                      • L'animateur.ice relève de son côté les compréhensions d'internet fausses, ou qui s'opposent entre les groupes
                      image internet3.jpg (0.2MB)
                      Illustration présentation

                      Temps 3 - apport de contenu | 10mn


                      En s'appuyant sur les éléments relevés dans la phase précédente et sur le vocabulaire utilisé par les participant.e.s, l'animateur.ice apporte un éclairage sur le fonctionnement réel d'internet. Il est très important ici de s'appuyer sur les étapes précédentes et sur les dessins des participants afin de bien ancrer cet apport dans l'imaginaire collectif qui s'y est construit. On évite ainsi d'effectuer un apport de contenu basé sur un champs lexical hors sol.

                      Il est ainsi possible de redessiner un schéma, mais uniquement si aucun des éléments produits par les groupes ne peut être utilisé, et il faut alors l'expliciter. En tous cas, il est recommandé de ne pas partir d'un dessin déjà tout fait.

                      C'est le moment d'insister en particulier sur les lacunes relevées, et de mettre en lumière les points qui étaient déjà bien compris par tous. En s'appuyant sur les dessins les moins techniques, il est aussi possible d'élargir aux usages variés du web, aux impacts de l'omniprésence de ces services dans nos vies, et pourquoi pas rappeler l'utopie originelle.

                      L'objectif principal sera qu'en ressortant, chacun comprenne les mots liés à internet et les éléments techniques qui se cachent derrière. Voici une petite liste non exhaustive des notions, mots-clés généralement abordées à cette étape ou de phrases qu'on y a entendu prononcées :
                      • Internet, c'est basé sur un langage commun (standard) pour les machines qui permet aux ordinateurs de communiquer entre eux
                      • Mon ordinateur peut communiquer avec tous les autres grâce à un langage partagé, mais comme des fois j'éteins mon ordinateur, il faut un serveur ou un ordinateur à distance pour que les autres puissent y accéder tout le temps
                      • Internet passe par des tuyaux sur la terre et dans la mer (plutôt que par des satellites), l'ensemble forme un réseau. S'il n'y a pas de câble, c'est un réseau local. Si on peut y accéder depuis n'importe où, c'est "sur internet".
                      • Un serveur c'est un gros ordinateur allumé en permanence
                      • On peut installer des logiciels sur un serveur comme sur son ordinateur
                      • On peut avoir son propre serveur dans son salon (mais c'est une responsabilité technique) ou en passant par un hébergeur (on loue une partie du serveur dont il a la responsabilité technique)
                      • Un nom de domaine c'est une adresse qui permet d’accéder directement à une partie d'un autre ordinateur (ou d'un serveur)
                      • Facultatif (seulement parfois) - Introduire la différence entre "le web" (ouvrir sur une interface un contenu qui se trouve sur internet, comme un navigateur) et "internet"

                      Attention, un écueil serait de vouloir tout dire du fonctionnement du net, l'enjeu est bien ici d'amener une culture générale de base qui mette chacun en capacité de comprendre ce qu'il se passe quand il loue un hébergement ou utilise un service en ligne !

                      Si le groupe dispose d'un.e "geek" doué de bonnes capacités de vulgarisation et de synthèse, n'hésitez pas à lui laisser la main ;-)

                      Quelques ressources sur lesquelles s'appuyer :
                      Matériel nécessaire :
                      • Feutres
                      • Grande feuille de papier pour 4 participant.e.s (A2 ou A1)
                      Aut·eur·rice·s de la ressource : Collectif Inter Animacoop (documentation croisée)
                      Licence d'utilisation la ressource : CC 0
                      Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
                      Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                      DessineMoiInternet (Les techniques et formats d'animation)
                      créée le 19.05.2019 à 19:23, mise à jour le 20.05.2019 à 18:42.

                      Diagnostic en marchant avec Umap - La Riche

                      Nature de l'action menée : Accompagnement
                      Nombre de participants : Plus de 30 personnes, Animation espace public
                      Durée de l'action : Une journée
                      Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                      Degré de réussite de l'action :
                      Année de mise en oeuvre : 2015
                      Description de l'action : Dans le cadre de la concertation autour de son Plan Local d'Urbanisme, la ville de La Riche a fait appel à Artefacts pour animer un diagnostic en marchant afin de récolter les retours de ses habitants en lien avec l'Agence Tourangelle d'Urbanisme.
                      Deux ballades sur deux dimanche ont été organisées : l'une en centre ville et l'autre sur la zone plus naturelle à l'ouest. Deux itinéraires étaient chaque fois proposés : un à vélo et l'autre à pied.

                      En plus des documents ci-dessous, quatre articles ont été publiés :

                      Action menée par Cyrille Giquello et Romain Lalande
                      Lien vers le cahier des charges initial ou résumer des besoins formalisés au démarrage : http://osons.cc/osons/wakka.php?wiki=PagePrincipale/download&file=Consultation_Cartopartie__Cooprative_ARTEFACTS.pdf
                      Auteur.trice(s) de la ressource : Cyrille Giquello, Romain Lalande
                      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                      Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                        DiagnosticEnMarchantAvecUmapLaRiche (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                        créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                        Différents espaces-temps (synchrone, asynchrone, présence, distance)

                        Description de la ressource : Nous pouvons travailler à plusieurs en même temps (synchrone) ou en décalé (asynchrone), dans les mêmes lieux (en présence) ou dans des lieux différents (à distance).
                        Savoir combiner ces modalités nous donne de la souplesse, encore faut-il bien connaître les avantages et les inconvénients de ces différents couples : voici l'objet de cette fiche.
                        Nous prendrons ici l'illustration d'une réunion d'équipe.

                        En présence en synchrone : le grand luxe !

                        Être ensemble en même temps au même endroit est bien sûr la configuration la plus confortable pour travailler ensemble. Réaliser que c'est un luxe permet de profiter pleinement de ce moment, de le consacrer à des choses que l'on ne peut faire que dans ce contexte et donc de ne pas le gâcher à des tâches qui pourraient être réalisées à distance et/ou en asynchrone.
                        Qu'est-ce que l'on réserve pour ces temps partagés en présence ?
                        • discuter ou décider des sujets sensibles
                        • travailler ensemble pour la première fois : il est toujours bon de commencer une collaboration en présence
                        • découvrir de nouvelles méthodes ou de nouveaux outils (exemples : première expérience collective de l'animation des 6 chapeaux de Bono, première co-écriture dans un pad ...)
                        • la convivialité ! Il est possible de mettre de la convivialité dans nos temps à distance mais il y a une qualité de rencontre et de partage qui n'est possible qu'en présence. Partager un repas, boire un verre, jouer à un jeu ... c'est mieux autour d'une même table !
                        Qu'est-ce que l'on peut préparer en amont pour gagner du temps ?
                        • l'ordre du jour : les sujets mais aussi les méthodes d'animation et la configuration de la salle, le temps dédié à chaque point ...
                        • les attentes des participant.e.s
                        Qu'est-ce que l'on peut reporter à l'après-rencontre ?
                        • peaufiner le compte-rendu. L'essentiel en fin de réunion est d'avoir un relevé de décisions synthétique pour que chacun.e sache à quoi il/elle s'est engagé.e

                        A distance en synchrone : la réunion en visioconférence

                        Il est important de penser à la fois les enjeux d'animation et les enjeux techniques.
                        Au delà d'une heure, la visio-conférence est très fatigante. Mieux vaut se donner des rdv réguliers que faire 3h de réunions où les participant.e.s vont décrocher.
                        Des gens qui ne se connaissent pas ou peu ne reconnaîtront pas les voix, il faudra donc demander aux participant.e.s de rappeler leur nom en début de réunion...
                        Notre conseil : avoir un support de co-écriture sous les yeux qui permettent de suivre l'avancée de la réunion type framapad.
                        De nombreux contenus sont accessibles sur l'animation de réunion ou de formation à distance :

                        A distance en asynchrone : chacun.e selon ses disponibilités

                        Certaines tâches peuvent faites en ligne quand chacun.e le souhaite.
                        Par exemple, la co-construction d'un ordre du jour : un pad est ouvert avec cette intention, il est communiqué aux participant.e.s de la réunion avec les règles du jeu (comment j'indique que c'est mon idée, dans quel délai je peux participer, qui tranchera s'il y a trop de sujets ...) et chacun.e y travaille quand c'est le bon moment pour lui/elle, voire en plusieurs fois.
                        Autre exemple : le choix de la prochaine date de réunion avec un framadate que chacun.e remplit à son rythme (encore une fois les règles du jeu sont à expliciter : délai, mode de décision finale ...).

                        L'expérience et la maturité du groupe

                        Ce jonglage d'une modalité à une autre évoluera en fonction de l'habitude et de la maturité d'un groupe. Des gens qui ne se connaissent pas, qui démarrent un projet, qui n'ont pas encore de culture collaborative commune, auront besoin de beaucoup se voir "en vrai", avant d'envisager d'autres modes de travail.
                        Thématique de la ressource : L'outil au service du projet, Organisation et gestion du temps
                        Auteur.trice(s) de la ressource : Louise Didier
                        Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                        Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                        Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui, Non
                        DifferentsEspacesTempsSynschroneAsynchron (Notions et concepts clés)
                        créée le 14.02.2019 à 16:13, mise à jour le 18.04.2019 à 15:48.

                        Diigo

                        Auteur de la fiche : Frédéric Renier - SupAgro Florac
                        Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                        En introduction : Service en ligne qui permet de retrouver ses adresses internet favorites quelque soit l'ordinateur que l'on utilise à condition d'avoir accès à internet.
                        bf_imagediigo.png
                        Site officiel : http://www.diigo.com
                        Présentation : Diigo permet de sauvegarder dans une base de données tout ce qui a une adresse internet (page web, billet de blog, vidéo, podcast, flux RSS, photo en ligne...). C'est une alternative possible à l'utilisation des marque-pages (encore appelés signets, favoris ou bookmarks) du navigateur internet.
                        Les sauvegarder c'est bien, les retrouver facilement c'est encore mieux. C'est pourquoi chaque bookmark enregistré sera caractérisé par des tags et une description sommaire.
                        Pré-requis :
                        • Se créer un compte sur Diigo.
                        • Comprendre l'interface en anglais.
                        • Comprendre l'intérêt de tagger une ressource internet.
                        Quelques applications :
                        • Enregistrer, caractériser et classer ses favoris personnels : pour se créer une base de données en ligne de ressources. Les favoris peuvent être public ou privé (dans ce cas ils sont uniquement visibles quand vous êtes connectés à votre compte Diigo). Il est possible d'enregistrer une copie de la page (upload cache).
                        • Utiliser Diigo comme moteur de recherche : pour l'indexation réalisée socialement (par la communauté des utilisateur Diigo). On explore l'ensemble des bookmarks publics enregistrés par la communauté Diigo. Les fonctions de recherche avancées sont bien développées .
                        • Afficher l'ensemble de ses tags sous forme d'un nuage : sur un CMS (content management system) comme un wiki, un blog... Voir exemple ici
                        • Produire un flux RSS : pour l'ensemble des bookmarks de votre compte Diigo, pour un tag en particulier ou pour un groupe de tags (regroupés en liste).
                        • Créer et partager des favoris au sein d'un groupe : (public ou privé) pour proposer et commenter des ressources. Il existe des flux RSS par groupe et il est possible de définir une liste de tags privilégiée pour le groupe.
                        Pour aller plus loin :
                        • Utiliser les listes pour générer des rapports en html plus facile à copier-coller, proposer ses favoris en diaporama (en haut à droite : play as webslides).
                        Un exemple de diaporama réalisé à partir de la liste agriculture du compte Diigo de Supagro Florac
                        • Relier son compte Twitter à Diigo, ce qui permet de tweeter les bookmarks choisis ou d'intégrer ses tweets favoris dans son compte Diigo.
                        Avantages :
                        • La gestion des tags (suppression, modification, ajout) peut se faire facilement sur un ensemble de bookmarks.
                        • L'export au format html, via une liste, est très utile pour la réalisation de livrable de veille.
                        • La possibilité de créer un post-it de commentaire (public ou privé), de surligner du texte dans une page ou d'enregistrer une image d'une partie de la page pour chaque bookmark.
                        Inconvénients : Comme tous les gestionnaires de bookmarks, la création d'une liste de tags exige de la rigueur, voir quelques conseils ici page 26
                        Licence :
                        Utilisation : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
                        Installation : Ne s'installe pas
                        DiigO (Outils), écrite par WikiAdmin
                        créée le 23.10.2013 à 10:41, mise à jour le 16.01.2014 à 09:48.

                        Diigo

                        Pour quel usage utiliser cet outil ? :
                        Description de l'outil : Service en ligne qui permet de retrouver ses adresses internet favorites quelque soit l'ordinateur que l'on utilise à condition d'avoir accès à internet.

                        Présentation
                        Diigo permet de sauvegarder dans une base de données tout ce qui a une adresse internet (page web, billet de blog, vidéo, podcast, flux RSS, photo en ligne...). C'est une alternative possible à l'utilisation des marque-pages (encore appelés signets, favoris ou bookmarks) du navigateur internet.
                        Les sauvegarder c'est bien, les retrouver facilement c'est encore mieux. C'est pourquoi chaque bookmark enregistré sera caractérisé par des tags et une description sommaire.

                        Pré-requis
                        • Se créer un compte sur Diigo.
                        • Comprendre l'interface en anglais.
                        • Comprendre l'intérêt de tagger une ressource internet.

                        Quelques applications
                        • Enregistrer, caractériser et classer ses favoris personnels : pour se créer une base de données en ligne de ressources. Les favoris peuvent être public ou privé (dans ce cas ils sont uniquement visibles quand vous êtes connectés à votre compte Diigo). Il est possible d'enregistrer une copie de la page (upload cache).
                        • Utiliser Diigo comme moteur de recherche : pour l'indexation réalisée socialement (par la communauté des utilisateur Diigo). On explore l'ensemble des bookmarks publics enregistrés par la communauté Diigo. Les fonctions de recherche avancées sont bien développées .
                        • Afficher l'ensemble de ses tags sous forme d'un nuage : sur un CMS (content management system) comme un wiki, un blog... Voir exemple ici
                        • Produire un flux RSS : pour l'ensemble des bookmarks de votre compte Diigo, pour un tag en particulier ou pour un groupe de tags (regroupés en liste).
                        • Créer et partager des favoris au sein d'un groupe : (public ou privé) pour proposer et commenter des ressources. Il existe des flux RSS par groupe et il est possible de définir une liste de tags privilégiée pour le groupe.

                        Prise en main

                        Pour aller plus loin
                        • Utiliser les listes pour générer des rapports en html plus facile à copier-coller, proposer ses favoris en diaporama (en haut à droite : play as webslides).
                        Un exemple de diaporama réalisé à partir de la liste agriculture du compte Diigo de Supagro Florac
                        • Relier son compte Twitter à Diigo, ce qui permet de tweeter les bookmarks choisis ou d'intégrer ses tweets favoris dans son compte Diigo.
                        Avantages de l'outil :
                        • La gestion des tags (suppression, modification, ajout) peut se faire facilement sur un ensemble de bookmarks.
                        • L'export au format html, via une liste, est très utile pour la réalisation de livrable de veille.
                        • La possibilité de créer un post-it de commentaire (public ou privé), de surligner du texte dans une page ou d'enregistrer une image d'une partie de la page pour chaque bookmark.
                        Inconvénients de l'outil : Comme tous les gestionnaires de bookmarks, la création d'une liste de tags exige de la rigueur, voir quelques conseils ici page 26
                        Lien vers l'outil : http://www.diigo.com
                        Auteur.trice(s) de la ressource : Frédéric Renier - SupAgro Florac
                        Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                        Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
                        diigo2_image_bf_imagediigo.png
                        DiigO2 (Les outils numériques), écrite par WikiAdmin
                        créée le 16.09.2018 à 16:46, mise à jour le 16.09.2018 à 16:51.

                        Disjoindre l'apprentissage de la coopération...

                        Description de la ressource : ...de son utilisation sur des sujets brûlants !
                        Il est judicieux d'éviter les sujets polémiques pour s'initier à la coopération. Il vaut mieux tester méthodes et outils coopératifs sur de petits projets avec peu d'enjeux que sur des chantiers vitaux pour le réseau.

                        Par exemple, la mise en commun de fiches pédagogiques pour un réseau d'éducation à l'environnement, alors que ce qui est vital pour les membres du réseau c'est de trouver des moyens de se financer. Quand les membres du réseau auront acquis un peu d'expérience en matière de pratiques coopératives et auront développé un vécu commun, un chantier sur la mutualisation des moyens pourra être envisagé.
                        Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
                        Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
                        Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                        Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                          DisjoindreLApprentissageDeLaCooperation (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                          créée le 16.09.2018 à 23:37, mise à jour le 16.09.2018 à 23:37.

                          Distribuer des rôles

                          Description de la ressource : L'animation de la réunion peut être “distribuée” à plusieurs personnes pour des rôles tels que :

                          • animateur.trice, qui gère le déroulement de l'ordre du jour : faire bouillonner le groupe

                          • facilitateur.trice
                            • pour la gestion de la parole : faire passer de parole , s'assurer que les participants s'écoutent et ne se coupent pas la parole être attentif à ce que chacun puissent parler, être attentif au gestuel /non verbal
                            • pour le cadre : bienveillance / non jugement / parler en "je"

                          • maître.sse du temps qui garantit le “timing” pour chaque point à l'ordre du jour et qui prévient des débordements de temps => "combien de temps pour ce point ?", "il reste X min"...

                          • un scribe pour prendre des notes et/ou garder une trace, réaliser un compte-rendu, un relevé de décisions, sous forme de Facilitation graphique, sur Paperboard, sur Pad...


                          Il existe d'autres rôles que l'on peut attribuer selon les besoins :

                          • Accueilleur.se, qui accueille les personnes en retard (à voix basse, sans interrompre la réunion) et leur précise où en est la réunion. Les personnes se sentent ainsi intégrées à la réunion sans que le déroulement s'en trouve interrompu.

                          • Scrutateur.se d'ambiance ou responsable de la convivialité ou garant de la bienveillance ou dynamiseur, qui s'attache à repérer les signes non verbaux des participants et fait des propositions à l'animateur pour adapter le rythme de la réunion.

                          • Scrutateur.se de la circulation de la parole qui note, sous forme d'un schéma, les personnes qui ont pris la parole et à qui elles se sont adressées (au collectif ? à une personne en particulier ?) et qui le montre en fin de réunion par exemple.

                          - Pousse décision pour
                          • S'assurer s'il y a des décisions à prendre qu'elles seront prises / relevé de décision
                          • Arriver à faire une transition, sans forcer les choses


                          Il peut être intéressant de faire tourner les rôles pour que les personnes du groupe partagent les responsabilités.
                          Thématique de la ressource : Animation de réunions présentielles, Animation de réunions à distance
                          Auteur.trice(s) de la ressource : Mélanie Lacayrouze, Romain Lalande, Sarah Gaucher, Alice Oschner, Cré-sol
                          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                          Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                          DistribuerDesRoles (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                          créée le 23.09.2018 à 13:52, mise à jour le 07.05.2019 à 16:41.

                          Dropbox

                          Auteur de la fiche : Outils-réseaux et SupAgro Florac
                          Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                          En introduction :
                          • Dropbox est un service de sauvegarde, de synchronisation et de partage de données, ultra simple. On télécharge un programme qui n'occupera qu'une discrète place dans la barre des tâches. On lui précise un dossier sur notre ordinateur qui sera sauvegardé et synchronisé sur Internet. On s'identifie et c'est opérationnel : maintenant tout type de fichier copié ou sauvegardé dans votre répertoire de Dropbox sera envoyé instantanément sur Internet, de manière sécurisée.
                          • Cela permet de synchroniser automatiquement ses données sur tous ses ordinateurs (fixe, portable, boulot) et de partager facilement des documents avec un autre utilisateur. Les fichiers sont disponibles sur le disque dur ce qui signifie que l'on peut travailler dessus même sans connexion internet.
                          • La version gratuite comporte 2 Go de stockage mais la version payant permet d'étendre cette capacité.
                          imagebf_imagewww.dropbox.com_-_2012-04-06_-_08h-44m-40s.png
                          Site officiel : http://www.dropbox.com
                          Présentation :
                          Pré-requis :
                          • Avoir les droits pour installer un logiciel sur son ordinateur.
                          • Fonctionne sur toutes les plate-formes : Linux, Mac Os et Windows.
                          Quelques applications :
                          • Synchroniser ses fichiers automatiquement sur tous ses ordinateurs sans avoir les problèmes de version (laquelle est la bonne ? Celle sur mon portable ? Celle sur ma clé USB).
                          • Partager un dossier et donc des documents (de toutes natures, bureautique, image,...) avec une ou plusieurs personnes.
                          • Pouvoir travailler sur ses documents même quand on n'a pas accès à internet.
                          • Pouvoir créer très facilement une galerie de photos visible par tous.
                          • Avoir un lieu public sur le web où déposer des gros fichiers afin de pouvoir transmettre des fichiers trop lourds pour le mail.
                          • Avoir une sauvegarde automatique de ses fichiers.
                          • Pouvoir accéder à ses fichiers depuis n'importe quel ordinateur relié au web.
                          Prise en main :
                          • Un tutoriel en image sur l'installation de Dropbox, son utilisation personnelle et le partage de fichiers
                          Tutoriel sur l'installation de Dropbox
                          Pour aller plus loin :
                          • La suite du tutoriel, toujours en image, sur les différentes options de partage, la mise en place d'une galerie photo ou de fichiers publics.
                          Tutoriel sur le partage de fichiers avec Dropbox
                          Avantages :
                          • Tous nos fichiers, toujours sous la main, quelque soit l'ordinateur.
                          • Partager tous les formats de document possible, en temps réel, automatiquement, avec différentes personnes.
                          • Pouvoir travailler sur ses fichiers même si on n'a pas accès au web.
                          • Sauvegarder automatiquement ses fichiers.
                          • Dropbox conserve les dernières versions de nos fichiers, on peut donc récupérer d'anciennes versions en cas d'erreur.
                          Inconvénients :
                          • Le partage de fichier fonctionne mal quand il s'agit d'un document où plusieurs personnes travaillent en même temps ou sur la même période de temps ensemble dessus (ex. remplir un dossier à rendre dans deux jours, planning des membres du réseau) car quand deux personnes travaillent en même temps, les deux versions sont enregistrées et il faut à la main, faire les modification pour les fusionner.
                          Pour cet usage, préférer un outil permettant les modification synchrone comme Etherpad ou Google Document
                          • C'est compliqué et source d'erreur d'avoir deux comptes Dropbox sur la même machine.
                          • Les documents des dossiers partagés comptent sur nos 2 Go alloués.
                          Licence :
                          Utilisation : Facile
                          Installation : Facile
                          DropboX (Outils), écrite par WikiAdmin
                          créée le 23.10.2013 à 10:41, mise à jour le 16.01.2014 à 09:52.

                          DropBox

                          Pour quel usage utiliser cet outil ? : Partager des ressources, Autres
                          Difficulté de prise en main : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
                          Description de l'outil : Dropbox est un service de sauvegarde, de synchronisation et de partage de données, ultra simple. On télécharge un programme qui n'occupera qu'une discrète place dans la barre des tâches. On lui précise un dossier sur notre ordinateur qui sera sauvegardé et synchronisé sur Internet. On s'identifie et c'est opérationnel : maintenant tout type de fichier copié ou sauvegardé dans votre répertoire de Dropbox sera envoyé instantanément sur Internet, de manière sécurisée.

                          Cela permet de synchroniser automatiquement ses données sur tous ses ordinateurs (fixe, portable, boulot) et de partager facilement des documents avec un autre utilisateur. Les fichiers sont disponibles sur le disque dur ce qui signifie que l'on peut travailler dessus même sans connexion internet.

                          La version gratuite comporte 2 Go de stockage mais la version payant permet d'étendre cette capacité.

                          Présentation


                          Pré-requis
                          • Avoir les droits pour installer un logiciel sur son ordinateur.
                          • Fonctionne sur toutes les plate-formes : Linux, Mac Os et Windows.

                          Quelques applications
                          • Synchroniser ses fichiers automatiquement sur tous ses ordinateurs sans avoir les problèmes de version (laquelle est la bonne ? Celle sur mon portable ? Celle sur ma clé USB).
                          • Partager un dossier et donc des documents (de toutes natures, bureautique, image,...) avec une ou plusieurs personnes.
                          • Pouvoir travailler sur ses documents même quand on n'a pas accès à internet.
                          • Pouvoir créer très facilement une galerie de photos visible par tous.
                          • Avoir un lieu public sur le web où déposer des gros fichiers afin de pouvoir transmettre des fichiers trop lourds pour le mail.
                          • Avoir une sauvegarde automatique de ses fichiers.
                          • Pouvoir accéder à ses fichiers depuis n'importe quel ordinateur relié au web.

                          Prise en main
                          • Un tutoriel en image sur l'installation de Dropbox, son utilisation personnelle et le partage de fichiers
                          Tutoriel sur l'installation de Dropbox

                          pour aller plus loin
                          • La suite du tutoriel, toujours en image, sur les différentes options de partage, la mise en place d'une galerie photo ou de fichiers publics.
                          Tutoriel sur le partage de fichiers avec Dropbox
                          Avantages de l'outil :
                          • Tous nos fichiers, toujours sous la main, quelque soit l'ordinateur.
                          • Partager tous les formats de document possible, en temps réel, automatiquement, avec différentes personnes.
                          • Pouvoir travailler sur ses fichiers même si on n'a pas accès au web.
                          • Sauvegarder automatiquement ses fichiers.
                          • Dropbox conserve les dernières versions de nos fichiers, on peut donc récupérer d'anciennes versions en cas d'erreur.
                          Inconvénients de l'outil :
                          • Le partage de fichier fonctionne mal quand il s'agit d'un document où plusieurs personnes travaillent en même temps ou sur la même période de temps ensemble dessus (ex. remplir un dossier à rendre dans deux jours, planning des membres du réseau) car quand deux personnes travaillent en même temps, les deux versions sont enregistrées et il faut à la main, faire les modification pour les fusionner.
                          Pour cet usage, préférer un outil permettant les modification synchrone comme Etherpad ou Google Document
                          • C'est compliqué et source d'erreur d'avoir deux comptes Dropbox sur la même machine.
                          • Les documents des dossiers partagés comptent sur nos 2 Go alloués.
                          Lien vers l'outil : http://www.dropbox.com
                          Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux et SupAgro Florac
                          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                          Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
                          dropbox2_image_imagebf_imagewww.dropbox.com_-_2012-04-06_-_08h-44m-40s.png
                          DropboX2 (Les outils numériques), écrite par WikiAdmin
                          créée le 20.09.2018 à 11:33, mise à jour le 07.05.2019 à 11:32.

                          Du beau, du beau, du...

                          Description de la ressource : Contrairement à ce que pourrait penser, l'aspect esthétique, graphique est très important : il a un pouvoir motivant pour les membres du groupe et il valorise les productions collectives.
                          On pourra même aller jusqu'à utiliser du Bling-Bling très apprécié par certains :
                          • Animations en flash,
                          • Effets au survol et fonctionnalités de glissé-déposé avec des technologies Jquery, ou Mootools, - Rolex...
                          Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
                          Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
                          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                          Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                          Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                          DuBeauDuBeauDu (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                          créée le 16.09.2018 à 23:41, mise à jour le 16.09.2018 à 23:41.

                          DUNAR - Atelier de sensibilisation / mobilisation d'associations autour des usages numériques collaboratifs

                          Nature de l'action menée : Animation d'un temps collectif, Education populaire
                          Nombre de participants : De 16 à 30 personnes
                          Durée de l'action : Entre deux et trois jours au total
                          Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                          Degré de réussite de l'action :
                          Année de mise en oeuvre : 2016
                          Description de l'action : Le projet “Développement des usages numériques auprès des associations rurales” (DUNAR) est un parcours à destination des associations du milieu rural pour les préparer et les former à l’intégration des usages numériques collaboratifs.
                          Ce parcours s’articule autour d’actions de sensibilisation, d’accompagnement, de formation et d‘appuis techniques.
                          Le présent bilan concerne la première phase de sensibilisation, à travers trois journées animées par Artefacts les 18, 19 et 25 juin 2016.
                          Cette phase a été l'occasion d'un premier contact de l'équipe avec les associations et des acteurs associatifs... avec de premiers outils numériques simples !
                          Au programme : stands de démonstration pour donner à voir l'utilité d'outils numériques pour les associations à travers des exemples concrets et des temps de mini-atelier pour commencer à “mettre les mains dedans” et repartir avec des outils simples à expérimenter collectivement dés le lendemain.

                          En complément la fiche d’auto-diagnostic qui était proposée aux participants :
                          Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande, Malvina Balmes, Cyrille Giquello, Stephane Caillaud
                          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                          Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                            DunarAtelierDeSensibilisationMobilisati (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                            créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                            DUNAR - Coopération et usages numériques pour les associations rurales

                            Nature de l'action menée : Accompagnement, Education populaire
                            Nombre de participants : De 16 à 30 personnes
                            Durée de l'action : Plus d'une semaine au total
                            Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                            Degré de réussite de l'action :
                            Année de mise en oeuvre : 2017, 2018
                            Description de l'action : Dans le cadre du dispositif DUNAR, ID 37 a mené une phase de sensibilisation aux usages numériques associatifs suivie d'un diagnostic des besoins des structures identifiées à cette occasion.

                            Suite à ce diagnostic, un certain nombres de besoins ont été identifiés comme des leviers forts pour développer les capacités des associations à coopérer au service de besoins locaux et à maintenir leurs services afin de dynamiser leurs territoires.

                            ID37 attend donc aujourd'hui une proposition qui favorise l'émergence de coopérations inter et intra-structures associatives sur le Pays Loire Nature, en particulier à travers l'acquisition d'un socle de compétences numériques utiles à une action collective efficiente.

                            Il s'agira donc tant d'accompagner la création d'une communauté locale autonome autour des enjeux du numérique associative ; que de fournir les clefs d'usages numériques collaboratifs répondant aux problématique rencontrées par les participants au sein de leurs structures. L'accompagnement proposé devra prendre la forme d'une expérimentation collective passant notamment par la pratique d'outils numériques.

                            Les besoins identifiés s'articulent autour de trois enjeux principaux :
                            • Les capacités à coopérer des participants : postures individuelles et outils de facilitation de l'action collective.
                            • Les outils numériques organisationnels : pour mieux communiquer en interne et structurer une action collective.
                            • Les outils numériques externe : pour mieux communiquer vers l'extérieur et valoriser ses actions.
                            Lien vers la documentation de l'expérience : https://partage.osons.cc/s/eEkIIKtjToz7pIF
                            Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande, Sylvain Boyer
                            Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                            Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                              DunarCooperationEtUsagesNumeriquesPourL (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                              créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                              Débat mouvant

                              Auteur de la fiche : Frédéric Renier, Supagro Florac
                              Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                              En introduction : Le débat mouvant est un outil d'animation qui permet une prise de parole publique plus facile dans un groupe.
                              bf_imagedebat.jpg
                              Présentation : Le débat mouvant (encore appelé Jeu de positionnement) est une forme de débat dynamique qui favorise la participation.
                              • Un animateur raconte une histoire volontairement polémique. Il propose à certains moments clés de l'histoire aux participants de se positionner physiquement dans la salle, "ceux qui ne sont pas d'accord avec ce qui vient d'être dit d'un côté, ceux qui sont d'accord de l'autre".
                              • Personne n'a le droit de rester au milieu (sans avis), le fait de se déplacer réellement pousse à choisir un camp et des arguments.
                              • Une fois que tout le monde a choisi "son camp", l'animateur demande qui veut prendre la parole pour expliquer son positionnement.
                              • Pour initier le débat, il peut commencer par demander qui est fortement positionné par rapport à ce qu'il vient de dire.
                              • Quand un camp a donné un argument, c'est au tour de l'autre camp d'exprimer un argument. C'est un ping-pong. Mais si un argument du camp opposé est jugé valable par un participant, il peut changer de camp.
                              • Quand l'animateur le choisit, il clôt le débat et poursuit son histoire jusqu'à la prochaine affirmation ou situation polémique de l'histoire et le débat reprend.
                              Pré-requis :
                              • Un minimum de participants (une dizaine).
                              • Une histoire polémique dans laquelle les participants peuvent se projeter.
                              • Une salle avec de l'espace.
                              • Des affiches pour marquer les différentes zones (d'accord, pas d'accord).
                              • Exposer les règles du jeu (personne n'est obligé de prendre la parole, mais tout le monde doit choisir un camp).
                              • Durée de l'activité : 1h30 semble une bonne durée.
                              Quelques applications :
                              • Briser la glace très rapidement au sein d'un groupe, le fait d'avoir à se positionner devient vite un jeu et contribue à la participation.
                              • Favoriser la participation d'un maximum de personnes, si l'animateur favorise la prise de parole de ceux qui n'ont pas encore parlé.
                              • Clarifier la position de chacun, donner à voir la diversité d'opinion des uns et des autres.
                              Prise en main :
                              Un exemple de débat mouvant organisé par la SCOP Le Pavé
                              Pour aller plus loin :
                              • Possibilité de collecter les arguments au fur et à mesure du débat et d'en faire une carte mentale.
                              • Possibilité de donner 5 min ou plus à chaque camp pour peaufiner collectivement ses arguments.
                              Avantages :
                              • Activité qui ne nécessite pas de matériel.
                              • Très rapide à mettre en place.
                              • Possible de la vivre en extérieur, ce qui aère les participants.
                              • Dans cette forme le débat redevient un moment de plaisir.
                              Inconvénients :
                              • Il n'y a pas de garantie que le débat "prenne".
                              • Certains participants peu à l'aise en groupe ou avec la logique argumentaire peuvent se sentir exclus, cette méthode débat doit être complétée avec d'autres formes de débat en fonction du temps, des participants et des objectifs.
                              Licence :
                              Utilisation : Facile
                              Installation : Ne s'installe pas
                              DebatMouvant (Outils), écrite par WikiAdmin
                              créée le 23.10.2013 à 10:41, mise à jour le 16.01.2014 à 09:43.

                              Décider en situation d'urgence humanitaire au Kirghizistan

                              Témoignage : Nadine Bagué est actuellement Responsable pédagogique, à Université de Genève - son profil sur Linkdin et membre des hacktivateurs que l'on peut retrouver sur Facebook

                              Le Contexte
                              Une situation d'urgence humanitaire au Kirghizistan
                              • "...il s'agissait d'un fonctionnement managérial dans le cadre d'une urgence humanitaire en 2010 et en lien avec la crise au Kirghizistan qui a eu lieu cette année là. Je suis certaine qu'à l'époque nous n'avions pas conscience de fonctionner en mode collaboratif. Le fait est que c'était le cas... ".

                              La situation
                              juin 2010 : mission humanitaire au Kirghizistan
                              3000 maisons ont brûlé
                              La mission intervient dans des conditions très rudes mais nous bénéficions d'une flexibilité d'actions de l'organisation

                              Les Objectifs
                              Trouver une aide pour les victimes avec la question urgente de la reconstruction des maisons.
                              Cela a consisté à construire 3000 maisons en 4 mois avant que les conditions climatiques ne deviennent trop extrêmes -> -30° en hiver.
                              Il était primordial de définir clairement les objectifs et de vérifier qu'ils étaient bien partagés par tous.
                              le rapport / le bilan sur l'opérationnel est intervenu dans un 2ème temps, ce n'était pas un objectif en soi.

                              Les moyens
                              • Le management "humain" de la mission : obtenir le résultat par les gens = valeur ajoutée de l'individu et de son savoir-faire
                              • Se baser sur le principe de pluridisciplinarité comme outil de travail : le choix a été de mettre ensemble des compétences diverses et transversales sans poser de hiérarchie entre celles-ci.cf méthode Agile : représente un ensemble de “méthodes et pratiques basées sur les valeurs et les principes du Manifeste Agile”, qui repose entre autre sur la collaboration. https://blog.trello.com/fr/methode-agile-scrum-gestion-projet.
                              • L’autonomie des équipes pluri-disciplinaires.
                              • Le respect des connaissances de chacun.

                              Les contraintes
                              La mission a travaillé avec des états majors notamment via skype. Nadine était au siège et les experts (ingénieurs) étaient sur place.
                              Le siège était là en support

                              Points de vigilance
                              Ne jamais perdre de vue la victime
                              Il était important que tout le monde y croit très fort !
                              toi tu dis : "on va échouer"
                              moi je dis : "on va y arriver"
                              Il était important de vérifier qu'à tous les étages de la hiérarchie : tout le monde était d'accord = enthousiasme collective

                              Il a semblé essentiel d'évoquer l'ensemble des risques pour commencer en conscience : "on est tous conscient des risques qu'on prend"
                              Une fois ces risques listés, l'organisation y a travaillé : il s'agissait de "regarder en face comment on peut se planter".
                              Il était alors important de classifier les catégories de risques en réalisant que " l'identification des égos" représente un élément de risques
                              il était aussi important d'identifier les risques collectivement > chacun est responsable ce qui a entraîné la réussite est collective.

                              Quels ont été les clés de la réussite :
                              • L'élément confiance qui entraine l'autonomie de décision
                              • L'identification des risque et l'incorporation de ceux-ci
                              • La situation d'urgence et son importance
                              • La réunion de compétences et de passion : cela a fait la différence !
                              Auteur de la fiche : Janick Tilly
                              Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                              Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                              Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                              DeciderEnSituationDUrgenceHumanitaireAu (Les récits d'expérience et retours d'usage), écrite par RomainLalande
                              créée le 06.05.2019 à 22:32, mise à jour le 06.05.2019 à 22:33.

                              Décontextualiser et choisir des formats réutilisables

                              Description de la ressource : Si la loi permet la réutilisation d'un contenu de par sa licence, il ne sera pas nécessairement appropriable par d'autre s'il est trop contextualisé ou s'il est mis à disposition sous des formats rendant difficile sa modification. Nous devons prendre soin d'utiliser des formats sincèrement réutilisables tant sur la forme que sur le fond.

                              Concernant la forme, il s'agit de privilégier des formats ouverts : les PDF sont adaptés à la diffusion mais rendent complexes la reprise du texte et l'export des images. Prenons donc l'habitude de partager aussi nos fichiers source en dissociant fichier de texte et sources multimédia par exemple, tant pour les PDF que pour d'autres services de diffusion (prezi, youtube,...).

                              Concernant le fond, il s'agit surtout de décontextualiser nos ressources. Si nous préparons un support de formation sur l'animation de réunion par exemple, nous devons isoler les éléments type « méthodes d'animation » des éléments type « théories du fonctionnement des groupes ». Ainsi, chaque sujet pourra être repris indépendamment.

                              Toutes ces opérations peuvent prendre du temps, mais si elles sont intégrées dés le début, il suffit de penser à conserver des traces du contenu avant sa version finale. Par exemple, conserver les illustration et le texte relatif à un article, même si nous choisissons ensuite d'en faire un PDF pour sa diffusion. Cela évite d'avoir à « dégrader » nos ressources a posteriori pour les rendre réutilisables par d'autres. Gardons en tête que si nous investissons du temps pour mettre à disposition des contenus, cela n'aura servit à rien s'ils sont trop contextualisés ou partagés sous de mauvais formats.

                              image termitiereexemplestigmergie.jpg (0.2MB)
                              Illustration - Lilian Ricaud - cc by sa

                              La compostabilité correspond à des logiques d'organisation de type stigmergique : la réutilisation doit pouvoir se faire naturellement sans demander d"effort supplémentaire. Chaque élément partagé a pour mission de laisser une trace que l'autre pourra comprendre et utiliser sans peine.

                              Pour aller plus loin : Lilian Ricaud ? « La stigmergie, un nouveau modèle de gouvernance collaborative »

                              Les "récits-recettes" : pour partager des projets entiers !

                              Si c'est un projet complet que nous souhaitons partager, certains modèles de description peuvent nous aider. Les « récits-recettes »* développés par l'association Collporterre par exemple extraient le « code source » (l'ADN) d'un projet en analysant son parcours : « Un code source n'est ni un historique, ni un diagnostic associatif. Il vise à rendre intelligible un projet, de son origine à son fonctionnement actuel, en passant par les échecs, réussites et moyens mis en oeuvre ». Cette méthode est aussi efficace pour faire le point en interne que pour rendre compte de votre modèle à l'extérieur et en permettre la réplication.

                              * - Le récit-recette du réseau Bruded par Collporterre
                              Thématique de la ressource : Compostabilité des projets
                              Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
                              Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                              Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                DecontextualiserEtChoisirDesFormatsReutili (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                                créée le 16.09.2018 à 23:04, mise à jour le 16.09.2018 à 23:04.

                                Définir des accords de groupe

                                Description de la ressource : Les accords de groupes peuvent se définir comme la formalisation d'un cadre collectif qui sécurise la participation des individus à un temps de réunion et qui permet ainsi de remplir les besoins individuels de chacun des participants.

                                Il est l'aboutissement de l’expression des besoins de chaque participant et, si nécessaire, d'une négociation entre besoins contradictoires. Les accords de groupe prennent souvent la forme d'un nuage de mots ou de petites phrases qui permettent de rendre visible au groupe l'ensemble des besoins de ses membres afin de permettre leur prise en compte par chacun.
                                image 20180919_095255.jpg (1.3MB)
                                Exemple des accords de groupe d'une quinzaine de personnes

                                Le but des accords de groupe, c'est qu'à travers l'expression des besoins de tous, le temps collectif ne rencontre les limites de personnes. On parle donc bien a priori ici de besoins profonds sur et non de simples préférences, que les participants peuvent formuler à travers une phrase commençant par "Pour que ce moment passé ensemble ne rencontre pas mes limites, j'ai besoin de...". On valide donc généralement les accords de groupe au consentement, en ce sens qu’ils ne remplissent pas nécessairement les préférences de chacun, mais qu'ils ne percutent les limites de personne.

                                Puisqu'ils sont garants d'un cadre collectif sécurisant, c'est au collectif dans sa globalité qu'il incombe de veiller au respect des accords de groupe. Un rôle peut-être attribué pour dédier à quelqu'un la tâche d'être en attention du respect du cadre à une personne en particulier, mais il ne dédouane personne de sa responsabilité quand à son respect individuel des besoins et limites des autres.

                                Les accords de groupe doivent

                                • Être co-créés par chaque participant : puisque aucune personne ne peut formuler les besoins ou les limites du moment d'une autre. Une petite méthode d'animation pour co-créer vos accords de groupe. Le temps de formulation des besoins du collectif doit être sanctuarisé et être suffisamment accueillant /serein pour permettre à chacun d'exprimer ses besoins en toute liberté et authenticité,
                                • Être redéfinis dés lors que la composition du groupe change : puisqu'ils sont liés aux individus, dés que la composition du groupe évolue, il faut faire évoluer les accords qui s'adaptent aux besoins des personnes présentes;
                                • Être re-validés à chaque nouveau regroupement : puisque si la composition d'un groupe ne change pas, les besoins et limites de chacun évoluent chaque jour. La re-validation des accords de groupe peut donc être rapide mais elle est nécessaire (à travers un tour de consentement par exemple);
                                • Être rendus visibles : puisqu'ils doivent être respectés tout le temps, ils doivent être visibles et accessibles en permanence, d'autant plus que c'est le groupe dans sa globalité qui est garant du respect de ces accords.

                                Les accords de groupe ne permettent pas

                                • De sécuriser de manière globale les échanges au sein d'un projet collectif ou d'une organisation : ils sont à privilégier pour les moments de rencontres physiques ou distants de type réunion, mais doivent être complétés par des architectures plus fines à l'échelle d'une organisation (moments dédiés à l'apaisement des tensions, rituels de gestion des conflits, etc...).
                                • De sécuriser les échanges sur des sujets trop brûlants ou dans l'urgence : les accords de groupe reposent principalement sur la capacité de chacun à exprimer avec authenticité ses besoins à respecter les besoins des autres. En situation de conflit interpersonnels ou dans des contextes trop chargés émotionnellement, les accords de groupe doivent être remplacés par des dispositifs de médiation plus complet et pertinents.

                                Et si nos besoins se marchent sur les pieds ?

                                Il arrive parfois que les besoins de deux personnes ou plus se percutent, s'opposent. On ne peut pas commencer à travailler sereinement dans ces conditions, les concernés ne pouvant être sereins à ce moment. Dans ce cas, trois petites étapes permettent de débloquer la situation :
                                • Clarifier : inviter chaque concerné à reformuler son besoin pour vérifier qu'il y a vraiment une opposition et bien comprendre ce qu'il y a derrière les mots;
                                • Effectuer une nouvelle proposition : une fois bien compris les besoins exprimés, une reformulation peut-être proposée et passée au consentement auprès des deux intéressés. Exemple :"J'ai besoin de calme VS j'ai besoin de bouger" deviendrait "j'ai besoin de moments de calme ET j'ai besoin de moments pour bouger"

                                Retrouvez une méthode d'animation de co-construction d'accords de groupe dans cette fiche outil : https://interpole.xyz/?CoDefinitionDAccordsDeGroupes
                                Thématique de la ressource : Animation de réunions présentielles, Gouvernance et gestion de conflits
                                Auteur.trice(s) de la ressource : Audrey Auriault, Louise Didier, Romain Lalande
                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                DefinirDesAccordsDeGroupe (Notions et concepts clés), écrite par RomainLalande
                                créée le 06.10.2018 à 10:11, mise à jour le 25.10.2018 à 09:56.

                                Définir la valeur ajoutée

                                Description de la ressource : Dans les projets, il y a une idée de projection, on est tourné vers l’avenir, on réinvente quelque chose qui n'existe pas encore.

                                Pour que ça fonctionne, il vaut donc mieux savoir « pourquoi on fait le projet ». C’est une question qu’on doit avoir en tête tout le temps, et en 360, avec chaque membre du groupe.

                                On définit la valeur ajoutée du projet : qu’est-ce que ça aura apporté ou changé dans notre environnement quand on aura fini. Cette VA est la ligne directrice qu’on va avoir en tête tout le temps, à chaque fois que l’on prend une décision.

                                C'est l'endroit où l'on donne corps à l'ambition collective du projet. Cela permet à chacun de savoir positionner ses ambitions individuelles et de définir : à quels endroits il s'agit de sa propre volonté, et à quels endroits il s'agit de la volonté commune du groupe. On évite ainsi les potentiels rancœurs vécues lorsque l'on a l'impression de devoir tout faire à la place du groupe alors qu'il s'agit d'une envie individuelle.


                                Ce n’est pas un dogme immodifiable, mais si on le change c’est tous ensemble.
                                Thématique de la ressource : Gouvernance et gestion de conflits
                                Auteur.trice(s) de la ressource : Romain lalande, Sylvain boyer
                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                                DefinirLaValeurAjoutee (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                                créée le 21.10.2018 à 14:10, mise à jour le 14.02.2019 à 15:58.

                                Définir la valeur ajoutée, l'objectif de changement

                                Description de la ressource : Dans les projets, il y a une idée de projection, on est tourné vers l’avenir, on réinvente quelque chose qui n'existe pas encore.

                                Pour que ça fonctionne, il vaut donc mieux savoir « pourquoi on fait le projet ». C’est une question qu’on doit avoir en tête tout le temps, et en 360, avec chaque membre du groupe.

                                On définit la valeur ajoutée du projet : qu’est-ce que ça aura apporté ou changé dans notre environnement quand on aura finit ? Cette Valeur Ajoutée est la ligne directrice qu’on va avoir en tête tout le temps, à chaque fois que l’on prend une décision. Ce n’est pas un dogme immodifiable, mais si on le change c’est tous ensemble.
                                Thématique de la ressource : Gouvernance et gestion de conflits
                                Auteur.trice(s) de la ressource : Romain lalande, Sylvain boyer
                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                                DefinirLaValeurAjouteeLObjectifDeChange (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                                créée le 05.10.2018 à 09:30, mise à jour le 01.02.2019 à 09:56.

                                Démultiplication de Cooptic en Belgique

                                Témoignage :

                                Contexte

                                Dans le cadre d'un projet "transfert de compétences" Leornado Da vinci nommé Coop-Tic (2011-1-FR1-LEO05-24397), le CRIE de Mouscron a réalisé une formation de démultiplication sur son territoire (Wallonie-Belgique) en février-mars 2013.

                                Cette formation constituée de 5 modules à distance et de 2 regroupements résidentiels fut suivie par 14 personnes issues du monde de l'éducation à l'environnement et de la gestion de la nature.

                                Les supports de cours se trouvent sur ce wiki : http://criemouscron.be/cooptic1

                                Méthodologie de formation

                                Pour cette formation de démultiplication, nous avons opté pour :
                                - La participation active des étudiants, en présence comme à distance ,
                                - l'usage fréquent et diversifié d' outils technologiques ,
                                - la mise à disposition et l'incitation à la production de documents multimédia,
                                - l'interaction entre pairs,
                                - l'ouverture du dispositif à des ressources et des acteurs extérieurs.

                                Adaptation de la trame de la formation initiale

                                Sur base du vécu de la formation initiale

                                Avec l'expérience de la formation initiale, il nous a semblé intéressant d'adapter celle-ci sur les bases suivantes :

                                - Nous n'avons pas souhaité organiser notre formation autour des étapes de vie d'un réseau comme vécue en formation initiale. La durée de notre formation ne permettait pas de reproduire sérieusement (même en version "accélérée") les étapes de vie d'un réseau.
                                - Nous n'avons proposé qu'un module à distance avant le premier regroupement afin de créer le plus rapidement possible la dynamique de groupe (celle-ci ne démarrant réellement qu'en présence)
                                - Nous n'avons pas souhaité proposer des "carnets d'itinérance" pour nos stagiaires. Le taux de remplissage de ceux-ci en fin de formation initiale était très faible et ce, malgré un public "web" plutôt enclin à écrire sur internet.
                                - Nous n'avons pas souhaité travailler avec un wiki propre à chaque stagiaire mais avec un wiki commun au groupe sur lequel toutes les ressources et toutes les productions furent compilées.
                                - Lors de la formation initiale, les temps de présence assez espacés ont provoqué d'importantes pertes de participation. Nous avons privilégié des modules résidentiels plus rapprochés pour limiter au maximum cet effet.
                                - Lors de la formation initiale, nous avons été exposé à de nombreux nouveaux outils TIC. Cette exposition non suivie d'un temps d'appropriation en présence a entraîné beaucoup de frustrations chez les stagiaires (en incapacité, faute de temps ou de connaissances, de tester l'outil seul "à la maison"). - Nous avons donc opté pour un nombre d'outils TIC moins conséquent et plus de temps en présence pour permettre une réelle appropriation par les stagiaires. Notre objectif visait à les autonomiser complètement par rapport à quelques outils TIC que nous jugions essentiels.
                                - Nous avons prévu un temps afin de réfléchir collectivement aux solutions qui permettraient à chaque stagiaire de parler de cette formation en termes simples dans son entourage et ainsi favoriser la diffusion des acquis.

                                Sur base du contexte "belge"

                                Profil des stagiaires belges

                                Le public cible de notre formation fut les acteurs du monde de l'éducation à l'environnement ou du monde la protection de la nature.
                                Il se caractérise par les traits suivants :
                                - Une implication forte dans des problématiques environnementales.
                                - Une grande liberté dans leurs actions (secteur non marchand) ou au contraire un travail dans un environnement assez contraint (employé d'administration communale ou supra-communale).
                                - Une certaine réticence vers les outils TIC et le web.
                                - Une connaissance modérée des outils TIC et du web.
                                - L'animation de réseau de personnes peu connectées au web.

                                Cartographie des stagiaires

                                Notre groupe était constitué de :
                                - 2 personnes travaillant dans un contrat de rivière,
                                - 4 personnes travaillant dans le secteur de l'éducation à l'environnement,
                                - 2 personnes travaillant dans l'éducation populaire ( plus particulièrement autour de l'alimentation, bio)
                                - 1 personne travaillant autour du développement durable,
                                - 3 personnes travaillant pour un plan communal de la nature,
                                - 1 personnes travaillant dans un groupement d'action locale,
                                - 1 personne travaillant dans le secteur de la cryptozoologie.

                                Adaptations réalisées

                                - Notre public étant un public "de terrain" disposant de peu de disponibilités (ou en tout cas peu enclin à en prendre beaucoup dans un premier temps pour une formation sur des outils TIC), nous avons adapté notre formation à une durée plus courte. Celle-ci se composé de 2 modules en présence entourés de 5 modules à distance.
                                - Nous avons opté pour un accompagnement poussé durant les modules à distance (relance, permanence Skype ou téléphonique, screencasts explicatifs poussés) et ce en raison du profil "web 2" de nos stagiaires.
                                - Globalement, nous avons adapté le contenu des activités avec des thèmes liés à la protection de la nature ou à l'éducation à la nature. (débat mouvant, exercices d'animation de réunions participatives...).
                                - Les stagiaires oeuvrant dans des contextes peu "connectés", nous avons proposé des outils d'animation de réseau "hors web". Ceci a permis aussi de maintenir un certain intérêt de nos stagiaires pas tous très "branchés" outils TIC et de répondre à leur préoccupation d'animation de réseau "non connecté".
                                - Nous avons globalement passé plus de temps autour des "biens communs" et des licences libres. Il nous a semblé opportun de développer cet aspect car :
                                • C'est le coeur du projet "politique" qui sous-tend cette formation.
                                • C'est un enjeu important avec une forte résonance dans le contexte environnemental.
                                • Il est important de pouvoir protéger ses productions en tant que biens communs.
                                • Tout en restant très ouvert sur les opportunités et les propositions-demandes des stagiaires, nous avons "cadenassé" des temps d'apprentissage d'un certains nombres d'outils que nous jugions incontournables et pour lesquels nous voulions que nos stagiaires soient autonomes en fin de formation (co-écriture et audio-vidéo conférence).

                                Contenu de la formation "belge"

                                En amont de la formation/ à distance entre 8 et le 24 février
                                - Module : Faire connaissance.

                                Lors du 1er regroupement résidentiel de 3 jours du 27 février au 1er mars
                                - Jour 1 : Les enjeux de la coopération.
                                • Module : Les 12 facettes de la coopération.
                                • Module : La puissance de la coopération.
                                • Module : L'abondance invisible.
                                - Jour 2 : Trucs et astuces d'animateur de réseau.
                                • Module : Les freins et facilitateurs à participer à un réseau.
                                • Module : Susciter la participation en présence et à distance.
                                • Module : Un réseau, ça vit, ça grandit, ça s'évalue.
                                -Jour 3 : Quelques outils pour commencer.
                                • Module : Les outils ne sont pas neutres.
                                • Module : Quels outils pour quoi faire ?

                                A distance / semaine du 4 au 8 mars
                                • Module : La veille individuelle.
                                • Module : Accélérateur de projet.

                                A distance / semaine du 11 au 15 mars
                                • Module : La veille individuelle (suite).
                                • Module : Accélérateur de projet (suite).

                                Lors du dernier regroupement d'un jour le 22 mars
                                • Module : Un monde sans biens communs ?
                                • Module : Concurrence ou coopération : quelques pistes pour agir.
                                • Module : Les licences libres et la propriété intellectuelle.

                                A distance / début avril
                                • Moment d'évaluation collective à distance synchrone.
                                • Évaluation personnelle.

                                A distance / début mai
                                • Échange à distance avec les formateurs / Qu'avez-vous fait de ces acquis ?
                                • Retours vers le groupe de stagiaires.

                                Bilan de la formation

                                Par les stagiaires

                                Une enquête a été réalisée en fin de parcours à laquelle 100% des stagiaires ont répondu. Voici le bilan global.

                                En résumé les participants formulent les satisfactions suivantes :
                                - Que la formation était bien conçue : mélange d'apports théoriques et pratiques,
                                - que les formateurs étaient disponibles et ont créé ainsi une dynamique d'apprentissage très appréciable,
                                - que la formation permet de gagner en confiance par rapport à ces méthodes et outils TIC d'animation de réseau et ainsi de démarrer concrètement dès la sortie de la formation ("un coup de pouce à nos projets").

                                En résumé les participants formulent les frustrations suivantes :
                                - Manque de temps pour approfondir la découverte des outils TIC, les pratiquer !
                                - Manque de temps pour approfondir certains aspects plus théoriques qui demandent un gros changement de posture (pas simple et donc qui demande du temps).

                                En résumé les participants formulent les pistes d'amélioration :

                                - Prévoir plus de temps pour l'apprentissage des outils TIC proposés... aller un peu plus loin que la simple découverte.
                                - Prévoir plus de temps en présence (même si c'est compliqué à caser dans son agenda).

                                En résumé les participants formulent ces autres remarques :

                                - Merci, super !
                                - A pérenniser

                                Par les formateurs

                                Au niveau des formateurs, voici nos principales évaluations.

                                Bien que nous ayons expressément prévu plus de temps pour l'appropriation des outils web présentés, il semble que celui-ci n'ait pas encore été suffisant.
                                Un encadrement encore plus serré durant les modules à distance semble nécessaire pour véritablement accompagner les "hésitants".
                                Il pourrait être utile d'organiser la "prise à distance"; de l'ordinateur d'un stagiaire par un des formateurs en cas de problème technique.
                                Bien que nous ayons beaucoup veillé à limiter les tracas techniques, ceux-ci n'ont pas manqué de surgir !
                                Nous l'espérions mais l'ampleur nous a surpris : les aspects politiques et philosophiques sous-jacents à cette formation ont été fort sollicités par les stagiaires.

                                Ci-dessous un graphe d'évaluation de notre formation à travers l'outil Hy-Sup (Hy-sup est un projet de Recherche européen sur la caractérisation des Dispositifs Hybrides en Enseignement supérieur)

                                evaluationBel

                                Facteurs de réussite

                                Il nous semble que les facteurs suivants ont contribué à la réussite de la formation :

                                - Une équipe de formateur très disponible.
                                - Un formateur principal clairement identifié et très disponible en présence ou à distance.
                                - La relance permanente du groupe via la liste de discussion par les membres de l'équipe de formation.
                                - Une maîtrise technique forte des outils proposés.
                                - La création des conditions favorables à la collaboration durant les temps résidentiels (durant les pauses, les repas et en soirée).
                                - L'organisation de la formation permettant de "se passer" des modules à distance (souvent le point faible en terme de participation dans ce genre de formation).
                                - Un mélange permanent entre travail technique et moment de réflexion philosophique.
                                - Une alternance entre moment "connecté" et moment "hors web".

                                Remarques pour le futur

                                Bien que ce sujet intéresse de nombreuses personnes, il n'est pas du tout évident de transformer cet intérêt en une envie concrète de participer à une formation.

                                Pourquoi ?

                                - Car l'ampleur du sujet impose une formation de plusieurs jours dont un regroupement en résidentiel... Ce qui est un vrai frein pour de nombreuses personnes (3 jours en présence ! Pas possible dans mon agenda chargé").
                                - Car le sujet apparaît comme "déjà connu et plus ou moins maîtrisé" par de nombreuses personnes (pourquoi investir de l'argent en formation sur ce sujet ?).
                                - Car le sujet reste perçu comme une formation pour les "geeks" ("Mon réseau est peu connecté à internet... Ça me servira pas à grand chose ces outils !").

                                Pourtant, en fin de formation, les stagiaires
                                - Regrettent que la formation n'ait pas été plus longue...
                                - Relèvent que la stage en résidentiel était un vrai plus, essentiel à la dynamique de groupe.
                                - Mentionnent avoir beaucoup appris et découvert sur l'animation de réseau (animer un réseau c'est pas juste organiser une réunion de temps en temps !).
                                - Apprécient avoir découvert la théorie qui se cache derrière l'animation de réseau et des méthodes d'animation "hors web".
                                Auteur de la fiche : Gatien Bataille
                                DemultiplicationDeCoopticEnBelgique (Les récits d'expérience et retours d'usage), écrite par WikiAdmin
                                créée le 23.10.2013 à 10:43, mise à jour le 16.01.2014 à 17:15.

                                Encourager les contributions

                                Description de la ressource : Pour initier une dynamique coopérative (et même la prolonger) qui s'appuie sur des participations volontaires, il est important de valoriser la moindre contribution. Par exemple citer tous les contributeurs du projet, même ceux qui n'ont eu qu'une participation très minime (apologie du renforcement positif).
                                Il n'y a pas de mal à se faire plaisir !
                                Par ailleurs, il peut être très utile pour un animateur de réseau de bien connaître les contributeurs éventuels pour repérer le chemin entre leurs préoccupations et le projet.
                                Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
                                Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                EncouragerLesContributions (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                                créée le 16.09.2018 à 23:42, mise à jour le 16.09.2018 à 23:42.
                                EnjeuPartage (), écrite par SylvaiN
                                créée le 01.12.2018 à 15:36, mise à jour le 01.12.2018 à 15:36.

                                Entretien Collectif

                                De quel type d'outil s'agit-il ? : Grands formats
                                Pour quel usage utiliser cet outil ? : Ouvrir/cloturer une réunion, Autre
                                À combien de participants cet outil est-il adapté ? : De 6 à 15 personnes
                                Description de l'outil : Objectifs : Analyser
                                Taille des Groupes : Moyens groupes
                                Objectif(s) :
                                • Recueillir les représentations individuelles
                                • Travailler sur une analyse collective des représentations individuelles
                                • Observer les mécanismes de collaboration dans un groupe

                                Résumé : L'entretien individuel vise à faire formuler aux participant.e.s leurs visions d'un ou plusieurs sujets en apportant 3 réponses à la même question puis en faisant dépouiller les participant.e.s par sous-groupes.
                                Le fait de pondérer les réponses selon leur occurrence ou leur caractère spontané ou réfléchi permet d’apporter des nuances et de réfléchir au processus de formulation de nos idées.
                                Durée : 90 mn
                                Matériel nécessaire :

                                • Post-it de couleurs différentes (3 post-it de 3 couleurs différentes par participant.e)
                                • Des grande feuilles blanche de type paper-board
                                • Feutres

                                Ressources : Nous avons hérité cette méthode d'animation d'Elizabeth Clerc, formatrice.
                                Méthode
                                Description des étapes : Décrire aux participant.e.s les objectifs de l'animation et expliciter les grandes étapes (sans révéler tout de suite que chaque question sera posée 3 fois).

                                1. Phase d'expression individuelle

                                • Distribuer 3*3 post-it de la même couleur

                                1ERE QUESTION

                                • Donnez la consigne aux participant.e.s : "Numérotez les 3 post-it de couleur x (par exemple jaune): 1A, puis 1B et 1C"
                                • Consigne d'une idée par post-it et d'écriture lisible
                                • Demander aux participant.e.s de prendre le post-it 1A

                                Poser la 1ère question, par exemple : "En tant qu'animateur.trice de projet collaboratif, je dois..."
                                La formulation de la question est primordiale, et doit toujours demander aux participant.e.s de répondre selon leur point de vue individuel (pas de cas général, ou pour les autres, on leur demande leur opinion personnelle)
                                Les participant.e.s complètent la phrase avec 1 idée ou 1 mot (pas plusieurs idées par post-it). Ils peuvent aussi ne pas répondre.

                                • Demander aux participant.e.s de prendre le post-it 1B

                                Poser exactement la même question que précédemment : "En tant qu'animateur.trice de projet collaboratif, je dois"
                                Expliquer aux participant.e.s qu'ils peuvent donner une 2e réponse ou exactement la même s'ils veulent renforcer le poids de cette idée. Ils peuvent aussi ne pas répondre.
                                - Demander aux participant.e.s de prendre le post-it 1C
                                Poser exactement la même question que précédemment : "En tant qu'animateur de projet collaboratif, je dois"
                                Expliquer aux participant.e.s qu'ils peuvent donner une 3e réponse ou exactement la même s'ils veulent renforcer le poids de cette idée. Ils peuvent aussi ne pas répondre.
                                2E QUESTION

                                • Donnez la consignes aux participant.e.s : "Numérotez les 3 post-it de couleur x (par exemple rose): 2A, puis 2B et 2C"
                                • Demander aux participants de prendre le post-it 2A

                                Poser la 2ème question, par exemple : Ce que je crains quand j'anime un projet c'est....
                                Les participant.e.s complètent de la même façon la phrase avec 1 idée ou 1 mot sur le post-it 2A (pas plusieurs idées par post-it). Ils peuvent aussi ne pas répondre.
                                Répéter le processus avec 2.B et 2.C
                                3E QUESTION
                                Répéter le même processus que précédemment avec les post-it de la 3ème couleur

                                2. Phase de dépouillement collectif en sous-groupe
                                Les participant.e.s se répartissent en 3 sous-groupes, chacun dépouillant une question.
                                Consigne : "Il s'agit d'analyser vos réponses en formant des grandes familles d'idées (ou patates) et en présentant le tout sur une feuille de paper-board lisible par tout le monde. Vous devrez compter de 3 façons :

                                • Compter le nombre de post-it réunis par grande idée
                                • Compter le nombre obtenu par grande idée si A=3, B=2, C=1. Dans ce cas, on met en avant les idées arrivées en premier, donc la spontanéité
                                • Compter le nombre obtenu si A=1, B=2, C=3. Dans ce cas, on met en avant les idées arrivées en dernier, donc la réflexion


                                3. Restitution en grand groupe
                                Chaque groupe a 5 minutes pour présenter son analyse en terme d'idée et les résultats en fonction de la pondération.
                                Commentaire : Notre best-off en début de formation : analyser les représentations pour pouvoir les transformer éventuellement au long de la formation, mettre les participant.e.s en réflexion individuelle puis en sous-groupe, et en posture de collaboration.
                                A la fois outils d'analyse et illustration de nos méthodes pédagogiques
                                Matériel nécessaire :
                                • Post-it
                                • Grandes feuilles blanches type paper-board
                                • Markers/feutres
                                Préparation : Préparer le matériel et les questions à poser
                                Variantes : Variantes ou prolongements : Il est important d'utiliser ces analyses pour rebondir tout au long de la formation et de faire le lien entre les représentations et les apports de contenus.
                                Nous avons également animé un entretien collectif à 70 personnes (mais sans la pondération)
                                Lien vers la fiche méthodologique : http://garcess.org/wakka.php?wiki=EntretienCollectif
                                Aut·eur·rice·s de la ressource : Audrey Auriault/GARC.ESS
                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
                                entretiencollectif_20161007_083954.jpg
                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                EntretienCollectif (Les techniques et formats d'animation)
                                créée le 11.10.2018 à 12:28, mise à jour le 19.02.2019 à 15:43.

                                Etherpad

                                Auteur de la fiche : Frédéric Renier, Supagro Florac
                                Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                En introduction : Un etherpad est un service en ligne qui permet de prendre des notes à plusieurs personnes simultanément. A une page de rédaction est associé un chat.
                                Etherpad est aussi un logiciel libre que l'on peut installer sur un serveur.
                                imagebf_imageetherpad.png
                                Site officiel : http://etherpad.org/
                                Présentation :
                                Un exemple d'utilisation en classe
                                Pré-requis :
                                • connexion internet correcte
                                Quelques applications :
                                • Prise de notes collaboratives dans une réunion. Les conséquences sur les rapports de domination dans un groupe sont importants, cet usage contribue à faire "bouger les lignes".
                                • Prises de notes entre partenaires à distance en couplant le pad avec un outil de visioconférence. Cependant il n'est pas toujours aisé de partager son attention et son écran pour deux applications.
                                • Suivi en direct de l'avancée d'une réunion, avec possibilité de poser des questions dans l'espace "chat".
                                Pour aller plus loin : Se créer un compte privé sur Framapad
                                En créant un compte sur Framapad.org, vous créez un espace de travail où vous pouvez inviter des utilisateurs (dont l'accès est protégé par mot de passe), créer des pads internes au groupe ainsi formé, et avoir accès à des fonctionnalités d'administration de vos pads : listage, archivage, téléchargement, suppression.
                                Un pad créé depuis un compte est donc être réservé, par défaut, aux seuls membres du compte (privé), mais il peut également être ouvert à tous comme les pads publics, ou encore protégé par un mot de passe spécifique.
                                Tutoriel sur l'intérêt et l'utilisation de pad privé
                                Avantages :
                                • Le grand classique des premières expériences irréversibles de coopération.
                                • Très très simple d'utilisation, toute participation est directement visible par les autres, beaucoup de possibilités d'export, permet une co-rédaction en synchrone, "wysiwyg" (la mise en page se fait comme dans un traitement de textes classique).
                                • Les notes prises sont plus complètes.
                                Inconvénients :
                                • Créer un pad directement à partir de la barre d'adresse du navigateur peut constituer un obstacle méthodologique important.
                                • Limité à 16 connexions simultanées
                                • Selon la qualité de la connexion internet l'expérience peut être totalement contre productive
                                Licence :
                                Utilisation : Facile
                                Installation : Réservé aux Jedis de l'informatique
                                EtherpaD (Outils), écrite par WikiAdmin
                                créée le 23.10.2013 à 10:41, mise à jour le 16.01.2014 à 10:11.

                                Etherpad - Framapad

                                Pour quel usage utiliser cet outil ? : Synchroniser nos actions (Agendas, Partage et diffusion d'événements), Partager des ressources, Réfléchir ensemble et rendre visible les cogitations, Écrire un document collectivement, Décider et rendre visibles les décisions
                                Est-ce un outil libre / Opensource ? : Oui
                                Difficulté de prise en main : Facile
                                Description de l'outil : C'est un document collaboratif en ligne où chacun peut écrire simultanément:
                                • Chacun dispose d'une couleur pour écrire
                                • On peut ajouter ou modifier à plusieurs et en direct
                                • On peut exporter le document pour en faire des sauvegardes
                                • Il est accessible à tout utilisateur disposant du lien

                                Créez vos pads : https://framapad.org/
                                Un descriptif complet de cas d'usages et de règles d'utilisation utiles : http://savoirscommuns.comptoir.net/pad

                                Pré-requis
                                • connexion internet correcte

                                Quelques applications
                                • Prise de notes collaboratives dans une réunion. Les conséquences sur les rapports de domination dans un groupe sont importants, cet usage contribue à faire "bouger les lignes".
                                • Prises de notes entre partenaires à distance en couplant le pad avec un outil de visioconférence. Cependant il n'est pas toujours aisé de partager son attention et son écran pour deux applications.
                                • Suivi en direct de l'avancée d'une réunion, avec possibilité de poser des questions dans l'espace "chat".

                                1 : créer votre pad sur framapad.org


                                2 : collaborer - inscrire son nom ou pseudo et choisir une couleur dans le nuancier

                                Choisir une couleur à partir du nuancier puis cliquer sur le bouton « Enregistrer ».

                                3 : contribuer à l’écriture collaborative

                                Chaque auteur peut enrichir le même document collectif : chaque contribution est surlignée dans la couleur choisie
                                par l’auteur (celle-ci est modifiable). On peut copier/coller des textes et des URL qui sont alors actives en tant qu’hyper-
                                liens vers les documents « source ». On peut aussi écrire et modifier le texte d’un autre auteur.

                                4 : quelques fonctions de l’éditeur de texte

                                a : Changer la mise en forme du texte
                                Bold, police grasse
                                Italic, police italique
                                Underline, texte souligné
                                Scrap, texte barré

                                b : Insertion d’une liste
                                Insérer une liste numérotée
                                Insérer une liste à puces

                                c : Annuler/Rétablir une modification
                                Annuler
                                Rétablir

                                d : Supprimer les couleurs
                                Supprime globalement les couleurs des participants.
                                En sélectionnant un bout de texte, il est possible de ne retirer les couleurs que de celui-ci.

                                e : Changer le style du texte
                                Normal
                                Titre 1 (grand titre)
                                Titre 2 (plus petit que le titre 1)
                                Titre 3 ...

                                5 : bouton d’aide

                                ? : Renseigne la fonction des différents boutons visibles

                                6 : exporter le contenu du pad vers un traitement de texte

                                L’export du contenu de votre pad est possible vers différents formats :
                                HTML
                                Texte brut
                                DokuWiki
                                LaTeX

                                7 : visualiser les étapes du travail collectif

                                L’« Historique dynamique » permet d’avoir accès aux versions successives, avec l’heure de l’enregistrement et les personnes qui ont contribué. Le curseur bleu permet de faire défiler les versions du pad.

                                8 : enregistrer un état du pad

                                Le bouton « Révision » permet de créer une sauvegarde du pad. Les révisions sont affichées dans l’« Historique dynamique » à l’aide d’une étoile jaune.

                                9 : options de l’utilisateur

                                • Fenêtre de chat toujours visible
                                • Taille du chat : en largeur
                                • Couleur différente selon les utilisateurs : masque les couleurs sans les supprimer
                                • Numéro de lignes : permet de mieux s’y retrouver, pour discuter d’une phrase ou d’un paragraphe
                                • Type de police : définit la police, normale ou mono-space.

                                10 : partager le pad

                                Le partage du pad </> permet au choix de le diffuser à l’aide d’une URL (à partager par mail par exemple) ou en l’intégrant à un site (code iframe). Il est également possible de le diffuser qu’en lecture seule

                                11 : Pour aller plus loin

                                Se créer un compte privé sur Framapad
                                En créant un compte sur Framapad.org, vous créez un espace de travail où vous pouvez inviter des utilisateurs (dont l'accès est protégé par mot de passe), créer des pads internes au groupe ainsi formé, et avoir accès à des fonctionnalités d'administration de vos pads : listage, archivage, téléchargement, suppression.
                                Un pad créé depuis un compte est donc être réservé, par défaut, aux seuls membres du compte (privé), mais il peut également être ouvert à tous comme les pads publics, ou encore protégé par un mot de passe spécifique.
                                Tutoriel sur l'intérêt et l'utilisation de pad privé
                                Avantages de l'outil :
                                • Le grand classique des premières expériences irréversibles de coopération.
                                • Très très simple d'utilisation, toute participation est directement visible par les autres, beaucoup de possibilités d'export, permet une co-rédaction en synchrone, "wysiwyg" (la mise en page se fait comme dans un traitement de textes classique).
                                • Les notes prises sont plus complètes.
                                Inconvénients de l'outil :
                                • Créer un pad directement à partir de la barre d'adresse du navigateur peut constituer un obstacle méthodologique important.
                                • Limité à 16 connexions simultanées
                                • Selon la qualité de la connexion internet l'expérience peut être totalement contre productive
                                Lien vers le mode d'emploi : http://savoirscommuns.comptoir.net/pad
                                Auteur.trice(s) de la ressource : Frédéric Renier, Supagro Florac, Romain Lalande
                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                etherpad2_image_imagebf_imageetherpad.png
                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                EtherpaD2 (Les outils numériques), écrite par WikiAdmin
                                créée le 20.09.2018 à 11:36, mise à jour le 04.06.2019 à 15:49.
                                bf_imageindividualisme_jmt-29.jpg

                                Et si nous n'étions pas si individualistes ?

                                Auteur de la fiche : Jean Michel Cornu
                                Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                Description :

                                Quand les hommes se choisissent entre eux pour s'allier

                                Beaucoup de stratégies prennent en compte l'égoïsme de l'homme : par exemple les systèmes qui le contraignent à oeuvrer pour une cause commune ou bien l'économie qui permet de négocier un prix d'échange en fonction de l'offre et de la demande avec des "agents" individualistes et rationnels.
                                Pour ma part, je me suis intéressé aux stratégies de coopération en partant du même présupposé : si l'homme a un côté égoïste et un coté altruiste, il faut avant tout chercher à faire converger son intérêt et l'intérêt collectif. Pire : quelqu'un qui serait altruiste, en cas de conflit d'intérêt, agirait pour l'intérêt des autres, au détriment de son propre intérêt. Il aurait donc un désavantage au sens darwinien...

                                Altruisme
                                Eric Grelet - CC By Sa

                                Pourtant trois informations dont j'ai eu récemment connaissance montrent que l'homme (tout comme certains animaux) peut faire des choses qui vont apparemment à l'encontre de ses intérêts pour obtenir quelque chose de vital : pouvoir s'allier avec d'autres.

                                Même les animaux sont parfois altruistes

                                Les cratéropes sont des oiseaux qui nourrissent les nichées des autres membres du groupe, se protègent mutuellement. Beaucoup d'autres espèces ont des membres qui acceptent d'être des sentinelles pour les autres. Ils montrent ainsi aux autres leur utilité à être intégrés dans une coalition.

                                L'homme-qui-dit-tout-ce-qu'il-sait face aux profiteurs

                                L'homme aussi fait des choses qui semblent aller à l'encontre de son intérêt. Jean-Louis Dessalles de Telecom Paris, dans une très intéressante conférence appelée "le langage humain, un paradoxe de l'évolution", montre que le langage devrait normalement désavantager celui qui l'utilise : celui qui parle partage ses infos alors que celui qui écoute dispose à la fois de ses propres information et de celles des autres.
                                Pourtant nous descendons d'un homme qui parle. Cette invention fondamentale qui a eu lieu il y a 100 ou 200 000 ans est même pour Jacques Monod dans "le hasard et la nécessité" la cause de notre intelligence. Quel avantage darwinien la nature peut-elle bien donner à celui qui parle et donne ses informations aux autres ?

                                Deux tentatives d'explication

                                On ne peut pas invoquer simplement l'avantage collectif pour l'espèce car cet argument ne fait pas le poids face à l'inconvénient pour l'individu de donner sans attendre de retour.
                                Autre tentative d'explication : dans l'approche de l'évolution par la théorie du jeu, développée par John Miller Smith, il est possible de faire quelque chose (par exemple donner une information) pour obtenir quelque chose de l'autre (approche "donnant/donnant"). Cela nécessite de s'adresser de préférence à ceux que l'on pense capable de "jouer le jeu", mais aussi d'avoir un système de détection des tricheurs (une approche développée par W.D. Halmilton).
                                Mais la théorie des "barbes vertes" met en image la difficulté des altruistes de se reconnaître entre eux :
                                "supposons que les altruistes portent, pourquoi pas, une barbe verte pour s'identifier les uns les autres. Les quelques égoïstes de la même espèce qui portent également des barbes vertes auront la possibilité de tricher... Et réussiront encore une fois aux dépens des altruistes !".
                                Pourtant, des chercheurs du laboratoire d'écologie de l'Université Pierre et Marie Curie (ENS-CNRS) et du Royal Holloway College (Londres, Royaume-Uni) ont pu démontrer récemment que les altruistes pouvaient garder une longueur d'avance sur les "tricheurs" en "modifiant régulièrement la couleur de leur barbe". Les simulations montrent que dans ce cas, les altruistes peuvent gagner un avantage concurrentiel non seulement face aux égoïstes mais même face aux égoïstes tricheurs...
                                Malgré tout : l'approche donnant/donnant, si elle permet de comprendre certains comportement altruistes, ne fonctionne pas cependant avec le langage car on s'adresse très souvent à un ensemble de personnes.

                                Le sage montre la Lune et le fou regarde le doigt

                                Jean-Louis Dessalles propose une troisième hypothèse très séduisante. Il constate que le petit d'homme, même avant qu'il ne sache parler, à tendance à montrer du doigt, c'est-à-dire à partager ses informations. Ce n'est pas le cas des animaux en général.
                                Une expérience illustre cela :
                                Lorsque l'on met de la nourriture sous un bol retourné et rien sous un autre : montrer le bon bol ne provoque rien chez un chimpanzé alors que le mouvement d'aller prendre le bon bol provoque la réaction de l'animal pour aller chercher la nourriture. L'enfant au contraire comprendra l'information simplement en montrant un bol du doigt.
                                La différence est que l'animal n'intègre pas en général dans sa communication l'information donnée sans attente de retour. La communication sert à montrer sa force physique, son attrait sexuel mais pas des choses qui ne vont pas être utiles à celui qui communique.
                                L'homme communique également comme cela, mais il va également y ajouter des informations qu'il donnera sans attendre d'autres informations en retour. En faisant cela, il va montrer aux autres des qualités qui le rendent à même d'être intégré dans le groupe (abnégation, altruisme, sincérité...).

                                L'avantage en terme de survie

                                Si l'homme passe environ 20% de son temps éveillé à communiquer avec les autres en leur donnant des informations "à fond perdu", c'est sans doute parce qu'il en tire un avantage crucial. Celui-ci doit compenser l'inconvénient qu'il y a de se retrouver parfois à faire des actions pour l'intérêt du groupe mais à son propre détriment.
                                L'être humain a peu de chances de survivre seul. Mais contrairement à d'autres animaux, il s'unit moins naturellement aux autres (en dehors des membres de sa famille). Il pourrait alors avoir développé une capacité de langage élaboré afin de pouvoir donner des informations et ainsi montrer qu'il peut être accepté dans le groupe.
                                Les chimpanzés ne savent monter des coalitions qu'à deux ou trois (à ne pas confondre avec la meute ou le troupeau : dans une coalition, les individus se sont choisis entre eux). L'homme, probablement grâce au langage, est capable de faire des alliances avec plus de personnes. Dans un petit groupe, c'est le choix force individuelle qui apporte le plus à l'ensemble ; dans un grand groupe c'est le nombre qui donne la force et donc la capacité des membres à coopérer ensemble.

                                Le conflit d'intérêt et la présomption d'altruisme

                                Cette approche pourrait expliquer une particularité des groupes : en cas de conflit d'intérêt, il y a une croyance inconsciente que la personne va défendre l'intérêt du groupe à son détriment. Bien sûr, lorsque l'on en discute en pleine consciente on se rend compte que ce n'est pas forcément le cas.
                                Cela a une conséquence fâcheuse : lorsque quelqu'un se retrouve en conflit d'intérêt, il ne peut pas dire aux autres "j'ai un problème, je ne peux pas agir dans l'intérêt du groupe". Pourtant, en parler permettrait dans la plupart des cas de trouver une troisième voie qui permettrait de réconcilier les intérêts individuels et collectifs ; mais cela signifierait que l'on n'a pas uniquement une position altruiste, contrairement à ce que nous avons montré inconsciemment par notre communication pour être accueilli dans le groupe.
                                Ainsi, un des problèmes qui rend le plus difficile la cohabitation des hommes entre eux est qu'en cas de conflit d'intérêt, il n'est pas possible d'en parler. Nous restons dans le non-dit et même parfois dans l'inconscience (par exemple avec des réactions de colère que nous cherchons à justifier par des causes objectives alors qu'elles sont le résultat d'autres causes dont nous ne sommes pas pleinement conscient...). Ce non-dit nous rend difficile la résolution des inévitables problèmes de la vie en groupe. Il semble venir de ce qui nous permet justement de nous réunir : notre faculté à donner des informations gratuitement pour montrer notre capacité à être choisi pour participer à une coalition !

                                Hume et la partialité de l'homme

                                Dans une présentation audio sur "artifice et société dans l'oeuvre de Hume" (anthologie sonore de la pensée française), Gilles Deleuze montre que pour David Hume, l'homme n'est pas égoïste mais partial. Cela veut dire qu'il a une sphère de sympathie privilégiée.
                                Pour Hume, il existe trois types de sympathie : avec nos proches, avec nos parents et avec nos semblables. Ils correspondent aux trois principes d'association qu'il a identifié dans ses travaux (en particulier sur l'association des idées) : la ressemblance, la continuité et la causalité commune.
                                Le problème moral devient alors non pas de gérer l'égoïsme (ce qui est le point de départ du contrat qui est souvent considéré comme la base de la société et de ses institutions, en particulier chez ses contemporains du XVIIIe siècle), mais plutôt de dépasser
                                EtSiNousN039etionsPasSiIndividualistes (Concept), écrite par WikiAdmin
                                créée le 02.09.2014 à 14:51, mise à jour le 16.09.2018 à 22:05.

                                Et si nous n'étions pas si individualistes ?

                                Description :

                                Quand les hommes se choisissent entre eux pour s'allier

                                Beaucoup de stratégies prennent en compte l'égoïsme de l'homme : par exemple les systèmes qui le contraignent à oeuvrer pour une cause commune ou bien l'économie qui permet de négocier un prix d'échange en fonction de l'offre et de la demande avec des "agents" individualistes et rationnels?
                                Pour ma part, je me suis intéressé aux stratégies de coopération en partant du même présupposé : si l'homme a un côté égoïste et un coté altruiste, il faut avant tout chercher à faire converger son intérêt et l'intérêt collectif. Pire : quelqu'un qui serait altruiste, en cas de conflit d'intérêt, agirait pour l'intérêt des autres, au détriment de son propre intérêt. Il aurait donc un désavantage au sens darwinien...

                                Altruisme
                                Eric Grelet - CC By Sa

                                Pourtant trois informations dont j'ai eu récemment connaissance montrent que l'homme (tout comme certains animaux) peut faire des choses qui vont apparemment à l'encontre de ses intérêts pour obtenir quelque chose de vital : pouvoir s'allier avec d'autres.

                                Même les animaux sont parfois altruistes

                                Les cratéropes sont des oiseaux qui nourrissent les nichées des autres membres du groupe, se protègent mutuellement. Beaucoup d'autres espèces ont des membres qui acceptent d'être des sentinelles pour les autres. Ils montrent ainsi aux autres leur utilité à être intégrés dans une coalition.

                                L'homme-qui-dit-tout-ce-qu'il-sait face aux profiteurs

                                L'homme aussi fait des choses qui semblent aller à l'encontre de son intérêt. Jean-Louis Dessalles de Telecom Paris, dans une très intéressante conférence appelée "le langage humain, un paradoxe de l'évolution", montre que le langage devrait normalement désavantager celui qui l'utilise : celui qui parle partage ses infos alors que celui qui écoute dispose à la fois de ses propres information et de celles des autres.
                                Pourtant nous descendons d'un homme qui parle. Cette invention fondamentale qui a eu lieu il y a 100 ou 200 000 ans est même pour Jacques Monod dans "le hasard et la nécessité" la cause de notre intelligence. Quel avantage darwinien la nature peut-elle bien donner à celui qui parle et donne ses informations aux autres ?

                                Deux tentatives d'explication

                                On ne peut pas invoquer simplement l'avantage collectif pour l'espèce car cet argument ne fait pas le poids face à l'inconvénient pour l'individu de donner sans attendre de retour.
                                Autre tentative d'explication : dans l'approche de l'évolution par la théorie du jeu, développée par John Miller Smith, il est possible de faire quelque chose (par exemple donner une information) pour obtenir quelque chose de l'autre (approche "donnant/donnant"). Cela nécessite de s'adresser de préférence à ceux que l'on pense capable de "jouer le jeu", mais aussi d'avoir un système de détection des tricheurs (une approche développée par W.D. Halmilton).
                                Mais la théorie des "barbes vertes" met en image la difficulté des altruistes de se reconnaître entre eux :
                                "supposons que les altruistes portent, pourquoi pas, une barbe verte pour s'identifier les uns les autres. Les quelques égoïstes de la même espèce qui portent également des barbes vertes auront la possibilité de tricher... Et réussiront encore une fois aux dépens des altruistes !".
                                Pourtant, des chercheurs du laboratoire d'écologie de l'Université Pierre et Marie Curie (ENS-CNRS) et du Royal Holloway College (Londres, Royaume-Uni) ont pu démontrer récemment que les altruistes pouvaient garder une longueur d'avance sur les "tricheurs" en "modifiant régulièrement la couleur de leur barbe". Les simulations montrent que dans ce cas, les altruistes peuvent gagner un avantage concurrentiel non seulement face aux égoïstes mais même face aux égoïstes tricheurs...
                                Malgré tout : l'approche donnant/donnant, si elle permet de comprendre certains comportement altruistes, ne fonctionne pas cependant avec le langage car on s'adresse très souvent à un ensemble de personnes.

                                Le sage montre la Lune et le fou regarde le doigt

                                Jean-Louis Dessalles propose une troisième hypothèse très séduisante. Il constate que le petit d'homme, même avant qu'il ne sache parler, à tendance à montrer du doigt, c'est-à-dire à partager ses informations. Ce n'est pas le cas des animaux en général.
                                Une expérience illustre cela :
                                Lorsque l'on met de la nourriture sous un bol retourné et rien sous un autre : montrer le bon bol ne provoque rien chez un chimpanzé alors que le mouvement d'aller prendre le bon bol provoque la réaction de l'animal pour aller chercher la nourriture. L'enfant au contraire comprendra l'information simplement en montrant un bol du doigt.
                                La différence est que l'animal n'intègre pas en général dans sa communication l'information donnée sans attente de retour. La communication sert à montrer sa force physique, son attrait sexuel mais pas des choses qui ne vont pas être utiles à celui qui communique.
                                L'homme communique également comme cela, mais il va également y ajouter des informations qu'il donnera sans attendre d'autres informations en retour. En faisant cela, il va montrer aux autres des qualités qui le rendent à même d'être intégré dans le groupe (abnégation, altruisme, sincérité...).

                                L'avantage en terme de survie

                                Si l'homme passe environ 20% de son temps éveillé à communiquer avec les autres en leur donnant des informations "à fond perdu", c'est sans doute parce qu'il en tire un avantage crucial. Celui-ci doit compenser l'inconvénient qu'il y a de se retrouver parfois à faire des actions pour l'intérêt du groupe mais à son propre détriment.
                                L'être humain a peu de chances de survivre seul. Mais contrairement à d'autres animaux, il s'unit moins naturellement aux autres (en dehors des membres de sa famille). Il pourrait alors avoir développé une capacité de langage élaboré afin de pouvoir donner des informations et ainsi montrer qu'il peut être accepté dans le groupe.
                                Les chimpanzés ne savent monter des coalitions qu'à deux ou trois (à ne pas confondre avec la meute ou le troupeau : dans une coalition, les individus se sont choisis entre eux). L'homme, probablement grâce au langage, est capable de faire des alliances avec plus de personnes. Dans un petit groupe, c'est le choix force individuelle qui apporte le plus à l'ensemble ; dans un grand groupe c'est le nombre qui donne la force et donc la capacité des membres à coopérer ensemble.

                                Le conflit d'intérêt et la présomption d'altruisme

                                Cette approche pourrait expliquer une particularité des groupes : en cas de conflit d'intérêt, il y a une croyance inconsciente que la personne va défendre l'intérêt du groupe à son détriment. Bien sûr, lorsque l'on en discute en pleine consciente on se rend compte que ce n'est pas forcément le cas.
                                Cela a une conséquence fâcheuse : lorsque quelqu'un se retrouve en conflit d'intérêt, il ne peut pas dire aux autres "j'ai un problème, je ne peux pas agir dans l'intérêt du groupe". Pourtant, en parler permettrait dans la plupart des cas de trouver une troisième voie qui permettrait de réconcilier les intérêts individuels et collectifs ; mais cela signifierait que l'on n'a pas uniquement une position altruiste, contrairement à ce que nous avons montré inconsciemment par notre communication pour être accueilli dans le groupe.
                                Ainsi, un des problèmes qui rend le plus difficile la cohabitation des hommes entre eux est qu'en cas de conflit d'intérêt, il n'est pas possible d'en parler. Nous restons dans le non-dit et même parfois dans l'inconscience (par exemple avec des réactions de colère que nous cherchons à justifier par des causes objectives alors qu'elles sont le résultat d'autres causes dont nous ne sommes pas pleinement conscient...). Ce non-dit nous rend difficile la résolution des inévitables problèmes de la vie en groupe. Il semble venir de ce qui nous permet justement de nous réunir : notre faculté à donner des informations gratuitement pour montrer notre capacité à être choisi pour participer à une coalition !

                                Hume et la partialité de l'homme

                                Dans une présentation audio sur "artifice et société dans l'oeuvre de Hume" (anthologie sonore de la pensée française), Gilles Deleuze montre que pour David Hume, l'homme n'est pas égoïste mais partial. Cela veut dire qu'il a une sphère de sympathie privilégiée.
                                Pour Hume, il existe trois types de sympathie : avec nos proches, avec nos parents et avec nos semblables. Ils correspondent aux trois principes d'association qu'il a identifié dans ses travaux (en particulier sur l'association des idées) : la ressemblance, la continuité et la causalité commune.
                                Le problème moral devient alors non pas de gérer l'égoïsme (ce qui est le point de départ du contrat qui est souvent considéré comme la base de la société et de ses institutions, en particulier chez ses contemporains du XVIIIe siècle), mais plutôt de dépasser
                                Thématique de la ressource : Bien vivre en nanoubie
                                Auteur.trice(s) de la ressource : Jean Michel Cornu
                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                etsinousnetionspassiindividualistes_image_bf_imageindividualisme_jmt-29.jpg
                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                                EtSiNousNEtionsPasSiIndividualistes (OBSOLETE - Les concepts et éléments théoriques OBSOLETE), écrite par WikiAdmin
                                créée le 16.09.2018 à 22:04, mise à jour le 09.12.2018 à 17:52.

                                Evernote

                                Pour quel usage utiliser cet outil ? : Autres
                                Difficulté de prise en main : Facile
                                Description de l'outil : Carnet de note virtuel, Evernote est un outil gratuit qui permet de mieux gérer son information au quotidien en centralisant en un seul et même lieu toutes ses données.

                                L'inscription à ses services est gratuite. Il dispose également d'une version Premium (donc payante) qui propose des applications avancées (1 Go par mois de téléchargement vers votre espace, accès au support technique, meilleure sécurité).

                                Présentation


                                Pré-requis
                                • Navigation sur Internet.

                                Fonctionnalités
                                • Capturer des pages web comprenant du texte, des liens et des images.
                                • Stocker et archiver ses informations sous forme de prise de notes et sur un portail personnel.
                                • Organiser et structurer ses notes en les rassemblant par carnets et mots-clés.
                                • Les conserver sans limite de temps.

                                Prise en main
                                Guide de prise en main réalisé par Sylvie Roth et Frédéric Soussin, pour CRéATIF.
                                Comment débuter avec Evernote : tutoriel
                                Avantages de l'outil : Simple à utiliser, ce logiciel permet de centraliser toutes ses données via une interface bien réalisée et de les synchroniser sur ses différents appareils. Il existe pour une utilisation nomade : iPhone, iPad, BlackBerry, Android etc.) et propose des extensions à installer dans la barre d'outils des navigateurs pour capturer directement les contenus lors de la navigation. Il offre la possibilité d'effectuer une recherche dans ses notes par mots clés, par titres ou encore par lieux. Evernote permet également de partager ses dossiers avec d'autres utilisateurs.
                                Inconvénients de l'outil : Il existe une version du logiciel disponible en ligne sur le web mais également une version client du logiciel qui doit être installé sur chaque ordinateur et téléphone utilisé (Mac, Win, Android). Il ne gère pas encore les vidéos (sauf le flux d'une webcam) et est doté d'un éditeur de texte qui reste un peu limité. Enfin, la version gratuite offre seulement la possibilité de lire les bloc-notes d'un autre utilisateur et non de les éditer, l'utilisation collaborative d'Evernote est donc limitée.
                                Lien vers l'outil : https://www.evernote.com/
                                Auteur.trice(s) de la ressource : Emilie Hullo, Outils Réseaux
                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
                                EvernotE2 (Les outils numériques), écrite par WikiAdmin
                                créée le 16.09.2018 à 17:03, mise à jour le 20.09.2018 à 11:40.

                                Evernote

                                Auteur de la fiche : Emilie Hullo, Outils Réseaux
                                Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                En introduction : Carnet de note virtuel, Evernote est un outil gratuit qui permet de mieux gérer son information au quotidien en centralisant en un seul et même lieu toutes ses données.

                                L'inscription à ses services est gratuite. Il dispose également d'une version Premium (donc payante) qui propose des applications avancées (1 Go par mois de téléchargement vers votre espace, accès au support technique, meilleure sécurité).
                                bf_imageevernote.png
                                Site officiel : https://www.evernote.com/
                                Présentation :
                                Pré-requis : Navigation sur Internet.
                                Quelques applications : Evernote offre une multitude de fonctionnalités :
                                • Capturer des pages web comprenant du texte, des liens et des images.
                                • Stocker et archiver ses informations sous forme de prise de notes et sur un portail personnel.
                                • Organiser et structurer ses notes en les rassemblant par carnets et mots-clés.
                                • Les conserver sans limite de temps.
                                Prise en main : Guide de prise en main réalisé par Sylvie Roth et Frédéric Soussin, pour CRéATIF.
                                Avantages : Simple à utiliser, ce logiciel permet de centraliser toutes ses données via une interface bien réalisée et de les synchroniser sur ses différents appareils. Il existe pour une utilisation nomade : iPhone, iPad, BlackBerry, Android etc.) et propose des extensions à installer dans la barre d'outils des navigateurs pour capturer directement les contenus lors de la navigation. Il offre la possibilité d'effectuer une recherche dans ses notes par mots clés, par titres ou encore par lieux. Evernote permet également de partager ses dossiers avec d'autres utilisateurs.
                                Inconvénients : Il existe une version du logiciel disponible en ligne sur le web mais également une version client du logiciel qui doit être installé sur chaque ordinateur et téléphone utilisé (Mac, Win, Android). Il ne gère pas encore les vidéos (sauf le flux d'une webcam) et est doté d'un éditeur de texte qui reste un peu limité. Enfin, la version gratuite offre seulement la possibilité de lire les bloc-notes d'un autre utilisateur et non de les éditer, l'utilisation collaborative d'Evernote est donc limitée.
                                Licence :
                                Utilisation : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
                                Installation : Facile
                                EvernotE (Outils), écrite par WikiAdmin
                                créée le 23.10.2013 à 10:41, mise à jour le 16.01.2014 à 10:45.

                                Faire l'effort d'améliorer et prendre en compte le monde réel

                                Description de la ressource : Une des limites au partage des richesses d'un groupe et leur réutilisation, c'est leur fragmentation. Si chaque effort de partage se limite à la mise à disposition de ressources déjà existantes ailleurs, alors ce partage n'a que peu d'impact. Mieux vaut dès que possible prendre le temps de d'améliorer des contenus mis à disposition par d'autre en y mêlant ses ressources propres.

                                Deux éléments viennent limiter l'amélioration de contenus existants : l'ego et le flemme. Il est toujours moins évident de satisfaire son besoin de reconnaissance lorsque l'on ne crée pas quelque chose de nouveau mais que l'on se contente d'améliorer à la marge quelque chose d'existant. Pour favoriser la contribution à de l'existant, nous devons veiller à bien garder trace des contributeurs (auteurs) afin que chacun puisse bénéficier de la notoriété de la ressources produites. Il est également plus complexe de repartir d'un contenu existant, puisqu'il sera organisée selon la pensée de son auteur. Repartir d'une base existante nécessitera donc nécessairement un effort supplémentaire pour s'imprégner de la ressource avant de pouvoir y contribuer.

                                Si la contribution à de l'existant peut paraître difficile, c'est à ce niveau que l'intérêt du partage se fait réellement sentir. C'est lorsque plusieurs sources de contenus s'assemblent que la ressource devient réellement réutilisable. Plus il y a de sources, plus la richesse partagée est dé-contextualisée et plus elle est largement ré-appropriable par d'autres.

                                Arrivé ici et malgré tout ce qui a été dit sur la compostabilité, revenons à la nature et rappelons nous qu'avant de penser ré-emploi, l'enjeu est d'abord de ne pas surproduire. Si c'est grâce au numérique et au partage de connaissance rendu possible par ce biais que nous pouvons transposer la notion de compost vivant à l'univers des projets; il ne faut pas oublier que nous vivons avant tout sur une planète vivante elle aussi. Cela nous amène nécessairement à considérer l'impact du partage de connaissance sur l'écosystème naturel qui nous permet de vivre. La partage numérique de connaissance a des externalités négatives colossales en terme de consommation d'énergie et de ressources naturelles (minerais notamment).

                                La prise en compte de l'impact du partage de connaissance immatériel sur le monde physique qui nous entoure rend encore plus indispensable nos capacités :
                                • A adopter une culture commune du partage à même de constituer des réseaux de connaissances interconnectés qui ne nécessite pas de les dupliquer (interopérabilité)
                                • A constituer des communauté thématiques pour contribuer à des bases de connaissance communes (sur des sujets non-émergeant notamment)

                                Pour aller plus loin : « Technologie numériques et environnement » par Cédric Gossart et René Garello
                                Thématique de la ressource : Compostabilité des projets
                                Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                  Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                  FaireLEffortDAmeliorerEtPrendreEnCompte (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                                  créée le 16.09.2018 à 23:11, mise à jour le 16.09.2018 à 23:11.

                                  Faire vivre de petites expériences irréversibles de coopération

                                  Description de la ressource : Un grand voyage commence par de tous petits pas.
                                  Même s'il semble que la coopération soit une composante majeure de l'animal humain, quelques siècles de "saine concurrence", de "il ne faut pas copier", de "pour exister, ne doit rien à personne"... handicapent les humains qui s'y frottent. Il convient donc de, petit à petit, ré-instiller la dimension coopérative.
                                  Tout changement est un processus de rupture qui demande un basculement dans les représentations, les idées, les méthodes des individus.
                                  Pour qu'un réseau se mette à coopérer, il faut provoquer ces ruptures, ces basculements qui sont souvent irréversibles : nous proposons pour cela de faire vivre de petites expériences irréversibles de coopération :
                                  • Lever un menhir, 340 bonshommes qui tirent dans des sens différents mais pas trop fort : super comme expérience mais il faut avoir l'occasion.
                                  • Prendre des notes à plusieurs en même temps et sur une même page (avec Etherpad, Google doc ou Gobby : outils qui permettent de co-rédiger en ligne un texte), plus simple que lever un menhir mais bien efficace.
                                  • Animer un débat en utilisant des cartes heuristiques (Freeplane, Freemind, Xmind...) vidéo-projetées en direct, technique qui permet de visualiser d'un coup d'oeil toutes les idées du groupe et on passe d'une logique linéaire à une navigation par idées qui peut s'adapter au public (on peut facilement ajouter de nouvelles idées).
                                  • Faire faire et valoriser la rédaction de synthèses de listes de discussions (par exemple, au sein du réseau Tela Botanica , les membres du réseau discutent parfois sur les listes et forums de sujets très pointus. Celui qui a initié la discussion doit réaliser la synthèse. Il y a un classement des synthèses des listes de discussion suivant qu'il s'agit d'un simple copié-collé, ou d'une rédaction plus organisée).
                                  • Mettre du contenu imparfait, à corriger : n'écoutant que leur bravoure pour défendre la pureté de la Langue, ceux qui hier encore freinaient des quatre fers à l'idée de participer sur un outil informatique passent la barrière technique et corrige les fautes ! (cette astuce est encore plus efficace quand la faute porte sur le nom d'une personne : au souci de l'orthographe irréprochable, s'ajoute l'aiguillon de l'ego...).
                                  • Faire des jeux coopératifs : par exemple le jeu du Tao , ou jeux coopératifs en animation collective sur un site sur la non-violence .
                                    • ...
                                  Thématique de la ressource : Un projet / réseau collaboratif qui fonctionne
                                  Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-réseaux
                                  Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                  Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                    FaireVivreDePetitesExperiencesIrreversible (Notions et concepts clés), écrite par WikiAdmin
                                    créée le 16.09.2018 à 23:38, mise à jour le 16.09.2018 à 23:38.

                                    Favoriser l'implication des participants dans une réunion

                                    Description de la ressource : La première étape pour s'assurer que les gens vont pouvoir s'impliquer c'est qu'ils aient connaissance de la réunion ! Et suffisamment à l'avance pour pouvoir organiser leur venue.
                                    La date peut même être choisie collectivement via un sondage de date (framadate) à créer et proposer bien à l'avance.

                                    Vous veillerez ensuite à donner les informations nécessaires :
                                    • Envoyer les éventuels documents support en amont
                                    • Rappeler ce qu'il s'est passé depuis la réunion précédente, en se réjouissant des avancées
                                    • Récapituler ce qu'on a à faire dans cette nouvelle réunion et quel espace de créativité les participants peuvent investir
                                    • Être clair sur ce qui doit absolument être préparé en amont et ce qui est optionnel en fonction du temps disponible
                                    • Rendre visible les idées, propositions, suggestions de tous permet une transparence et ainsi donne envie de prendre part à la co-construction


                                    Le contre-exemple
                                    "- tu n'es pas venu à la réunion collaborative ce matin sur la méga-décision qui va changer nos vies
                                    - ah c'était ce matin ? j'étais pas au courant
                                    - ben si on a reçu un message sur framatruc hier à 23h"
                                    Thématique de la ressource : Animation de réunions présentielles
                                    Auteur.trice(s) de la ressource : Louise Didier
                                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                    Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                    FavoriserLImplicationDesParticipants (Notions et concepts clés), écrite par RomainLalande
                                    créée le 07.05.2019 à 16:21, mise à jour le 07.05.2019 à 16:28.
                                    Voir toutes les metacartes

                                    Florian

                                    Type de carte : Personne
                                    Complexité de mise en œuvre : Facile
                                    florian_flo-sourire.jpg
                                    Usage : Florian Schmitt
                                    Mot clé : #geekeries
                                    Taille du groupe : De 2 à 5 personnes
                                    Nombre de participant minimum : 2
                                    Nombre de participant maximum : 4
                                    Durée : Une demi-journée
                                    Durée minimale : 45min
                                    Durée maximale : 2h
                                    Principe de la recette : Un bon geek mais social
                                    Synthèse du déroulé : 500 caractères maximum! Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit. Aenean commodo ligula eget dolor. Aenean massa. Cum sociis natoque penatibus et magnis dis parturient montes, nascetur ridiculus mus. Donec quam felis, ultricies nec, pellentesque eu, pretium quis, sem.
                                    FloriaN (Métacarte), écrite par WikiAdmin
                                    créée le 27.06.2019 à 10:17, mise à jour le 27.06.2019 à 15:51.

                                    Formateur 2.0 : une nouvelle manière de faire de la formation

                                    Auteur de la fiche : Outils-réseaux
                                    Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                    Description :
                                    formateur2zero.jpg

                                    Nouvelles technologies, numérique : nouveaux enjeux pour la formation

                                    Incontestablement, l'avènement du numérique et d'Internet a offert au secteur de la formation d'innombrables possibilités.
                                    Le changement de méthodes qui en découle va au-delà des apports technologiques, et c'est toute l'organisation de l'information de l'espace, de la distance et de la temporalité qui est modifiée.

                                    Facteurs de changement liés aux nouvelles technologies :

                                    • L'accès illimité aux ressources ( ITyPA! ou Internet, Tout Y est Pour Apprendre).
                                    • L'interaction multidirectionnelle à distance ; la "présence à distance" où la valorisation de la relation prend toute son importance.
                                    • La communication horizontale en réseau.
                                    • L'introduction des réalités virtuelles et des micro-mondes.
                                    • Les logiques de participation portées par la culture numérique.
                                    Tous ces éléments conduisent à envisager un nouveau modèle d'enseignement :

                                    nouvelmodel

                                    Ce qui implique :

                                    nouvelformation

                                    Notion annexe :

                                    Les opportunités et les défis de TIC pour la formation

                                    Les formateurs du Réseau d'enseignement francophone à distance du Canada REFAD ont identifié de manière très exhaustive les opportunités et les défis liés aux outils du Web 2.0 :

                                    Les opportunités :

                                    • La mobilité et la portabilité et donc une flexibilité accrue pour les usagers, qui y ont accès de partout en tout temps.
                                    • Une motivation accrue d'au moins une partie des apprenants, particulièrement les plus jeunes, pouvant mener à une plus grande persévérance.
                                    • L'étudiant comme producteur de contenus d'apprentissage, et donc un apprentissage plus visible menant à une amélioration de son appropriation de la matière, de son autonomie et de sa responsabilisation.
                                    • Des possibilités multiples de coopération, de socialisation et d'échanges et donc d'apprentissage de la collaboration et du travail d'équipe tant pour les étudiants que pour les formateurs et les institutions.
                                    • L'expression sous diverses formes, incluant le multimédia, permettant une personnalisation et un soutien à différents styles d'apprentissage.
                                    • La facilité et la rapidité de la dissémination de l'information à des coûts très faibles, indépendants de la distance, augmentant sa portée.
                                    • La multiplicité ou l'omniprésence d'outils pouvant supporter tous les aspects de l'expérience éducative.
                                    • Un large accès à des contenus, des experts et des formations, constituant un facteur d'égalisation, notamment entre les régions.
                                    • De nouvelles possibilités d'organisation de l'information et de création de métadonnées.
                                    • Une occasion d'apprentissage de l'utilisation des médias et outils tic et de la littératie numérique, transférable dans d'autres contextes.
                                    • Une opportunité d'innovation en enseignement, d'ouverture à de nouvelles façons de faire et d'innovation organisationnelle, entre autres d'apprentissages plus personnalisés et plus contextualisés.

                                    Les défis :

                                    • Le besoin pour les enseignants et les institutions de partager leur pouvoir et leur contrôle. Une évolution de l'autorité vers la transparence, de l'expert vers le facilitateur, de la présentation vers la participation.
                                    • Le soutien à la motivation et à la participation nécessaire à l'évolution du rôle de l'apprenant d'auditeur passif à intervenant actif et créatif.
                                    • Un besoin d'apprentissage de littératies multiples : usage des technologies, compétences informationnelles, gestion de l'identité numérique, etc.
                                    • Les questions liées à la propriété intellectuelle et à l'évolution des pratiques de production de contenus et de travaux (assemblages, coopérations, etc.).
                                    • La gestion de l'immédiateté des communications et de l'évolution rapide des logiciels sociaux.
                                    • Les risques liés à la sécurité des informations sur le web et à la cybercriminalité.
                                    • Le choix des outils et de leur intégration, ou non, aux systèmes institutionnels.

                                    Dans : WIKIS, BLOGUES ET WEB 2.0 , Opportunités et impacts pour la formation à distance, 2010 Texte intégral

                                    Les pratiques pédagogiques spécifiques

                                    Les raisons pour adopter les nouvelles technologies sont d'abord pédagogiques, en lien avec les besoins des apprenants.
                                    Elles peuvent donc avoir des impacts importants sur la conception du dispositif et sur les modalités d'encadrement. Voici quelques pistes :

                                    La motivation et le soutien à la participation

                                    La conception des formations doit prévoir des fluctuations importantes dans l'intérêt et la participation et mettre en place des mesures pour la susciter et la maintenir au-delà de l'engouement initial. La seule présence des outils ne suffit pas ; L'objectif ou le sens donné par le scénario pédagogique à leur usage demeure un élément central.

                                    Les médias sociaux jouent un rôle motivateur dans la plupart des expériences éducatives. Ils offrent un sentiment d'habilitation aux apprenants et de nouvelles possibilités de socialisation. Ils sollicitent avantageusement la persévérance de chacun sur les temps de formation plus long.

                                    Deux éléments liés à la motivation des stagiaires sont souvent indiqués :
                                    • l'évaluation de la participation : c'est plus un choix forcé de la participation que délibéré. C'est aussi un risque d'une participation minimale ne visant que l'atteinte des critères d'évaluation. Contrairement aux idées reçues selon lesquelles les élèves ne feront que les travaux qui seront formellement évalués, l'absence de contraintes rigides (relatives au blog par ex.) incite les élèves à bloguer encore plus. Le dosage entre la contrainte et la liberté est à trouver.

                                    • la diffusion large des contributions : l'ouverture donne de la visibilité, de la fierté et permet la réutilisation. Elle est donc généralement vue comme un facteur de motivation. Cette pratique est systématiquement utilisée dans les formations Animacoop . Les stagiaires produisent des contenus diffusables. C'est un travail plus contraignant mais plus apprécié également (voir : exemples de productions ).

                                    Des cheminements individuels, collaboratifs ou coopératifs

                                    La multiplicité des outils de communication utilisables et les besoins différents mènent à une offre diversifiée de cheminements. La bonne posture pédagogique serait alors de varier pour donner aux apprenants aux styles d'apprentissages différents les possibilités d'un cheminement plus adapté.

                                    Les activités collaboratives, facilitées par les outils du Web 2.0, ont cependant un intérêt plus particulier : elles sont à la fois "un bon vecteur d'apprentissage" et un moyen "de favoriser le développement de liens sociaux entre les apprenants", elles permettent de "lutter contre les risques d'isolement et de démotivation particulièrement dans l'apprentissage à distance". Elles permettent d'atteindre simultanément divers objectifs :
                                    • La réalisation,
                                    • le raisonnement de niveau supérieur,
                                    • le gain de temps de travail,
                                    • le transfert de l'apprentissage,
                                    • la motivation à la réussite,
                                    • la motivation intrinsèque et continue,
                                    • le développement social et cognitif,
                                    • l'attraction interpersonnelle,
                                    • le soutien social, les amitiés,
                                    • la réduction des stéréotypes et des préjugés,
                                    • la valorisation des différences,
                                    • la santé psychologique, l'estime de soi,
                                    • les compétences sociales,
                                    • l'intériorisation des valeurs,
                                    • la qualité de l'environnement d'apprentissage... et beaucoup d'autres.

                                    Cependant l'arrivée du numérique ne fait que révéler certains blocages d'un travail (apprentissage) collaboratif : échanger des informations essentielles en vue d'un projet commun avec efficacité est une étape supplémentaire que ne franchissent pas bon nombre d'organisations, faute de culture du partage d'une part, et des besoins élémentaires des individus d'autre part. Le travail collaboratif repose, avant tout, sur le volontariat et ne peut être une obligation.

                                    Un apprentissage et un environnement plus personnalisés

                                    La culture et la multiplicité des choix qu'offre le Web 2.0, combinées à ses possibilités de "mise en scène du je", appellent à une plus grande personnalisation des cheminements, tel qu'indiqué ci-dessus, mais aussi des modalités d'expression et des outils. Il peut s'agir d'une personnalisation très limitée : profils et pages personnelles, photos, etc., ajoutés à l'intérieur d'un environnement d'apprentissage institutionnel, centré sur le cours ou le trimestre plutôt que sur l'apprenant. Mais plus couramment, tel qu'évoqué au chapitre précédent, on parle d'une remise en cause plus fondamentale où l'étudiant construit son environnement d'apprentissage personnel, à partir de son propre choix d'outils, indépendamment des institutions successives qu'il fréquentera et où il constitue à la fois son portfolio, témoignant de sa formation continue comme de son expérience, et de son identité numérique.

                                    Des pédagogies actives et des apprentissages plus contextualisés

                                    Les outils du Web 2.0 favorisent de plus un apprentissage dans l'action, plus authentique ou situé. L'apprenant peut par exemple y construire des ressources utilisables par la communauté. Un exemple : articles produit par les stagiaires Animacoop sont réutilisés par les formateurs dans la production de nouveaux cours

                                    Des contenus multimédias

                                    Un autre défi que présentent ces outils pour les pédagogues est l'évolution vers des ressources d'apprentissage beaucoup moins textuelles. La vidéo, en particulier, connaît une popularité fulgurante.
                                    • L'utilisation du blog : permet de laisser des traces de ses apprentissages et est excellent dans les pratiques d'évaluations formatives.
                                    • Le wiki montre les contributions de chacun à un travail collaboratif.
                                    • La vidéo et la vidéoconférence permettent d'évaluer l'expression orale ou l'appropriation des contenus. On peut aussi construire à partir des contenus existants; par exemple évaluer ou compléter un article d'un wiki.

                                    L'utilisation de l'outil approprié

                                    Placé devant une abondance de types d'outils, le formateur doit pouvoir choisir ceux qui sont les plus pertinents en regard de l'apprentissage souhaité. Souvent, si son institution ne l'a pas fait pour lui, il doit aussi sélectionner les logiciels pour les supporter. Les discussions entre enseignants sur des forumsspécialisés montrent bien leur perplexité devant la multiplicité des outils offerts et la difficulté d'établir lequel est le plus approprié à leur activité pédagogique.
                                    Plus loin nous vous proposons une petite sélection d' outils classés selon leurs usages.

                                    Accompagnement

                                    Pour dépasser le niveau du simple commentaire ou de la mise en forme, pour progresser vers des apprentissages de plus haut niveau, comme le développement de l'argumentation, de la critique et de la synthèse, un accompagnement pédagogique soutenu est essentiel.

                                    L'encadrement de cheminements interactifs comme ceux que permet le Web 2.0 demande donc non seulement plus de temps, mais aussi une disponibilité plus continue. Pour faire face à ce besoin accru de temps et de disponibilité, plusieurs solutions sont avancées.
                                    • Le besoin d'établir, dès le départ, des plages de disponibilité. de temps de "micro mentors".
                                    • Le travail collaboratif. L'encadrement était assumé en équipe de quatre professeurs : "Cette façon de faire avantage autant les étudiants, qui reçoivent une réponse dans un délai très court, que les professeurs, qui se partagent la tâche de répondre aux courriels".

                                    Les outils

                                    OUTILS DE FORMATEURS et Pour les cours en linge dans pédagogie, formation / Elzbieta (elz)

                                    Pour aller plus loin : veille partagée

                                    Quelques sites sur la pédagogie et formation mise à jours par l'équipe OR

                                    pédagogie, formation dans Laurent Marseault (furax37)


                                    Les cours en lien :
                                    Mots clés :
                                    Formateur20UneNouvelleManiereDeFaireD (Méthodes), écrite par WikiAdmin
                                    créée le 23.10.2013 à 10:42, mise à jour le 14.01.2014 à 12:16.

                                    Formation aux usages et outils numériques collaboratifs - Pour le petit faucheux (salle de jazz à Tours)

                                    Nature de l'action menée : Formation
                                    Nombre de participants : De 6 à 15 personnes
                                    Durée de l'action : Une journée
                                    Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                                    Degré de réussite de l'action :
                                    Année de mise en oeuvre : 2016
                                    Description de l'action : Objectif
                                    • Réaliser un état des lieux des usages numériques existants
                                    • Définir les attentes et besoins collectivement partagés au sein de l'équipe
                                    • Choisir des outils numériques adaptés aux besoins et acquérir les compétences permettant leur utilisation efficace
                                    • Acquérir les éléments de culture générale numérique utiles à la formation (logiciels libres, modes de faire collaboratifs)
                                    • Découvrir et savoir utiliser des outils et pratiques permettant l'écriture collaborative

                                    Du fait du format, nous avons surtout utilisé des outils d’animation décrits dans la proposition, sans grand chose d'utile à documenter dans le déroulé. La demande initiale de formation n'était pas en réel accord avec le besoin d'où une certaine difficulter à mobiliser tous le monde le jour J.
                                    Lien vers la documentation de l'expérience : https://framindmap.org/c/maps/276493/public
                                    Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
                                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                    Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                                      FormationAuxUsagesEtOutilsNumeriquesColla (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                                      créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                                      Formation Conduite coopérative de réunion et intelligence collective : recette de base et ressources

                                      Nature de l'action menée : Formation
                                      Nombre de participants : De 16 à 30 personnes
                                      Durée de l'action : Une journée
                                      Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                                      Degré de réussite de l'action :
                                      Année de mise en oeuvre : 2017
                                      Description de l'action : Il s'agissait d'une journée de formation organisée par le Mouvement de l'Economie Solidaire (MES) à Paris, à destination des membres de son réseau.
                                      18 personnes ont participé à cette formation.
                                      La première partie de la journée a été consacrée à l'animation coopérative de réunions (quels outils, quels freins...)
                                      La seconde partie de la journée a permis d'expérimenter plusieurs outils d'animation s'appuyant sur l'intelligence collective (pour discuter d'un sujet, collecter les attentes par rapport à un sujet, trouver des pistes de développement d'un projet).
                                      Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher
                                      Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                      Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                                        FormationConduiteCooperativeDeReunionEtIn (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                                        créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                                        Formation des Conseils Citoyens

                                        Nature de l'action menée : Formation
                                        Nombre de participants : De 16 à 30 personnes
                                        Durée de l'action : Une journée
                                        Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                                        Degré de réussite de l'action :
                                        Année de mise en oeuvre : 2017
                                        Description de l'action : Unis-Cité accompagne les quartiers prioritaires d’Orléans dans l'animation des Conseils Citoyens.

                                        En 2017, Unis-Cité a fait appel au Cré-sol (Sarah Gaucher), pour animer trois sessions d'une journée de formation auprès des Conseils Citoyens et des services civiques en charge de l'animation. Il s'agissait de transmettre des outils d'animation de groupe et faire émerger les attentes des participant·e·s.

                                        Ces journées ont été appréciées des participant·e·s pour la simplicité des outils proposés, l'animation très dynamique et le cadre suscitant l'écoute et les échanges.
                                        Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher
                                        Licence d'utilisation la ressource : Licence non-libre
                                        Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                                          FormationDesConseilsCitoyens (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                                          créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                                          Formation Outils numériques et coopération : vers plus d'efficacité collective

                                          Nature de l'action menée : Formation
                                          Nombre de participants : De 6 à 15 personnes
                                          Durée de l'action : Plus d'une semaine au total
                                          Niveau d'avancement de l'action : Annulée
                                          Degré de réussite de l'action : Pas concerné par ce champs
                                          Année de mise en oeuvre : 2018
                                          Description de l'action : Lancement d'une formation "Outils numériques et coopération : vers plus d'efficacité collective".

                                          Les documents utiles sont disponibles ici :



                                          Dates :

                                          • Les lundi 5 & mardi 6 mars (de 9 h 00 à 12 h 30 & de 13 h 30 à 17 h 00),
                                          • le lundi 19 mars à distance (de 14 h à 16 h),
                                          • les jeudi 5 & vendredi 6 avril (de 9 h 00 à 12 h 30 & de 13 h 30 à 17 h 00),
                                          • le vendredi 20 avril à distance (de 14 h à 16 h),
                                          • les jeudi 3 & vendredi 4 mai (de 9 h 00 à 12 h 30 & de 13 h 30 à 17 h 00).

                                          Public

                                          Tout·e professionnel·le amené·e à travailler en réseau ou impliqué·e dans des projets collectifs.

                                          Prérequis

                                          Être capable d?utiliser un ordinateur connecté à internet, c?est à dire :
                                          • ? savoir consulter et envoyer des mails ;
                                          • ? savoir naviguer sur internet ;
                                          • ? savoir utiliser un traitement texte ;
                                          • ? savoir organiser et retrouver des fichiers sur un ordinateur.

                                          Objectifs

                                          • ? Connaître des méthodes d?animation permettant d?instiller plus de participation dans les projets.
                                          • ? Maîtriser des outils numériques facilitant les pratiques collaboratives au sein des équipes et entre les équipes.
                                          • ? Disposer d?une culture numérique suffisante pour effectuer des choix éclairés en la matière.


                                          Contenus

                                          • ? Culture générale du numérique et du libre,
                                          • ? Culture générale de la coopération,
                                          • ? Culture des outils numériques collaboratifs
                                          • ? Prise en main d?outils numériques collaboratifs
                                          • ? Favoriser l?appropriation d?outils numériques par un collectif ;
                                          • ? Méthode d?état des lieux de ses usages et de choix d?outils numériques
                                          • ? Méthodes et outils coopératifs d?animation / de gouvernance de collectifs
                                          • ? Risque infobésité : les comprendre et les éviter.
                                          Auteur.trice(s) de la ressource : Sylvain Boyer, Romain Lalande (Collectif Osons) // Inspirations multiples dont Outils Réseau et d'autres cités dans les documents
                                          Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                          Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                                            FormationOutilsNumeriquesEtCooperationVe (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                                            créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                                            Formation Vers une communication bienveillante

                                            Nature de l'action menée : Formation
                                            Nombre de participants : De 6 à 15 personnes
                                            Durée de l'action : Une demi-journée
                                            Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                                            Degré de réussite de l'action :
                                            Année de mise en oeuvre : 2017
                                            Description de l'action : Il s'agissait d'une soirée proposée par la Ligue de l'enseignement de l'Indre à toute personne désireuse de tendre vers une communication bienveillante, et plus particulièrement aux réseaux associatifs ou citoyens.
                                            15 personnes y ont participé.
                                            Cette formation très courte (3h de formation + 1h de collation) vise à nous interroger sur nos capacités d'écoute, d'expression de nos ressentis et de communication.
                                            Elle se base sur l'expérimentation d'exercices très concrets, suivis de temps de débriefing collectif permettant d'identifier les éléments facilitant la communication bienveillante et les freins à celle-ci.
                                            Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher
                                            Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                            Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                                              FormationVersUneCommunicationBienveillante (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                                              créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                                              Formation à la coopération - Acteurs politique de la ville

                                              Nature de l'action menée : Formation, Animation d'un temps collectif
                                              Nombre de participants : De 6 à 15 personnes, De 16 à 30 personnes
                                              Durée de l'action : Une journée
                                              Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                                              Degré de réussite de l'action :
                                              Année de mise en oeuvre : 2015
                                              Description de l'action : Constatant de forts enjeux en terme de coopération pour les structures agissant dans le cadre de la politique de la Ville en vue du futur contrat de ville (comprenant la mise en place des conseils citoyens), Tours Plus a fait remonté un besoin d’accompagnement au DLA. En parallèle, certaines de ces structures ont émis le souhait de se regrouper et de mieux travailler en coopération,
                                              notamment en réponse à la crise des financements associatifs.
                                              Le DLA a donc rédigé un cahier des charges concernant un accompagnement collectif de ces structures.
                                              Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher, Romain Lalande
                                              Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                              Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                                                FormationALaCooperationActeursPolitique (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                                                Framadate

                                                Auteur de la fiche : Outils-Réseaux et SupAgro Florac
                                                Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                                En introduction : Petit outil très simple pour caler une date avec un groupe ou créer un petit sondage.
                                                imagebf_imageframadate.png
                                                Site officiel : http://framadate.org
                                                Présentation :
                                                Pré-requis : accès à internet nécessaire
                                                Quelques applications :
                                                • Fixer une date de réunion.
                                                • Choisir un logo.
                                                • Choisir un nom pour le groupe.
                                                Pour aller plus loin :
                                                • Ne proposer que des dates où les personnes dont la présence est indispensable sont disponibles.
                                                • Éviter de proposer trop de dates, cela dilue les réponses. Conséquence possible : la date qui a eu le plus de suffrages ne correspond qu'à une minorité du groupe.
                                                • Fixer une date de fin du sondage.
                                                • Attention quand on a plusieurs Framadate en cours : en tenir compte dans ses réponses.
                                                Avantages :
                                                • Il répond parfaitement aux besoins des groupes à trouver une date commune.
                                                • Le fait que les participants voient les réponses des autres incitent à trouver un consensus.
                                                • C'est un outil très très simple d'utilisation, son introduction dans des groupes débutants peut constituer une première étape, une "petite expérience irréversible".
                                                • Logiciel libre.
                                                • Hébergé par une association Loi 1901 : pas d'appropriation, ni de revente des données.
                                                • Il évite de bourrer sa boite mail inutilement quand on doit caler une date à plusieurs.
                                                Inconvénients :
                                                • L'outil ne résout pas les problèmes de manque de disponibilités.
                                                • Ce sont les premiers qui répondent qui sont le plus avantagés.
                                                • Ne convient pas pour les réunions confidentielles ou les choix secrets car le sondage et les participants sont visibles par tous.
                                                • Service en ligne maintenu par des bénévoles : la disponibilité du service n'est pas garantie.
                                                Licence :
                                                Utilisation : Facile
                                                Installation : Ne s'installe pas
                                                FramadatE (Outils), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 23.10.2013 à 10:41, mise à jour le 15.01.2014 à 11:51.

                                                Framadate

                                                Pour quel usage utiliser cet outil ? : Synchroniser nos actions (Agendas, Partage et diffusion d'événements), Décider et rendre visibles les décisions
                                                Est-ce un outil libre / Opensource ? : Oui
                                                Difficulté de prise en main : Facile
                                                Description de l'outil : Cette alternative libre à Doodle vous permet de créer des sondages et vous aide ainsi à planifier des rendez-vous ou prendre des décisions en recueillant l’avis des participants.

                                                Pré-requis
                                                • Accès à internet nécessaire

                                                Applications
                                                • Fixer une date de réunion.
                                                • Prendre une décision

                                                Aller plus loin
                                                • Ne proposer que des dates où les personnes dont la présence est indispensable sont disponibles.
                                                • Éviter de proposer trop de dates, cela dilue les réponses. Conséquence possible : la date qui a eu le plus de suffrages ne correspond qu'à une minorité du groupe.
                                                • Fixer une date de fin du sondage.
                                                • Attention quand on a plusieurs Framadate en cours : en tenir compte dans ses réponses.
                                                Avantages de l'outil :
                                                • Il répond parfaitement aux besoins des groupes à trouver une date commune.
                                                • Le fait que les participants voient les réponses des autres incitent à trouver un consensus.
                                                • C'est un outil très très simple d'utilisation, son introduction dans des groupes débutants peut constituer une première étape, une "petite expérience irréversible".
                                                • Logiciel libre.
                                                • Hébergé par une association Loi 1901 : pas d'appropriation, ni de revente des données.
                                                • Il évite de bourrer sa boite mail inutilement quand on doit caler une date à plusieurs.
                                                Inconvénients de l'outil :
                                                • L'outil ne résout pas les problèmes de manque de disponibilités.
                                                • Ce sont les premiers qui répondent qui sont le plus avantagés.
                                                • Ne convient pas pour les réunions confidentielles ou les choix secrets car le sondage et les participants sont visibles par tous.
                                                Lien vers l'outil : http://framadate.org
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Outils-Réseaux et SupAgro Florac
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
                                                FramadatE2 (Les outils numériques), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 20.09.2018 à 11:40, mise à jour le 09.05.2019 à 23:29.

                                                Framalistes - Les listes de discussion

                                                Pour quel usage utiliser cet outil ? : Discuter et échanger à distance
                                                Est-ce un outil libre / Opensource ? : Oui
                                                Difficulté de prise en main : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
                                                Description de l'outil : Les listes de discussion consistent en une adresse mail derrière laquelle des utilisateurs peuvent s'inscrire : lorsqu'un mail est envoyé à cette adresse (par exemple nom-de-la-liste@domaine-de-la-liste.fr), l'ensemble des personnes abonnées le reçoivent.

                                                Attention à ne pas les confondre avec des listes de diffusion : dans une liste de diffusion, il s'agit d'une communication à sens unique (le responsable envoi un mail à un ensemble d'abonné). Les listes de diffusion sont par exemple utilisées pour des lettres d'informations, alors que les listes de discussions sont plus adaptées à des groupes de travail au sein desquels chacun la contribution de chacun est attendue.

                                                Liste de discussion et liste de diffusion sont des utilisations spécifiques du courrier électronique :
                                                • Liste de discussion : les participants d'une liste échangent entre eux
                                                • Liste de diffusion : un seul émetteur adresse un message à plusieurs personnes

                                                image infographie_discussion_diffusionv2.png (0.2MB)


                                                Pourquoi et quand mettre en place une liste de discussion ?

                                                image infographie_avantages_liste_de_discussion.png (0.4MB)


                                                Mode d'emploi


                                                Les listes de discussions sont créées grâce à des logiciels spécifiques (comme mailman ou sympa) installés sur des serveurs. Si vous n'êtes pas technicien, une seule solution : passer par des tiers qui les hébergeront à votre place, de manière gratuite ou non.

                                                Mieux vaut avoir confiance dans le tiers par qui vous passerez pour créer une liste, aussi mieux vaut privilégier les services basés sur des logiciels libres et gérés par des personnes ou des collectifs en qui vous avez confiance. Vous pouvez donc passer par exemple par googlegroup ou yahoogroup, mais comme leur usage pose de sérieuses questions éthiques, nous prendrons ici l'exemple des listes proposées par framasoft sur framalistes.org et basées sur le logiciel Sympa.

                                                [Etape 1] Créer un compte

                                                Il vous suffit de créer un compte dans le bandeau supérieur de l'écran, une fois cette opération effectuée, connectez vous.

                                                [Étape 2] Créer une liste

                                                Cliquez sur « création de liste et renseignez les différents champs :
                                                • Nom : c'est ce nom qui définira l'adresse mail de la liste de discussion sous la forme nomchoisis@listes.comptoir.net .
                                                • Type de liste : choisissez celle qui correspond à votre usage, les différentes configurations standards proposées permettent de choisir qui peut poster, qui peut accéder aux archives ou à la liste des abonnés et la modération ou non des abonnement. Si vous ne savez pas quoi choisir, vous pouvez sélectionner « groupe de travail » : seuls les abonnés peuvent envoyer des messages, les archives des messages ainsi que les inscrits ne sont accessibles qu'aux abonnés et les abonnements nécessitent d'être validés par un modérateur.
                                                • Objet : c'est le texte qui apparaîtra en début d'objet de tous les messages de la liste sous la forme [Objet choisis].
                                                • Description : C'est la description de votre liste, cette description fera également office de message d'accueil pour chaque abonné. Il est important d'y expliciter le sujet de la liste de discussion ainsi que ses règles d'usage de base.
                                                • Envoyer votre demande de création : cliquez sur ce bouton pour finaliser la création de votre liste. Il ne vous reste plus qu'à attendre qu'elle soit validée pour passer aux étapes suivantes.

                                                [Étape 3] Affiner les paramètres de la liste

                                                Vous pouvez naviguer dans l'interface d'administration pour modifier certains paramètres par défaut qui ne vous correspondraient pas. Pour l'essentiel, pensez à ajouter un message de pied de page qui s'affichera en bas de chacun des mail échangés et permettra aux abonnés de se désinscrire simplement :
                                                • Cliquez sur « Admin »
                                                • Cliquez sur « Personnaliser »
                                                • Cliquez sur « Editer Attachement de fin de message »
                                                • Ajoutez un texte de désabonnement ainsi que le lien pour se désabonner sous la forme : https://listes.comptoir.net/wws/signoff/nomdevotreliste
                                                • Cliquez sur « Sauvegarder »

                                                [Étape 4] Inscrire ses premiers abonnés

                                                Les abonnés recevrons un message d'accueil, vous pouvez également transmettre le lien direct vers l'espace d'inscription pour que chacun s'inscrive lui-même. Pour inscrire vos premiers abonnés cliquez sur « Admin » puis sur « Gérer les abonnements » et inscrivez vos adresse une à une ou par lot avec les boutons correspondants. Dessin : "j'adore les disussions de comptoir... avec ou sans modération !

                                                Lorsque vous créez une liste de discussion, peu importe l'outil utilisé, n'oubliez pas :
                                                • D'insérer un lien de désabonnement en fin de message
                                                • De configurer un message d'accueil qui comprenne la nature des échanges concernés par la liste ainsi que quelques règles d'usage de base (voir exemple de message d'accueil ci-dessous)
                                                • De choisir une configuration adaptée à vos usages : par exemple, s'il s'agit d'un groupe large dont vous n'êtes pas certain de la capacité à respecter les règles d'usage de base et à absorber un grand nombre de mail, vous pouvez choisir de modérer les messages avant leur diffusion.
                                                • Laisser visibles les adresses mail des expéditeurs: rendez accessible la liste des abonnés afin que chacun ait la possibilité de savoir à qui il s'adresse.

                                                Voici ci-dessous un exemple de message d'accueil :
                                                Bienvenue sur la liste de discussion réservée aux membres de l'assoXXX. Cette liste permet à chacun de s'adresser à l'ensemble des adhérents en envoyant simplement un mail à XXX@listes.comptoir.net . Sur cette liste vous pouvez envoyer des informations qui concernent l'ensemble des membres (événements, questions, . . .)

                                                Avant d'envoyer un mail, vérifiez qu'il concerne bien l'assoXXX. S'il intéresse l'ensemble des adhérents, envoyez le plutôt à la liste de discussion dédiée : XXX@framalistes.org .
                                                • Soyez explicite dans l'objet de vos mails (éviter les objets du type "un truc" ou "nouvel événement", c'est une horreur pour s'y retrouver ensuite).
                                                • Si le sujet de discussion change : ne vous contentez pas de modifier l'objet, mais faites un nouveau mail (question de lisibilité) !
                                                • Si un sujet prête à débat, prenez-les devants et créez un pad ! Pour cela, rendez-vous sur http://pad.comptoir.net/ et intégrez le lien du pad à votre mail.
                                                • Si un sujet prête pas à débats mais que finalement, un débat émerge quand même, créez un pad !
                                                • Évitez les destinataires multiples : lorsque vous envoyez un mail sur une liste de discussion, ne mettez personne en copie, préférez des envois séparés.



                                                Autres modes d'emploi

                                                Tutoriel vidéo


                                                Tutoriel écrit par Coop-tic.be (Gatien Bataille), sous licence CC-BY-SA : Lien vers le tutoriel

                                                Documentation détaillée (et en français !): https://framalistes.org/sympa/help/


                                                Sources

                                                Cette fiche méthodologique d’appui grandement (voir exclusivement) sur une présentation de Marika Bernier :
                                                • «Coopérer à distance : la liste de discussion» - Marika Bernier – version 2.0 du 10 septembre 2015. Cette même présentation s’appuyait sur les sources complémentaires suivantes :
                                                • Contenus de formation – « Les listes de discussion, de diffusion, forum » - Outils-Réseaux
                                                • « Utiliser la messagerie pour coopérer » - formation Animacoop Brest, Animer un projet collaboratif | Brest - Printemps 2015 - Auteur : "Animacoopiens Session 14 ».
                                                • Visioconférence [Atelier CoOL ] : utiliser, animer et gérer une liste de discussion et prise de notes collectives du 05.02.2015 – Groupe Anim-fr.
                                                Avantages de l'outil : Utiliser des listes de discussions a de nombreux avantages, en voici une liste non exhaustive.
                                                • Changer les postures. Utiliser une liste de discussion, c'est accepter que chacun puisse s'exprimer et que chaque idée est valable pour faire avancer le sujet qui intéresse le collectif. C'est une manière d'introduire des échanges horizontaux décloisonnant en supprimant la hiérarchie dans les prises de paroles.
                                                • Une seule adresse à retenir. Une fois inscrit, l'envoi des messages se fait à une adresse unique, qui est la seule à retenir. C'est donc une bonne manière de n'oublier personne… et de ne pas être oublié !
                                                • Gérer individuellement ses abonnements. Qui n'a jamais connu le cas où, après avoir demandé à être retiré d'un groupe d'envoi de mail, une personne n'ayant pas fait la mise à jour continue à vous identifier comme destinataire ? Avec les listes de discussion chacun s'inscrit et se désinscrit individuellement et la modification est effective instantanément, définitivement et pour tout le monde.
                                                • Laisser à chacun le choix de sa messagerie. Chaque abonné à la liste peut utiliser son propre logiciel de messagerie et personne n'est contraint de modifier ses habitudes.
                                                • L'information vient à vous. Contrairement à des outils qui nécessitent de se connecter et de prendre connaissance des dernières informations (forum, réseaux sociaux,…), aucun service externe ne requiert la création d'un compte. Dés qu'un message est envoyé, chacun le reçoit !
                                                • Tirer profit de l'abondance. Recevoir un mail, puis deux, puis trois… jusqu'à se laisser submerger ! Si l'intérêt des listes de discussion est de ne rien rater et de suivre efficacement de nombreux échanges, c'est aussi son principal risque. Pour limiter cet effet indésirable qui a maintenant un nom (infobésité), il est vital de se conformer à quelques règles d'usage (voir ci-dessous) et d'apprendre à bien se servir des fonctionnalités de tri et de filtres que nous offre nos messageries.
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande - Sur la base d'une présentation de Marika Bernier // Nicolas Geiger
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
                                                framalisteleslistesdediscussion_akayogi-livre-dessins-eric-grelet-15.jpeg
                                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                                FramalisteLesListesDeDiscussion (Les outils numériques)
                                                créée le 21.09.2019 à 15:04, mise à jour le 21.09.2019 à 13:24.

                                                Framateam

                                                Pour quel usage utiliser cet outil ? : Discuter et échanger à distance, Partager des ressources, Diffuser de l'information
                                                Difficulté de prise en main : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
                                                Description de l'outil : Connaissez-vous Slack ? L'alternative libre et gratuite a été développé par Mattermost et Framasoft s'en est emparé pour proposer Framateam, hébergé sur leurs serveurs.
                                                En bref, Framateam est une messagerie d'équipe/de projet, c'est à dire un outil de "tchat" amélioré, qui propose
                                                • un service de discussion en temps réel, équivalent d'un tchat
                                                • création d’équipes, qui contiendront des « canaux »
                                                • création de canaux soit publics (tous les membres de l’équipe) soit privés (le créateur du canal invite les membres de son choix)
                                                • possibilité de partager l’administration d’une équipe ou d’un canal
                                                • conservation de l’historique des canaux et possibilité de chercher dans des discussions
                                                • petite mise en forme du texte possible et ajout d'émoticones avec possibilité de "liker" les commentaires
                                                • possibilité d’ajouter des fichiers (images ou autres)
                                                • possibilité de notifier les membres par email (notifier l’utilisateur « Camille » par @camille ; notifier tous les membres du canal en utilisant @channel)
                                                • installation en local et sur les mobiles possibles
                                                Avantages de l'outil : Allège le nombre de mails reçus/envoyés
                                                Organise les discussions par chronologie et par canaux thématiques
                                                Inconvénients de l'outil : Installer l'application en local (sur ordinateur ou sur smartphone) assez rebutante (par contre, une fois cette étape passée, c'est très facile)
                                                Lorsqu'on appartient à beaucoup de "équipes", ça peut être un peu touffu
                                                On peut être perdu parmi les flots de nouveaux messages assez vite si on ne suit pas régulièrement les nouveautés.
                                                Comme pour tout outil de collaboration, les usages sont à définir et à requestionner régulièrement pour éviter un phénomène d'infobésité. et de démultiplication des canaux
                                                Lien vers l'outil : http://framateam.org/
                                                Lien vers le mode d'emploi : https://docs.framasoft.org/fr/mattermost/
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Nicolas Geiger / Sandrine Percheval
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                framateam_framateam-1024x1024.jpg
                                                FramateaM (Les outils numériques)
                                                créée le 27.10.2018 à 22:27, mise à jour le 07.05.2019 à 11:04.

                                                Freeplane

                                                Auteur de la fiche : Frédéric Renier, Supagro Florac, Outils-Réseaux
                                                Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                                En introduction :
                                                • Freeplane est un logiciel libre qui s'installe en local sur le poste de travail (Mac, Windows et Linux). Il permet de créer des cartes mentales qui pourront être exportées en html sur un page web.
                                                • Carte heuristique est synonyme de carte mentale.
                                                imagebf_imagefreeplane.png
                                                Présentation :
                                                • Pour commencer une carte mentale, on place au centre le thème de réflexion. Pour chaque nouvelle idée liée à ce thème, on crée une branche et on écrit l'idée dans un noeud. Puis on développe cette branche en créant des sous-branches.
                                                • Quand toutes les idées sont sur la carte, c'est le moment de la mettre en forme, ajouter des icônes, dessins ou images, choisir une couleur par branche. Plus la carte est mise en forme et imagée plus elle sera compréhensible et facile à retenir.
                                                • Pour traduire visuellement la hiérarchie des idées, on part du général (écrit en gros et au centre) au particulier (écrit de plus en plus petit au fur et à mesure que l'on s'éloigne du centre).
                                                • Les cartes mentales sont des procédés qui font travailler les deux hémisphères du cerveau en synergie. Cela permet notamment d'utiliser les processus associatifs et imaginatifs propre à la pensée. Le fait de devoir placer un concept quelque part sur la carte oblige à penser sa relation aux autres concepts.
                                                • Une carte heuristique pour découvrir les cartes heuristiques
                                                Pré-requis : Aucun, on apprécie ou pas ce type de présentation des idées.
                                                Quelques applications :
                                                Avantages :
                                                • C'est un outil qui permet de représenter la complexité d'un problème.
                                                • Il existe de nombreuses ressources en lignes sur le sujet des cartes mentales (utilisations, exemples, trucs...).
                                                Inconvénients : Freeplane est un logiciel qui a de nombreuses fonctions, cela peut être complexe à prendre en main.
                                                Licence :
                                                Utilisation : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
                                                Installation : Facile
                                                FreeplanE (Outils), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 23.10.2013 à 10:41, mise à jour le 16.01.2014 à 10:58.

                                                Garantir la logistique d'une réunion (en présence)

                                                Description de la ressource :

                                                Pour rendre possible et confortable une réunion, les aspects logistiques doivent être suffisamment préparés en amont pour se faire oublier au maximum le jour J !


                                                Voici les incontournables :

                                                • Réserver la salle et son équipement
                                                • En fonction de l'assemblée, des choix d'animations et du déroulé, les besoins peuvent être variés : wifi, tables, chaises, vidéo-projecteur, plusieurs salles, etc
                                                • Préparer et vérifier le matériel d'animation : sonorisation, projection, post-it, feutres, paper-boards, marqueurs, scotch, badges, etc
                                                • Faciliter le transport des participants : informer sur les différents moyens de transport possibles, initier un co-voiturage
                                                • Mettre en place une signalétique claire
                                                • Préparer la salle et l'installation des participants : laisser le placement libre ou penser le placement des gens ? Être attentif à la répartition hommes/femmes, alliés-opposants, liens hiérarchiques

                                                Pour que les personnes concernées soient informées :

                                                Un mail avec un titre mentionnant l'objet, le lieu et la durée de la réunion sera envoyé suffisamment à l'avance.
                                                La date de la réunion aura pu être décidée via un sondage sur un outil de type framadate.
                                                Le corps du message doit pointer vers l'ordre du jour ou une proposition d'ordre du jour à co- construire en amont le cas échéant.

                                                Dans le cas d'une réunion en grand groupe, il est préférable de prévoir également un lieu d'information central sur lequel les participants trouveront toutes les informations logistiques (horaires, lieux,etc). Ces informations peuvent être relayées par mail mais doivent pouvoir toujours être accessibles par tous dans un lieu unique, dans une rubrique Agenda d'un espace Projet par exemple ( voir Fiche Gare Centrale ).

                                                .
                                                Thématique de la ressource : Animation de réunions présentielles
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Yasu Moy, Célia Gonçalves
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                                                GarantirLaLogistiqueDUneReunionEnPresen (Notions et concepts clés)
                                                créée le 07.05.2019 à 14:59, mise à jour le 07.05.2019 à 15:18.

                                                Gatien Bataille

                                                Présentation : coucou, je contamine la Belgique avec les idées de Coopt_tic le projet européen auquel j'ai participé avec les amis d'Outils réseaux et des catalans forts sympas !

                                                Je forme, l'accompagne, je secoue
                                                et je fais aussi des sites sous yeswiki (auquel je participe un peu...voire plus ;-)
                                                gatienbataille_image_800x800_bf_imagebf_imageimage_imageactuphoto-profil-gatien.jpg
                                                Code postal : 7911
                                                Ville : Montroeul-au-bois

                                                Téléphone : +32488180879
                                                Email : info@cooptic.be
                                                Site Internet : http://cooptic.be
                                                GatienBataille (Les contributeurs)
                                                créée le 07.10.2018 à 21:16, mise à jour le 07.10.2018 à 21:16.

                                                Google agenda

                                                Auteur de la fiche : Hélène Laxenaire - SupAgro Florac
                                                Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                                En introduction : Google Agenda est un outil Google permettant d'avoir un agenda en ligne (disponible sur un ordinateur ou un smartphone) qui peut être partagé ou publié sur un site web. Cet outil permet de partager un agenda des événements et réunions d'une association, de connaître le planning des collaborateurs mais aussi de mettre en place un planning de réservation de ressources (une salle par exemple).
                                                bf_imagegoogle_agenda.png
                                                Présentation : Google Agenda est un calendrier en ligne qui peut être visible en ligne et partagé. Il est également possible de l'afficher sur un site internet. Google Agenda permet d'importer d'autres planning (créés sous Google Agenda ou au format ICS) ce qui permet de pouvoir consulter plusieurs agendas sur la même page. Enfin, il permet au sein d'un groupe dont tous les membres utilisent Google Agenda de voir les disponibilités des uns et des autres et de les inviter à des réunions à un jour et à une heure donnée.
                                                Pré-requis :
                                                • Avoir un compte Google
                                                Quelques applications :
                                                • Afficher sur un site internet les prochaines réunions d'une association.
                                                • Partager un agenda pour caler l'arrivée des intervenants à un événement. Toutes les personnes qui récupèrent les information des heures d'arrivée le compilent sur le même agenda partagé qui est également utilisé pour noter qui va les accueillir à la gare.
                                                • Gérer le planning des réservations d'une salle de réunion
                                                Prise en main : Prise en main grâce à ce tutoriel : http://www.apoliade.com/frotsica/images/pdf/numeriquetutogoogleagenda.pdf
                                                Pour aller plus loin :
                                                • Une visite complète de Google Agenda :

                                                Avantages :
                                                • Permet de voir d'un seul coup d'oeil les disponibilités de tous les membres.
                                                • Permet de compiler des données impliquant des horaires à plusieurs.
                                                • Possibilité d'importation et d'exportation des agendas au format ICS utilisable par d'autres logiciels type Thunderbird, donc l'agenda peut être partagé avec des personnes ne souhaitant pas avoir ou n'ayant pas de compte Google.
                                                Inconvénients :
                                                • L'agenda est en ligne donc son utilisation est plus contraignante qu'un agenda papier, sauf si on a un smartphone.
                                                • C'est encore du Google !
                                                Licence :
                                                Utilisation : Facile
                                                Installation : Ne s'installe pas
                                                GoogleAgenda (Outils), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 23.10.2013 à 10:41, mise à jour le 16.01.2014 à 11:06.

                                                Google agenda

                                                Pour quel usage utiliser cet outil ? : Synchroniser nos actions (Agendas, Partage et diffusion d'événements)
                                                Difficulté de prise en main : Facile
                                                Description de l'outil : Google Agenda est un outil Google permettant d'avoir un agenda en ligne (disponible sur un ordinateur ou un smartphone) qui peut être partagé ou publié sur un site web. Cet outil permet de partager un agenda des événements et réunions d'une association, de connaître le planning des collaborateurs mais aussi de mettre en place un planning de réservation de ressources (une salle par exemple).

                                                Présentation
                                                Google Agenda est un calendrier en ligne qui peut être visible en ligne et partagé. Il est également possible de l'afficher sur un site internet. Google Agenda permet d'importer d'autres planning (créés sous Google Agenda ou au format ICS) ce qui permet de pouvoir consulter plusieurs agendas sur la même page. Enfin, il permet au sein d'un groupe dont tous les membres utilisent Google Agenda de voir les disponibilités des uns et des autres et de les inviter à des réunions à un jour et à une heure donnée.


                                                Pré-requis
                                                • Avoir un compte Google

                                                Quelques applications
                                                • Afficher sur un site internet les prochaines réunions d'une association.
                                                • Partager un agenda pour caler l'arrivée des intervenants à un événement. Toutes les personnes qui récupèrent les information des heures d'arrivée le compilent sur le même agenda partagé qui est également utilisé pour noter qui va les accueillir à la gare.
                                                • Gérer le planning des réservations d'une salle de réunion

                                                prise en main

                                                Pour aller plus loin
                                                • Une visite complète de Google Agenda :

                                                Avantages de l'outil :
                                                • Permet de voir d'un seul coup d'oeil les disponibilités de tous les membres.
                                                • Permet de compiler des données impliquant des horaires à plusieurs.
                                                • Possibilité d'importation et d'exportation des agendas au format ICS utilisable par d'autres logiciels type Thunderbird, donc l'agenda peut être partagé avec des personnes ne souhaitant pas avoir ou n'ayant pas de compte Google.
                                                Inconvénients de l'outil :
                                                • L'agenda est en ligne donc son utilisation est plus contraignante qu'un agenda papier, sauf si on a un smartphone.
                                                • C'est encore du Google !
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Hélène Laxenaire - SupAgro Florac
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
                                                googleagenda2_image_bf_imagegoogle_agenda.png
                                                GoogleAgenda2 (Les outils numériques), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 16.09.2018 à 17:11, mise à jour le 20.09.2018 à 11:40.

                                                Google Documents

                                                Pour quel usage utiliser cet outil ? : Synchroniser nos actions (Agendas, Partage et diffusion d'événements), Partager des ressources, Réfléchir ensemble et rendre visible les cogitations, Écrire un document collectivement, Décider et rendre visibles les décisions
                                                Difficulté de prise en main : Facile
                                                Description de l'outil : Google Docs est une suite de bureautique en ligne, gratuite. Elle comprend un traitement de textes, un tableur, un logiciel de présentation, un logiciel permettant de générer des formulaires en ligne et un logiciel de dessin. Cette suite permet de partager vos documents de bureautique (en lecture ou en écriture) et de rédiger à plusieurs. Depuis le passage à Google Drive il est également possible de partager d'autres types de documents.

                                                Présentation


                                                Pré-requis
                                                • Avoir un compte Google (pour créer et partager un document : les autres participants ne sont pas obligés d'en avoir un).
                                                • Savoir utiliser une suite bureautique (traitement de texte, tableur, présentation).

                                                Quelques applications
                                                • Prise de notes de manière synchrone et à distance lors d'une réunion téléphonique.
                                                • Création d'une enquête en ligne, les résultats étant compilés dans un tableau (pour en savoir plus, voir la fiche Outil Google Formulaire
                                                • Pour préparer la programmation d'un événement, les organisateurs compilent les noms et les coordonnées des intervenants potentiels dans un tableau, les données sont ainsi structurées et permettent un traitement ultérieur style publipostage.
                                                • Pour un planning de formation, un tableau est mis en ligne en différenciant les droits : les étudiants peuvent consulter le tableau à jour en temps réel pour connaître leur emploi du temps (mais pas le modifier) et les formateurs peuvent le modifier directement sans avoir à passer par un intermédiaire.
                                                • Pour rédiger à plusieurs un document demandant une mise en page : rapport, etc...
                                                • Pour créer un diaporama qui pourra ensuite facilement être inséré dans un site internet.

                                                prise en main


                                                Pour aller plus loin
                                                Avantages de l'outil :
                                                • Les fichiers sont en ligne et donc accessibles de n'importe quel poste relié à internet.
                                                • Les documents peuvent être rédigés de manière synchrone (un curseur de couleur indique qui modifie) et asynchrone (un historique permet de savoir qui a modifié quoi).
                                                • L'option "partage pour tous les utilisateurs disposant du lien" permet de partager un document et de le modifier à plusieurs même si les autres participants n'ont pas de compte Google.
                                                • le document disponible est toujours la dernière version à jour (ce qui n'est pas le cas quand on transfert les documents via le mail).
                                                • Les modifications sont compilées en temps réel, il n'y a pas de problème de version.
                                                • Tous les documents sont créés et modifiés à travers Google Document, il n'y a donc pas de problème de format de document comme on peut le retrouver avec des personnes utilisant Open Office et Word (doc, odt), ni de problème de version du logiciel (doc, docx). Tout le monde a le même logiciel, avec la même version.
                                                • Possibilité d'utiliser un tchat à côté du document quand on travaille sur un document de manière synchrone mais à distance
                                                Inconvénients de l'outil :
                                                • Si on n'a pas internet, on n'a pas le document.
                                                • Il faut un temps de prise en main avant de saisir toutes les nuances des droits à appliquer aux documents. Attention à ne pas transmettre le lien qui figure dans la barre d'URL quand on veut partager un document mais celle donnée via le bouton Partage, une fois l'option "Tous les utilisateurs disposant du lien" cochée, sinon, les personnes ne pourront ouvrir le document. Il faut être particulièrement attentif à cela quand on commence l'utilisation de Google Docs au sein d'un groupe car c'est très démotivant, si les premières utilisations se soldent par : "Mais je n'arrive pas à ouvrir ton lien !"
                                                • C'est encore du Google, qui indexe les contenu des documents pour générer des publicités contextuelles et créé des profils de consommateurs.
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Emilie Hullo, Outils Réseaux et Hélène Laxenaire, SupAgro Florac
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
                                                googledocuments_image_bf_imagecapture_du_2013-06-10_10:04:17.png
                                                GoogleDocuments (Les outils numériques), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 20.09.2018 à 11:40, mise à jour le 07.05.2019 à 11:20.

                                                Google Documents (Google Drive)

                                                Auteur de la fiche : Emilie Hullo, Outils Réseaux et Hélène Laxenaire, SupAgro Florac
                                                Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                                En introduction : Google Docs est une suite de bureautique en ligne, gratuite. Elle comprend un traitement de textes, un tableur, un logiciel de présentation, un logiciel permettant de générer des formulaires en ligne et un logiciel de dessin. Cette suite permet de partager vos documents de bureautique (en lecture ou en écriture) et de rédiger à plusieurs. Depuis le passage à Google Drive il est également possible de partager d'autres types de documents.
                                                bf_imagecapture_du_2013-06-10_10:04:17.png
                                                Site officiel : https://docs.google.com
                                                Présentation :
                                                Pré-requis :
                                                • Avoir un compte Google (pour créer et partager un document : les autres participants ne sont pas obligés d'en avoir un).
                                                • Savoir utiliser une suite bureautique (traitement de texte, tableur, présentation).
                                                Quelques applications :
                                                • Prise de notes de manière synchrone et à distance lors d'une réunion téléphonique.
                                                • Création d'une enquête en ligne, les résultats étant compilés dans un tableau (pour en savoir plus, voir la fiche Outil Google Formulaire
                                                • Pour préparer la programmation d'un événement, les organisateurs compilent les noms et les coordonnées des intervenants potentiels dans un tableau, les données sont ainsi structurées et permettent un traitement ultérieur style publipostage.
                                                • Pour un planning de formation, un tableau est mis en ligne en différenciant les droits : les étudiants peuvent consulter le tableau à jour en temps réel pour connaître leur emploi du temps (mais pas le modifier) et les formateurs peuvent le modifier directement sans avoir à passer par un intermédiaire.
                                                • Pour rédiger à plusieurs un document demandant une mise en page : rapport, etc...
                                                • Pour créer un diaporama qui pourra ensuite facilement être inséré dans un site internet.
                                                Prise en main :
                                                Avantages :
                                                • Les fichiers sont en ligne et donc accessibles de n'importe quel poste relié à internet.
                                                • Les documents peuvent être rédigés de manière synchrone (un curseur de couleur indique qui modifie) et asynchrone (un historique permet de savoir qui a modifié quoi).
                                                • L'option "partage pour tous les utilisateurs disposant du lien" permet de partager un document et de le modifier à plusieurs même si les autres participants n'ont pas de compte Google.
                                                • le document disponible est toujours la dernière version à jour (ce qui n'est pas le cas quand on transfert les documents via le mail).
                                                • Les modifications sont compilées en temps réel, il n'y a pas de problème de version.
                                                • Tous les documents sont créés et modifiés à travers Google Document, il n'y a donc pas de problème de format de document comme on peut le retrouver avec des personnes utilisant Open Office et Word (doc, odt), ni de problème de version du logiciel (doc, docx). Tout le monde a le même logiciel, avec la même version.
                                                • Possibilité d'utiliser un tchat à côté du document quand on travaille sur un document de manière synchrone mais à distance
                                                Inconvénients :
                                                • Si on n'a pas internet, on n'a pas le document.
                                                • Il faut un temps de prise en main avant de saisir toutes les nuances des droits à appliquer aux documents. Attention à ne pas transmettre le lien qui figure dans la barre d'URL quand on veut partager un document mais celle donnée via le bouton Partage, une fois l'option "Tous les utilisateurs disposant du lien" cochée, sinon, les personnes ne pourront ouvrir le document. Il faut être particulièrement attentif à cela quand on commence l'utilisation de Google Docs au sein d'un groupe car c'est très démotivant, si les premières utilisations se soldent par : "Mais je n'arrive pas à ouvrir ton lien !"
                                                • C'est encore du Google, qui indexe les contenu des documents pour générer des publicités contextuelles et créé des profils de consommateurs.
                                                Licence :
                                                Utilisation : Facile
                                                Installation : Ne s'installe pas
                                                GoogleDocumentsgoogleDrive (Outils), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 23.10.2013 à 10:41, mise à jour le 16.01.2014 à 11:27.

                                                Google Formulaire

                                                Pour quel usage utiliser cet outil ? : Gérer des données (collecter, organiser, analyser et partager), Suivre l'avancée d'un projet
                                                Difficulté de prise en main : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
                                                Description de l'outil : Outil gratuit de la suite Google Document permettant de créer des questionnaires disponibles en ligne dont les résultats sont recueillis sous la forme d'une page de tableur.

                                                Présentation

                                                Si les sous-titres français ne s'affichent pas, cliquez sur CC dans la barre de contrôle de la vidéo

                                                Pré-requis
                                                Avoir un compte Google.

                                                Quelques applications
                                                • Fiche de présentation des membres d'un réseau ou des participants à un colloque.
                                                • Bilan d'une opération.
                                                • Inscription à une rencontre.
                                                • Recueil des compétences ou des besoins des membres d'un groupe.
                                                • Création d'une carte à partir d'une liste d'adresse (fonctions avancées).

                                                Exemples

                                                Prise en main


                                                • Un tutoriel vidéo pour créer un formulaire


                                                Pour aller plus loin

                                                Avantages de l'outil :
                                                • Simple et rapide à configurer.
                                                • Permet de récupérer et centraliser facilement des informations, des avis venant d'un grand nombre de personnes.
                                                • Les résultats peuvent être ensuite exporter sous un format Calc ou Excel pour des traitements plus poussés.
                                                • Les formulaires peuvent être facilement intégrés dans un wiki ou un blog.
                                                • Des gadgets Google permettent de traiter les résultats sous la forme de carte ou de graphiques.
                                                Inconvénients de l'outil :
                                                • Les données sont stockées sur le serveur Google (pérennité, accès de Google à vos données).
                                                • Fonctionnalités de Google Document limitées pour un traitement poussé des résultats
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Supagro Florac
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
                                                googleformulaire2_image_imagebf_imagegoogle_formulaire.png
                                                GoogleFormulaire2 (Les outils numériques), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 20.09.2018 à 11:41, mise à jour le 07.05.2019 à 11:24.

                                                Google Formulaire

                                                Auteur de la fiche : SupAgro Florac
                                                Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                                En introduction : Outil gratuit de la suite Google Document permettant de créer des questionnaires disponibles en ligne dont les résultats sont recueillis sous la forme d'une page de tableur.
                                                imagebf_imagegoogle_formulaire.png
                                                Site officiel : http://docs.google.com
                                                Présentation :
                                                Si les sous-titres français ne s'affichent pas, cliquez sur CC dans la barre de contrôle de la vidéo
                                                Pré-requis : Avoir un compte Google.
                                                Quelques applications :
                                                • Fiche de présentation des membres d'un réseau ou des participants à un colloque.
                                                • Bilan d'une opération.
                                                • Inscription à une rencontre.
                                                • Recueil des compétences ou des besoins des membres d'un groupe.
                                                • Création d'une carte à partir d'une liste d'adresse (fonctions avancées).

                                                Exemples
                                                Prise en main :

                                                • Un tutoriel vidéo pour créer un formulaire
                                                Pour aller plus loin :
                                                Avantages :
                                                • Simple et rapide à configurer.
                                                • Permet de récupérer et centraliser facilement des informations, des avis venant d'un grand nombre de personnes.
                                                • Les résultats peuvent être ensuite exporter sous un format Calc ou Excel pour des traitements plus poussés.
                                                • Les formulaires peuvent être facilement intégrés dans un wiki ou un blog.
                                                • Des gadgets Google permettent de traiter les résultats sous la forme de carte ou de graphiques.
                                                Inconvénients :
                                                • Les données sont stockées sur le serveur Google (pérennité, accès de Google à vos données).
                                                • Fonctionnalités de Google Document limitées pour un traitement poussé des résultats
                                                Licence :
                                                Utilisation : Facile
                                                Installation : Ne s'installe pas
                                                GoogleFormulaire (Outils), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 23.10.2013 à 10:41, mise à jour le 16.01.2014 à 11:44.

                                                Grossir ou s'archipéliser ?

                                                Description :

                                                Croître sans cesse est-il une bonne idée ?

                                                Si on écoute le discours dominant, la réponse est oui mais une bonne idée peut-elle résister à la croissance ?

                                                image Concept_Grossirousarchepeliser.png

                                                Grossir ou s'archipelliser, telle est la question...

                                                S'assurer de la pérennité du projet
                                                Comment faire durer un projet, s'assurer que nos travaux sur les questions de collaboration et de coopération continuent, même quand nos organisations et nous mêmes, pauvres mortels, n'y seront plus ?
                                                Nous tentons de trouver collectivement des solutions à cet épineux problème...
                                                • Documenter tous nos travaux, nos méthodes, méthodologies, résultats, outils, expérimentations liées aux lieux : écrire, filmer, dessiner...
                                                • Protéger ces dits travaux avec des licences adéquates qui permettent d'en faire des communs (non privatisables , et réutilisables pour améliorer la connaissance générale, dans des conditions similaires)
                                                • Partager et faire avancer l'état de nos connaissances : par des formations, des accompagnements, des sites internet, des blogs, des livres, des films ...
                                                • S'organiser pour que ça dure : quand un projet grossit, on a tendance à faire grossir une structure mais si cette dernière meurt, bien souvent tout disparait ; il arrive également que la course pour payer les salaires finisse pas dévoyer le projet.
                                                Nous expérimentons donc une structuration beaucoup plus légère : nous, êtres humains qui nous intéressons aux questions collaboratives -pour le dire trop vite- nous organisons en ilots interdépendants.
                                                Nous nous retrouvons dans cette définition géographique de l'Archipel : "mode d'appropriation spécifique de l'espace entre des éléments isolés entretenant des liens importants et primordiaux" (Wikipédia, Archipel )

                                                Systèmes Interdépendants de Solidarité
                                                Certain.e.s sont en associations, d'autres en SCOP, d'aucun.e.s aiment les coopératives d'activités, et quelques un.e.s travaillent dans des institutions d'enseignements public...
                                                Tous ensemble, nous unissons nos temps de cerveaux disponibles -quand ceux ci ne sont pas occupés par nos amours, nos enfants, nos amis, nos loisirs, la nature- pour faire avancer les sujets qui nous intéressent.
                                                Nous tentons une solidarité de fait, qui nous poussent à nous répartir le travail rémunéré en fonction de nos compétences, et des besoins des uns et des autres, mais également de se soutenir financièrement pour développer les recherches, ou en cas de galère financière -trésorerie par exemple.
                                                Si une organisation vient à disparaitre, les autres prennent, le relais, d'autres apparaissent, et tout le travail, documenté, est réutilisable !
                                                Thématique de la ressource : Modes d'organisation
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Gatien Bataille et Audrey Auriault
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                                                GrossirOuSArchipeliser (OBSOLETE - Les concepts et éléments théoriques OBSOLETE), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 16.09.2018 à 22:09, mise à jour le 09.12.2018 à 22:28.

                                                Grossir ou s'archipéliser ?

                                                Auteur de la fiche : Gatien Bataille
                                                Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                                Description :

                                                Croître sans cesse est-il une bonne idée ?

                                                Si on écoute le discours dominant, la réponse est oui mais une bonne idée peut-elle résister à la croissance ?

                                                image Concept_Grossirousarchepeliser.png
                                                GrossirOuS039archipeliser (Concept), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 23.10.2013 à 10:45, mise à jour le 24.01.2014 à 15:37.

                                                Histoires de coopération

                                                Témoignage : Histoires de coopération : une cinquantaine d'interviews ( d'ici 2019) donnant à voir ce qui nous motive à coopérer
                                                Auteur de la fiche : Michel Briand
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                                HistoiresDeCooperation (Les récits d'expérience et retours d'usage)
                                                créée le 17.09.2018 à 15:34, mise à jour le 17.09.2018 à 15:34.

                                                Historique de l'approche francophone de la coopération

                                                Auteur de la fiche : Jean-Michel Cornu
                                                Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                                Description : Jusqu'en 1990, la très grande majorité des personnes pensaient qu'il était impossible de travailler de façon efficace à plus d'une douzaine de personnes (à moins de mettre en place une hiérarchie pour faire des "groupes de groupes" ou de faire du travail à la chaîne qui ne demande une relation qu'avec ceux avant et après soi).

                                                En 1991, Linus Torvalds, un étudiant finlandais, lance le développement du noyau du système d'exploitation Linux1. A la suite d'une annonce le 26 août 1991 sur le forum Usenet, plusieurs centaines de passionnés et d'entreprises de toute taille rejoignent le projet et travaillent ensemble au développement du système.

                                                En 1997, Eric Raymond publie en ligne la première version de son texte "La Cathédrale et le Bazar2." qui donne des pistes pour comprendre comment le phénomène Linux a été possible dans le monde du logiciel libre. Il propose 19 règles pour le développement de façon collaborative de logiciels libre.

                                                En 2000, Jean-Michel Cornu publie en ligne la première version de "la coopération nouvelles approches3." qui propose les neuf lois de la coopération en s'appuyant sur la cathédrale et le bazar d'une part, et sur des expériences personnelles en dehors du développement logiciel : l'association Vidéon (télévision participative et centre de ressources pour les autres télévisions participatives) et l'Internet Fiesta (fête mondiale de l'Internet qui s'est appuyée en 1999 et 2000 sur les principes du logiciel libre appliqués à la réalisation d'événements).

                                                Vers 2001, un groupe informel naît de structures environnementales (Tela Botanica, Ecole et Nature, les écolos de l'Euzière). OCTR travaille à l'élaboration d'outils méthodologiques et informatiques pour le travail en réseau, le nom sera vite oublié mais ce groupe organise en 2003 une rencontre inter-réseaux "réseaux, mythes et réalités" dans le sud de la France.

                                                En 2001 également, se crée l'association Créatif, réseau d'acteur de l'accès public, qui va produire de manière collaborative une série de guides animés par Philippe Cazeneuve. Cette même année est crée le collectif I3C de l'internet créatif coopératif et citoyen4. qui organise des rencontres Haillan (33) en novembre 2001, puis une rencontre régionale "en Bretagne armorique " en novembre 2002 à Brest du réseau I4C ou le 4eme C est rajouté pour convivial 5.

                                                En 2002, le réseau Ecole et Nature, sous la houlette de Marc Lemonnier publie son guide "Fonctionner en réseau"6, synthèse d'analyses de pratiques des réseaux territoriaux d'éducation à l'environnement : écriture coopérative en 1995 de son premier guide pratique professionnel, expérience irréversible de coopération, organisation de rencontres régionales et nationales participatives.
                                                Le réseau Tela-botanica des botanistes francophones 7 , créé en 1999 par Daniel Mathieu, s'appuie alors sur le livre la coopération nouvelles approches et sur les réflexions du réseau Ecole et Nature pour le mode de participation de ses membres. En 2013, le réseau atteint 20000 membres.

                                                En 2004, la Fondation Internet Nouvelle Génération monte un groupe sur l'Intelligence Collective8. qui rassemble 130 spécialistes et praticiens francophones à la suite d'une conférence donnée par Pierre Levy. Pendant 3 ans, par l'intermédiaire d'échanges en ligne sur une liste de discussion, les membres croisent leurs savoirs et aboutissent à une première synthèse de l'intelligence collective sous la forme de 12 facettes. Ce travail permet d'aboutir en 2007 à un questionnaire "comprendre par vous même ce qui se passe dans un groupe9."

                                                Toujours en 2004, à l'initiative de Michel Briand, le forum des usages coopératifs10. réuni à Brest plus de 250 acteurs impliqués dans les usages innovants et l'appropriation sociale. Il se déroule ensuite tous les deux ans. D'autres rencontres se créent en France autour de la coopération comme les étés TIC11 à Rennes à partir de 2009 devenus en 2013 "tu imagines ? Construits !12" ou bien encore les rencontres Moustic13 à Montpellier à partir de 2005. Elles sont l'occasion de croiser les expériences et de continuer de développer la compréhension des mécanismes de coopération (très grands groupes, recettes libre pour reproduire les projets coopératifs...). A cette même époque, les rencontres des acteurs de l'internet francophone, plus ancienne manifestation française de l'internet crées en 1997, accueillent une série d'ateliers faisant le point sur les avancées dans le domaine de la coopération. Le croisement des réseaux s'organise autour du site Intercoop14.

                                                En 2010, l'association Outils Réseaux, lance la formation Animacoop15, "animer un projet collaboratif" en s'appuyant sur les résultats précédents. Plus d'une centaine de personnes sont formées à ce jour avec des sessions à Montpellier, Brest et Caen.

                                                En 2011 se crée Imagination for People, une plate-forme internationale et une communauté dont le but est de repérer et soutenir les projets sociaux créatifs. Dans ce cadre, elle aide de nombreux groupes entre 100 et 1000 personnes à se créer et se développer. Le groupe Imagine produit le 12 mai de cette année une version plus aboutie de la méthodologie de production collective, développée au départ dans le cadre du groupe intelligence collective.

                                                Toujours en 2011, le nouveau groupe sur l'innovation monétaire de la Fondation Internet Nouvelle Génération applique cette méthodologie avec 160 participants qui aboutie à des pistes radicalement innovantes qui sont publiées sous la forme d'un livre l'année suivante.

                                                Le groupe des animateurs de groupe, AnimFr, est créé en 2011 à l'initiative de Outils Réseaux, Brest Métropole Océane et Imagination for People. Il rassemble 250 personnes parmi ceux qui ont fait la formation Animacoop de Outils Réseaux et ceux qui animent des groupes dont Imagination for People est partenaire.

                                                Entre le 2011 et 2013, le projet européen CoopTIC, piloté par SupAgro Florac permet de former des formateurs en coopération en Belgique, Catalogne et France. Il abouti à des premières formations dans les différents pays et un livre en ligne rassemblant l'état actuel des connaissances sur le sujet.

                                                En 2012, la méthode de production collective de documents dans des grands groupes commence à être appliquées par d'autres personnes que ses initiateurs. C'est le cas en particulier du groupe Question Numérique de la Fondation Internet Nouvelle Génération (travail coordonné par Amadou LO) et du document "La coopération expliquée à mon beauf" produit par le groupe AnimFr (travail coordonné par Gatien Bataille dans le cadre de la formation CoopTIC).

                                                Toujours en 2012, les différentes facettes pour comprendre la coopération, produites par le groupe Intelligence collective de la Fing et les compétences développées dans le cadre de la formation Animacoop de Outils Réseaux sont actualisées et rassemblées pour conduire à la présentation d'ensemble "la coopération en 28 mots clés" qui est exposée dans le cadre d'Animacoop et du premier MOOC francophone ITYPA (Formation massivement en ligne et ouverte sur le thème "Internet, tout y est pour Apprendre").

                                                En 2013, le groupe Adeo rassemblant 13 enseignes de bricolage dans le monde, définit sa stratégie produits, achats et supply chain pour les dix prochaines années, à l'aide de groupes de travail, d'une rencontre internationale, mais également d'un travail en ligne qui rassemble 1500 personnes en 7 langues pendant deux mois.

                                                La même année, un document de synthèse décrit en détail la méthode pour produire des documents à plusieurs centaines de personnes pour être utilisée dans différents cadres.

                                                Également en 2013 sort le logiciel en ligne Assembl développé par Imagination for People en partenariat avec l'Institut du Nouveau Monde au Québec pour faciliter la réalisation des cartographies textuelles proposées par la méthode.

                                                HistoriqueDeL039approcheFrancophoneDeLa (Concept), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 23.10.2013 à 10:45, mise à jour le 03.06.2014 à 09:30.

                                                Historique de l'approche francophone de la coopération

                                                Description : Jusqu'en 1990, la très grande majorité des personnes pensaient qu'il était impossible de travailler de façon efficace à plus d'une douzaine de personnes (à moins de mettre en place une hiérarchie pour faire des "groupes de groupes" ou de faire du travail à la chaîne qui ne demande une relation qu'avec ceux avant et après soi).

                                                En 1991, Linus Torvalds, un étudiant finlandais, lance le développement du noyau du système d'exploitation Linux1. A la suite d'une annonce le 26 août 1991 sur le forum Usenet, plusieurs centaines de passionnés et d'entreprises de toute taille rejoignent le projet et travaillent ensemble au développement du système.

                                                En 1997, Eric Raymond publie en ligne la première version de son texte "La Cathédrale et le Bazar2." qui donne des pistes pour comprendre comment le phénomène Linux a été possible dans le monde du logiciel libre. Il propose 19 règles pour le développement de façon collaborative de logiciels libre.

                                                En 2000, Jean-Michel Cornu publie en ligne la première version de "la coopération nouvelles approches3." qui propose les neuf lois de la coopération en s'appuyant sur la cathédrale et le bazar d'une part, et sur des expériences personnelles en dehors du développement logiciel : l'association Vidéon (télévision participative et centre de ressources pour les autres télévisions participatives) et l'Internet Fiesta (fête mondiale de l'Internet qui s'est appuyée en 1999 et 2000 sur les principes du logiciel libre appliqués à la réalisation d'événements).

                                                Vers 2001, un groupe informel naît de structures environnementales (Tela Botanica, Ecole et Nature, les écolos de l'Euzière). OCTR travaille à l'élaboration d'outils méthodologiques et informatiques pour le travail en réseau, le nom sera vite oublié mais ce groupe organise en 2003 une rencontre inter-réseaux "réseaux, mythes et réalités" dans le sud de la France.

                                                En 2001 également, se crée l'association Créatif, réseau d'acteur de l'accès public, qui va produire de manière collaborative une série de guides animés par Philippe Cazeneuve. Cette même année est crée le collectif I3C de l'internet créatif coopératif et citoyen4. qui organise des rencontres Haillan (33) en novembre 2001, puis une rencontre régionale "en Bretagne armorique " en novembre 2002 à Brest du réseau I4C ou le 4eme C est rajouté pour convivial 5.

                                                En 2002, le réseau Ecole et Nature, sous la houlette de Marc Lemonnier publie son guide "Fonctionner en réseau"6, synthèse d'analyses de pratiques des réseaux territoriaux d'éducation à l'environnement : écriture coopérative en 1995 de son premier guide pratique professionnel, expérience irréversible de coopération, organisation de rencontres régionales et nationales participatives.
                                                Le réseau Tela-botanica des botanistes francophones 7 , créé en 1999 par Daniel Mathieu, s'appuie alors sur le livre la coopération nouvelles approches et sur les réflexions du réseau Ecole et Nature pour le mode de participation de ses membres. En 2013, le réseau atteint 20000 membres.

                                                En 2004, la Fondation Internet Nouvelle Génération monte un groupe sur l'Intelligence Collective8. qui rassemble 130 spécialistes et praticiens francophones à la suite d'une conférence donnée par Pierre Levy. Pendant 3 ans, par l'intermédiaire d'échanges en ligne sur une liste de discussion, les membres croisent leurs savoirs et aboutissent à une première synthèse de l'intelligence collective sous la forme de 12 facettes. Ce travail permet d'aboutir en 2007 à un questionnaire "comprendre par vous même ce qui se passe dans un groupe9."

                                                Toujours en 2004, à l'initiative de Michel Briand, le forum des usages coopératifs10. réuni à Brest plus de 250 acteurs impliqués dans les usages innovants et l'appropriation sociale. Il se déroule ensuite tous les deux ans. D'autres rencontres se créent en France autour de la coopération comme les étés TIC11 à Rennes à partir de 2009 devenus en 2013 "tu imagines ? Construits !12" ou bien encore les rencontres Moustic13 à Montpellier à partir de 2005. Elles sont l'occasion de croiser les expériences et de continuer de développer la compréhension des mécanismes de coopération (très grands groupes, recettes libre pour reproduire les projets coopératifs...). A cette même époque, les rencontres des acteurs de l'internet francophone, plus ancienne manifestation française de l'internet crées en 1997, accueillent une série d'ateliers faisant le point sur les avancées dans le domaine de la coopération. Le croisement des réseaux s'organise autour du site Intercoop14.

                                                En 2010, l'association Outils Réseaux, lance la formation Animacoop15, "animer un projet collaboratif" en s'appuyant sur les résultats précédents. Plus d'une centaine de personnes sont formées à ce jour avec des sessions à Montpellier, Brest et Caen.

                                                En 2011 se crée Imagination for People, une plate-forme internationale et une communauté dont le but est de repérer et soutenir les projets sociaux créatifs. Dans ce cadre, elle aide de nombreux groupes entre 100 et 1000 personnes à se créer et se développer. Le groupe Imagine produit le 12 mai de cette année une version plus aboutie de la méthodologie de production collective, développée au départ dans le cadre du groupe intelligence collective.

                                                Toujours en 2011, le nouveau groupe sur l'innovation monétaire de la Fondation Internet Nouvelle Génération applique cette méthodologie avec 160 participants qui aboutie à des pistes radicalement innovantes qui sont publiées sous la forme d'un livre l'année suivante.

                                                Le groupe des animateurs de groupe, AnimFr, est créé en 2011 à l'initiative de Outils Réseaux, Brest Métropole Océane et Imagination for People. Il rassemble 250 personnes parmi ceux qui ont fait la formation Animacoop de Outils Réseaux et ceux qui animent des groupes dont Imagination for People est partenaire.

                                                Entre le 2011 et 2013, le projet européen CoopTIC, piloté par SupAgro Florac permet de former des formateurs en coopération en Belgique, Catalogne et France. Il abouti à des premières formations dans les différents pays et un livre en ligne rassemblant l'état actuel des connaissances sur le sujet.

                                                En 2012, la méthode de production collective de documents dans des grands groupes commence à être appliquées par d'autres personnes que ses initiateurs. C'est le cas en particulier du groupe Question Numérique de la Fondation Internet Nouvelle Génération (travail coordonné par Amadou LO) et du document "La coopération expliquée à mon beauf" produit par le groupe AnimFr (travail coordonné par Gatien Bataille dans le cadre de la formation CoopTIC).

                                                Toujours en 2012, les différentes facettes pour comprendre la coopération, produites par le groupe Intelligence collective de la Fing et les compétences développées dans le cadre de la formation Animacoop de Outils Réseaux sont actualisées et rassemblées pour conduire à la présentation d'ensemble "la coopération en 28 mots clés" qui est exposée dans le cadre d'Animacoop et du premier MOOC francophone ITYPA (Formation massivement en ligne et ouverte sur le thème "Internet, tout y est pour Apprendre").

                                                En 2013, le groupe Adeo rassemblant 13 enseignes de bricolage dans le monde, définit sa stratégie produits, achats et supply chain pour les dix prochaines années, à l'aide de groupes de travail, d'une rencontre internationale, mais également d'un travail en ligne qui rassemble 1500 personnes en 7 langues pendant deux mois.

                                                La même année, un document de synthèse décrit en détail la méthode pour produire des documents à plusieurs centaines de personnes pour être utilisée dans différents cadres.

                                                Également en 2013 sort le logiciel en ligne Assembl développé par Imagination for People en partenariat avec l'Institut du Nouveau Monde au Québec pour faciliter la réalisation des cartographies textuelles proposées par la méthode.

                                                Thématique de la ressource : Comprendre de la coopération
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Jean-Michel Cornu
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                                                HistoriqueDeLApprocheFrancophoneDeLaCoop (OBSOLETE - Les concepts et éléments théoriques OBSOLETE), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 16.09.2018 à 22:10, mise à jour le 16.09.2018 à 22:10.

                                                Identifier de grandes "familles de décisions"... et leurs modalités délibératives

                                                Description de la ressource : Un collectif peut-être amené à prendre différents types de décisions, il est important qu'ils soient identifiés et qu'un process de prise de décision leur soit associé.

                                                Cela peut donner :
                                                • les décisions critiques : pour lesquelles on prend le temps de laisser chacun y prendre part (Élire le Conseil d'administration, engager un budget important, effectuer une embauche,...)
                                                • les décisions liées à un sujet : qui peuvent être déléguées à une personne, à un groupe de travail, à un rôle,... ( Organiser un événement,...)
                                                • les décisions du quotidien : elles sont réversibles et je peux les prendre en autonomie pourvu que j'en informe le collectif (Réaménager un espace, corriger des fautes sur le site internet, ...)
                                                • etc...

                                                Pour nous aider, on peut utiliser une matrice qui permette à chacun d'identifier dans quel champs rentre une décision qui doit être prise et les modalités délibératives associées, voir à ce sujet la matrice développée par POP dans son cahier d'activité des Tiers Lieux (voir ci-dessous)
                                                prise de décision
                                                Thématique de la ressource : Prise de décision
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Audrey Auriault, Romain Lalande
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                                IdentifierDeGrandesFamillesDeDecisions (Notions et concepts clés), écrite par RomainLalande
                                                créée le 07.05.2019 à 11:56, mise à jour le 09.09.2019 à 14:02.

                                                Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...

                                                Description de la ressource : Cela peut paraître une évidence, mais il est possible de prendre des décisions temporaires : tester des options pour les valider ou les invalider. Rien ne vaut les fameux PPPPP : le Prochain Plus Petit Pas Possible.
                                                La question à se poser est alors celle de la réversibilité du choix : pourra t'on revenir en arrière?
                                                Il est également possible de tester plusieurs options en parallèles afin de choisir in fine celle ou celles qui fonctionnent le mieux. Dans une société d'abondance (d'informations, d'outils....), il n'est pas forcement nécessaire de ne conserver qu'une seule option.
                                                Thématique de la ressource : Prise de décision
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Audrey Auriault, Romain Lalande
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                                IlNYAQueLesImbecilesQuiNeChangentPas (Notions et concepts clés)
                                                créée le 07.05.2019 à 12:00, mise à jour le 07.05.2019 à 12:00.

                                                Infobésité : je m'appelle Gatien, je suis infobèse mais je me soigne

                                                Témoignage :
                                                Infobesité
                                                Eric Grelet - CC By Sa

                                                Hier soir, dans le local à l'arrière du centre culturel

                                                • Moi : Bonjour à tous, je m'appelle Gatien et je suis infobèse
                                                • En coeur : Bonjour Gatien !
                                                • L'animateur : Gatien peux-tu nous raconter ton parcours ?
                                                • Moi, reprenant une respiration profonde : Je suis un passionné inconscient... Je suis terriblement frustré de ne pouvoir suivre le flux d'informations qui émanent du monde chaque jour, chaque heure, chaque seconde. Impliqué dans de nombreux réseaux et curieux de nature, je lisais les revues, les derniers ouvrages, j'écoutais la radio... Jusqu'à il y a peu, je gérais... puis est arrivé internet, Twitter, les podcast, les webzines, les newsletters, les alertes Google, les flux RSS... la palette des possibles s'est élargie et les sujets passionnants se sont multipliés. C'était euphorique au début mais rapidement la frustration a gagné du terrain... Trop d'informations intéressantes m'échappaient, je papillonnais sans jamais approfondir. La joie d'être baigné en permanence dans le flux culturel s'est transformé en noyade :
                                                • L'animateur : Gatien quel était ton sentiment à ce moment ?
                                                • D'une voix tremblotante : J'étais très frustré... En colère aussi contre moi-même de ne pas pouvoir suivre le rythme.
                                                • L'animateur : Tu penses vraiment que c'eut été possible ?
                                                • Me reprenant : Non, rapidement j'ai compris que même en sollicitant tous mes neurones, il me serait impossible de faire face à cette vague tous les jours un peu plus grande. C'est un sentiment désagréable... J'avais secrètement espéré en être capable.
                                                • L'animateur : Qu'est-ce que tu as fait à ce moment là ?
                                                • Moi : Dans un premier temps, j'ai cherché à m'organiser. J'étais certain que ce petit passage à vide pouvait être résolu par une meilleure organisation. J'ai automatisé le tri des mails dans ma boîte mail. Je me suis désabonné à diverses newsletters, j'ai organisé mes flux RSS et me suis astreint à n'ouvrir que les articles qui paraissaient vraiment pertinents, j'ai réduit mon utilisation de Twitter...
                                                • L'animateur : Et ?
                                                • Moi : Bon comment dire, oui il y a eu quelques effets positifs à cette organisation. C'est redevenu, disons, gérable.
                                                • L'animateur : Tu n'as pas l'air plus satisfait que ça ?
                                                • Moi : Je finis par me demander si l'infobésité n'est pas en fait un trait de caractère...
                                                • L'animateur : Ah bon ? tu nous expliques ça ?
                                                • Moi : Plus j'y réfléchis, plus je me dis que j'étais déjà infobèse et ce même avant internet. Vous savez les livres qui s'accumulent à côté de votre lit plus vite qu'il ne vous est possible de les lire... Ça c'était déjà avant internet. Je crois que la curiosité, l'envie d'apprendre rend infobèse. Après on essaie juste de limiter cette infobésité pour que le niveau de frustration reste raisonnable. Et là internet ne rend franchement pas les choses faciles. Bien sûr, l'information y est abondante mais l'information est aussi abondante dans les bibliothèques... Ce qui pour moi fait la différence, c'est la sérendipité...
                                                • L'animateur : La sérendipité, là, je vois pas...
                                                • Moi : Quand je suis sur internet à la recherche d'une info sur un sujet précis qui m'intéresse, il est trop facile, beaucoup trop facile de tomber par hasard sur un nouveau sujet peu connu, voire inconnu, et qui, nom de dieu, mérite votre attention... Et voilà... Le piège se referme, d'un sujet intéressant, je passe à deux... D'une personne à suivre sur Twitter, je passe à deux, d'un flux RSS à suivre je passe à deux... J'ai beau trier et trier encore en aval, c'est en amont que doit se faire le travail.... Et là c'est terriblement compliqué. Surtout quand on est curieux de nature.
                                                • L'animateur : Et donc ?
                                                • Moi, de nouveau la voix tremblante : Et bien je suis toujours infobèse... Je crois que j'ai pu limiter les dégâts mais mon niveau de frustration reste élevé. J'ai quand même appris à relativiser, à "fermer la boutique" de temps à autre, à me dire que si l'info est vraiment importante elle repassera, à me placer dans le flux plutôt que de chercher à le capter... Je crois que c'est un bon début. J'ai encore des progrès à faire mais vous allez m'aider ? N'est ce pas ?
                                                • En coeur : Bravo Gatien, tu peux compter sur nous.


                                                Quelques trucs pour gérer l'infobésité

                                                • Faire un tri dans ses abonnements newsletters... Celles que vous ne lisez pas vraiment = au bac.
                                                • Organiser sa boîte mail et mettre en place un tri automatique pour ne garder "visible" que les mails importants ou urgents
                                                • Limiter ses abonnements flux RSS aux sujets qui vous intéressent vraiment
                                                • Ne pas chercher à être à tout prix à jour dans la gestion de ses flux RSS, ce qui est vieux de plus de 5 jours n'est plus "important" (en tout cas dans de nombreux sujets... Á vous de voir lesquels)
                                                • Prévoyez un moment précis dans la journée pour gérer votre infobésité... Le reste de la journée, organisez-vous pour ne plus être "dérangé" par l'afflux d'infos.
                                                • Ne créez pas vous même d'infobésité chez les autres. Ne re-scoopez, re-twittez, relayez que ce qui est vraiment opportun
                                                • Partagez votre infobésité et appuyez-vous sur des amis-collègues pour diminuer votre infobésité personnelle. Si chacun veille sur un sujet et fait le tri dans le bruit, et que ce travail est partagé, c'est tous les membres du groupe qui voient leur infobésité diminuer.


                                                Crédits photo : Dylan Roscover on Flickr - CC-BY-SA
                                                Dessin : Éric Grelet - CC-BY-SA
                                                Auteur de la fiche : Gatien Bataille
                                                bf_imagesurabondanceinformation_dylanroscover_flickr_ccbysa.jpg
                                                InfobesiteJeM039appelleGatienJeSuis (Les récits d'expérience et retours d'usage), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 23.10.2013 à 10:43, mise à jour le 02.09.2014 à 13:15.

                                                Ingrédients d'une expérimentation politique collaborative : MaVoix

                                                Témoignage : Dans le cadre de l'expérimentation politique collaborative # MAVOIX visant à introduire une dose de démocratie directe en "hackant" l'assemblée nationale, différents ingrédients ont été testés et sont mis en partage sous licence Creative Commons by sa.

                                                Les principaux ingrédients sont :
                                                - une signature qui fédère : Nous sommes celles et ceux que nous attendions
                                                - une démarche ouverte et respectueuse des individus : respecter l’intégrité et les convictions de chacun.e avec un objectif commun : devenir actrices et acteurs des lois
                                                - une organisation horizontale sur tout le territoire nationale avec émergence spontanée de groupes locaux
                                                - des outils et méthodes collaboratifs de circulation de l'information, d'échanges et de prise de décision pour articuler national et local
                                                - une posture médiatique inflexible : pas de personnification
                                                - des modes d'expressions florissant et très divers
                                                - un collectif construit sans structure juridique
                                                - une attention particulière pour que le financement soit responsable
                                                - l'investiture des candidat.e.s par un tirage au sort national
                                                - le choix du logiciel libre pour tous les outils numériques créés (et une grande partie de ceux utilisés)
                                                - la formation entre pairs et l'intelligence collective
                                                - le choix de suivre une démarche expérimentale

                                                Le texte complet mis en forme sur le site internet co-écrit et mis en ligne en décembre 2018 : https://www.mavoix.info/decouvrir/les-ingredients-mavoix/
                                                Le texte brut sur le wiki de # MAVOIX : http://wiki.mavoix.info/index.php/MaVoixCommentReX
                                                Compte-rendu de l'atelier "Retour d’expériences des ingrédients de la gouvernance expérimentée avec # MAVOIX " lors de la rencontre de décembre 2017 à St Ouen : http://wiki.mavoix.info/index.php/Retour_d%E2%80%99exp%C3%A9riences_des_ingr%C3%A9dients_de_la_gouvernance_exp%C3%A9riment%C3%A9e_avec_MaVoix
                                                Auteur de la fiche : Manuel Ibanez
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                ingredientsduneexperimentationpolitiquecol_48414298_2311270849110073_2342579346260099072_n.jpg
                                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                                IngredientsDUneExperimentationPolitiqueCol (Les récits d'expérience et retours d'usage), écrite par ManuelIbanez
                                                créée le 21.02.2019 à 13:42, mise à jour le 25.02.2019 à 11:30.

                                                Introduction aux biens communs

                                                Auteur de la fiche : Gatien Bataille
                                                Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                                Description :

                                                Biens communs ?

                                                Appelés traditionnellement "ressources communes" (les choses qui nous appartiennent en commun), les biens communs ont été quelque peu oubliés.
                                                Ils ont été supplantés par :
                                                • Les biens privés organisés par le marché.
                                                • Les biens publics mis à disposition par l'état.

                                                Dès lors les biens communs sont devenus les "choses de personne"... dont personne ne s'occupe
                                                Pourtant les biens communs (commons en anglais) ne sont pas des biens "sans maîtres".
                                                Chacun de nous peut légitimement faire état de droits sur eux.
                                                Ils sont les choses qui nous nourrissent, qui nous permettent de communiquer ainsi que nous déplacer, qui nous inspirent... voire nous permettent de rejeter nos déchets (dans l'air ou l'eau).

                                                Un bien commun se caractérise par le fait

                                                • Qu'une ressource, par exemple l'eau ou le savoir, soit durablement utilisée en commun, plutôt que consommée individuellement ou en excluant d'autres personnes.
                                                • Qu'un groupe spécifique s'occupe de la ressource et en prenne soin, plutôt que de la laisser à la merci de profiteurs.
                                                • Que ce groupe se soit mis d'accord sur des règles appropriées et transparentes, plutôt que d'accepter l'absence de régulation.
                                                • Que l'accès aux ressources soit largement auto-organisé, plutôt que déterminé de l'extérieur.
                                                • Que tous les utilisateurs aient droit de cité et voix au chapitre, plutôt que d'être systématiquement représentés par d'autres.
                                                • Que les avantages soit partagés, plutôt que concentrés.

                                                Cette conception interroge fortement la notion de propriété privée sur des biens que l'on pourraient qualifier de communs... Pourtant c'est peu débattu actuellement.

                                                Biens communs
                                                Eric Grelet - CC By Sa

                                                Quelles seraient les conséquences d'une redéfinition des terres comme biens communs ?
                                                Il faut renforcer les biens communs, au-delà et de manière complémentaire au marché et à l'état. Chacun est appelé à assumer ses responsabilités en tant que copossesseur des "choses qui nous sont communes", afin d'en tirer davantage de liberté et de communauté. Les biens communs ont besoin d'hommes et de femmes, non seulement de marchés, d'aides gouvernementales ou de régulation étatique. La richesse qui se dispense à travers les biens communs doit être partagée de manière nouvelle et équitable dans toutes les sphères de notre vie.

                                                Car les biens communs sont le secret bien gardé de notre prospérité.
                                                Chacun les rencontre quotidiennement, en tous lieux. Chacun y a constamment recours dans ses activités économiques, en famille, en politique ou au cours de son temps libre. Ils font partie des présupposés tenus pour évidents de la vie sociale et économique, et demeurent pourtant largement invisibles.

                                                Les choses qui sont utilisées en commun constituent la charpente interne d'une société florissante.
                                                Au sein de la nature, les hommes et les femmes dépendent tous de l'eau, des forêts, de la terre, des pêcheries, de la biodiversité, du paysage, de l'air, de l'atmosphère, ainsi que de tous les processus vitaux qui y sont liés. Chaque individu est en droit d'avoir part aux ressources naturelles, indépendamment de la propriété privée de ces ressources.
                                                Dans le domaine social, parmi les conditions pour que s'épanouissent les relations sociales figurent les places, parcs et jardins publics, les soirées, les dimanches et jours fériés, ainsi que les transports en commun, les réseaux numériques, les moments de sport et de loisir. Ces biens communs sociaux peuvent être directement pris en charge et cultivés, de manières très diverses, par les communautés concernées et à l'initiative des citoyens. Ils peuvent également relever pour partie du domaine public, où les services publics jouent un rôle important.
                                                Il va sans dire, en ce qui concerne la culture, que la langue, la mémoire, les usages et la connaissance sont indispensables à toute production matérielle ou immatérielle. Autant les biens communs de la nature sont nécessaires à notre survie, autant les biens communs culturels le sont à notre activité créative. De la même manière, les acquis d'aujourd'hui doivent continuer à servir librement les générations futures.
                                                Dans la sphère numérique, les productions et les échanges fonctionnent d'autant mieux que l'accès aux objets et aux données est moins entravé. Il est indispensable que les codes sources des logiciels, de même que toute la richesse des textes, sons, images et films disponibles en ligne, ne soient pas clôturés par des droits de propriété intellectuelle restrictifs.

                                                Bon à savoir

                                                Bien commun n'est pas égal à bien public
                                                Une différence essentielle avec la typologie classique des biens publics tient à ce que les biens communs sont hérités : soit ils représentent des dons de la nature et sont entretenus en tant que tels, soit ils ont été produits par des personnes ou des groupes (pas forcément toujours clairement identifiés), et ensuite transmis. Cette transmission peut être un processus de longue durée (paysages culturels, langue) ou très court (Wikipédia, logiciels libres). Des biens communs peuvent également se former lorsqu'ils ont été produits par une personne et destinés par elle à une utilisation en commun (par exemple le langage html).
                                                Aucun politicien, aucun état n'en a décidé ainsi.
                                                Bien entendu, les biens communs ou les droits humains qui leur sont associés sont souvent dépendants de la protection de l'État. Ainsi, la préservation et la revendication des biens communs planétaires pourraient difficilement être atteints sans accord entre les différents états.
                                                Les biens communs sont gérés équitablement et durablement lorsque les choses dont la disponibilité est limitée pour tous sont partagées, et lorsque tout le monde a accès aux choses qui sont abondantes.

                                                Bien commun n'est pas égal à propriété commune
                                                La propriété commune est une forme de propriété collective. Il peut s'agir de coopératives, de communautés d'héritiers ou encore de sociétés anonymes par actions. Comme la propriété privée, la propriété commune implique l'exclusion de certaines personnes (les non-propriétaires) de l'accès et de l'utilisation du bien. En cela, elle se différencie des biens communs.

                                                Tout n'est pas un bien commun, mais beaucoup de choses peuvent le devenir.

                                                Architecture des biens communs

                                                Les biens communs sont constitués de trois briques fondamentales : les ressources, les gens, et enfin les règles et normes qui permettent de lier entre elles toutes ces composantes.

                                                La première brique est matérielle. Elle se réfère aux ressources proprement dites : l'eau, la terre, le code génétique, celui des logiciels, les connaissances, les algorithmes et les techniques culturelles; elle se réfère aussi au temps dont nous disposons, et naturellement à l'atmosphère. Tout cela constitue les "ressources communes" (common pool resources en anglais). Chacun dispose d'un droit équivalent à les utiliser.

                                                La deuxième brique est sociale. Elle renvoie aux êtres humains qui usent de ces ressources. Le concept de biens communs est impensable s'il n'est pas rapporté à des individus concrets agissant dans un espace social défini. Les connaissances sont utilisées, par exemple, pour émettre un diagnostic ou pour soigner. Les techniques culturelles sont utilisées afin de produire des innovations. La communauté, c'est-à-dire tous ceux qui collectivement utilisent les ressources, transforment ces ressources en biens communs.

                                                La troisième brique est régulatrice. Elle englobe les règles et les normes qui régissent le rapport aux biens communs. À l'évidence, ce n'est pas la même chose de réguler les bytes et l'information et de réguler des ressources naturelles telles que l'eau ou les forêts. Les rapports avec ces choses prennent des formes différentes. Ce que ces rapports ont néanmoins tous en commun est qu'ils doivent être déterminés par chaque communauté étendue d'utilisateurs. Ce qui n'est possible à son tour que lorsqu'un groupe humain développe une compréhension commune de ses rapports aux ressources.

                                                Ressources + Communautés + Règles et normes = Biens communs

                                                Les biens communs font la qualité de vie

                                                Les biens communs sont sources de valeur et ceci en dehors ou en complément du marché. Pour tout un chacun, la possibilité de recourir aux biens communs, en plus des services offerts par le marché et l'état, a de multiples avantages.

                                                La chose est manifeste partout où les ressources naturelles utilisées en commun, comme les pâturages, l'eau, les mers, les forêts, les champs et les semences, forment la base de la subsistance. Les droits communautaires assurent un accès gratuit à ces ressources indispensables à la vie, payé en monnaie de coopération et de solidarité. Dès que les services assurés par ces ressources - alimentation humaine et animale, matériaux de construction, médicaments, chauffage et matières premières - doivent être achetés avec de l'argent, les hommes sont réduits à la misère, car ils sont dépourvus de pouvoir d'achat.
                                                La véritable tragédie des biens communs est que les gens ne prennent conscience de leur valeur (non monétaire) qu'au moment où ils sont sur le point de disparaître.
                                                Ainsi, la densité urbaine est une forme de richesse qui ne devient apparente que lorsqu'elle est perdue. Les courtes distances :
                                                • Permettent les économies de temps nécessaires pour effectuer ses courses à pied,
                                                • ou pour que les enfants puissent se rendre à l'école sans emprunter les transports.
                                                • Encourage les réseaux de socialisation et le travail en commun, et par là l'organisation de crèches autonomes, l'entraide entre voisins ou le jardinage collectif.

                                                Ressources communes + Communautés + Coopération = Création de valeurs non monétaire

                                                Les biens communs : outils de créativité et de coopération

                                                Que la coopération soit un puissant facteur de productivité est une vérité admise depuis longtemps. La sphère numérique a permis le développement de formes de coopération tout à fait innovantes.

                                                Dans le monde des sciences, les modes de travail collaboratifs, globalement partagés et auto-organisés sont devenus une évidence.
                                                La créativité revêt à l'âge numérique une nouvelle signification, au-delà de l'individu.
                                                Il s'avère souvent que l'enthousiasme et la compétence cumulés des amateurs n'a rien à envier aux professionnels, bien au contraire. Grâce aux applications toujours plus nombreuses du Web 2.0, comme Twitter, les wikis ou les blogs, de nouvelles formes de travail en commun et de partage des connaissances sont expérimentées. L'Internet a le potentiel de développer des plate-formes pour l'intelligence collaborative et l'ingéniosité décentralisée, et de les mettre à disposition de tous.
                                                Les "communautés en ligne" sont en mesure, grâce à une large participation, de proposer des produits et des services de haute qualité, qui peuvent aussi avoir une valeur monétaire.

                                                Presque toutes les sociétés humaines sont fondées sur un mélange de concurrence, de planification et de solidarité. Cependant, leurs rapports respectifs se modifient au cours de l'histoire. L'échange de marchandises sur le marché - aussi évident qu'il soit devenu pour nous - ne représente qu'une manière parmi d'autres de s'approvisionner en biens.
                                                Les voies pour s'approvisionner en biens sont :
                                                • La production organisée par le marché (principe de concurrence).
                                                • La production organisée par l'État (principe de planification).
                                                • La production et la distribution au sein de communautés (principe de réciprocité).
                                                Le sentiment de communauté et de coopération libre semblent acquérir une nouvelle signification et une nouvelle importance en se conjuguant au désir d'indépendance. Le renforcement des biens communs répond à ce besoin.

                                                La solution aux problèmes d'aujourd'hui ne réside pas dans un repli de l'État visant à faire de la place au marché, mais plutôt en ce que l'État s'efforce de sécuriser les droits des communautés sur leurs biens communs.

                                                Les atouts des biens communs

                                                Ce qui apparaît aujourd'hui encore comme une faiblesse des biens communs pourrait bien dans un avenir proche se révéler une force : l'argent y joue un rôle secondaire. Ce qui distingue les biens communs, c'est la coopération en vue de la possession partagée plutôt que la concurrence dans la recherche de l'enrichissement personnel. Généralement, les incitations monétaires y jouent un rôle très marginal.
                                                Les motifs qui comptent réellement sont plutôt :
                                                • L'utilité commune,
                                                • le développement des compétences,
                                                • la sociabilité ou la réputation.
                                                En ce sens, la sphère des bien communs est un espace démarchandisé. Il s'agit d'une économie du partage et de la participation, et non de l'accumulation et de l'exclusion.
                                                Sans une telle économie du partage, une économie libérée de la pression de la croissance est inconcevable. En effet, tout ce qui est réalisé par sens de l'intérêt général, par passion pour le sujet ou par solidarité permet de satisfaire les besoins avec un investissement monétaire moindre. Ainsi, la réalisation de Wikipédia aurait représenté un coût inabordable si chaque collaborateur avait dû être rémunéré.

                                                En d'autres termes, ce qui est produit dans la sphère des biens communs - souvent caractérisé comme du capital social - pourrait être qualifié de manière plus pertinente encore de "monétairement efficient". Un moindre investissement de capital monétaire est requis pour un même niveau de performance.
                                                C'est précisément là le défi central d'un système économique qui devra se passer de croissance économique, mais qui devra aussi continuer à fonctionner. Parce que l'efficience monétaire ainsi comprise peut représenter le pilier d'une économie post-croissante, la redécouverte des biens communs est la condition d'émergence d'un ordre économique capable d'avenir pour le XXIe siècle.
                                                Un nouveau modèle à créer : la production par les pairs basée sur les communs
                                                Contrairement à la production pour le marché, la production par les pairs basée sur les communs n'a pas lieu en vue de la vente, mais en vue de l'utilisation directe. Les projets de pairs ont un but commun - créer des logiciels, faire de la musique, s'occuper d'un jardin - et tous les participants et participantes contribuent d'une manière ou d'une autre à cette fin. La plupart ne le font pas pour gagner de l'argent, mais parce qu'ils partagent l'objectif du projet et souhaitent qu'il réussisse - ou simplement parce qu'ils aiment faire ce qu'ils font. Une telle production par les pairs basée sur les communs produit de nouveaux biens communs, ou bien prend soin de ceux qui existent déjà et les améliore. Les structures hiérarchiques y sont largement inconnues. Cela ne signifie en aucun cas qu'ils soient non structurés mais personne ne peut ordonner à un autre ce qu'il a à faire. Les relations qui se nouent autour de ces biens communs ne sont pas dépourvues de règles. Les règles sont le fruit du consensus des "pairs". Dans l'économie égalitaire des biens communs, il n'y a ni contrainte ni commandements. Il en résulte une coopération libre entre contributeurs égaux en droits.

                                                Une production par les pairs basée sur les communs a toujours lieu au sein de "communautés" (communities), là où se retrouvent des personnes partageant des intérêts communs ou ayant simplement une relation de voisinage. Les mondes virtuels rendent également possible l'émergence des formes nouvelles de communauté, sans attache territoriale.
                                                Il est vrai que la production par les pairs basée sur les communs s'est développée surtout dans la production de savoir et de logiciels, mais ses principes peuvent être transposés à la production de biens matériels. Cela signifie que :
                                                • Le savoir et les ressources naturelles sont des biens communs qui fondamentalement appartiennent à tous. Pour leur utilisation, il existe des règles qui garantissent l'équité.
                                                • La production de biens physiques est basée sur des designs (plans de construction) libres, que chacun peut continuer à développer ou adapter à ses propres besoins.
                                                • L'organisation de la production physique est décentralisée. Pour l'essentiel, elle a lieu localement.
                                                • La production est orientée vers l'utilisation et l'utilisateur : on produit pour la vie !
                                                • L'engagement de chaque participant découle de son "libre choix" : chacun choisit par lui-même où et comment il souhaite prendre part. Cela exige un important effort de mise en harmonie, mais cela apporte aussi davantage de satisfaction.
                                                • La production parles pairs est basée sur l'intégration et non sur l'exclusion. Il y a bien sûr des règles, dont les communautés se dotent elles-mêmes et auxquelles chacun doit se tenir, mais les barrières à l'entrée sont faibles. La participation est facilitée.

                                                Alors que dans l'économie de marché, les biens communs - bien que d'importance vitale - sont devenus quasiment invisibles, dans une économie des biens communs les rapports devraient être inversés : les marchés, tels qu'ils sont organisés dans l'économie marchande d'aujourd'hui, joueront à l'avenir un rôle minime, alors que les biens communs, les commons et les communautés de commoners seront au centre de la vie.

                                                Les pistes pour agir

                                                • Nous pouvons directement vouer notre énergie, nos institutions et nos talents aux biens communs et à ce qui constitue leur essence : la diversité de la vie.
                                                • Nous pouvons nous demander systématiquement, à propos de tout projet, de toute idée ou de toute activité économique, s'il apporte plus aux communautés, à la société et à l'environnement qu'il ne leur retire.
                                                • Nous pouvons inverser la tendance actuelle : en nous fixant des limites et en utilisant de manière durable les ressources naturelles, mais en étant prodigues en matière de circulation des idées. Ainsi nous bénéficierons au mieux des deux.
                                                • Nous pouvons trouver des moyens intelligents de promouvoir la progression de tous, au lieu de nous concentrer exclusivement sur l'avancement individuel.
                                                • Nous pouvons reconnaître et soutenir matériellement en priorité les activités qui génèrent, entretiennent ou multiplient des biens à la libre disposition de tous.
                                                • Nous pouvons faire en sorte que la participation collective et équitable aux dons de notre terre ainsi qu'aux réalisations collectives du passé et du présent soit institutionnalisée et devienne la norme.
                                                • Nous pouvons recourir à des processus décisionnels, des moyens de communication et des technologies transparents, participatifs et libres, ainsi que les améliorer.


                                                Dessins : Éric Grelet - CC-BY-SA
                                                IntroductionAuxBiensCommuns (Concept), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 23.10.2013 à 10:45, mise à jour le 02.09.2014 à 13:12.

                                                Introduction aux biens communs

                                                Description :

                                                Biens communs ?

                                                Appelés traditionnellement "ressources communes" (les choses qui nous appartiennent en commun), les biens communs ont été quelque peu oubliés.
                                                Ils ont été supplantés par :
                                                • Les biens privés organisés par le marché.
                                                • Les biens publics mis à disposition par l'état.

                                                Dès lors les biens communs sont devenus les "choses de personne"... dont personne ne s'occupe
                                                Pourtant les biens communs (commons en anglais) ne sont pas des biens "sans maîtres".
                                                Chacun de nous peut légitimement faire état de droits sur eux.
                                                Ils sont les choses qui nous nourrissent, qui nous permettent de communiquer ainsi que nous déplacer, qui nous inspirent... voire nous permettent de rejeter nos déchets (dans l'air ou l'eau).

                                                Un bien commun se caractérise par le fait

                                                • Qu'une ressource, par exemple l'eau ou le savoir, soit durablement utilisée en commun, plutôt que consommée individuellement ou en excluant d'autres personnes.
                                                • Qu'un groupe spécifique s'occupe de la ressource et en prenne soin, plutôt que de la laisser à la merci de profiteurs.
                                                • Que ce groupe se soit mis d'accord sur des règles appropriées et transparentes, plutôt que d'accepter l'absence de régulation.
                                                • Que l'accès aux ressources soit largement auto-organisé, plutôt que déterminé de l'extérieur.
                                                • Que tous les utilisateurs aient droit de cité et voix au chapitre, plutôt que d'être systématiquement représentés par d'autres.
                                                • Que les avantages soit partagés, plutôt que concentrés.

                                                Cette conception interroge fortement la notion de propriété privée sur des biens que l'on pourraient qualifier de communs... Pourtant c'est peu débattu actuellement.

                                                Biens communs
                                                Eric Grelet - CC By Sa

                                                Quelles seraient les conséquences d'une redéfinition des terres comme biens communs ?
                                                Il faut renforcer les biens communs, au-delà et de manière complémentaire au marché et à l'état. Chacun est appelé à assumer ses responsabilités en tant que copossesseur des "choses qui nous sont communes", afin d'en tirer davantage de liberté et de communauté. Les biens communs ont besoin d'hommes et de femmes, non seulement de marchés, d'aides gouvernementales ou de régulation étatique. La richesse qui se dispense à travers les biens communs doit être partagée de manière nouvelle et équitable dans toutes les sphères de notre vie.

                                                Car les biens communs sont le secret bien gardé de notre prospérité.
                                                Chacun les rencontre quotidiennement, en tous lieux. Chacun y a constamment recours dans ses activités économiques, en famille, en politique ou au cours de son temps libre. Ils font partie des présupposés tenus pour évidents de la vie sociale et économique, et demeurent pourtant largement invisibles.

                                                Les choses qui sont utilisées en commun constituent la charpente interne d'une société florissante.
                                                Au sein de la nature, les hommes et les femmes dépendent tous de l'eau, des forêts, de la terre, des pêcheries, de la biodiversité, du paysage, de l'air, de l'atmosphère, ainsi que de tous les processus vitaux qui y sont liés. Chaque individu est en droit d'avoir part aux ressources naturelles, indépendamment de la propriété privée de ces ressources.
                                                Dans le domaine social, parmi les conditions pour que s'épanouissent les relations sociales figurent les places, parcs et jardins publics, les soirées, les dimanches et jours fériés, ainsi que les transports en commun, les réseaux numériques, les moments de sport et de loisir. Ces biens communs sociaux peuvent être directement pris en charge et cultivés, de manières très diverses, par les communautés concernées et à l'initiative des citoyens. Ils peuvent également relever pour partie du domaine public, où les services publics jouent un rôle important.
                                                Il va sans dire, en ce qui concerne la culture, que la langue, la mémoire, les usages et la connaissance sont indispensables à toute production matérielle ou immatérielle. Autant les biens communs de la nature sont nécessaires à notre survie, autant les biens communs culturels le sont à notre activité créative. De la même manière, les acquis d'aujourd'hui doivent continuer à servir librement les générations futures.
                                                Dans la sphère numérique, les productions et les échanges fonctionnent d'autant mieux que l'accès aux objets et aux données est moins entravé. Il est indispensable que les codes sources des logiciels, de même que toute la richesse des textes, sons, images et films disponibles en ligne, ne soient pas clôturés par des droits de propriété intellectuelle restrictifs.

                                                Bon à savoir

                                                Bien commun n'est pas égal à bien public
                                                Une différence essentielle avec la typologie classique des biens publics tient à ce que les biens communs sont hérités : soit ils représentent des dons de la nature et sont entretenus en tant que tels, soit ils ont été produits par des personnes ou des groupes (pas forcément toujours clairement identifiés), et ensuite transmis. Cette transmission peut être un processus de longue durée (paysages culturels, langue) ou très court (Wikipédia, logiciels libres). Des biens communs peuvent également se former lorsqu'ils ont été produits par une personne et destinés par elle à une utilisation en commun (par exemple le langage html).
                                                Aucun politicien, aucun état n'en a décidé ainsi.
                                                Bien entendu, les biens communs ou les droits humains qui leur sont associés sont souvent dépendants de la protection de l'État. Ainsi, la préservation et la revendication des biens communs planétaires pourraient difficilement être atteints sans accord entre les différents états.
                                                Les biens communs sont gérés équitablement et durablement lorsque les choses dont la disponibilité est limitée pour tous sont partagées, et lorsque tout le monde a accès aux choses qui sont abondantes.

                                                Bien commun n'est pas égal à propriété commune
                                                La propriété commune est une forme de propriété collective. Il peut s'agir de coopératives, de communautés d'héritiers ou encore de sociétés anonymes par actions. Comme la propriété privée, la propriété commune implique l'exclusion de certaines personnes (les non-propriétaires) de l'accès et de l'utilisation du bien. En cela, elle se différencie des biens communs.

                                                Tout n'est pas un bien commun, mais beaucoup de choses peuvent le devenir.

                                                Architecture des biens communs

                                                Les biens communs sont constitués de trois briques fondamentales : les ressources, les gens, et enfin les règles et normes qui permettent de lier entre elles toutes ces composantes.

                                                La première brique est matérielle. Elle se réfère aux ressources proprement dites : l'eau, la terre, le code génétique, celui des logiciels, les connaissances, les algorithmes et les techniques culturelles; elle se réfère aussi au temps dont nous disposons, et naturellement à l'atmosphère. Tout cela constitue les "ressources communes" (common pool resources en anglais). Chacun dispose d'un droit équivalent à les utiliser.

                                                La deuxième brique est sociale. Elle renvoie aux êtres humains qui usent de ces ressources. Le concept de biens communs est impensable s'il n'est pas rapporté à des individus concrets agissant dans un espace social défini. Les connaissances sont utilisées, par exemple, pour émettre un diagnostic ou pour soigner. Les techniques culturelles sont utilisées afin de produire des innovations. La communauté, c'est-à-dire tous ceux qui collectivement utilisent les ressources, transforment ces ressources en biens communs.

                                                La troisième brique est régulatrice. Elle englobe les règles et les normes qui régissent le rapport aux biens communs. À l'évidence, ce n'est pas la même chose de réguler les bytes et l'information et de réguler des ressources naturelles telles que l'eau ou les forêts. Les rapports avec ces choses prennent des formes différentes. Ce que ces rapports ont néanmoins tous en commun est qu'ils doivent être déterminés par chaque communauté étendue d'utilisateurs. Ce qui n'est possible à son tour que lorsqu'un groupe humain développe une compréhension commune de ses rapports aux ressources.

                                                Ressources + Communautés + Règles et normes = Biens communs

                                                Les biens communs font la qualité de vie

                                                Les biens communs sont sources de valeur et ceci en dehors ou en complément du marché. Pour tout un chacun, la possibilité de recourir aux biens communs, en plus des services offerts par le marché et l'état, a de multiples avantages.

                                                La chose est manifeste partout où les ressources naturelles utilisées en commun, comme les pâturages, l'eau, les mers, les forêts, les champs et les semences, forment la base de la subsistance. Les droits communautaires assurent un accès gratuit à ces ressources indispensables à la vie, payé en monnaie de coopération et de solidarité. Dès que les services assurés par ces ressources - alimentation humaine et animale, matériaux de construction, médicaments, chauffage et matières premières - doivent être achetés avec de l'argent, les hommes sont réduits à la misère, car ils sont dépourvus de pouvoir d'achat.
                                                La véritable tragédie des biens communs est que les gens ne prennent conscience de leur valeur (non monétaire) qu'au moment où ils sont sur le point de disparaître.
                                                Ainsi, la densité urbaine est une forme de richesse qui ne devient apparente que lorsqu'elle est perdue. Les courtes distances :
                                                • Permettent les économies de temps nécessaires pour effectuer ses courses à pied,
                                                • ou pour que les enfants puissent se rendre à l'école sans emprunter les transports.
                                                • Encourage les réseaux de socialisation et le travail en commun, et par là l'organisation de crèches autonomes, l'entraide entre voisins ou le jardinage collectif.

                                                Ressources communes + Communautés + Coopération = Création de valeurs non monétaire

                                                Les biens communs : outils de créativité et de coopération

                                                Que la coopération soit un puissant facteur de productivité est une vérité admise depuis longtemps. La sphère numérique a permis le développement de formes de coopération tout à fait innovantes.

                                                Dans le monde des sciences, les modes de travail collaboratifs, globalement partagés et auto-organisés sont devenus une évidence.
                                                La créativité revêt à l'âge numérique une nouvelle signification, au-delà de l'individu.
                                                Il s'avère souvent que l'enthousiasme et la compétence cumulés des amateurs n'a rien à envier aux professionnels, bien au contraire. Grâce aux applications toujours plus nombreuses du Web 2.0, comme Twitter, les wikis ou les blogs, de nouvelles formes de travail en commun et de partage des connaissances sont expérimentées. L'Internet a le potentiel de développer des plate-formes pour l'intelligence collaborative et l'ingéniosité décentralisée, et de les mettre à disposition de tous.
                                                Les "communautés en ligne" sont en mesure, grâce à une large participation, de proposer des produits et des services de haute qualité, qui peuvent aussi avoir une valeur monétaire.

                                                Presque toutes les sociétés humaines sont fondées sur un mélange de concurrence, de planification et de solidarité. Cependant, leurs rapports respectifs se modifient au cours de l'histoire. L'échange de marchandises sur le marché - aussi évident qu'il soit devenu pour nous - ne représente qu'une manière parmi d'autres de s'approvisionner en biens.
                                                Les voies pour s'approvisionner en biens sont :
                                                • La production organisée par le marché (principe de concurrence).
                                                • La production organisée par l'État (principe de planification).
                                                • La production et la distribution au sein de communautés (principe de réciprocité).
                                                Le sentiment de communauté et de coopération libre semblent acquérir une nouvelle signification et une nouvelle importance en se conjuguant au désir d'indépendance. Le renforcement des biens communs répond à ce besoin.

                                                La solution aux problèmes d'aujourd'hui ne réside pas dans un repli de l'État visant à faire de la place au marché, mais plutôt en ce que l'État s'efforce de sécuriser les droits des communautés sur leurs biens communs.

                                                Les atouts des biens communs

                                                Ce qui apparaît aujourd'hui encore comme une faiblesse des biens communs pourrait bien dans un avenir proche se révéler une force : l'argent y joue un rôle secondaire. Ce qui distingue les biens communs, c'est la coopération en vue de la possession partagée plutôt que la concurrence dans la recherche de l'enrichissement personnel. Généralement, les incitations monétaires y jouent un rôle très marginal.
                                                Les motifs qui comptent réellement sont plutôt :
                                                • L'utilité commune,
                                                • le développement des compétences,
                                                • la sociabilité ou la réputation.
                                                En ce sens, la sphère des bien communs est un espace démarchandisé. Il s'agit d'une économie du partage et de la participation, et non de l'accumulation et de l'exclusion.
                                                Sans une telle économie du partage, une économie libérée de la pression de la croissance est inconcevable. En effet, tout ce qui est réalisé par sens de l'intérêt général, par passion pour le sujet ou par solidarité permet de satisfaire les besoins avec un investissement monétaire moindre. Ainsi, la réalisation de Wikipédia aurait représenté un coût inabordable si chaque collaborateur avait dû être rémunéré.

                                                En d'autres termes, ce qui est produit dans la sphère des biens communs - souvent caractérisé comme du capital social - pourrait être qualifié de manière plus pertinente encore de "monétairement efficient". Un moindre investissement de capital monétaire est requis pour un même niveau de performance.
                                                C'est précisément là le défi central d'un système économique qui devra se passer de croissance économique, mais qui devra aussi continuer à fonctionner. Parce que l'efficience monétaire ainsi comprise peut représenter le pilier d'une économie post-croissante, la redécouverte des biens communs est la condition d'émergence d'un ordre économique capable d'avenir pour le XXIe siècle.
                                                Un nouveau modèle à créer : la production par les pairs basée sur les communs
                                                Contrairement à la production pour le marché, la production par les pairs basée sur les communs n'a pas lieu en vue de la vente, mais en vue de l'utilisation directe. Les projets de pairs ont un but commun - créer des logiciels, faire de la musique, s'occuper d'un jardin - et tous les participants et participantes contribuent d'une manière ou d'une autre à cette fin. La plupart ne le font pas pour gagner de l'argent, mais parce qu'ils partagent l'objectif du projet et souhaitent qu'il réussisse - ou simplement parce qu'ils aiment faire ce qu'ils font. Une telle production par les pairs basée sur les communs produit de nouveaux biens communs, ou bien prend soin de ceux qui existent déjà et les améliore. Les structures hiérarchiques y sont largement inconnues. Cela ne signifie en aucun cas qu'ils soient non structurés mais personne ne peut ordonner à un autre ce qu'il a à faire. Les relations qui se nouent autour de ces biens communs ne sont pas dépourvues de règles. Les règles sont le fruit du consensus des "pairs". Dans l'économie égalitaire des biens communs, il n'y a ni contrainte ni commandements. Il en résulte une coopération libre entre contributeurs égaux en droits.

                                                Une production par les pairs basée sur les communs a toujours lieu au sein de "communautés" (communities), là où se retrouvent des personnes partageant des intérêts communs ou ayant simplement une relation de voisinage. Les mondes virtuels rendent également possible l'émergence des formes nouvelles de communauté, sans attache territoriale.
                                                Il est vrai que la production par les pairs basée sur les communs s'est développée surtout dans la production de savoir et de logiciels, mais ses principes peuvent être transposés à la production de biens matériels. Cela signifie que :
                                                • Le savoir et les ressources naturelles sont des biens communs qui fondamentalement appartiennent à tous. Pour leur utilisation, il existe des règles qui garantissent l'équité.
                                                • La production de biens physiques est basée sur des designs (plans de construction) libres, que chacun peut continuer à développer ou adapter à ses propres besoins.
                                                • L'organisation de la production physique est décentralisée. Pour l'essentiel, elle a lieu localement.
                                                • La production est orientée vers l'utilisation et l'utilisateur : on produit pour la vie !
                                                • L'engagement de chaque participant découle de son "libre choix" : chacun choisit par lui-même où et comment il souhaite prendre part. Cela exige un important effort de mise en harmonie, mais cela apporte aussi davantage de satisfaction.
                                                • La production parles pairs est basée sur l'intégration et non sur l'exclusion. Il y a bien sûr des règles, dont les communautés se dotent elles-mêmes et auxquelles chacun doit se tenir, mais les barrières à l'entrée sont faibles. La participation est facilitée.

                                                Alors que dans l'économie de marché, les biens communs - bien que d'importance vitale - sont devenus quasiment invisibles, dans une économie des biens communs les rapports devraient être inversés : les marchés, tels qu'ils sont organisés dans l'économie marchande d'aujourd'hui, joueront à l'avenir un rôle minime, alors que les biens communs, les commons et les communautés de commoners seront au centre de la vie.

                                                Les pistes pour agir

                                                • Nous pouvons directement vouer notre énergie, nos institutions et nos talents aux biens communs et à ce qui constitue leur essence : la diversité de la vie.
                                                • Nous pouvons nous demander systématiquement, à propos de tout projet, de toute idée ou de toute activité économique, s'il apporte plus aux communautés, à la société et à l'environnement qu'il ne leur retire.
                                                • Nous pouvons inverser la tendance actuelle : en nous fixant des limites et en utilisant de manière durable les ressources naturelles, mais en étant prodigues en matière de circulation des idées. Ainsi nous bénéficierons au mieux des deux.
                                                • Nous pouvons trouver des moyens intelligents de promouvoir la progression de tous, au lieu de nous concentrer exclusivement sur l'avancement individuel.
                                                • Nous pouvons reconnaître et soutenir matériellement en priorité les activités qui génèrent, entretiennent ou multiplient des biens à la libre disposition de tous.
                                                • Nous pouvons faire en sorte que la participation collective et équitable aux dons de notre terre ainsi qu'aux réalisations collectives du passé et du présent soit institutionnalisée et devienne la norme.
                                                • Nous pouvons recourir à des processus décisionnels, des moyens de communication et des technologies transparents, participatifs et libres, ainsi que les améliorer.


                                                Dessins : Éric Grelet - CC-BY-SA
                                                Thématique de la ressource : Autre
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Gatien Bataille
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s connaissant cette ressource :
                                                Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                                                IntroductionAuxBiensCommuns2 (OBSOLETE - Les concepts et éléments théoriques OBSOLETE), écrite par WikiAdmin
                                                créée le 16.09.2018 à 22:11, mise à jour le 16.09.2018 à 22:11.

                                                Intégrer les outils numériques et collaboratifs dans le déploiement de son projet

                                                Nature de l'action menée : Accompagnement
                                                Nombre de participants : De 6 à 15 personnes
                                                Durée de l'action : Entre deux et trois jours au total
                                                Niveau d'avancement de l'action : Terminée
                                                Degré de réussite de l'action :
                                                Année de mise en oeuvre : 2018
                                                Description de l'action : La BGE Loiret pilote le dispositif du DLA sur son département. C?est dans ce cadre qu?elle souhaite proposer un accompagnement collectif à des associations autour des outils numériques collaboratifs.
                                                Le numérique est perçu comme un levier trop peu intégré par les associations que ce soit pour mieux s?organiser, pour communiquer en interne ou en externe, pour valoriser leurs actions et faciliter la participation de tous au projet. En deux mots : pouvoir, grâce au numérique, faciliter la coopération, par nature au c?ur des structures de l?ESS .
                                                Afin de tirer pleinement profit de ces outils, les associations bénéficiaires de l?accompagnement auront également besoin de développer une culture numérique suffisante. Elles devront donc être en capacité de choisir de manière éclairée des outils adaptés à leurs besoins à l?issu de l?accompagnement. Cette culture générale du numérique passera par la pratique de premiers outils simples immédiatement mobilisables.
                                                Enfin, la question de l?appropriation collective des outils par l?ensemble des membres devra être abordée, notamment à travers la mise en place des premiers pas d?une stratégie de déploiement des usages numérique au sein de la structure.
                                                Lien vers le cahier des charges initial ou résumer des besoins formalisés au démarrage : https://partage.osons.cc/s/La3r5N2jhnycC6b
                                                Lien vers la réponse au cahier des charges (s'il y a lieu) : https://partage.osons.cc/s/2wDNxKU8WXshuwg
                                                Lien vers la documentation de l'expérience : https://ressources.osons.cc/?PageAcc45
                                                Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
                                                Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                                                  IntegrerLesOutilsNumeriquesEtCollaboratifs (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                                                  créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                                                  Issoudun : impliquer la population dans la préparation du chantier international de jeunes bénévoles

                                                  Nature de l'action menée : Animation d'un temps collectif
                                                  Nombre de participants : De 6 à 15 personnes
                                                  Durée de l'action : Plus d'une semaine au total
                                                  Niveau d'avancement de l'action : En cours
                                                  Degré de réussite de l'action :
                                                  Année de mise en oeuvre : 2017, 2018
                                                  Description de l'action : Un chantier international de jeunes bénévoles s'est tenu en 2016 à Issoudun : durant 2 semaines, de jeunes étrangers ont participé à la vie de la cité et ont réalisé une fresque murale.
                                                  En juillet 2018, un nouveau chantier est programmé. Les partenaires du projet* ont décidé de lancer une large concertation pour en définir le thème et le lieu. L'occasion également de sensibiliser les habitants sur ce projet et tisser des liens avec la population.

                                                  Les différents espaces-temps d'échanges qui ont été organisés :
                                                  - Des petits-déjeuners "causeries", dans 2 des quartiers "prioritaires" de la ville
                                                  - Un Forum participatif avec quelques associations locales ainsi que des partenaires institutionnels
                                                  - Une animation auprès des lycéens
                                                  - Une journée de sensibilisation/formation auprès de jeunes intégrés dans le dispositif Garantie Jeunes de la Mission locale

                                                  Le bilan de cette première phase de concertation est mitigé : les petits-déjeuners et le forum participatif n'ont pas suscité beaucoup de participation, mais les temps passés avec les jeunes (de la Mission locale et du lycée) sont une vraie réussite, tant dans la participation que dans le contenu des échanges. Ainsi, de nombreuses idées de thèmes ont été collectées auprès des jeunes d'Issoudun.

                                                  La seconde phase de préparation est en cours : définition de la thématique et organisation du chantier.

                                                  *Les partenaires du projet : Le CRIJ, Concordia, la MELI, la Mission locale, le collectif Osons ainsi que la Région et la Ville d'Issoudun.
                                                  Auteur.trice(s) de la ressource : Sarah Gaucher
                                                  Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                  Contributeur.trice.s ayant vécu cette action :
                                                    IssoudunImpliquerLaPopulationDansLaPrep (Mémoires d'action), écrite par WikiAdmin
                                                    créée le 23.08.2018 à 15:59, mise à jour le 23.08.2018 à 15:59.

                                                    Jean-François ROCHAS-PARROT

                                                    Présentation : Je m’appelle Jean-François mais tout le monde m’appelle Jeff. Je suis écoloHumaniste 🙂

                                                    Pour sauver la planète, il faut changer nos modes de vie ! Vous souhaitez rendre le monde + humain & écologique mais que vous ne savez pas par où commencer ? Nous vous proposons des outils pratiques, des conférences et des formations pour vous aider à vous lancer !
                                                    Code postal : 69001
                                                    Ville : LYON

                                                    Téléphone : 06 82 79 60 29
                                                    JeanFrancoisRochasParrot (Les contributeurs)
                                                    créée le 17.05.2019 à 15:35, mise à jour le 17.05.2019 à 15:35.

                                                    Jean-Michel Cornu

                                                    Présentation : Spécialiste de la coopération et de l'intelligence collective, je fais partie des anciens :-) avec mon premier livre en 2000 la "coopération nouvelles approches" et plus récemment en 2016 "le guide de l'animateur : une heure par semaine pour animer une communauté".

                                                    Je m'intéresse particulièrement aux méthodes pour développer naturellement des grands groupes avec suffisamment de participation, de coopération et de résultats, tout en y passant un temps très raisonnable.
                                                    jeanmichelcornu_portrait-jmc.png
                                                    Code postal : 58230
                                                    Ville : Alligny en Morvan

                                                    Téléphone : 0964098025
                                                    Site Internet : http://cornu.viabloga.com
                                                    JeanMichelCornu (Les contributeurs)
                                                    créée le 20.09.2018 à 10:42, mise à jour le 20.09.2018 à 10:42.

                                                    Je suis devenue accro des tableurs en ligne !

                                                    Témoignage : Je suis coordinatrice pédagogique d'une licence professionnelle. Qui dit coordination dit OR-GA-NI-SA-TION !
                                                    Pas facile de centraliser les informations, d'éviter les redondances, de tenir au courant les étudiants, l'équipe pédagogique et les professionnels partenaires !
                                                    Suite à la formation COOPTIC, j'ai compris l'intérêt de la coopération et j'essaye de plus en plus d'être une "coordinatrice coopérative" !
                                                    Petit exemple : on multiplie les tableaux pour chaque promo d'étudiants (tableau avec leurs coordonnées, tableau avec leur thème de stage + les coordonnées de leur maître de stage etc.)

                                                    Tableur
                                                    Eric Grelet - CC By Sa

                                                    J'ai créé un seul tableau en ligne qui est rempli en début d'année dès le début de la recherche de stage. Les étudiants le remplissent au fur et à mesure (recherche d'un stage) ; l'assistante de formation et la coordinatrice (moi-même) le complétons pour indiquer si la convention a été rédigée, signée, puis envoyée ; l'équipe pédagogique complète la colonne "nom du tuteur pédagogique". Une fois en stage les étudiants complètent également les infos concernant leurs maîtres de stage etc. Je m'en sers ensuite pour organiser les soutenances.
                                                    Finis les multiples tableaux à archiver sur le serveur, à envoyer par mail, à ne plus savoir quelle version utiliser etc ... j'utilise désormais un seul tableau, accessible pour tous et depuis n'importe quel poste !

                                                    Petite anecdote : lors d'un audit qualité il y a eu une panne internet... Mon tableau n'était plus accessible ! Depuis je fais régulièrement une importation au format .ods afin d'éviter de me retrouver sans rien !

                                                    Dessin : Eric Grelet
                                                    Auteur de la fiche : Claire Herrgott - SupAgro Florac
                                                    JeSuisDevenueAccroDesTableursEnLigne (Les récits d'expérience et retours d'usage), écrite par WikiAdmin
                                                    créée le 23.10.2013 à 10:43, mise à jour le 02.09.2014 à 13:18.

                                                    Je suis devenu fan de l'accélérateur de projet

                                                    Témoignage : Je suis enseignant à Montpellier SupAgro, dans la filière Ingénieur, mais aussi en Master et en Licence professionnelle. Dans le domaine de la communication écrite et orale, les travaux sont individuels ou collectifs.
                                                    Quel que soit le type de travail demandé, l'individu doit montrer sa capacité à mobiliser son réseau pour réfléchir à des solutions, résoudre des problèmes, contourner des difficultés. Travailler en autonomie n'exclut pas de faire confiance aux autres, de leur donner l'occasion de montrer leur disponibilité et leur intérêt à notre travail. C'est dans ce contexte que l'accélérateur de projet est opérationnel.
                                                    L'accélérateur de projet n'est pas un logiciel ni un outil informatique : c'est une méthode qui contraint les échanges entre cinq individus. Cette mise en situation dure 60 minutes. Un individu expose un problème qu'il confie au groupe. Le groupe y réfléchit pendant 30 minutes sans que le questionneur n'intervienne.

                                                    Je l'ai utilisé avec des ingénieurs en 2e année. De retour d'un stage ouvrier, une séance de débriefing en octobre a permis de faire parler les ingénieurs sur les fonctions, missions, activités dont ils ont eu la responsabilité lors du stage. Puis, d'évoquer les compétences qu'il leur semble avoir exprimées. Ensuite, de partager en groupe de cinq leurs expériences et des difficultés rencontrées. Chaque groupe décide ensuite de choisir un problème ou une difficulté rencontrée, pour la traiter avec la méthode "accélérateur de projet".
                                                    Les étudiants ont beaucoup apprécié ce moment, car c'est un vrai moment structuré d'échanges régulés. La méthode permet à chacun de s'exprimer même les plus discrets ou timides, et surtout elle permet d'éviter les recadrages intempestifs du questionneur qui doit se taire pendant la réflexion collective. À la fin de l'exercice, un enseignement particulier lié à la séance doit être formulé, c'est une pépite. Parmi les dernières d'entre elles : "c'était vraiment bien qu'il se taise après avoir exposé sa question" ; "développer l'écoute enrichit vraiment la réflexion".

                                                    Petite expérience irréversible de coopération !
                                                    Auteur de la fiche : Laurent Tézenas - Montpellier SupAgro
                                                    JeSuisDevenuFanDeL039accelerateurDePr (Les récits d'expérience et retours d'usage), écrite par WikiAdmin
                                                    créée le 23.10.2013 à 10:43, mise à jour le 17.01.2014 à 16:24.

                                                    Je te chante

                                                    Pour quel usage utiliser cet outil ? : S'énergiser, Se rencontrer, se présenter
                                                    À combien de participants cet outil est-il adapté ? : De 6 à 15 personnes, De 16 à 30 personnes, Plus de 30 personnes
                                                    Description de l'outil : Durée
                                                    2 x 5'

                                                    Déroulé
                                                    Demander au groupe de se mettre en deux lignes face à face.
                                                    Une ligne émetteur et une ligne récepteur :
                                                    > l'émetteur et le receveur de chaque binôme se regardent (2')
                                                    > l'émetteur s'avance tout proche de son récepteur et lui chante une chanson à l'oreille (2-3')
                                                    Deuxième tour en intervertissant les rôles récepteur/émetteur > réciprocité

                                                    Intention
                                                    Créer une intimité entre les participants. Apporter de la douceur. Ouvre le cœur sans passer par la tête.

                                                    Vigilance
                                                    A proposer pour un groupe qui a déjà un vécu commun.
                                                    Matériel nécessaire : Aucun
                                                    Préparation : En présentant l'animation, bien insister sur le fait qu'il n'y a pas besoin de "savoir chanter".
                                                    Variantes : à imaginer :-)
                                                    Aut·eur·rice·s de la ressource : Yasu
                                                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                    Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
                                                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                                    JeTeChante (Les techniques et formats d'animation)
                                                    créée le 11.05.2019 à 00:15, mise à jour le 24.05.2019 à 11:22.

                                                    Jeu de la ville (découvrir les méthodes agiles dans une projet coopératif)

                                                    De quel type d'outil s'agit-il ? : Grands formats
                                                    Pour quel usage utiliser cet outil ? : Discuter , échanger, questionner , Autre
                                                    À combien de participants cet outil est-il adapté ? : De 6 à 15 personnes
                                                    Description de l'outil :
                                                    En groupes, réaliser une ville avec des legos, à coup d'itérations successives !


                                                    Utilités pédagogiques
                                                    Vivre la vie d'un projet coopératif en accéléré
                                                    Vivre les concepts-clés Agiles : itération, planification, sprint, bilan de sprint

                                                    Durée
                                                    1h30 (au moins)


                                                    Déroulé

                                                    Consignes & définition de "notre ville à construire" – 5 à 10 minutes

                                                    Vous devez construire une ville.
                                                    Que doit-on trouver dans une ville ? Les participants proposent des éléments, qu’on note sur des post-its (le groupe sera à la fois le décideur ET l’exécutant) et remplir la colonne « Notre ville à construire»

                                                    A choisir par les animateur·ices
                                                    • mode brainstorming pour les éléments de la ville ?
                                                    • ou proposition-validation pour chaque élément ? (plus partagé, mais plus long)

                                                    Puis repartissez-vous en groupes de 5-6 personnes, de sorte à former plusieurs équipes.


                                                    Planification n°1 – 3 min

                                                    Chaque groupe décide le ou les éléments de la ville qu’il va réaliser et prend le(s) post-it(s) concerné et le placer dans la colonne « A faire »

                                                    Itération 1 – 7 min

                                                    Les groupes commencent à construire la ville.

                                                    C'est souvent le bazar, inorganisé. Des tensions se créent chez certaines personnes. Des tempéraments dominants ou agressifs peuvent ressurgir à cette phase, justement parce les groupes et les processus de co-construction n'ont pas été travaillés.

                                                    Bilan de l’itération - 20min (parfois plus long, si besoin)

                                                    On l'anime en 3 temps :
                                                    1) Nos avancées : chaque groupe présente et fait passer les post-its dans la colonne "Fait" > factuel, incontestable.
                                                    2) Prise de recul sur nos processus et interactions ? Internes à chaque groupe, et inter-groupe. Pour les organisateurs du jeu, veiller à questionner sur
                                                    • • expression du vécu et des ressentis personnels (exprimer mon ressenti, puis mon besoin puis ma proposition pour améliorer si nécessaire). Moment important car il permet de réguler les tensions et/ou inconforts qui sont nés durant l'itération.
                                                    • • le mode d'organisation interne au groupe (dont place de l'animateur ?), la com' interne
                                                    • • communication interne / relation entre les membres du groupe

                                                    Après cette phase essentielle de bilan, on se projette sur la prochaine itération en se mettant d'accord sur des nouveaux modes d'organisation à mettre en place, à tester.

                                                    Il est important de rappeler que ce jeu titille au niveau
                                                    • individuel : si je ressens un inconfort ou des tensions, pourquoi est-ce que ça me mets dans cet état ?
                                                    • intra-groupe : en l'absence de cadre co-construit, comment les humains se complètent ou se marchent dessus dans mon groupe ?
                                                    • inter-groupes : jusqu'où arrive-t-on à prendre en compte ce qui est extérieur à notre groupe ? Comment bien se coordonner avec les autres groupes ?

                                                    Notes : dès ce 1er bilan, les groupes expriment le besoin d'avoir une fonction de coordination pour leur groupe et une coordination inter-groupe (des représentants de chaque groupe).
                                                    Parfois sont aussi créés des rôles spécifiques : responsable de la cohérence de l'aménagement, responsable de la consommation des ressources (= les légos) etc...
                                                    Plus rarement, les groupes décident de fusionner pour ne former qu'un seul groupe. Parfois, cette décision arrive après la 2ème itération.


                                                    3) Notre ville : doit-on ajouter/retirer des choses de la colonne « ma ville à construire »


                                                    Cycle n°2 : planification + Itération + Bilan

                                                    Reproduire la même chose
                                                    + faire survenir des événements extérieurs si le groupe avance trop facilement.
                                                    Par exemple, des nouvelles réglementations sont apparues :
                                                    • • un jardin public pour 10 constructions
                                                    • • limitation de la hauteur des constructions : 3 étages maxi
                                                    • • centre-ville uniquement piéton + parking voiture à l'extérieur
                                                    • • espace de maraîchage en pourtour de la ville et dans la ville
                                                    • • corridors écologiques à respecter
                                                    • • site archéologique, tous les travaux de tels bâtiments sont suspendus pour l'itération à venir
                                                    Ou surgissement de catastrophes naturelles :
                                                    • • inondation d'1/4 de la ville, obligation de déplacer les habitants et habitations dans d'autres quartiers


                                                    Cycle n°3 : planification + Itération + Bilan

                                                    Reproduire la même chose, y compris surgissements d'événements imprévus


                                                    Bilan du jeu

                                                    Bilan collectif en groupe
                                                    puis apport de contenus structurés au rebond (notamment via la carte https://www.mindmeister.com/989523764 )
                                                    Analyse : lors de la 1ère itération, le groupe se plonge dans l'action, souvent en mode "collaboratif" dans la précipitation, alors même que :
                                                    • • ils n'ont pas l'habitude de travailler ensemble (pas de maturité du groupe)
                                                    • • ils n'ont pas l'habitude de travailler sur ce genre de projet (pas de réflexes ni d'expériences passées)
                                                    On voit souvent que les 3 groupes décident de passer en mode plus coopératif à la 2ème itération, afin de canaliser les flux, d'organiser l'action collective.
                                                    Si la 2ème itération a bien fonctionné du point de vue des processus, la 3ème ne sert alors qu'à peaufiner cette organisation.
                                                    Matériel nécessaire :
                                                    • Boite de légos
                                                    • Tableau veleda en tant que support de la ville (possibilité d'écrire/dessiner avec des feutres), ou a minima une feuille de paperboard - pour apposer en dessous en cas de dessin
                                                    • Feutres
                                                    • 1 Paperboard (en tant qu'outil de suivi du projet) avec 4 Colonnes : notre ville à construire, à faire, en cours, fait
                                                    Aut·eur·rice·s de la ressource : Nicolas Geiger
                                                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                    Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
                                                    jeudelavilledecouvrirlesmethodesagiles_20180419_152802-1024x1024.jpg
                                                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Oui
                                                    JeuDeLaVilleDecouvrirLesMethodesAgiles (Les techniques et formats d'animation)
                                                    créée le 24.06.2019 à 14:59, mise à jour le 27.06.2019 à 11:53.

                                                    Jeu des attentes

                                                    De quel type d'outil s'agit-il ? : Petits outils d'animation
                                                    Pour quel usage utiliser cet outil ? : Produire (Co-produire, écrire collectivement)
                                                    À combien de participants cet outil est-il adapté ? : De 6 à 15 personnes, De 16 à 30 personnes, Plus de 30 personnes
                                                    Description de l'outil : Cet outil permet de récolter les attentes des participant.e.s (pour une formation, un événement, une réunion...), d'identifier collectivement celles qui sont partagées par le groupe et d'instaurer une dynamique de groupe.
                                                    Après une première phase individuelle où chacun.e prend le temps de noter ses attentes, les participant.e.s se retrouvent debout en cercle, puis viennent au centre du cercle, à tour de rôle, énoncer une de leurs attentes : les personnes du cercle vont alors se rapprocher plus ou moins de la personne au centre, selon qu'elles partagent un peu, beaucoup ou complètement cette attente.
                                                    Matériel nécessaire : Des petits papiers qui collent ;)
                                                    Idéalement : une grande feuille avec un thermomètre dessiné sur toute la hauteur, sur laquelle coller les petits papiers selon le degrés de partage des attentes.
                                                    Préparation : Dessiner le thermomètre sur la feuille et se munir d'un nombre suffisant de petits papiers qui collent (environ 4 à 5 par personne).
                                                    Aut·eur·rice·s de la ressource : Alter Ego
                                                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                    Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
                                                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                                    JeuDesAttentes (Les techniques et formats d'animation)
                                                    créée le 10.10.2018 à 16:11, mise à jour le 07.12.2018 à 09:42.

                                                    Jeu des chaises

                                                    De quel type d'outil s'agit-il ? : Petits outils d'animation
                                                    Pour quel usage utiliser cet outil ? : S'énergiser
                                                    À combien de participants cet outil est-il adapté ? : De 6 à 15 personnes
                                                    Description de l'outil : on forme 3 groupes, chacun a une consigne différente :
                                                    • mettre les chaises en rond
                                                    • mettre les chaises dans une autre pièce
                                                    • S'asseoir sur les chaises

                                                    La règle qui complique tout : la communication verbale n'est pas permise ;-)

                                                    Remarques
                                                    • aucune consigne n'est contradictoire
                                                    • les groupes ne doivent pas savoir que les consignes sont différentes pour les autres groupes


                                                    Puis, prendre 5 minutes de débriefing suite au jeu. Parmi les analyses observées fréquemment :
                                                    • les consignes opaques/secrètes font remonter des réflexes de concurrence parmi les participants
                                                    • il est possible d'imaginer d'autres formes de communication non-verbale
                                                    • ...
                                                    Matériel nécessaire : 3 chaises
                                                    (marche aussi avec 3 coussins posés au sol)
                                                    Variantes : Possibilité de ne pas donner de consigne sur la communication verbale. On s'aperçoit que bien souvent les équipes n'en profitent pas pour communiquer entre elles :-)
                                                    Aut·eur·rice·s de la ressource : Nicolas Geiger
                                                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                    Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
                                                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                                    JeuDesChaises (Les techniques et formats d'animation)
                                                    créée le 13.06.2019 à 09:11, mise à jour le 17.06.2019 à 12:18.

                                                    Jeux de positionnements / Visualisation de données avec les pieds

                                                    De quel type d'outil s'agit-il ? : Petits outils d'animation
                                                    Pour quel usage utiliser cet outil ? : S'énergiser, Se rencontrer, se présenter
                                                    À combien de participants cet outil est-il adapté ? : De 6 à 15 personnes, De 16 à 30 personnes, Plus de 30 personnes, Animation espace public
                                                    Description de l'outil : Ce jeu d'inclusion spécial "données ouvertes" permet de démarrer une réunion tout en restant sur le terrain de jeu de la journée... Le principe est simple. Les personnes d'un groupe se répartissent dans l'espace de manière à représenter visuellement des données. Idéalement un animateur donne les consignes, aide les personnes à se placer et donne quelques commentaires de chaque figure.

                                                    L'animation dure 10-15 minutes et nécessite un groupe d'au moins une douzaine de personnes.

                                                    1ère figure
                                                    Le groupe est invité à se répartir dans un espace défini. Il lui est expliqué à quoi peut servir une donnée (mesurer la répartition socio professionnelle d'un groupe, l'âge des individus...). Une des premières formes permettant de faire ce type de mesure est le camembert : l'animateur invite alors le groupe à former un cercle pour représenter le camembert et demande ce qu'il est possible de mesurer avec. En fonction des réponses (exemple : parité), on invite alors les personnes à se répartir dans le cercle par catégorie (H/F)...ce qui permet de réaliser la mesure et la commenter.
                                                    jeudepostionnement1

                                                    2ème figure
                                                    Pour la deuxième figure, on peut choisir les histogrammes qui, par exemple, peuvent mesurer par tranche d'âge. Le groupe est alors invité à se mettre en rang en fonctions de repères qu'aura fixé l'animateur et selon leur tranche d'âge. Il est alors possible de commenter la répartition.
                                                    jeudepostionnement2

                                                    3ème figure
                                                    Le groupe est invité à se répartir sur une cartographie fictive (NORD-EST-SUD-OUEST) définie dans l'espace, en fonction, par exemple, de son lieu de naissance. Dans un second temps, on lui demande de se répartir sur cette cartographie en fonction de son lieu de travail. On peut aussi commenter les flux migratoires ;-) . La fin peut se faire de manière festive en demandant à toutes et à tous de se rejoindre sur le lieu de la manifestation en cours...
                                                    jeudepostionnement3
                                                    Matériel nécessaire : De l'espace pour que les personnes puisse circuler et se positionner
                                                    Préparation : Le jeu en lui-même est simple.
                                                    Le secret réside dans les questions : trouver les questions puissantes, pertinentes. Trouver les questions qui feront se découvrir un peu plus les participant⋅es entre eux/elles. Varier des questions sur les aspects professionnelles et des questions plutôt perso.
                                                    Aut·eur·rice·s de la ressource : Vincent Kober (infolabs.io)
                                                    Licence d'utilisation la ressource : CC BY SA
                                                    Contribut·eur.rice·s ayant expérimenté cet outil :
                                                    Cette fiche est elle un brouillon ? : Non
                                                    JeuxDePositionnementsVisualisationDeDonn (Les techniques et formats d'animation)
                                                    créée le 22.10.2018 à 22:40, mise à jour le 26.06.2019 à 15:19.

                                                    Jugement Majoritaire

                                                    Pour quel usage utiliser cet outil ? : Décider et rendre visibles les décisions
                                                    Difficulté de prise en main : Facile
                                                    Description de l'outil : Un outil en ligne simple, intuitif et efficace pour mettre en place du jugement majoritaire au sein de son collectif (voir la fiche animation dédiée ).
                                                    Avantages de l'outil :
                                                    • Outil libre et accessible en ligne
                                                    • Très simple d'utilisation
                                                    Inconvénients de l'outil :
                                                    • Pas de comptes utilisateurs et donc impossibilité de vérifier que chacun ne vote qu'une fois
                                                    Lien vers l'outil : https://jugementmajoritaire.net/
                                                    Auteur.trice(s) de la ressource : Romain Lalande
                                                    Licence d'utilisation la ressource : CC 0
                                                    Contributeur.trice.s ayant expérimenté cet outil :
                                                    JugementMajoritaire (Les outils numériques), écrite par RomainLalande
                                                    créée le 06.05.2019 à 23:26, mise à jour le 06.05.2019 à 23:26.
                                                    bf_imageserres.jpg

                                                    L'arrivée du web a créé un gouffre entre les générations

                                                    Auteur de la fiche : Gatien Bataille
                                                    Licence de la fiche : Creative Commons BY-SA
                                                    Idées développées par l'auteur dans le domaine de la coopération dans ce livre, cette conférence :

                                                    Que de changements en un siècle !

                                                    Vers 1900 Vers 2000
                                                    En France, la majorité des humains sont agriculteurs En France, moins d'1 % des humains sont agriculteurs
                                                    Il ya 2 milliards d'humains sur terre Il y a 7 milliards d'humains sur terre
                                                    La duré de vie moyenne est de 30 ans La duré de vie moyenne est de 80 ans
                                                    L'humain vit dans sa communauté, dans une culture homogène L'humain vit dans dans un collectif mélangeant plusieurs religions, cultures, langues, nationalités
                                                    +/- 5000 mots nouveaux entrent dans le dictionnaire tous les 20 ans +/- 35000 mots nouveaux entrent dans le dictionnaire tous les 20 ans
                                                    L'horizon culturel se limite à quelques milliers d'années (1000 avant JC) L'horizon culturel s'étend jusqu'à la barrière de Planck (quelques millièmes de secondes après le Big-bang

                                                    Par ailleurs, les moins de 60 ans n'ont en Europe occidentale :
                                                    • Jamais connu la faim (la vraie),
                                                    • jamais connu la guerre,
                                                    • jamais connu la douleur (la vraie) grâce aux médicaments.

                                                    Un gouffre entre la génération actuelle et la précédente !

                                                    On a peu conscience de l'énorme fossé qui s'est creusé entre cette génération et la précédente.Il y a eu un changement de paradigme et l'arrivée du web y est pour une grande part !

                                                    La génération actuelle est fort différente de la précédente :
                                                    • Ils vivent dans une abondance d'informations disponibles partout et en tout temps.
                                                    • Ils sont hyper connectés avec l'ensemble du monde.
                                                    Ils n'ont plus la même tête :
                                                    • Ils ne retiennent plus de la même façon (ils ont externalisés en grande partie).
                                                    • Ils ne lisent plus de la même façon.
                                                    • Ils sont multitâches.
                                                    Ils n'ont plus le même espace.
                                                    • Ils habitent le virtuel où les distances n'existent plus.
                                                    • Ils accèdent à n'importe quel lieu, n'importe quel personne par les TIC.
                                                    Ils n'habitent plus le même monde.
                                                    • Ils vivent au sein de collectifs où se côtoient plusieurs religions, langues, nationalités, moeurs...
                                                    • Ils ne sont pas concernés par la morale dont ils n'ont pas eu besoin (comme ce fut le cas en temps de guerre, de souffrance, de disette..).

                                                    Avec l'arrivée du web et des TIC (Technologie de l'Information et de la Communication), la nouvelle génération a externalisé sa mémoire, son imagination et sa raison (accessibles dorénavant via le web avec une efficacité jamais atteinte par notre cerveau). Ceci a libéré de "l'espace de cerveau" pour l'inventivité (seul acte intellectuel authentique aujourd'hui selon l'auteur). C'est en effet en ce distanciant du savoir et de la connaissance que l'on peut réellement penser et inventer !

                                                    Ce bouleversement du monde oblige la nouvelle génér